31/05/2013

L'intérêt bien compris de la France: vers une relation apaisée avec l'Allemagne

L’intérêt bien compris de la France :Vers une relation apaisée avec l’Allemagne… Les observateurs les plus attentifs de ce que l’on nommait jadis, en des temps meilleurs, le couple ou le moteur franco-allemand, respirent et reprennent confiance. Et ce changement positif, bénéfique pour les deux pays, est à porter au crédit d’un homme, plutôt discret mais persévérant et efficace, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault. Une brève rétrospective s’impose pour situer le contexte. Il faut noter un élément qui fait figure de préhistoire : depuis quelques années, la situation socio-économique de la France qui n’a pas voulu ni pu engager des réformes structurelles à l’instar de son voisin, a tenté de changer d’alliance ou de camp, à mettre en sourdine la relation franco-allemande, pour y revenir par la suite, en prenant enfin conscience de l’intérêt bien compris du pays. Même Nicolas Sarkozy n’y a pas échappé, tant et si bien que par la suite, on a parlé du fameux Merkozy et que l’ancien chef de l’Etat a érigé publiquement l’Allemagne en modèle à suivre. Pourtant, je me souviens avoir été jadis reçu à Bercy par un très important personnage, lorsque Nicolas Sarkozy y était : je me suis entendu dire que la relation franco-britannique pourrait avantageusement remplacer la relation franco-allemande. Cela me parut assez saugrenu mais parfaitement envisageable en raison de l’aplomb de mon interlocuteur. Mais après avoir élu à la présidence de la République, le même Nicolas Sarkozy finit par revenir dans le giron de la relation privilégiée avec l’Allemagne. On a de dire que le président François Hollande a connu la même tentation, parcouru le même itinéraire pour s’en remettre enfin à la même alliance avec notre voisin, la seule voie porteuse d’avenir. Et c’est à un homme peu médiatisé mais travailleur et efficace que nous le devons, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault. Il a fini par imposer contre vents et marées la solution la plus sage, montrant ainsi qu’il était animé d’une vision et porteur d’un projet. Qui ne se souvient des attaques absolument imprévisibles et tout aussi infondées contre l’Allemagne, voire contre la chancelière elle-même ? Qui ne se souvient des appels à la confrontation, lancés par des leaders politiques que l’on aurait imaginés plus sages et mieux informés ? Depuis hier, le Président Hollande a ramené tout ce petit monde dans le droit chemin en accueillant la chancelière fédérale à Paris et en remettant la coopération entre les deux pays à l’ordre du jour. Certes, ce n’est qu’une bonne intelligence des situations, ce ne sont plus les débordements d’amitié, ce n’est plus la complicité d’antan, en tout cas pas ce que j’ai constaté avant-hier à l’Hôtel de Beauharnais entre VGE et l’ancien chancelier Helmut Schmidt. Mais cela reviendra et le Premier Ministre s’y emploiera sûrement. Sans tintamarre médiatique ni postures exagérées, Jean-Marc Ayrault a fini par convaincre le président de la justesse de ses vues. On ne peut pas incriminer notre voisin ni s’en prendre à lui au motif qu’il se trouve dans une bien meilleure position que nous. Certes, le gouvernement de Madame Merkel a adopté des mesures qui ne sont pas transférables en France Vous ne pourrez jamais payer un ouvrier français à quelques Euros de l’heure. Mais de l’autre côté du Rhin on a pris conscience qu’il valait mieux avoir un emploi, médiocrement rémunéré que pas d’emploi du tout… Il y a un peu plus de dix ans, l’Allemagne était l’homme malade de l’Europe (quand je pense qu’on parlait ainsi de la Turquie avant la première guerre mondiale…) et elle a eu l’intelligence de s’infliger l’amère potion du docteur Schröder. Et aujourd’hui, les résultats sont là. Je me souviens d’il y a quelques années lorsque j’étais professeur associé à la FU de Berlin, avant la réunification. Les autorités de l’université avaient demandé de faire des économies. Et la FU avait tellement bien appliqué (konsequent durchgeführt) les mesures d’économie (Sparsamkeitmaßnahmen) qu’il fallut dire, en peu de mois, que les objectifs avaient été atteints et reprendre un fonctionnement normal… Ce n’est pas en France qu’une telle chose arriverait ! La chancelière va très probablement gagner les élections de septembre et ne changera pas de politique, c’est ce qu’elle a dit clairement hier lors de la conférence de presse à l’Elysée. Il faut savoir gré à Jean-Marc Ayrault d’avoir su raison garder et de ne pas s’être rallié à ceux qui criaient haut et fort qu’il fallait fausser compagnie à l’Allemagne….

