30/11/2012

Titre de la noteRéflexions sur la philosophie du déménagement

Réflexions sur la philosophie du déménagement

 

Aujourd’hui, les sujets d’actualité ne manquent pas : je pouvais parler de la Palestine ou de la fin des ennuis  judicaires de DSK ou encore des hauts fourneaux  opposant le gouvernement français à un grand patron qui semble plus préoccupé par ses affaires que par le sort de ses employés.

 

Eh bien, non. J’ai préféré évoquer quelques réflexions sur l’idée même de déménagement. Et tout d’abord, pour quelles raisons déménage t on ? Elles sont nombreuses et variées. Il peut arriver que ce soit pour des problèmes graves (ce qui n’est pas le cas présentement), un changement de statut, un départ à la retraite ou le départ des enfants qui deviennent grands, sont diplômés et souhaitent partir fonder une famille, en une phrase, vivre leur vie.

 

En fait, rien de bien spécial. En revanche, lorsque vous organisez votre exode vers un nouveau lieu de vie, vous êtes confronté à vous-même, ou plutôt à ce que vous étiez jadis. En quinze ans ou plus, vous aviez d’abord quinze ans de moins, puis vous accumulez quantité de choses, notamment de livres, de souvenirs, d’objets dont vous devez vous séparer. Et ce n’est pas facile… Loin de là.

 

Vous voyez arriver la brigade des déménageurs qui mettent tout, absolument tout, dans des cartons, encerclent chacun de plusieurs bandes adhésives, démontent vos armoires, votre bibliothèque, bref tout ce à quoi vous tenez… Après, c’est à vous patiemment, de retrouver vos livres, vos chemises, vos chaussures. Mais encore une fois, ce n’est pas tout. Le plus émouvant est de revoir, vide, les lieux où vous avez vécu heureux, en harmonie avec l’entourage, les amis, les gens que vous fréquentiez. Et ce, même si votre nouvel emplacement n’est qu’à quinze minutes à pied du précédent.

 

Le plus dur est de se confronter à soi-même : vous retrouvez des choses, des objets qui vous rappellent tant de souvenirs, ce que vous étiez et que vous n’êtes. Et aussi, cela vous fait prendre conscience de l’âge : allez vous encore écrire de nouveaux livres ? En recevoir tout autant ? Allez vous continuer à déployer une grande activité ? Autant d’interrogations auxquelles on finit par apporter des réponses calmes et rassurantes.

 

Cette rencontre avec les déménageurs est très instructive : vous avez affaire à des hommes dont la force physique est le seul capitale. Certes, ils sont pourvus d’une solide dose d’intelligence pratique. En les observant, vous vous demandez comment ils font pour soulevez tant de caisses, porter tant d’objets, tout envelopper dans des couvertures, etc… Même au plan humain, l’affaire ne laisse pas d’être enrichissante. Elle nous livre aussi des réflexions désabusées sur la vie…

 

Mais revenons aux objets qui déménagent. Le plus dur est de se séparer de quelques livres. Vous les feuilletez avant de vous en séparer, vous revoyez les pages soulignées, vous vous souvenez alors de vos commentaires ayant servi à écrire vos propres livres. Et, je le répète, c’est cette rencontre, cette confrontation avec ce que vous étiez  C’est la chose la plus pénible. Le poète Aragon disait que la vie est un éternel divorce,, il y a du vrai dans cette affirmation. Un autre grande poète, bien plus ancien, écrivait ceci : Objets inanimés, avez vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?

 

Un mot aussi des points de repère : je me suis rendu compte que j’ai installé ma salle de travail dans une pièce de même surface que la précédente. Le bureau est près de la fenêtre pour avoir le plus de lumière possible. Les livres mis à portée de ma main sont les mêmes que ceux sur lesquels je travaille depuis des semaines… Face aux changements, l’homme aspire naturellement à un peu de stabilité.

 

Et puis, la philosophie du déménagement, c’est aussi la pensée de la mort. Ce n’est sa propre mort, mais l’idée qu’ici bas, tout change, tout a une fin. Alors, que faire ?

 

Eh bien, considérer que tout est une grâce, un don. Que la vie est belle et qu’il faut être humain dans tous nos comportements.

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29/11/2012

Titre de la noteA qui profite la déliquescence actuelle de l’UMP ?

A qui profite la déliquescence actuelle de l’UMP ?

