24/07/2013

Le royal bébé, remarques critiques après une naissance hyper médiatisée

Le royal bébé, remarques critiques après une naissance hyper médiatisée.

Commençons tout d’abord par féliciter les heureux parents, les grands parents et même l’ensemble de l’Angleterre qui retenait son souffle tant cet enfant était attendu. Maintenant que tout est rentré dans l’ordre et que la maman et le bébé se trouvent en bonne forme, je peux dire sans acribie ni agressivité les sentiments que nous inspirent cette hypermédiatisation tout à fait disproportionnée  et qui a mobilisé tous les médias lesquels n’avaient rie d’autre à se mettre sous la dent. Du moins jusqu’à l’audition de Jérôme Cahuzac et l’incident grave de la ville de Trappes.

Mais revenons au tintamarre médiatique entourant ce bébé qui vient de naître. La famille royale britannique qui était en perte de vitesse, alors que la presse tabloïde dénonçait ses mœurs discutables, son grand train de vie aux frais du contribuable britannique et ses séparations conjugales en chaîne, a su utiliser cet heureux événement (car c’en est un) pour remonter la pente et comme on le dit, au sens propre, redorer son blason. Mais ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière.

En fait, il faut regarder ces gens comme ils sont. Et, de ce point de vue, on s’aperçoit que la médiatisation est une arme à double tranchant. Souvenez vous de Lady Di qui rentre chez elle de cette même clinique, il y a trente et un ans, son bébé William dans les bras, elle s’engouffre dans la voiture et éclate en sanglots. Mais pourquoi ? Parce qu’elle commençait à comprendre que les Windsor exploitent tout, même les choses les plus personnelles, les plus intimes, pour les instrumentaliser à son profit.

Mais il y a pire et qui cette fois nous concerne tous ou presque : comment tant de gens d’un bout à l’autre de la planète abdiquent tout sens critique, suivent comme des moutons de Panurge les  récits à la télévision, interminables et toujours les mêmes, la caméra fixée sur cette porte qui ne s’ouvrit qu’au bout de tant d’heures, devant des journalistes du monde entier, campant sur place depuis des jours ? Comment se concentrer su un événement aussi banal alors que l’Euro est faible, que le monde est en crise et que le chômage progresse ? Ne pourrait on pas consacrer un dixième de tout ce temps à de pauvres chômeurs qui voient avec anxiété les jours défiler alors que leur déclassement social s’aggrave ? Ne pourrait-on pas aider des enfants pauvres à quitter leur environnement quotidien pour aller à la mer ou changer d’air ? Mais comment donc les gens gobent ils tout cela ? Hier et avant-hier, et même avant, il était impossible d’échapper à ce matraquage médiatique… Marx avait raison de dénoncer l’idéologie dominante.

Certes, la couronne britannique ne manque pas de spin doctors qui lui ont expliqué que de telles exhibitions peuvent éminemment la servir puisqu’on montre que certains de ses membres épousent des femmes du peuple, en somme : on est comme tout le monde !

Au fond, sans faire de nécromancie, je me demande que ce pensent de tout cela les mânes de Lady Di…

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