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30/05/2013

Soirée-débat au Palais Beauharnais, VGE et Helmut Schmidt

Soirée débat à l’hôtel de Beauharnais Valérie Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt : A quoi ressemblera l’Europe en 2030 ? Ce fut hier, à l’Hôtel de Beauharnais, une très belle soirée-débat comme seuls les ambassadeurs d’Allemagne à Paris savent les organiser : et S. E. Madame l’ambassadeur n’a pas fait exception à cette règle bien établie. Un public trié sur le volet, composé de hauts personnages, anciens ou actuels, de l’Etat, grands acteurs de l’amitié et de la coopération franco-allemande, d’innombrables journalistes, une télévision allemande, se pressaient dans la belle salle de réunion du rez-de -chaussée. Madame Wasum-Rainer avait choisi un excellent journaliste allemand, parfaitement bilingue pour assumer le rôle de modérateur, lequel s’est merveilleusement bien acquitté de sa tâche. Je dois dire, avant d’entrer dans le vif du sujet, que la présence conjointe de ces deux hommes qui avaient tenu, il y a près de quatre décennies, le sort de leurs nations respectives entre leurs mains, était empreinte d’une gravité certaine. On pouvait alors s’abandonner à des réflexions un peu désabusées et sur la fugacité de vie humaine , en général, et sur la vanité du pouvoir. Surtout lorsque l’ancien Chancelier, dont la présence d’esprit et la vivacité constituent un défi aux lois de la nature humaine (il a 94 ans !) a dit que cette visite à Paris était la dernière, une visite d’adieu à notre capitale (Abschiedsbesuch). Quant à VGE on aurait dit qu’il était encore président de la République, sémillant d’intelligence, maniant l’humour avec brio, taquinant un peu Jean-Pierre Chevènement (qu’il avait jadis cherché à exiler en Afrique du sud, il y a presque quatre décennies), relevant, lors de la séance des questions-réponses, que la parité n’avait pas été respectée et qu’il exigeait des questions posées par des femmes, ce qui ne manqua d’arriver dans la minute. Et quand je suis allé le féliciter pour cette belle performance, en présence de Madame l’Ambassadeur, il m’a dit, l’air sérieux : Me féliciter ? Mais de quoi… Bref, un homme heureux de vivre, d’être là au contact avec d’autres gens s’intéressant à ce qu’il dit et fait. Le débat devait porter sur l’Europe en 2030 et pourtant l’ancien chancelier a commencé par parler de la Syrie en disant que l’Europe y brillait par son absence. VGE a répondu que le problème était insoluble, déplorant au passage l’abominable conduite des combattants des deux bords. Mais voici les grands point abordés dans le cadre de l’Europe : a) la question des institutions b) la nécessité d’un gouvernance économique c) la nomination d’un secrétaire général de la commission européenne d) plus d’intégration européenne e) le statut de l’Euro, f) la crise de la démographie européenne ainsi que certains points moins de détail que j’évoquerai plus bas. Selon VGE et H. S. il n y a pas de crise de l’Euro qui jouit d’une certaine stabilité que d’autres monnaies, réputées fortes, seraient en droit de lui envier. Ce qui fait défaut, c’est l’intention politique, l’objectif que les Européens ne voient pas parce que les gouvernants n’en ont pas. VGE, émoulu de l’ENA, mais aussi polytechnicien, nous a gratifiés de véritables exposés ex cathedra dont les Français sont si friands. Il a nettement insisté sur «l’ingouvernabilité» croissante de la commission européenne et même du Parlement de Strasbourg, plaidant pour