 

Jamais personne n’aurait pu ni su prévoir ce qui se passe actuellement à l’UMP. J’ai eu l’occasion, dès hier, de dire un mot de l’égo démesuré des hommes politiques dont la seule règle est de gagner ou d’être reconduit dans leurs fonctions électives. Sans mettre les deux protagonistes dans le même sac (passez moi cette expression) on sent bien qu’ils sont prêts à tout pour vaincre. On pourrait presque leur proposer de se retirer complétement de la compétition, pour qu’ils se clament. Mais le feront ils ? C’est très peu probable.

 

Durant ce temps, la prévision (la prophétie ? de Marine Le Pen se réalise. Même s’il faut prendre les chiffres annoncés de manière triomphaliste cum grano salis, l’effet est incontestable : ceux de l’UMP qui sont pour un durcissement des lois libérales d’accueil des étrangers et pour la réduction drastique des mannes sociales de ce pays vont aller grossir les rangs du Front National.

 

Et c’est la chose la plus inquiétante. Non pas que le FN se renforce, car cela est dans la nature des choses, mais qu’il devienne le pôle le plus important de la droit, c’est bien cela qui inquiète. Il faut un grand parti de droite dont le FN pourrait être l’éperon, une sorte de force qui le talonne. Mais pas l’inverse.

 

Sans se risquer à faire des prophéties, on peut annoncer que des jours sombres nous attendent et que la France, en raison de la compétition mondialisée acharnée qui se poursuit, devra resserrer ses comptes, renvoyer chez eux un certain nombre de gens dont le FN considère qu’ils ne sont pas franco-compatibles. Et cela risque de provoquer des tensions. Mais une chose est sûre. La pression du FN ira en se renforçant. Pour  desserrer cette étreinte, assez délétère, il faudra changer. Et si l’UMP continue dans la même voie,  le FN a de très beaux jours devant lui.

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28/11/2012

Titre de la noteC’est Nicolas Sarkozy qui sort grand vainqueur de la crise à l’UMP

C’est Nicolas Sarkozy qui sort grand vainqueur de la crise à l’UMP

 

En dépit des nombreux rebondissements déjà survenus ou à venir, on voit bien que c’est Nicolas Sarkozy qui est à la manœuvre et qui l’a été depuis le tout début. D’abord, en empêchant l’élection d’un président du parti et en contraignant celui-ci à n’avoir qu’un simple secrétaire général, une sorte de chef d’Etat Major, chargé d’expédier les affaires courantes. Ensuite, en poussant M. Copé vers la présidence et en exigeant de lui, in petto, un engagement de soumission et de vassalité vis-à-vis de lui-même. Enfin, en intervenant dans la controverse pour imposer sa solution. En conclusion, quel que soit le nouveau chef de l’UMP, il sortira affaibli de cette lutte fratricide et sera poursuivi par cette tache qui obérera son travail futur. En d’autres termes, il ne pourra pas se présenter en 2017. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles NS a allégrement torpillé la mission Juppé qui fut mort-née dès les premières minutes et que personne n’a rien fait pour la ranimer…

 

Quelle extraordinaire leçon d’anthropologie politique où le cynisme est roi. Vraiment., les hommes politiques, quel que soit leur bord, sont différents de nous, le commun des mortels. Leur ADN est autre : ils ne pensent qu’à une chose, diriger, dominer, gouverner.

 

En fait, pour cette pallier cette difficulté, il ne faudrait pas seulement limiter le cumul des mandats, il convient aussi de limité leur durée : deux mandats pour toutes les charges de la présidence de la République à conseiller d’arrondissement.

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27/11/2012

Titre de la notQue faire pour sauver la Grèce ?e

Que faire pour sauver la Grèce ?

 

Je me demande ce que Socrate, Platon et Aristote auraient pensé de la mentalité des dirigeants actuels de leur pays ou simplement de leurs compatriotes d’aujourd’hui. Ces hommes qui portent dans leur esprit, sur leurs épaules, toutes les valeurs de l’Europe et de l’Occident, en une phrase du monde civilisé, ne se seraient jamais reconnus dans les tromperies et les flibusteries des dirigeants et citoyens actuels de la Grèce.

