30/06/2013

Le prix très onéreux des communications des téléphones portables à l'étranger.

Mais pourquoi donc les communications téléphoniques à partir de l’étranger nous coûtent elles aussi chères avec les portables ?

L’Union Européenne vient de prendre une bonne décision, encore qu’elle soit assez timide et s’en tient à de tout petits pas : baisser le prix des communications téléphoniques des portables à partir de l’étranger. Les associations protestent à juste titre et se demandent pour quelle raison les prix ne sont pas homogènes. Au fond rien ne justifie une telle disparité de prix de revient. On se souvient que la même controverse avait éclaté à propos du recours à l’internet depuis l’étranger : certains usagers avaient reçu des factures de plusieurs milliers d’Euros au point qu’elles durent, d’elles-mêmes, accorder une forte minoration, tant l’opinion avait été révoltée et les tribunaux menaçants. Aujourd’hui, que l’on soit chez soi, en Europe, ou ailleurs, tous les gens ont leurs téléphones dans leurs poches. Regardez comment se passent les choses lorsque notre avion vers telle ou telle destination atterrit : tous les gens ouvrent leur téléphone et regardent qui les mels, qui les textos, qui les messages téléphonés… Quand je vais en Israël, je suis contraint d’acheter pour la durée du séjour un nouveau portable israélien avec une puce, car, autrement, les communication données ou reçues sont anormalement chères. Il est urgent qu’il y ait une unification universelle des tarifs. Les téléphones portables sont devenus un instrument inséparable de notre vie, qu’on s’en félicite ou qu’on s’en lamente

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29/06/2013

Le président Morsi ira-t-il au terme de son mandat?

Le président Morsi ira-t-il au terme de son mandat ?

En Egypte, la situation n’est franchement pas bonne, tant au plan économique qu’au plan politique. L’actuel président est un président par défaut, il n a fait que remplacer le candidat des Frères musulmans, invalidés par la commission électorale pour un problème de nationalité.

M. Morsi n’a vraiment pas la stature d’un homme d’Etat, ses différentes initiatives le prouvent : au lieu de pratiquer une politique d’union politique et de reprise économique, il enchaîne les mesures favorables à son partie, remplace les hauts fonctionnaires par des partisans à son dévotion et cherche à tout prix à islamiser le pays. Il ne prend pas les bonnes décisions
Le résultat ns s’est pas fait attendre : le pays est ruiné et n’a dû son salut qu’à un prêt d’urgence de deux milliards par les émirats et l’Arabie saoudite, les investissements fuient un pays en crise permanente et où règne l’insécurité, les touristes ont déserté le pays alors que cette branche était la plus prospère du pays.

Mais aujourd’hui, l’Egypte ne parle plus d’amender la politique de ce président, elle parle ouvertement d’en changer. Le franchissement de ce palier ouvre les paris ; dans combien de temps, l’armée interviendra-t-elle ? Il n’est pas question de renverser un président élu mais si les troubles devaient persister et l’anarchie s’étendre à tout le pays, il faudra bien qu’elle restaure l’ordre public. En Egypte, le police n’est pas équipée pour des opérations de maintien de l’ordre et si l’on fait appel à l’armée, il y a de fortes chances pour qu’elle se maintienne. Et cela peut durer des années.

Au plan diplomatique, c’est à la fois rassurant et inquiétant. Car si même l’Egypte, centre de gravité du monde musulman au Proche Orient est l’objet de heurts internes, que restera t il ? La Syrie est en ruines, l’Irak en proie à de sanglantes confrontations, la Libye en anarchie, le Liban au bord de l’implosion, la Turquie en plein émoi suite à la politique de M. Erdogan… Oui, que va t il rester au Proche Orient ? Un petit pays, très démocratique, fort d’une très puissante armée, avec une économie saine et prospère et une population d’un haut niveau d’éducation. Devinez à qui je pense…

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Existe-t-il une affaire Bernard Tapie?

Existe-t-il une affaire Bernard Tapie ?

On est en droit de se poser la question car les bribes d’information données sur cette affaire ne sont cohérentes. La meilleure preuve en est l’ émission télévisuelle d’Yves Calvi qui avait réuni une kyrielle de journalistes, flanqués d’une dame, éminente juriste, qui savait bien, elle, de quoi il retournait.