qu’y siègent les députés nationaux car ceux-ci, au moins, sont au courant des problèmes concrets et n’iront pas, ajouta-t-il avec humour, s’occuper de bouteilles d’huile d’olive dans les restaurants. Il a aussi procédé à une sorte de sélection de pays aptes à demeurer dans l’Union européenne, parlant toujours de l’Italie du nord (sic) et jamais de l’Italie tout court. Tant VGE que H.S. ont émis des réserves sur la volonté britannique de perdurer dans le cadre européen. Les intérêts de la Grande Bretagne semblent être orientés différemment. Un point important soulevé par l’ancien chancelier, un véritable point noir, la décroissance démographique de notre continent. Il a rappelé que dans quelques années il y aura plus de 9 milliards d’êtres humains sur cette terre et l’Europe ne représentera même pas 1% de l’ensemble. Cette façon de tirer la sonnette d’alarme m’a profondément iniquité. Le chancelier a même ajouté que nous risquions d’être satellisés par des nations comme la Chine, mais pire encore, comme l’Inde et le Brésil… Sombres présages. VGE a aussi signalé que le monde musulman qui semble tourner de plus en plus le dos à nos valeurs, allait compter plus d’un milliard d’adeptes. C’est un problème dont peu sont vraiment conscients. On a aussi parlé de la Pologne au sujet de laquelle l’ancien chancelier a marqué une grande compréhension : son histoire l’a placée entre deux écueils, d’un côté, l’Allemagne (non pas celle d’aujourd’hui, mais surtout le militarisme prussien de jadis) et l’URSS d’avant 1989. Ceci a donné naissance à un violent nationalisme que l’on pourrait considérer comme légitime s’il n’aboutissait parfois à un antisémitisme de mauvais aloi.. Je finirai en évoquant les souvenirs personnels des deux hommes : quand se sont ils vus pour la première fois ? Il y a plusieurs décennies, VGE était un jeune député et on l’avait invité à une petite causerie chez un important personnage vivant avenue Foch. VGE se fait présenter les présents et il découvre, tapi dans un coin de la pièce, sous d’impénétrables volutes de fumée, H.S. Ce dernier raconte à son tour une rencontre tout aussi ancienne avec VGE, lors d’une réunion des chefs de gouvernements, des ministres des affaires étrangères et des finances. Il note alors que rien ne doit se décider en Allemagne sans l’avis de la France et rien en France sans l’avis de l’Allemagne… Le chancelier m’a alors vivement ému en prononçant de telles paroles, surtout que son allemand, une excellente langue allemande du nord, était parfaitement articulée (malgré l’inextinguible cigarette !), klar und deutlich ! VGE a stigmatisé ceux qui en France critiquent l’égoïsme de l’Allemagne : nous ne pouvons, dit-il, nous en prendre qu’à nous mêmes : et, de son côté, l’ancien chancelier s’est dit indigné par certaines caricatures, notamment en Grèce, affublant la chancelière fédérale Angela Merkel d’une croix gammée Une seule petite critique : la longueur du débat. Mais cela ne met pas en cause la maestria du modérateur, l’un des meilleurs journalistes d’une chaîne de télévision allemande… … Goethe disait : in der Kürze liegt die Würze ! Mais cela n’entame en rien une soirée si agréable et si riche, au cours j’ai pu parler longuement avec l’ambassadeur Jean-David Levitte dont j’ai très bien connu le père A Messieurs Helmut Schmidt et Valérie Giscard d’Estaing, ces deux grand old men nous souhaitons tout le bonheur possible et une bonne santé. Et la réalisation de leurs vœux pour l’avenir d’une Europe unie et en paix.

