31/01/2013

Titre de la noteLe mariage homosexuel dont tout le monde parle en France…

Le mariage homosexuel dont tout le monde parle en France…

 

De temps en temps, les clercs devraient être à l’écoute d’hommes simples, confrontés aux difficultés de la vie quotidienne et de l’existence en général. C’est ce qui vient de m’arriver ce matin au réveil : comme tous les matins que Dieu fait, dès 6 heures je regarde les chaînes de télévision, je parcours les journaux et écoute un peu les radios.

Et je vois sur BFM TV un syndicaliste de Goodyear qui dit sa déception face au gouvernement français et l’accuse d’avoir fait des promesses qu’il savait ne pas pouvoir tenir.

Et dans le feu de sa déposition oratoire, cet homme qui craint légitimement de se retrouver avec ses camarades au chômage lâche cette phrase révélatrice : au lieu de se focaliser sur le mariage pour tous, le gouvernement devrait s’occuper du travail pour tous…

Cette phrase est marquée au coin du bon sens. Je n’ai rien contre personne, même si je pense, sans la moindre trace d’homophobie, que dans un mariage, tel que le prévoit le code civil, il faut un homme et il faut une femme… Comme dans toutes les familles.

Certes, et il faut le préciser pour couper court à des malentendus ou à des procès d’intention, les gens du même sexe qui vivent ensemble ou se pacser ont parfaitement le droit de le faire. Il suffirait d’ailleurs d’améliorer le pacas, d’en élargir la saisine (pour ainsi dire) afin de répondre aux revendications légitimes des homosexuels.

Mais revenons au propos initial : cette controverse tend à éclipser tous les autres sujets, elle produit l’effet d’un écran de fumée qui finira bien par se dissiper un jour, dévoilant l’étendue insoupçonnée de ce mal profond qu’est le chômage de masse.

Et les propos indignés du syndicaliste cité plus haut devraient nous aider à prendre conscience de ce qui se passe…

Mais pourquoi donc avoir consacré tant d’énergie à ce projet dit sociétal ? On a reproché avec raison à Nicolas Sarkozy d’être un diviseur (d’être clivant ; sic !) ; aujourd’hui, ce thème omniprésent, obsédant, se retrouve partout alors que les usines ferment, les déficits continuent à être alarmants et le pouvoir d’achat à stagner…

Je ne dis pas que le gouvernement ne fait rien, mais il a visiblement sous estimé la capacité de résistance de l’opposition et de l’église catholique. Au fond, ce sujet là ne concerne pas tant de monde et l’on ne comprend pas qu’il se retrouve au foyer des préoccupations. Et je prédis un choc encore plus frontal si l’on s’avise de toucher au code de la famille avec la PMA…

Attention, ce pays est un vieux pays catholique, la France est reste la fille aînée de l’Eglise, ce serait maladroit, voire très risqué de l’oublier.

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30/01/2013

Titre de la note La guerre secrete au Proche Orient ?

 La guerre secrete au Proche Orient ?

 

Au moment même où nous écrivons cet article, la radio israélienne interrompt ses programmes à intervalles réguliers pour rendre compte d’une opération de commando contre la Syrie, afin, dit-on, d’empêcher que des stocks d’armes chimiques ne tombent entre les mains du Hezbollah libanais.

 

Par ailleurs, il y a deux jours environ, on signalait une forte explosion dans un site atomique iranien enterré. Cet accident demeure mystérieux et pourrait renvoyer à des activités clandestines de la CIA et d’autres services en Iran.

 

On n’a pas prête une grande attention à une déclaration apparemment anodine de Ehoud Barak, l’actuel ministre de la défense d’Israël, qui louait les exploits des USA contre le programme nucléaire iranien… Etait-ce une manière allusive de renvoyer à ce qui était en train de se passer ? Il est trop tôt pour le dire.

 

En effet, le Pr Obama avait bien dit et de manière très tranchée qu’il n’accepterait jamais un Iran nucléarisé. Si donc, ses services ont conduit une action clandestine en Iran, rien d’étonnant à cela.

 

Au fond, les deux déclarations se complètent, celle de Barack à Davos et celle d’Obama à Washington.