 

C’est dire que les ravaudages d’hier par la commission de Bruxelles n’iront pas loin. Après avoir retenu leur souffle, les grandes instances internationales ont de nouveau signé des chèques à la Grèce, une tranche de plus de quarante milliards. Est-ce la dernière fois ? Sûrement pas. Ce pays ne pourra jamais rembourser quoi que ce soit à ses créanciers, publics ou privés. Rendez vous compte : on cherche à passer de 190 % à 120 % du produit intérieur brut du pays. Mais il faudra des décennies d’efforts et de sacrifices pour y parvenir.

 

Ce n’est pas juste. La Grèce devrait être boutée hors d’Europe, ou, du moins, de la zone Euro alors que toutes les réformes annoncées n’ont jamais connu d’application sérieuse. Madame Merkel n’avait pas tort de commander à l’égard de ce pays une attitude plus dure. La presse allemande est allée jusqu’à dire que le contribuable européen n’avait pas à supporter les vols et les irrégularités des Grecs et de leurs gouvernements.

 

Savez vous à combien de milliards se montent les avoirs d’armateurs grecs à l’étranger ? Largement de quoi remettre leur pays sur les rails. Rien qu’une réforme fiscale digne de ce nom changerait notablement les choses.. On en est bien loin.

 

Pourquoi s’inquiéter ? L’Europe et les Allemands sont là pour payer.

Et ils payent.

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26/11/2012

Titre de la noteLa crise à l’UMP et Nicolas Sarkozy

 

La crise à l’UMP et Nicolas Sarkozy

 

Décidément, en politique rien ne fonctionne normalement ni partout comme ailleurs. La désintégration de l’UMP (de son propre chef) en est une très bonne illustration, si l’on ose dire. Au lieu de tout remettre à plat et de repartir sur des bases nouvelles, ce qui aurait eu au moins comma avantage de ne pas se donner en spectacle de manière si lamentable, Jean-François Copé s’accroche à un fauteuil avec moins d’une centaine de voix de plus que son rival qui jure mordicus que lui non plus ne lâchera rien.  Pire, qu’il n’hésitera pas à porter l’affaire devant la justice. Vous voyez un administrateur judiciaire à la place du bureau politique de l’UMP ?

 

L’observateur impartial est contraint d’envisager que la carrière politique de ces deux dirigeants politiques est désormais derrière eux. Il n’est pas question ici de prendre parti, ce n’est pas le genre de ce blog, mais il faut bien reconnaître que les hommes politiques, en l’occurrence, se préoccupent plus de leur carrière que des idées qu’ils sont censés défendre. C’est l’intérêt personnel qui prime sur tout le reste, à savoir l’intérêt général.

 

Mais les observateurs commettraient une erreur en se limitant au duo Copé / Fillon alors qu’il s’agit d’un trio Copé-Fillon-Sarkozy. Il est de notoriété publique que l’ancien chef de l’Etat rêve d’avoir sa revanche en 2017 contre François Hollande ; il sait qu’avec M. Copé il pourra revenir et continuera d’avoir un œil sur ce parti qu’il a organisé à sa main et qui lui a permis d’accéder à la magistrature suprême. Avec M. Fillon, les choses se présentent autrement : l’ancien Premier Ministre s’est émancipé de la tutelle d’un président jugé étouffant et qui lui fit avaler tant de couleuvres… L’homme n’est pas du genre vindicatif mais il se dit qu’il aura peut-être un jour rendez vous avec la nation… Au fond, pourquoi pas ?

 

De son côté, M. Copé a compris qu’on ne peut rien faire à l’UMP sans l’aval, même discret, de Nicolas Sarkozy ; il a donc pris soin de dire qu’il s’effacera en 2017 si N.S. décidait de revenir…

 

Que de petits calculs ! En fait, si un Dieu de justice réussissait à redistribuer les cartes de manière équitable, voici, à peu de choses près, ce qu’il ferait : Alain Juppé administrerait l’UMP jusqu’en 2017, en s’engageant à ne pas candidater à la présidence. Tous les candidats pourront se présenter à la primaire de 2016 sauf lui.

 

Mais voilà, les politiques ne se font jamais confiance, ni n’entretiennent d’amitié, seul compte à leurs yeux l’accession au pouvoir. A cet objectif unique ils sacrifient tout le reste ; Ils ne feront pas confiance à Alain Juppé qui pourrait se laisser tenter ou simplement favoriser l’un des candidats. Or, cela mettrait à mal les plans à long terme de NS qui sait qu’il est plus aisé de manœuvrer M. Copé que M. Juppé.