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Soirée-débat au Palais Beauharnais, VGE et Helmut Schmidt

Soirée débat à l’hôtel de Beauharnais Valérie Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt : A quoi ressemblera l’Europe en 2030 ? Ce fut hier, à l’Hôtel de Beauharnais, une très belle soirée-débat comme seuls les ambassadeurs d’Allemagne à Paris savent les organiser : et S. E. Madame l’ambassadeur n’a pas fait exception à cette règle bien établie. Un public trié sur le volet, composé de hauts personnages, anciens ou actuels, de l’Etat, grands acteurs de l’amitié et de la coopération franco-allemande, d’innombrables journalistes, une télévision allemande, se pressaient dans la belle salle de réunion du rez-de -chaussée. Madame Wasum-Rainer avait choisi un excellent journaliste allemand, parfaitement bilingue pour assumer le rôle de modérateur, lequel s’est merveilleusement bien acquitté de sa tâche. Je dois dire, avant d’entrer dans le vif du sujet, que la présence conjointe de ces deux hommes qui avaient tenu, il y a près de quatre décennies, le sort de leurs nations respectives entre leurs mains, était empreinte d’une gravité certaine. On pouvait alors s’abandonner à des réflexions un peu désabusées et sur la fugacité de vie humaine , en général, et sur la vanité du pouvoir. Surtout lorsque l’ancien Chancelier, dont la présence d’esprit et la vivacité constituent un défi aux lois de la nature humaine (il a 94 ans !) a dit que cette visite à Paris était la dernière, une visite d’adieu à notre capitale (Abschiedsbesuch). Quant à VGE on aurait dit qu’il était encore président de la République, sémillant d’intelligence, maniant l’humour avec brio, taquinant un peu Jean-Pierre Chevènement (qu’il avait jadis cherché à exiler en Afrique du sud, il y a presque quatre décennies), relevant, lors de la séance des questions-réponses, que la parité n’avait pas été respectée et qu’il exigeait des questions posées par des femmes, ce qui ne manqua d’arriver dans la minute. Et quand je suis allé le féliciter pour cette belle performance, en présence de Madame l’Ambassadeur, il m’a dit, l’air sérieux : Me féliciter ? Mais de quoi… Bref, un homme heureux de vivre, d’être là au contact avec d’autres gens s’intéressant à ce qu’il dit et fait. Le débat devait porter sur l’Europe en 2030 et pourtant l’ancien chancelier a commencé par parler de la Syrie en disant que l’Europe y brillait par son absence. VGE a répondu que le problème était insoluble, déplorant au passage l’abominable conduite des combattants des deux bords. Mais voici les grands point abordés dans le cadre de l’Europe : a) la question des institutions b) la nécessité d’un gouvernance économique c) la nomination d’un secrétaire général de la commission européenne d) plus d’intégration européenne e) le statut de l’Euro, f) la crise de la démographie européenne ainsi que certains points moins de détail que j’évoquerai plus bas. Selon VGE et H. S. il n y a pas de crise de l’Euro qui jouit d’une certaine stabilité que d’autres monnaies, réputées fortes, seraient en droit de lui envier. Ce qui fait défaut, c’est l’intention politique, l’objectif que les Européens ne voient pas parce que les gouvernants n’en ont pas. VGE, émoulu de l’ENA, mais aussi polytechnicien, nous a gratifiés de véritables exposés ex cathedra dont les Français sont si friands. Il a nettement insisté sur «l’ingouvernabilité» croissante de la commission européenne et même du Parlement de Strasbourg, plaidant pour qu’y siègent les députés nationaux car ceux-ci, au moins, sont au courant des problèmes concrets et n’iront pas, ajouta-t-il avec humour, s’occuper de bouteilles d’huile d’olive dans les restaurants. Il a aussi procédé à une sorte de sélection de pays aptes à demeurer dans l’Union européenne, parlant toujours de l’Italie du nord (sic) et jamais de l’Italie tout court. Tant VGE que H.S. ont émis des réserves sur la volonté britannique de perdurer dans le cadre européen. Les intérêts de la Grande Bretagne semblent être orientés différemment. Un point important soulevé par l’ancien chancelier, un véritable point noir, la décroissance démographique de notre continent. Il a rappelé que dans quelques années il y aura plus de 9 milliards d’êtres humains sur cette terre et l’Europe ne représentera même pas 1% de l’ensemble. Cette façon de tirer la sonnette d’alarme m’a profondément iniquité. Le chancelier a même ajouté que nous risquions d’être satellisés par des nations comme la Chine, mais pire encore, comme l’Inde et le Brésil… Sombres présages. VGE a aussi signalé que le monde musulman qui semble tourner de plus en plus le dos à nos valeurs, allait compter plus d’un milliard d’adeptes. C’est un problème dont peu sont vraiment conscients. On a aussi parlé de la Pologne au sujet de laquelle l’ancien chancelier a marqué une grande compréhension : son histoire l’a placée entre deux écueils, d’un côté, l’Allemagne (non pas celle d’aujourd’hui, mais surtout le militarisme prussien de jadis) et l’URSS d’avant 1989. Ceci a donné naissance à un violent nationalisme que l’on pourrait considérer comme légitime s’il n’aboutissait parfois à un antisémitisme de mauvais aloi.. Je finirai en évoquant les souvenirs personnels des deux hommes : quand se sont ils vus pour la première fois ? Il y a plusieurs décennies, VGE était un jeune député et on l’avait invité à une petite causerie chez un important personnage vivant avenue Foch. VGE se fait présenter les présents et il découvre, tapi dans un coin de la pièce, sous d’impénétrables volutes de fumée, H.S. Ce dernier raconte à son tour une rencontre tout aussi ancienne avec VGE, lors d’une réunion des chefs de gouvernements, des ministres des affaires étrangères et des finances. Il note alors que rien ne doit se décider en Allemagne sans l’avis de la France et rien en France sans l’avis de l’Allemagne… Le chancelier m’a alors vivement ému en prononçant de telles paroles, surtout que son allemand, une excellente langue allemande du nord, était parfaitement articulée (malgré l’inextinguible cigarette !), klar und deutlich ! VGE a stigmatisé ceux qui en France critiquent l’égoïsme de l’Allemagne : nous ne pouvons, dit-il, nous en prendre qu’à nous mêmes : et, de son côté, l’ancien chancelier s’est dit indigné par certaines caricatures, notamment en Grèce, affublant la chancelière fédérale Angela Merkel d’une croix gammée Une seule petite critique : la longueur du débat. Mais cela ne met pas en cause la maestria du modérateur, l’un des meilleurs journalistes d’une chaîne de télévision allemande… … Goethe disait : in der Kürze liegt die Würze ! Mais cela n’entame en rien une soirée si agréable et si riche, au cours j’ai pu parler longuement avec l’ambassadeur Jean-David Levitte dont j’ai très bien connu le père A Messieurs Helmut Schmidt et Valérie Giscard d’Estaing, ces deux grand old men nous souhaitons tout le bonheur possible et une bonne santé. Et la réalisation de leurs vœux pour l’avenir d’une Europe unie et en paix.

