05/12/2012

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Les ennuis du président Mohammed Morsi en Egypte.

 

 

 

Tout ceci était parfaitement prévisible et donc évitable. Pas du tout inéluctable. Et pourtant, les Frères musulmans, fidèles à leur nature essentielle, ont tout fait pour accaparer le pouvoir et le confisquer à leur  avantage exclusif. Et cela ne marche pas. Quand on parcourt à grande vitesse, sans entrer dans les détails, ce que dit cette nouvelle constitution islamistes, on se rend compte de l’inexpérience et de l’immaturité des juristes qui ont rédigé ce texte.

 

 

 

Et cela nous ouvre les yeux sur ce que l’on a abusivement nommé le printemps arabe, tentant de claquer la notion de printemps de Prague ou de printemps des peuples sur une réalité tout à fait différente. Les journalistes vont vite en besogne : ce qui s’est passé tant en Egypte, en Libye qu’en Tunisie, c’est un soulèvement contre un pouvoir dictatorial qui a nié l’Etat de droit et a maintenu les populations dans un états de dénuement quasi général, réservant toutes les prébéndes et les meilleurs postes à une clientèle restreinte du régime en place (al hazb al-hakem). C’est tout autre chose qu’une soif de démocratie.

 

 

 

Dans ces trois pays, cités ci-dessus, il n y avait pas de partis démocratiques aptes à prendre la relève et les votants ont jeté leur dévolu sur des islamistes. Le résultat est là, ce qui explique que les Occidentaux, les USA en tête, répugnent à aider puissamment les insurgés de Syrie de peur de voir les islamistes arriver les premiers au palais présidentiel d’Assad.

 

 

 

Le monde arabo-musulman a besoin d’une refonte en profondeur, la culture doit changer et le politique doit être soigneusement séparé du religieux.

 

 

 

Le président islamiste d’Egypte l’a oublié, il en paie aujourd’hui le prix. En fait, sa marge de manœuvre est encore plus étroite que celle de son prédécesseur. On l’a vu lors des discussions avec Me Hillary Clinton au sujet de Gaza. Il y avait le verbe haut et la docilité en politique internationale.

 

 

 

Il est temps de considérer que les peuples sont adultes.

 

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