En fait ce que l’on peut en tirer est : d’abord, il a été décidé de se tourner vers l’arbitrage car les nombreuses procédures en cours allaient dans tous les sens et l’Etat n’était vraiment pas sûr d’en sortir gagnant La décision de l’arbitrage avait été évoquée bien avant l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée et à ce moment là les dommages réclamés  par B. Tapie se montait à plusieurs milliards (7 si je ne me trompe.) Enfin, pour mettre sur pied une telle procédure, il faut bien réunir les parties et vérifier qu’ils sont bien d’accord pour suivre cette voie. Or, lors d’une telle réunion (il peut y en avoir plusieurs, eu égard à la complexité de l’affaire), il est normal que les parties s’entendent, sinon à quoi bon s’engager dans cette nouvelle procédure si, dès le début, les parties ne sont pas d’accord ? Partant, la présence de B. Tapie à l’une ou à plusieurs des réunions préparatoires n’a rien d’étonnant ni de répréhensif.

Je ne sais pas si mon raisonnement emportera l’adhésion des uns et des autres, mais il ne semble pas que cette contestation si largement médiatisée soit bonne ni même simplement justifiée.

Si la justice s’est mise en marche, et cela est tout à fait normal, c’est plusieurs raisons : d’abord, il faut voir les choses de près lorsqu’il y a des contestations, et Dieu sait qu’il en a eu. Ensuite, il y a un délai de forclusion, début juillet, semble t-il, et il fallait faire vite. Enfin, il y a toutes les arrières pensées que les politiques de tout bord entretiennent mais dont ils ne parlent jamais……

On voit bien aujourd’hui qu’un certain camp (et pas seulement celui auquel on pense naturellement) veut à tout prix éviter un retour en politique de l’ancien chef de l’Etat. Des esprits inquiets soupçonnent une sorte d’entente secrète entre B. Tapie et l’ancien chef de l’Etat, une manière de sceller un pacte d’entraide, le moment venu. Il y eut aussi l’achat par B. Tapie d’un groupe de presse qui lui permettrait soit d’orienter une consultation électorale locale dans le sens qu’il souhaite, soit de se mettre au service d’un allié, toujours muet et secret sur ses intentions, au plan national, cette fois.

Mais la justice n’a pas jeté toutes ses forces dans cette affaire si elle n’avait pas une préoccupation autrement plus grave, mais reste non étayée à ce jour : l’arbitrage, procédure juridique acceptée partout, a-t-il été faussé par une entente préalable entre l’une des parties et l’un des juges-arbitres ? Si tel devait être le cas, l’affaire serait pliée. Mais on en est loin, si l’on en croit les déclarations de Maître Temim, après la mise en examen de son client. Enfin, si les juges ont gardé B. Tapie 4 jours, ce qui est rarissime pour une simple affaire d’escroquerie (supposée), ils ne pouvaient pas, en fin de compte, ne pas le mettre en examen : ce serait la plus grande des incohérences.

En conclusion, cette affaire résulte de la confluence de plusieurs choses, les unes purement économiques et financières, les autres de nature incontestablement politiques. Je ne sais pas si cela peut profiter à qui que ce soit. Les affaires, comme on dit, ont envahi la vie de tous les jours, elles représentent le suivi le plus persistant des organes de presse. C’est comme si les autorités (celles d’aujourd’hui comme celles d’hier ou d’avant-hier, incapables de maîtriser les choses, donnent à l’opinion un os à ronger.

Le vœu le plus ardent est que la justice passe et que tout cela s’arrête. Une justice impartiale qui ne se laisse pas instrumentaliser est nécessaire. Enfin, la presse ne devrait plus bénéficier de fuites. Le secret de l’instruction dont toute le monde se moque aujourd’hui doit être restauré. Il est intolérance d’entendre de simples journalistes annoncer avant les intéressés (juges et suspects) l’imminence de mises en examen.

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27/06/2013

La controverse entre M. Barroso et certains socialistes français…

La controverse entre Le président de la commission européenne et certains socialistes français

Ce n’est pas un bon signe. Il ne fallait pas incriminer l’actuel président de la commission européenne qui ne mérite pas d’être traité de la sorte. Certains leaders socialistes sont allés trop loin en imputant au leader européen la progression alarmante du FN. Cette démarche a été considérée comme une tentative de fuir ses responsabilités et de pratiquer la politique du bouc émissaire. Il faut bien reconnaître un puissant paradoxe dans lequel se débat actuellement la politique française.