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29/01/2013

Titre de la noteLa situation en Egypte

La situation en Egypte

 

Cela ne s’arrange pas, la tactique des Frères musulmans ayant butté contre ses limites : l’opposition ne veut pas se rendre à l’invitation de M. Morsi de discuter, étant donné qu’il n y a aucune proposition sérieuse et que se rendre à cette invitation reviendrait à engager d’interminables palabres stériles !

 

M/ Morsi n’a pas compris que devenu président de la République, il devait trancher le cordon ombilical qui le relie à ses amis, car ce n’est qu’ainsi qu’est le président de tous les Egyptiens, ce n’est pas en favorisant à marche forcée l’adoption d’une constitution islamiste.

 

Pris à son propre jeu, l’actuel président vient de faire appel à l’armée et a instauré l’état d’urgent (hal al-tawarék) dans trois villes frondeuses : Ismailia, Port Saïd et  Suez. Faire un tel pas, c’est suspendre les libertés individuelles et remettre tous les pouvoirs aux militaires. M. Morsi met donc le doigt dans un dangereux engrenage car les troubles ne vont pas s’arrêter, M. Morsi ayant choisi de s’aheurter frontalement à une large majorité de la population, au lieu de rechercher un consensus ?

 

Donc, pour le moment, l’armée obéit mais quand les troubles toucheront les grandes agglomérations et Le Caire, il faudra bien que l’armée et mettra tout le pays sous sa tutelle. Soit elle fixer immédiatement de nouvelles élections présidentielles, soit elle gardera le pouvoir, c’est qu’elle a fait depuis le début des années cinquante. Et les islamistes auront alors leur inaptitude à gouverner, pour une simple raison : ils mêlent la religion à la politique, c’est un cocktail qui ne marche pas.

 

Mais voilà, c’est aussi la raison d’être des islamistes. Ce que veut dire qu’islamisme et  démocratie pluraliste sont inconciliables.

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28/01/2013

De l'égyptophilie à l'egyptophobie dans la Bible. par Maurice-Ruben HAYOUN

CONFERENCE À LA MAIEIE DE PARIS MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT LE MARDI 29 JANVIER 2013 À 19 HEURES PAR MAURICE-RUBEN HAYOUN SUR DE L’EGYPTOPHILIE A L’EGYPTOPHOBIE DANS LA BIBLE CE QUE LA BIBLE DOIT A L’EGYPTE : DES CHERCHEURS ONT MEME DONNE CE TITRE A LEURS OUVRAGES SUR L’EGYPTE ANCIENNE. CERTES, LA BIBLE QUI N’EST PAS UN DOCUMENT HISTORIQUE A INVENTE UNE SORTE D’EGYPTE IMAGINAIRE MAIS LE DESTIN DES HEBREUX RESTE, MEME DANS CE CADRE INVENTE, INTIMEMENT LIE A CELUI DE L’EGYPTE. DANS UNE SPLENDIDE EVOCATION DE LA NAISSANCE DE LA SCIENCE DE L’EGYPTOLOGIE EN 1822, DATE DE LA LETTRE DE CHAMPOLLION A M. DACIER, JEAN LECLANT RAPPELLE QU’APRES TROIS MILLENAIRES D’UNE SOMPTUEUSE HISTOIRE, L’EGYPTE PHARAONIQUE SOMBRE FINALEMENT SOUS LES COUPS DE BOUTOIR SUCCESSIFS DE L’HELLENISME, DU CHRISTIANISME ET DE L’ISLAM. LES DERNIERS HIEROGLYPHES FURENT GRAVES EN AOUT 384. MEME LA SAGESSE EGYPTIENNE A QUELQUE PEU INFLUENCE LA SAGESSE BIBLIQUE, NOTAMMENT LE LIVRE DES PROVERBES ET LE LIVRE DE JOB… PENSONS A THOT, LE DIEU DE LA SAGESSE PHARAONIQUE. POUR SE FAIRE UNE IDEE DE CETTE OMNIPRESENCE, PRESQUE DE CETTE OBSESSION BIBLIQUE DE L’EGYPTE, SIGNALONS LE NOMBRE D’OCCURRENCES GLOBALES DANS L’ENSEMBLE DE LA LITTERATURE BIBLIQUE : PRES DE 1500 ! ET LA PREMIERE MENTION DE L’EGYPTE EN TANT QUE TERRITOIRE ET ZONE GEOGRAPHIQUE APPARAIT EN GEN 13 ;11 AVEC ABRAHAM. VOICI UN DECOMPTE : DANS LA GENESE 55 FOIS, 144 FOIS DANS L’EXODE, 11 FOIS DANS LE LEVITIQUE, 14 FOIS DANS LES NOMBRES, 22 FOIS DANS LE DEUTERONOME, 30 FOIS DANS LE LIVRE DES ROIS, 40 FOIS DANS LE LIVRE D’ISAÏE, 57 FOIS CHEZ JEREMIE (QUI S’EST REFUGIE EN EGYPTE AVEC D’AUTRES RESCAPES APRES LA DESTRUCTION DU PREMIER TEMPLE), 44 FOIS CHEZ EZECHIEL . IL NE FAUT PAS OUBLIER D’AJOUTER LE NIL (YEOR) CONSIDERE COMME UNE DIVINITE (HERODOTE : L’EGYPTE EST UN PRESENT DU NIL) ET LE PHARAON, CITE AU MOINS 56 FOIS