 

Il est curieux que ce dernier n’en ait pas pris conscience précédemment.

 

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25/11/2012

Le président Mohammed Morsi et la séparation des pouvoirs

Le président Mohammed Morsi et la séparation des pouvoirs

 

Quel dommage que l’esprit de Descartes n’ait pas atteitnt les confins de l’univers. Alors q ‘uil vient de promulguer un décret contraire en tout point aux règles démocratiques les plus élémentaires, le nouveau président égyptien a protesté publiquement de sa bonne foi, de son amitié pour ses  frères de l’opposition, bref un discours bien rôdé de la confrérie qui énonce le contraire de ce que l’on pense et fait généralement.

 

La réaction ne s’est pas fait attendre : l’institution judicaire la plus haute du pays s’est dressé contre l’infâme décret et a appelé le corps judiciaire égyptien à la grève générale. Les nostalgiques du président Hosni Moubarak se réveillent, et ils ne sont pas les seuls. L’Egypte souffre de maintes maladies, mais elle a une classe très forte de gens éduqués et formés qui ne badinent pas avec les principes. On pensait que le pr Morsi avait déjà compris la leçon lorsqu’il tenta, d’autorité, de chasser de son poste, le procureur général du pays… Et voici qu’il récidive.

 

D’où la lancinante question qui se pose : les Frères musulmans dont ce président est issu, ont ils une notion claire de la démocratie, de la séparation des pouvoirs et de tout ce qui va avec ? Ce n’est pas certain. Comme ils ont gagné le poste de la magistrature suprême, ils font tout pour s’y installer durablement et entendent changer les institution dans un esprit qui s’accorde le mieux avec leurs principes.

 

Mais il faut faire attention. Car les corps intermédiaires pourraient très bien rejeter ce régime comme ils avaient rejeté le précédent. Et la grande inconnue demeure l’armée que le Pr Morsi a cru neutraliser en limogeant son chef le maréchal Tantaoui, l’inamovible ministre de la défense du temps du Pr Moubarak.. Il n’est pas sûr qu’elle reste confinée dans ses casernes si le mécontentement gagne. D’ailleurs le conseil suprême des forces armées n’a jamais été formellement dissous, ses prérogatives restent entières, d’un point de vue juridique. A moins, que les conseillers de M. Morsi ne le poussent à commettre une nouvelle erreur qui lui serait fatale…

 

Un détail qui est de taille : même les USA et l’UE ont fait connaître leur mécontentement. Il faut donc annuler ce décret, car l’avenir de l’Egypte en dépend.

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24/11/2012

La crise à l’UMP : et si Marine Le Pen avait vu juste ?

La crise à l’UMP : et si Marine Le Pen avait vu juste ?

 

Les récents développements au sein de l’UMP ne laissent rien présager rien de bon pour ce grand parti d’opposition. Chaque jour que Dieu fait apporte son lot de désaccords, de frictions et d’oppositions entre les deux ténors. On parle de plus en plus de scission, de schisme et de création de deux groupes parlementaires à l’Assemblée. Si cela devait aller jusqu’au bout, ce serait la fin de l’UMP.

 

Souvenons nous, c’était justement ce que prévoyait la nouvelle présidente du FN lors de la dernière campagne présidentielle. Elle supputait que le noyau central de l’opposition ne serait autre que son propre parti et que l’UMP serait entamée par les deux bouts. Les modérés allant vers le centre et les radicaux rejoignant le FN. C’est un peu à l’image du programme des deux candidats..

 

Si les deux candidats ne se sacrifient pas pour la survie de leur parti en se retirant, l’UMP disparaitra en tant que telle.

 

Il faudrait confier les rênes du parti à Alain Juppé ou, à défaut, à Jean-Pierre Raffarin. Avec la condition suivante : remettre l’UMP sur pied et ne pas pouvoir briguer une candidature à l’élection présidentielle. Les deux candidats malheureux pourraient alors, de leur propre chef, candidater pour 2017. Je ne vois pas que l’un des deux candidats se désiste en faveur de l’autre. L’affrontement a été trop dur et les entourages, avides d’occuper de se servir et d’occuper des postes, pousse à l’affrontement.

 

C’est soit Alain Juppé soit le chaos. Ou le renforcement du FN.