Tancée par l’Europe qui lui recommande de résorber ses déficits financiers par tous les moyens, le gouvernement socialiste n’a pas une grand marge de manœuvre en raison du programme électoral du président Hollande qui ne peut pas, vues ses convictions socialistes pratiquer une politique de forte rigueur. Il a été élu pour résoudre la crise et pratiquer une politique favorable aux masses laborieuses. Or, Bruxelles ne l’entend pas de la même oreille : et chaque fois qu’elle tance Paris sur ce point, Paris ne réussit pas à satisfaire aux exigences et quand il tente de le faire, cela se ressent automatiquement lors d’élections partielles : c’est soit l’opposition  qui l’emporte, soit le FN qui atteint des scores ad astra, comme à Villeneuve sur Lot. D’où, par un saisissant raccourci, l’accusation portée contre M. Barroso de favoriser l’extrême droite. Cette démarche est injuste ET maladroite.

Car dans d’autres capitales européennes, on se prend à dire que la France cherche un bouc émissaire et qu’elle l’a trouvé en la personne du président de la commission européenne. ON ajoute même que ne pouvant juguler ses déficits, ce pays s’en prend à d’autres pour masquer ses difficultés.

On ne doit pas attaquer la commission. La France est un grand pays capable de résoudre ses difficultés sans problème. Et surtout, sans s’en prendre à d’autres. Et en tout cas pas au président de la commission. C’est une simple règle de bonne conduite.

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26/06/2013

De la Syrie à la Turquie?

De la Syrie à la Turquie ?

On parle peu ces derniers temps de l’insurrection syrienne, en revanche, les soubresauts dont est victime la Turquie depuis des semaines ne quittent pas la manchette des journaux . Que va – t il se passer dans ces deux pays dont la courbe d’évolution est certes très différente.

Commençons d’abord par faire une mise au point : bien qu’ils aient enregistré des reculs ces dernières semaines, les insurgés syriens ont commencé à recevoir un armement plus sophistiqué et plus performant. Ce qui va les conduire, dans les prochains jours, à lancer de nouvelles attaques, notamment à Damas et à Alep. Il semble bien que l’intervention décisive du Hezbollah ait décidé les USA à agir et les Européens à accroître leur aide, notamment la France qui se trouve être à la pointe du combat contre le régime syrien.

Pourquoi un tel activisme de la part de la France ? Probablement la volonté de revenir dans le jeu proche oriental d’où les USA avaient bouté les Français. Par ailleurs, Paris grignote doucement mais sûrement l’hégémonie américaine au Proche Orient, notamment aux Qatar et aux Emirats arabes unis en étant plus présent dans le domaine de l’armement et de la sécurité en général.

La France a aussi compris que la paix ne serait jamais effective sur place tant que le régime syrien et le Hezbollah seraient en position de force. Et que l’Iran continuera de les soutenir. Un nouveau Proche orient doit naître, qui en sera débarrassé. Il ne faut pas attendre grand chose du nouveau président iranien, sur le fond.

Quant à la Turquie, il semble bien que le peuple a fini par découvrir que la main des islamistes se faisait de plus en plus lourde. Certes, l’actuel Premier Ministre continue de se prévaloir du soutien populaire, mais le refuse de l’Europe d’admettre la Turquie en son sein finira par le déstabiliser.

Mais l’ironie de l’Histoire, c’est que la Turquie soit elle aussi gagnée par des émeutes qui, pour le moment, ne sont pas trop violentes. Voyons la suite.

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25/06/2013

L'élection de Villeneuve sur Lot: simple secousse ou véritable trembelement de terre?

L’élection de Villeneuve sur Lot : simple secousse ou véritable tremblement de terre ?

La question peut effectivement se poser au vu des commentaires qui ont suivi l’annonce des résultats. A l’ordre du jour, bien entendu, le score inattendu et anormalement haut du Front National avec une progression de près de 20% d’un tour de scrutin à l’autre : du jamais vu. En général, le FN se tassait, parfois même reculait au second tour et voici que cette fois il fait un bond en avant. Comment expliquer cette mutation ?

Les explications les plus simples sont toujours les plus vraies, il est inutile d’aller chercher je ne sais quelles obscures motivations poussant des électeurs ayant voté pour François Hollande il y a 14 mois à se reporter sur le candidat du FN, un jeune homme absolument inconnu et au demeurant parfaitement inoffensif. Un peu le gendre idéal, lui-même dépassé par l’ampleur de son score. Alors, pourquoi ?