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Titre de la noteComment se présente la situation en Syrie ?

Comment se présente la situation en Syrie ?

 

Comme on le laissait entendre ici même il y a peu de temps, certains observateurs ont fait preuve d’un excès d’optimisme en prédisant une chute imminente du régime de Bachar el Asssad. Après vingt-deux mois de luttes sanglantes et plus de soixante mille morts, l’armée du régime tient toujours, ses troupes n’ont pas perdu de bataille significative de nature à marquer un tournant dans ce conflit. Les insurgés se battent, résistent sur leurs positions mais n’ont pas  encore réalisé de percée laissant entrevoir une issue qui leur serait favorable.

Comme s’explique une telle situation ? D’abord il y a le resserrement de la surveillance que le régime exerce sur son propre camp, ce qui limite de manière drastique le risque de défection et de ralliement aux insurgés de la partie d’officiers supérieurs ou de simples soldats. Bachar dispose d’une redoutable politique nommée al-amn al-siyassi (la sécurité politique, chargée de surveiller les politiques, comme l’ancien Vice Président al-Shar » qui a disparu de la circulation… Ensuite il y a le soutien logistique des Russes sur le terrain : fourniture d’armes et de munitions, réparations du matériel, conseils militaires, etc… Les Chinois apportent eux aussi leur aide, mais elle est surtout diplomatique encore que les réserves de pétrole de la Syrie l’intéressent.

 

Pourquoi donc les insurgés ne réalisent ils pas cette percée tant espérée de la part des Occidentaux ? Probablement, parce qu’il y a eu un net recul dans la livraison d’armes sophistiquées et dans l’assistance des conseillers militaires. Il y a quelques semaines, les insurgés réussissaient à abattre au moins un avion d e chasse et quelques hélicoptères de combat, ce qui attestait de la présence dans ces rangs là , de conseillers militaires occidentaux sachant manier des armes perfectionnées.

 

On le répétera encore une fois : les forces occidentales ne jetteront pas tout leur poids dans la balance tant qu’elles n’auront pas la certitude que les islamistes ne sont pas la principale force d’opposition sur le terrain. Or, la Syrie est devenue le nouveau point de ralliement des djihadistes en mal de confrontation avec l’Occident. Les exemples libyen, égyptien et même tunisien sont là= ce sont les islamistes qui ont tiré les marrons du feu.

 

Faut-il leur offrir la Syrie sur plateau d’argent alors que ce pays est encore en guerre contre Israël ?

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27/01/2013

Titre de la noteFlorence Cassez, acte II

Florence Cassez, acte II

 

Apparemment, des voix discordantes s’élèvent en France contre la publicité donnée à l’affaire Cassez. Certains considèrent que l’on a mis en scène cette libération afin que certains hommes politiques, au plus haut niveau d’hier ou d’aujourd’hui puissent se prévaloir d’une libération obtenue à force de démarches diplomatiques et discrètes…

 

D’autres sont allés jusqu’à dire (des journalistes, assurément) que de telles mises en scènes, fort courantes en France, devenaient insupportables et avaient tendance à occulter d’autres problèmes plus urgents et plus graves.