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27/05/2013

Le bicentenaire de Charles-Valentin Alkan à l'Ulif, hier soir

Le bicentenaire de la naissance de Charles-Valentin ALKAN (1813-1888) à l’ULIF

En raison de la grande manifestation, ce fut très dur d’arriver presque à l’heure hier à la synagogue rue Copernic où le vice-Président de l’Ulif, M. Bruno Freitag, a organisé un magnifique concert en l’honneur du grand pianiste Alkan. Mais un tel concert dans ce culte de culte est une véritable bénédiction. Et tous les présents furent vraiment récompensés de leurs efforts car les prestations étaient de très grande qualité.

Je ne connaissais Alkan que de nom et ignorais tout de sa vie. Grâce au petit programme très bien présenté sur sa vie et son œuvre, et aux introductions très instructives et sobres de Bruno Freitag, cette lacune peut être considérée comme comblée. Je note, en passant, que Alkan a quitté cette terre la même année (1888) qu’un autre grand juif d’Allemagne, un homme avec lequel il ne se serait sûrement pas entendu, Samson-Raphaël Hirsch, le chantre de lé néo orthodoxie de Francfort sur le Main, lequel était contre l’introduction de l’orgue et de la musique dans nos lieux de culte, au motif que c’était une imitation des pratiques protestantes et donc susceptibles de provoquer une assimilation rampante. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de Francfort de Paris.

Comment parler de musique quand on est soi-même un grand ignorant ? Il suffit, peut-être, de dire que ces morceaux exécutés avec une parfaite maestria vous font planer : vous fermez les yeux et vous vous souvenez des Psaumes du roi David ou des descriptions fournies par le premier livre des Chroniques qui prêtent à ce grand roi l’organisation musicale de la liturgie du temple de Jérusalem… Ou vous pensez à la phrase de Schopenhauer, le monde a besoin de la musique mais la musique n’a pas besoin du monde.

En effet, il existe ce que les philosophes médiévaux appellent la hiérarchie des sens et l’ouïe figure en toute première place. C’est bien pour cela, nous dit la Bible, que la Révélation fut un phénomène acoustique et non point visuel, ce dernier sens impliquant un contact matériel entre celui qui voit et ce qui est vu… Or la divinité transcende la corporéité.

Donc la musique a un rapport avec le divin. Et le concert d’hier s’en rapproche. Félicitations à Bruno Freitag pour cette belle réalisation ainsi qu’à tous ceux qui nous ont enchantés

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L'emploi d'armes chimiques par les troupes de Bachar el Assa

L’emploi d’armes chimiques en Syrie par Bachar el Assad

Le document que l’on vient de voir sur I-Télé et les commentaires fournies par un journaliste. I photographe au journal Le Monde ne font pas l’ombre d’un seul doute : le photographe a lui-même été exposé et a pu ressentir dans sa chair (troubles de la vision, maux de tête, vertiges, détresse respiratoire, etc) les méfaits délétères de tels gaz de combat. Il était en discussion avec des rebelles aux portes de Damas et c’est là que les bombardements de gaz ont commencé.

Du coup, on se demande quelle est la crédibilité des déclarations du président Barack Obama et du monde occidental en général. On ne veut toujours pas comprendre le mode de fonctionnement d’un tel régime, celui des Assad qui tiennent sous leur coupe tout un pays et ont enrégimenté ses habitants. S’il a pu survivre, c’est parce que ses moyens de coercition et d’oppression ne respectent rien, ne ménagent rien et ne tiennent compte de rien. Songez que ce régime est le seul être encore en guerre avec son voisin Israël et à menacer son petit voisin le Liban qu’il a occupé et aspiré économiquement pendant plus de trente ans. Et la légalité internationale a accepté cette énorme anomalie. Tout comme elle fit mine de bouger alors que près de 100 000 morts jonchent les paysages de la Syrie.

On nous répond qu’une intervention militaire est très risquée alors que l’Iran et le Hezbollah interviennent aux côtés de Bachar au vu et au su de tous. Je comprend mieux désormais les réactions des Israéliens qui se défendent lorsqu’ils sont attaqués et ne comptent que sur eux mêmes. Ces pauvres Syriens peuvent attendre encore longtemps avant qu’on vienne à leur secours.

Si la Syrie changeait enfin de régime, non point pour rejoindre l’islamisme mais pour faire vivre une authentique démocratie, un horizon nouveau apparaitrait au Proche Orient. Mais ne rêvons pas, surtout quand on voit qu’on prétend encore chercher une solution diplomatique dans les prochains jours à Genève…

Comment voulez vous que les opposants discutent avec leur bourreau ?

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26/05/2013

L'agression d'un militaire français, une réplique du meurtre de Londres?