Il y a la crise économique qui n’en finit pas, l’inexpérience de nombreux ministres, les discordes entre membres du gouvernement qui s’étalent au grand jour, mais il y a aussi l’insécurité, la délinquance et l’immigration non européenne. Mettez vous à la place du Français moyen (sans oublier que Paris n’est pas la France) qui regarde le soir ou à midi sa télévision : on annonce un nouveau mort à Marseille, des gardes à vues d’anciens ministres ou de grands patrons ou de hauts fonctionnaires, la tricherie de certains grands sportifs, la comparution en correctionnelle de quelques footballeurs ayant recouru aux services d’une jeune prostituée (mineure !!)…… Cette même télévision n’ayant rien de mieux à vous montrer exhibe la brillante reconversion de ces jeunes filles dévoyées en mannequins, en stylistes de modes, etc…

Comment voulez vous que les gens ne perdent pas leurs repères ? Ce matin encore, on annonçait l’arrestation de six convertis à l’islam qui projetaient des attentats sur le sol français. Vous comprenez mieux désormais pourquoi les gens se tournent vers d’autres partis.

Mais cela devient largement inquiétant lorsqu’on réalise que ce vote a tendance à s’enraciner, à devenir, comme on dit, une adhésion et non plus une simple protestation. Apparemment, la France que veulent les Français est une France fidèle aux valeurs du FN.

Mais il y a un fait qu’à Paris tous ignorent : Paris n’est pas la France : ce qui semble dans la capitale normal ne l’est pas vraiment en province où les gens sont plus attachés à leurs traditions locales et la perte de l’homogénéité de la population vraiment française peut réserver des surprises. Si les partis traditionnels y mettaient bon ordre leurs électeurs reviendraient à eux. Sans coup férir. Mais hélas, tous ces messieurs dames sont trop accaparés par leurs propres petits affaires…

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24/06/2013

Ni droite ni gauche, retour au paradigme platonicien?

Ni droite, ni gauche, les dessous de la crise brésilienne. Retour vers l’idéal platonicien du philosophe-homme s’Etat ?

 

La crise brésilienne qui n’est pas prête de s’arrêter ne manquera pas d’être riche en enseignements. Les manifestants, tous étudiants ou membres de la classe moyenne éduquée et cultivée, auxquels se sont hélas mêlés des bandes de casseurs et de pilleurs, viennent de dénoncer le régime politique quel qu’il soit, de droite ou de gauche. C’est bien la première fois qu’un pays qui compte parmi les plus prometteurs aujourd’hui et qu’on nomme les pays émergents, remet en question de manière globale le régime politique en général. C’est rarissime et cela vaut la peine d’être souligné.

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22/06/2013

Le Président Hollande au Qatar

Le président François Hollande au Qatar

Depuis quelques années on assiste à un développement sans cesse accru de l’intérêt de la petite monarchie gazière et pétrolière qu’est le Qatar pour la France. On se souvient de l’amitié de l’ancien président Sarkozy pour cette petite enclave de stabilité relative au sein d’un Proche Orient très mouvementé. L’émir fut l’invité d’honneur du 14 juillet, il a aussi contribué puissamment à la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien. Il a aussi été l’une des chevilles ouvrières arabes lors de l’élimination du régime de Mouammar Kadhafi. Enfin, il est à la pointe du combat contre le régime syrien pro iranien et pro Hezbollah. Quelle carte de visite pour un pays qui compte une infime portion d’habitants, un tout petit territoire mais une immense fortune qui semble inépuisable.. Au plan politique, on peut suivre les actions du Qatar : monarchie alignée sur la politique des USA qui assurent sa sécurité au sein même du pays, il a tout intérêt à neutraliser le régime syrien et son affidé libanais qui menacent la paix régionale et constituent un obstacle tenace sur la voie de la pacification des relations avec Israël. Mais pour le reste, même si l’on est un fin talmudiste, on a du mal à suivre les méandres de cette politique tous azimuts.  … Et quand je parle de toutes ces acquisitions sur place, je n’omets pas le PSG et la coupable mansuétude des pouvoirs publics qui ont permis la fête du PSG sur l’esplanade du Trocadéro, qui a d’ailleurs conduit à d’incroyables émeutes suivies de terribles dévastations sur les plus belles avenues de Paris… Le tout, tout en connaissant les risques mais en redoutant de dire non à un ami puissant mais devenu embarrassant. Et voilà que le président Hollande se rend dans ce pays et y reste deux jours entiers ! Certes, il y a des marchés financiers à conclure, des ventes à promouvoir. Mais tout de même… La seule justification diplomatique que j’entrevois dans ce voyage est la rencontre à Doha des ministres des affaires étrangères pour discuter de la Syrie. Cela pourrait déboucher sur des progrès, surtout si l’on alimente en armes modernes et en munitions les insurgés syriens. Après il faudra scruter à la loupe les relations avec ce petit pays dont le chef à trois épouses et pas moins de vingt-quatre descendants.