 

D’autres, enfin, ont cité le cas d’une bonne dizaine de Français retenus en otages à l’étranger et pour lesquels le gouvernement français ne se serait jamais autant mobilisé…

 

Je ne sais que penser mais il semble qu’il s’agit là d’une mauvaise polémique. Cette Française a été libérée, elle a regagné son pays, c’est tant mieux. Est il vraiment utile de s’interroger sur sa culpabilité réelle ou supposée ? C’est un débat d’un autre genre.

 

Le seul conseil que nous lui donnons à cette jeune Française est de surveiller ses fréquentations et d’éveiller autant que faire se peut, un certain pays : le Mexique

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Titre de la noteLE CARNAVAL DE VENISE, LA FETE DANS UN MONDE DESENCHANTE

LE CARNAVAL DE VENISE, LA FETE DANS UN MONDE DESENCHANTE
Je ne sais pas si vous croyez encore à la fête, au bonheur et au
plaisir. Mais moi, en écoutant ce matin le début du célèbre carnaval
de Venise, après ce qui se passe en Afrique, au Moyen Orient et en
Afghanistan, j’ai eu l’impression que l’on parlait de deux mondes, de
deux univers entièrement différents et hermétiquement séparés l’un de
l’autre…

Comment peut-on faire encore la fête aujourd’hui ? Un mot sur le
carnaval dont la philosophie m’a toujours plu car elle remonte à des
mœurs très anciennes où les élites dirigeantes des cités instituaient
un ou plusieurs jours au cours desquels les règles, les lois et les
obligations étaient comme mises entre parenthèses, comme si l’on
reconnaissait, sans le dire vraiment, que la nature humain pouvait
bien étouffer dans ce maquis d’interdits et de préceptes, positifs (tu
feras) ou négatifs (tu ne feras pas).

Ce qui me conduit à faire cette remarque n’est autre que la notion de
bal costumé, de masque, et donc d’anonymat, comme si, pour s’amuser
vraiment (aujourd’hui, on dirait : s’éclater), il fallait se cacher,
dissimuler son visage… Cela remonte en fait à des tradition fort
anciennes, notamment dans certaines iles grecques, où un jour
déterminé de l’année, les femmes insulaires avaient le droit de
s’accoupler avec des étrangers de passage sur leur île, avec des
marins du port.

Il y a au moins deux préoccupations qui gisent au fondement de cette
pratique : tout d’abord la nécessité de renouveler le stock
biologique, sanguin, par un apport frais de sang étranger, faute de
quoi le milieu insulaire est condamné à se mêler intimement dans le
même stock, ce qui engendre des malformations et des enfants atteints
de maladies congénitales : un peu, comme si l’on épousait sa propre
sœur ou son propre frère. C’est la différence entre l’endomaie et
l’exogamie, épouser dans ou en dehors du clan…

La seconde préoccupation est de nature plus psychologique et veut
faire droit aux désirs les plus fous et les plus incontrôlables de
l’être, qu’il soit homme ou femme ! On se cache derrière son masque,
on ne joue plus le même rôle car on ne porte plus les mêmes habits, on
n’est plus l’Homme socialement adapté, on laisse éclater ses
phantasmes les plus fous : les femmes de la haute société, les hommes
issus des classes dirigeantes, se mêlent à d’autres milieux, parfois
intimement.

Aucune église, aucune institution ou loi éthique n’a pu venir à bout
de telles manifestations de joie et de recherche de rares plaisirs. Et
ce n’est pas faute d’avoir essayé… La nature humaine est rétive à
toute loi et à tout interdit. Freud n’avait peut-être pas tort de dire
ce qu’il a dit et le continent qu’il a découvert a toujours existé
bien que rares furent ceux qui l’aperçurent avant lui avec autant de
netteté.
Au fond, c’est peut-être bien dans cette partie obscure de notre âme
qu’il faut rechercher cet attachement à la fête et à la joie, au
plaisir, en dépit d’un environnement des plus désespérants.

