18/03/2013

Chypre, un hold up gouvernemental sur les comptes bancaires des épargnants

Chypre : un hold up gouvernemental sur les comptes bancaires des épargnants ?

 

Dira-t-on que la maladie hellénique contemporaine est contagieuse ? Oui, si l’on pense que l’île de Chypre, véritable carrefour entre les différentes parties de notre monde, se porte de moins en moins bien. Comme la Grèce, la partie libre de l’île (n’oublions pas que la Turquie qui prétend adhérer à l’Union Européenne en occupe une large portion- fait partie de l’Europe et de la zone Euro. Or, chaque jour qui passe nous fait découvrir l’abîme de la faillit de son économie. Si Bruxelles n’ était pas intervenue, le pays sombrait purement et simplement dans la la misère et la faillite la plus totale.

 

Les instances européennes ont donc décidé de venir au secours de l’île en lui accordant un prêt de 9 milliards mais en contre partie, elles ont exigé une prise de mesures draconiennes. Ne voulant pas réduire les retraites ni baisser les salaires, le gouvernement de l’île a décidé de faire un véritable hold up sur les comptes en banque des épargnants en les taxant à hauteur de près de 6% !

 

Vous voyez d’ici les réactions d’hommes et de femmes se précipitant aux guichets des banques pour retirer leurs avoirs. Quelle panique et surtout quelle indignation ! On a même vu un agriculteur venir avec son bull dozer vider ses comptes et menacer de détruire la banque si on refusait de lui donner satisfaction. Mais les chypriotes savent à qui ils sont à faire : ils ont prélevé cette fameuse dîme avant même d’en faire l’annonce…

 

Si l’on met de côté le côté gangster de la mesure, on peut s’inquiéter d’un dangereux précédent car c’est la première fois qu’un pays de la zone Euro agit de la sorte… Suivez mon regard et je ne pense pas seulement aux pays du Club Méditerranée (comme dirait Me Angela Merkel) mais à d’autres, réputés tout aussi dépensiers et surtout bien plus frondeurs. Je n’ose nommer un pays qui mettrait son territoire à feu et à sang si par malheur son gouvernement procédait à une mesure.

 

Or, le pays auquel je pense est endetté à près de 90% de son produit intérieur brut, il a perdu son triple A et ses perspectives socio-économiques sont sombres. Or, paradoxalement, les bas laine n’ont jamais été aussi pleins, ses livrets de caisse d’épargne regorgent de milliards : qui nous assure que son gouvernement, celui-ci ou un autre, n’agirait pas de la même manière ?

 

Il suffirait que Bruxelles fronce un peu les sourcils et suspende une aide future à une telle mesure pour que la chose soit faite… Après tout, une chose presque similaire s’était produite en Argentine. Mais ce pays s’est redressé et nous a même donné un pape

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