L’agression d’un militaire français : une réplique du meurtre de Londres ?

Nul ne l’aurait prédit ! Et voici que moins de deux ou trois jours après le meurtre sauvage de Londres, les mêmes, mais France cette fois ci, s’en prennent à un soldat, symbole de la force armée de l’hexagone, en opération au Mali, contre, précisément, des groupes islamistes d’Al-Qaïda..

En dépit des précautions oratoires d’usage, les milieux judiciaires savent d’ores et déjà bien à quoi s’en tenir. Et c’est justement ce qui fait froid dans le dos. Car si des individus, nés dans ce pays ou y vivant, se mettent à agresser des gens dans les moyens de transport ou dans les rues, alors plus personne n’est en sécurité. Et les autorités en place dont la mission première est d’assurer la sécurité des citoyens, ne manqueront pas de prendre des mesures dont certaines pourront paraître aléatoires, voire ségrégationnistes. Heureusement que l’agression s’est achevée sans gravité et heureusement qu’aucune fusillade ne s’en est suivie car cela aurait été une véritable tragédie.

Au plan philosophique plus large, nous sommes fondés à nous poser des questions : est ce qu’une certaine culture est en guerre contre l’Occident chrétien ? Est ce que le terrorisme international, toujours le même, va s’en prendre à tous les pays du monde qui sont différents, qui prient autrement, pensent autrement et vivent autrement ?

Le signal envoyé par un incident aussi grave est très inquiétant. Et risque de susciter dans la population des réactions encore jamais vues. L’agresseur ne tardera pas à être pris car les caméras de surveillance ont enregistré la scène et les services sont tenus d’avoir des résultats.

Comment faire pour ramener le calme et l’harmonie ? Il est difficile de parler ou de négocier avec des fanatiques. Mais alors quelles mesures prendre ? Je ne pense pas que la crise économique soit, dans ce contexte précis, un facteur d’explication. Attendons encore un peu pour y voir plus clair. Mais restons vigilants.

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25/05/2013

Les émeutes de Stockholm: l'Europe et l'immigration.

Les émeutes des immigrés des banlieues de Stockholm : un problème à l’échelle de l’Europe ?

 

Cela donne une fâcheuse impression de déjà vu : les émeutes qui se déroulent en Suède pour la sixième nuit consécutive montrent aux yeux de tous que le problème par l’immigration massive de populations africaines et non européennes n’est guère soluble. On vient d’entendre à la télévision des citoyens suédois, pourtant peu suspects de racisme ou d’islamophobie, reconnaître l’échec de la politique libérale pratiquée depuis des lustres par leur gouvernement.. J’ai dit une impression de déjà vu car je pense à l’état d’urgence proclamé par l’Assemblée nationale française du temps de Dominique de Villepin lorsque les banlieues furent embrasées par d’incroyables vagues de violence : tout fut brûlé, les écoles, les équipements collectifs, bref tout ce qui avait été fait pour aider ces populations immigrées fut détruit… Pourquoi ? Il est difficile de répondre à ces questions. Mais on peut analyser l’arrière-plan sociologique de toutes ces émeutes. Au fond, les nouveaux arrivés sous estiment les difficultés de l’intégration et lorsque la socio-culture à laquelle ils veulent s’assimiler leur demande certains sacrifices, ils réalisent qu’ils ne peuvent pas y consentir et pour manifester cette impuissance ils détruisent tout ce qui la symbolise à leurs yeux. Que doivent faire alors les pays d’accueil ? Soit faire comme si de rien n’était, soit prendre le taureau par les cornes et n’admettre sur le sol national qu’une immigration choisie. L’intégration fait penser à l’amour, il faut être deux, sinon cela ne marche guère. Or, il y a dans ces populations immigrées des valeurs et des mentalités hélas inconciliables avec les codes européens qui sont irrigués par d’autres valeurs… Il faut le savoir et en tenir les compte, c’est-à-dire en tirer les conséquences. Ce n’est pas de la xénophobie, il y a des gens qui veulent vraiment s’assimiler et se plier à nos valeurs. Le dentiste qui me soigné depuis des années a toujours reçu dans son cabinet de jeunes beurettes qui entreprennent des études pour devenir elles aussi dentistes. Hormis leurs prénoms, elles sont parfaitement assimilées et la socio-culture ne souffre guère de leur présence. Bien au contraire. Il faut sonner l’alerte car si même un pays aussi libéral, aussi accueillant que la Suède change de politique, c’est que le problème n’est pas imaginaire et que les difficultés sont réelles… L’avenir proche nous dira si l’Europe doit continuer à s’ouvrir ou, au contraire, stopper l’immigration

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24/05/2013

Quel sens donner au meirtre sauvage d'un soldat britannique à Londres?