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Titre d L’EGYPTE DANS LA TOURMENTEe la note

  L’EGYPTE DANS LA TOURMENTE
Les dernières nouvelles d’Egypte ne sont vraiment pas bonnes. Deux ans
après le début de cette révolution (c’est le terme exact car le
printemps arabe n’a pas eu lieu, c’est une invention de journalistes
occidentaux) les troubles n’ont pas cessé, l’économie est en panne et
la monnaie égyptienne s’est effondrée au point que l’actuel président,
l’islamiste Mohammend Morsi est allé quémander l’aide de l’Arabie
saoudite et des riches émirats. C’est un exerci un peu difficile pour
la plus grande puissance musulmane du Proche Orient.

Comment en est on arrivé là ? C’est simple, la révolution qui se
voulait franchement démocratique et libertaire a été confisquée par un
partic bien organisé, doté d’un programme clair quoique peu
discutable, la confrérie des frères musulmans (al-Ikhwane al
mouslimin). Dont est justement issu l’actuel président qui, cédant à
sa nature propre, s’est arrogé tous les pouvoirs et n’a fait semblant
de reculer sur quelques points mineurs que devant une lame de fond qui
menaçait de l’emporter. Au lieu de régiger une constitution équilibrée
garantissant les droits des minorités ethniques et religieuses, ainsi
que ceux des femmes, les islamistes ont cédé à leurs penchants
naturels, le panarabisme et le pan islamisme. Au lieu de s’occuper
sérieusement de l’économie et de la prospérité de leur pays, ils sont
cherché à le mettre sous coupe réglée.

Le problème, c’est que la société égyptienne est dotée d’une fine
couche d’intellectuels et de personnalités évoluées qui n’acceptent
pas cette évolution rétrograde. Mais aujourd’hui, le mécontentement
est ntetement plus large, l’ordre public est sans cesse menacé, et le
problème du maintien au pouvoir de l’actuel président se pose.

Ce scénario avait été anticipé par l’armée qui a toujours gouverné
l’Egypte et connaît bien les rouages du pouvoir. C’est la seule force
vraiment organisée et fiable de ce pays à la démographie gélopante.
Sans ressources économiques correspondantes. L’explosion est donc
garantie si on ne change pas de direction politique.

L’armée mise t elle sur un pourrissement qui lui permettrait de
revenir, auréolée d’un halo de sauveur de la patrie en danger ?
L’affaire est à suivre : une révolution qui met tant de temps pour se
stabiliser est en danger…

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24/01/2013

Titre de la noteBienvenue à la maison, chère Florence Cassez

Bienvenue à la maison, chère Florence Cassez

Enfin, vive la justice mexicaine ! Vive la Cour suprême du Mexique ! Quelle affaire ! Au fond, la justice est la chose la plus éminente qui soit, mais quand elle est viciée, c’est aussi le plus terrible de tous les cauchemars. Ce que vient de vivre une jeune Française quelque peu imprudente en se commettant dans un lointain pays d’Amérique du sud avec des gens qu’elle ne connaissait pas vraiment et qui, sans se prononcer sur leur innocence ou leur culpabilité, l’ont entraînée dans tous ces tourments. Florence est donc de retour et j’espère que son exemple servira de leçon à toutes ces jeunes femmes qui se lancent dans des aventures qui leur coûtent si cher. Dans la liturgie juive du matin, il y a une prière qui rend grâce au Seigneur car il libère les entravés (mattir assurim) et redresse ceux qui sont courbés (zokéf kefoufim), et qui ploient sous le fardeau de l’injustice. Sans vouloir faire d’exégèse symbolique d’une banale affaire d’erreur judicaire, je note que la détention a duré sept ans, un peu comme toutes ces malédictions ou ces peines dont parle la Bible. Sept ans, c’est un chiffre symbolique, le symbole septénaire, un peu comme une sorte de fatalité… L’homme est-il vraiment libre d’aller et de venir, comme bon lui semble ? Apparemment, non ! Ah, si Florence n’avait jamais les pieds au Mexique, sa vie eût été différente. Je pense aussi à l’amour infini de ses chers parents qui ont lutté et tenu pendant toutes ces années, se heurtant à un mur, celui de la parodie de justice, de l’offense au droit. Dans la vie, tout est question de patience et d’endurance. Il faut tenir et ce n’est pas toujours facile. Parfois, la nécessité de tenir prend plus de temps que toute une vie. Ici, nous connaissons une issue heureuse. Un grand hommage donc à la justice mexicaine ; elle a donné raison au célèbre adage latin : fiat justicia pereat mundus. Que la justice soit, le monde dût-il en périr Même si Hegel dans sa Philosophie du droit n’est pas d’accord, lui qui souligne la nécessaire union des deux, la justice et le monde, car tout est subordonné au bien. Et si le monde devait en périr, on aurait tout perdu. Ceci met la justice en état de subordination vis-à-vis du monde, du bien et donc de la politique. Je serais d’accord si on faisait aujourd’hui de la politique comme au temps de Platon ! Mais hélas, même au temps de Platon, la politique n’était pas si vertueuse, et à y regarder de plus près, on sent chez le disciple de Socrate un soupçon de désillusion : c’est Platon qui avait une idée platonique de la justice. Ah, les racines inexpugnables de l’idéalisme, plongeant au plus profond du cœur humain. Même Kant n’y échappe pas, qui écrivait en substance : la loi morale au fond de mon cœur et le ciel étoilé au-dessus de ma tête. Mais ne gâchons pas la joie de la France : Bienvenue à la maison, Florance ! Maurice-Ruben Hayoun In Tribune de Genève du 24 janvier 2013