Maurice-Ruben Hayoun

In Tribune de Genève du 22 juin 2013

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21/06/2013

Que se passe-t-il au Brésil?

Que se passe-t-il au Brésil ?

Depuis quelques jours rien ne va plus au Brésil pourtant gouverné depuis plus de dix ans par le parti des travailleurs. Ce pays émergent qui dispose de grandes richesses et de grandes réservés d’énergie fossile s’est lancé de manière inconsidéré dans une course désordonné vers le développement, oubliant au passage les revendications légitimes du peuple et misant tout sur une illusoire grandeur de leur pays sur la scène internationale. Les autorités du pays se vantaient d’avoir su attirer vers le Brésil de grandes compétitions internationales et voici que ces projets pharaoniques obèrent gravement les finances publiques. Parallèlement à cela, les classes moyennes constatent avec fureur que leur pouvoir d’achat baisse, que les dépenses sociales sont rabotées au profit de grands investissements de prestige. Les gens n’ont pas tort mais ils ne sont pas organisés et je ne parierai pas beaucoup sur leur longévité. A cela, les manifestants répondent qu’ile ne font plus confiance aux partis politiques qui privilégient le bien-être de leurs cadres par rapport au reste lé population, à savoir l’écrasante majorité des Brésiliens. Et il y aussi la corruption, des gares qui ne sont pas achevées, des équipements sociaux qui restent en plan, etc. Mais ce qui est à la fois étonnant et inquiétant, c’est cette génération spontanée des manifestations qui dépassent désormais le million et viennent d’enregistrer leur première victime. La petit augmentation du prix des transport, suspendue depuis, n’explique pas tout, elle n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le mal est fait, cela n’a fait que catalysé le mécontentement qui grondait depuis fort longtemps. La socio-culture des manifestants n’a rien à voir avec des casseurs ni avec des déclassés. Il s’agit d’étudiants, d’ouvriers et même de cadres, plutôt bien intégrés. La crise brésilienne fera école : elle montre que les classes politiques n’ont plus prise sur les masses et que le mécontentement peut éclater comme un orage dans un ciel bleu.

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20/06/2013

Le Cantique des Cantiques, du lyrisme amoureux au lyrisme religieux

Lisez ce texte, il vaut mieux que toutes les nouvelles qu'une information indigente mais quotidienne nous sert jusqu'aà l'indigestion.
Amitiés

MRH


LE CANTIQUE DES CANTIQUES

        Du lyrisme amoureux au lyrisme religieux

 

             Conférence du 20 juin 2013

                   A  19 heures  30

                  Salle des mariages

     Mairie du XVIe arrondissement de Paris

 

Probable reliquat d’une ancienne littérature sémitique cultivant un genre profane. Le seul qui nous soit parvenu.

Question du plan, qui est plus compliqué que celui du livre de Job, qui, lui, est clair.

L’ordre chronologique de l’action est entièrement inversé.

 

Une citation de Renan : «Il vaut mieux que l’humanité ait espéré le Messie que, bien entendu, tel endroit d’Isaïe où elle a cru le voir  annoncé ; il vaut mieux qu’elle ait cru à la résurrection que bien lu et bien compris tel passage obscur de Job sur la  foi duquel elle a fondé sa délivrance. future .

Ou en serions nous si le christ et les fondateurs du christianisme eussent été d’aussi bien meilleurs philologues que Gesenius (le grand lexicographe hébraïsant allemand qui nous a adonné le dictionnaire portant son nom) ?

 

Chacun, d’ailleurs, impose sa foi aux textes, bien plus qu’il ne l’y puise.

 

Pour moi, mon but n’a pas été de soustraire à la vénération  l’image devenue sainte, mais de la dépouiller un moment de ses voiles pour la montrer aux amateurs de l’art antique dans sa chaste nudité. .

 

R. traduit ALAMOT par jeunes  filles.

Ct 6 ; 12 : lo yad’ati/ je ne savais pas, j’ai agi par étourderie.

 

Point capital : le bien-aimé n’est pas le roi Salomon qui lui, veut obtenir les faveurs de la jeune bergère qui en aime un autre.  Renan s’est beaucoup inspiré d’un célèbre devancier allemand, Heinrich EWALD, Das Hohelied Salomo’s, Göttingen, 1826.  Qui lui servira aussi de source pour sa propre Histoire d’Israël.

 

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