Quel sens donner au meurtre sauvage d’un soldat britannique à Londres ?

Comme des millions de téléspectateurs, je revois encore devant mes amis ces deux meurtriers, si jeunes, baignant leurs mains dans le sang de leur victime innocente, représentant à leurs yeux de meurtriers un symbole à abattre, un soldat de l’armée britannique, coupable, dans son ensemble, de se battre contre l’islamisme en Afghanistan et prêtant la main aux armées françaises au Mali ?

Nous vivons une résurgence de la barbarie et nous  nous faisons aucun doute sur ses origines ni sur sa provenance.  Comment choisir à l’aveuglette un homme, jeune et père de deux enfants, pour le mettre à mort à coups de machette et de poignard dans une rue de Londres, sous les yeux de tant de passants ? Le Premier Ministre britannique a trouvé les mots justes : c’est un acte terroriste et l’islam dont se réclament les meurtriers, n’a jamais recommandé d’agir de la sorte. Certes, on peut trouver de ci de là certains ambigus mais que les radicaux arrachent à leur contexte pour les instrumentaliser et les utiliser, à tort, au service de leur cause.

Le problème est que cette attitude à la fois modérée et responsable, qui consiste à accuser un musulman en exonérant l’islam dans son ensemble, sera bientôt dépassée et jugée irrelevant outre-Manche… Des passants interrogés par les télévisions ont insisté sur la nécessité de voir les autorités musulmanes d’Angleterre et du monde condamner formellement de tels actes. Il n’est pas certain que cela aura lieu, et ce pour différentes raisons : je laisse de côté le cas de ceux qui se réjouissent en secret de cette lutte contre l’Occident et ses valeurs, je ne retiens que la crainte légitime en soi de ceux qui redoutent que leur vie soit menacée par des intégristes.

En fait, après les attentats de Londres d’il y a quelques années, la Grande Bretagne vient de vivre une réplique de l’affaire Merah Et ceci est très grave car cela signifie que des hommes isolés, sans réseaux, prennent tout seuls des initiatives contre le pays qui les accueillent, voire où ils sont nés.

Certains pensent que nous sommes partis pour une guerre de cent ans qui ne dit pas son nom et qui oppose l’Occident à l’islamisme. Alors que l’Europe peut être une chance pour cette troisième religion monothéiste.

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23/05/2013

Pour ceux qui n'aiment pas l'Allemagne de Philippe Olivier (Editions Hermann, 2013)

Philippe Olivier et son dernier livre intitulé Pour ceux qui n’aiment pas l’Allemagne (Editions Hermann)

Voici un bel ouvrage, très documenté, écrit avec cœur et qui, pour ces deux raisons, ne laissera personne indifférent. Son auteur, germaniste distingué et musicologue averti, est un Français  sensible aux mérites de notre voisin d’outre-Rhin, sans jamais fermer les yeux sur d’éventuels manquements ou défauts.

A parcourir cet ouvrage attentivement, on apprend tant de choses : son auteur a rassemblé une impressionnante documentation, lisant et analysant tout ce qui se rapporte à son propos. Si l’on veut avoir une vue d’ensemble, le principe architectonique de cet ouvrage, c’est en page 295 qu’il faut aller le chercher :

La construction de cet ouvrage aura permis à ses lecteurs de s’associer à des réflexions consacrées à la culture, à la jeunesse et à la communauté homosexuelle, en Allemagne et en France. Tout comme à l’islam et au judaïsme dans les deux pays ainsi qu’aux conséquences de l’absorption de la RDA

Vaste programme que l’auteur mène à bien. Je suis impressionné par cette vaste documentation qu’il met à profit pour étayer ses analyses sur la situation comparative des deux pays fondateurs de l’Europe, l’Allemagne et la France avec leurs dissemblances et leurs ressemblances. Dans la première partie on a plutôt l’impression que l’auteur instruit à charge lorsqu’il évoque le retard accumulé par la France et l’incompréhension dont est souvent victime le pays voisin. Et notamment, la baisse de l’enseignement de l’allemand dans les lycées et collèges.

Au fil de notre progression, nous relevons que les acteurs politiques, économiques et culturels allemands passent aussi sous les fourches caudines de l’auteur. Mais au fond, les problèmes sont partout les mêmes, sans provoquer les mêmes réactions car l’identité nationale et l’histoire politique des deux pays diffèrent grandement. Pays profondément marqué par la religion évangélique et son fondateur, le grand réformateur, l’Allemagne n’a jamais connu le centralisme jacobin et a toujours favorisé une sorte de réalité multipolaire, propice au fédéralisme. Par ailleurs, sa relation au passé n’est pas la même qu’en France.