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23/01/2013

Titre de la noteL’armée française reprend pied en Afrique

L’armée française reprend pied en Afrique

Nul n’aurait pu le prévoir il y a tout juste un petit mois : que la France enverrait un véritable petit corps expéditionnaire au cœur de l’Afrique noire, là où elle avait tant de colonies… Cette affaire nous permet de souligner un certain nombre de points auxquels il faut être très attentifs. Le premier point est l’état d’impréparation et de sous développement chronique qui n’ont pas eu suffisamment de temps, même en un demi siècle- pour avancer résolument sur la voie du progrès et de la démocratie. La mal gouvernance, la corruption et le népotisme sont rois dans ces pays. Le second point découle en droite ligne de la mondialisation : il existe une interpénétration encore plus forte de la sécurité des différents pays : rappelez vous quand les Occidentaux sont intervenus en Afghanistan sous mandat de l’ONU, le mot d’ordre était : le combat pour la liberté et la démocratie commence à Kaboul… Le rapport au mali saute aux yeux= si on laissait tout un pays (certes, en ruines) entre les mains des terroristes islamistes, ce serait un Afghanistan au cœur de l’Afrique noire, là où les intérêts du monde libre seraient immanquablement menacés. Et quand on dit intérêts, on pense d’abord à la sécurité. Le troisième point touche aux grandes mouvements des populations du sud vers le nord. Il faut absolument que cela cesse, mais notre devoir éthique est d’alléger le fardeau de l’existence (sans nourriture, ni soins médicaux ni même vie sociale) de millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui ne peuvent plus vivre chez eux. Venir en Europe grossir les rangs des réprouvés et des vagabonds n’est pas une option valable. En outre, le dialogue des cultures appartient au passé, plus personne n’en parle… C’est triste mais cela est une réalité. En conclusion : ce que fait l’armée française au Mali est un test : la compagne militaire sera un succès, incontestablement. Mais c’est la suite qui importe le plus. Il faudra reconstruire le Mali, reformer son armée, son administration, sa vie sociale, son système scolaire. Personne ne quitte son pays natal pour un soi disant eldorado européen s’il n’y est contraint et forcé. Il faudra faire en sorte que les mouvements migratoires se stabilisent car l’Europe ne peut plus absorber autant de monde. Voyez l’exemple de la Suisse : y entrer est difficile, s’y installer relève de la quadrature du cercle quand on n’a pas de grands moyens. C’est une politique qui se justifie. L’ancien président français avait eu raison de dire jadis que l’on ne peut s’installer dans pays d’Europe avec sa famille nombreuse si l’on n’a pas les moyens de subvenir à ses besoins… L’armée française pourra donc, après sa victorieuse campagne, effectuer sur place une mission de paix : nourrir, soigner et éduquer.

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