Philippe Olivier dresse une comparaison entre l’attitude des Français et des Allemands face aux immigrés et à leur religion majoritaire, l’islam. On lit alors des informations proprement stupéfiantes. En Allemagne, il s’agit principalement de Turcs, donc d’un peuple qui ne fut jamais colonisé par le pays alors qu’en France la situation se présente autrement : la quasi-totalité des étrangers présents sur le territoire proviennent de pays jadis colonisés par la métropole.

Autre différence de taille entre les deux pays, l’attitude face au judaïsme et aux juifs : le pétainisme n’a pas causé autant de drames ni de tragédies que l’hitlérisme, ce qui explique sue la politique tant étrangère qu’intérieure de la RFA fasse preuve d’une très grande prudence sur ces deux points. Depuis les premières années suivant immédiatement la réunification et l’effondrement des pays communistes, les autorités allemandes ont dit haut et fort leur volonté de reconstituer la population juive à un niveau équivalent à ce qu’elle était avec le génocide hitlérien, près d’un demi million d’âmes… On y arrive graduellement, grâce à l’apport des juifs de l’ex URSS qui  préfèrent rester en Allemagne au lieu de s’envoler vers Israël où les conditions d’existence sont plus difficiles. Mais le plus intéressant dans cette situation, c’est la présence d’une forte communauté israélienne, très entreprenante et très dynamique, qui se fixe notamment à Berlin et participe activement à la vie culturelle et artistique du pays.

Les résultats de certaines enquêtes sur les Turcs d’Allemagne m’inquiètent car la plupart n’ont pas encore assimilé les valeurs fondamentales de l’Occident judéo-chrétien. Et dans ce domaine aussi, le livre de Philippe Olivier n’hésite pas dire les choses telles qu’elles sont. Il n’hésite pas dénoncer ce racisme à rebours, c’est-à-dire où les immigrés ne plus victimes mais promoteurs d’un racisme anti-chrétien et anti-juif.

Il faut féliciter Philippe Olivier d’avoir écrit ce livre qui, comme les précédents*, nous apporte tant. Cet ouvrage, par certains de ses aspects, sera un ouvrage de référence sur les points communs mais aussi les différences entre ces deux puissances dont l’entente ou hélas la mésentente a toujours lourdement pesé sur l’avenir de notre continent.

* Voir aussi la réédition de son ouvrage, Wagner. Manuel pratique à l’usage des mélomanes. Hermann, 2013.

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A la découverte d'excellents vins allemands, à Paris

A la découverte d’excellents vins allemands à Paris :les plaisirs de l’œnologie d’outre-Rhin

Hier ma soirée fut intégralement allemande. Comme vous avez pu en prendre connaissance dans ces mêmes colonnes , j’ai consacré ma conférence mensuelle à la mairie du XVIe arrondissement au livre de Thomas Mann (1875-1955), Joseph et ses frères (1933-1943) : cette tétralogie est magnifique et est disponible en traduction française chez Gallimard. Je vous en recommande la lecture, à la fois patiente et attentive, car cela couvre près de 1500 pages ! Immédiatement après, nous avons mis le cap sur l’autre rive de l’arrondissement car, chez Monsieur le Ministre plénipotentiaire près l’ambassade d’Allemagne, avait lieu une soirée découverte d’excellents vins allemands. Ce fut une rencontre très soignée, avec peu de gens, ce qui fait que nous avons pu nous parler les uns les autres et échanger nos impressions. Cette dégustation suivait un ordre très germanique, indiquée dans le carton remis aux invités : on a commencé avec un riesling brut de Moselle pour finir avec du riesling edelsüss de Franconie. J’ai bien apprécie le raffinement et la distinction de cette rencontre, wo das Vergnügen für den Magen mit ausgezeichneten Erklärungen über Speise und Trank Hand in Hand ging ( Je vous rassure en sortant je ne conduisait pas, mais les quantités servies étaient si étudiées qu’il n y eut aucun problème. Cette dégustation était accompagnée de merveilleux canapés et tartines dignes des grands gastronomes parisiens. Mais ce qu’il y avait d’irremplaçable, c’était l’intervention, à la fois éclairée et éclairant, de M. Steffen Schindler du Deutsches Weininstitut. Il avait une carte des différents vignobles allemands et nous a commenté les très bons vins rouges produits dans son pays. Le vin, nous disait le regretté Pierre-Christian Taittinger, fait partie de la culture. Et pour ce qui est de l’Allemagne, c’est peut-être aussi important de savourer du Monzinger Halenberg, du Laufener Altenberg et du Müllheimer Sonnhalde que bien lire Goethe et Thomas Mann. Ces vins allemands devraient être mieux connus en Suisse et en France. Et partout ailleurs Maurice-Ruben HAYOUN In Tribune de Genève du 23 mai 2013

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