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23/11/2012

La ville d’Ulm rend hommage et justice à la mémoire blessée de ses compatriotes juifs…

La ville d’Ulm rend hommage et justice à la mémoire blessée de ses compatriotes juifs…

 

C’est avec une réelle émotion que j’ai pris connaissance de la décision du conseil municipal de la ville d’Ulm, une jolie petite ville de l’Allemagne méridionale, dans le land du Bade-Wurtemberg, de reconstruire la belle synagogue de l’ancienne communauté juive locale, détruite comme toutes les autres au cours de la nuit de cristal.

 

Le conseil municipal a prévu d’inaugurer ce nouveau lieu de culte juif au cours du premier week end du mois de décembre 2012. Mais cette initiative se distingue de toutes les autres que l’on peut assimiler à des réparations (Wiedergutmachung, un mot que je n’aime pas, car comment pouvez vous ressusciter les morts ?).

 

Comment ? Eh bien, parce que le maire régnant de la ville et ses conseillers municipaux ont bien voulu inviter les descendants de leurs anciens compatriotes juifs, chassés ou exterminés par le gouvernement national-socialiste, à assister à Ulm à l’inauguration de la nouvelle synagogue, ancien centre de la vie communautaire.

 

C’est ainsi que les familles MOOS d’Annecy, apparentée à la famille d’Albert Einstein, mais de bien d’autres villes en Europe et aux USA ont été généreusement invitées à honorer cette inauguration historique de leur présence. En agissant ainsi, la ville d’Ulm renoue symboliquement avec un passé douloureux, soixante-sept ans après la fin de la guerre. La quasi-totalité des victimes n’est plus, mais leurs descendants que la ville s’est donné la peine de rechercher et de retrouver seront sur place.

 

Une telle cérémonie qui se déroulera en plusieurs phases revêt une nature particulière. Presque religieuse, car il s’agit bien d’une synagogue.

 

Je rappellerai qu’il y a quelques semaines, le ministre allemand des affaires étrangères, M. Guido Westerwelle, avait prononcé un beau discours lors de l’ordination de jeunes rabbins à Cologne. Dans son allocution, le ministre soulignait que les juifs allemands ne sont pas une minorité protégée mais des Allemands à part entière et qu’il souhaitait les voir au centre de la société (wir wollen sie in der Mitte unserer Gesellschaft).

 

L’initiative du maire d’Ulm rejoint donc la préoccupation du ministre fédéral. Nul ne contestera la grande difficulté qu’il y a à combler un tel fossé qu’on nomme la Shoah.. Mais c’est vraiment à l’honneur de la ville d’avoir pris cette initiative, même si ce ne sont plus que les enfants et les petits enfants des victimes et des expatriés qui reviennent pour assister à cette heure solennelle (Stunde der Andacht)

 

Der Stadt Ulm gereicht es zur Ehre, diese heilvolle Initiative ergriffen zu haben, um die Wunden einer unvergeßlichen Vergangenheit zu narben.

 

Maurice-Ruben HAYOUN

In Tribune de Genève du 23 novembre 2012

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22/11/2012

Un cessez le feu entre Israël et le Hamas ?

Un cessez le feu entre Israël et le Hamas ?

 

L’arrêt des hostilités semble respecter, mais on en sait très peu sur sa nature : est ce une trêve et dans ce cas combien de temps durera t elle ou est ce un simple cessez le feu, et dans ce cas il peut être violé à tout moment. Ce n’est pas ce que l’on souhaite.

 

Le Hamas a été sérieusement secoué en une semaine et les scènes de soulagement et de vie dans la bande de Gaza ne sont pas à proprement parler la manifestation d’une victoire, comme les gens de la région aiment à la proclamer chaque fois qu’ils se rendent compte qu’ils sont encore en vie. On se souvient du Hezbollah qui avait subi d’effroyables dommages et qui parlait de victoire divine…

 

Comment vit on la chose en Israël ? Vu le niveau du pays et la maturité de ses habitants, on a une approche plus réelle et plus réaliste. La stratégie israélienne ne vise pas à faire chuter le Hamas, bien au contraire, cela favoriserait la réalisation de l’unité palestiniennes. Or, cette dichotomie affaiblit les Palestiniens. Ce que Tsahal veut, c’est affaiblir la capacité militaire du Hamas sans jamais le terrasser.

 

Israël mise aussi sur la lassitude de la population qui a du mal à comprendre ce qui se passe. On l’a vu à la télévision : lorsque les reporters posent des questions à de simples passants ceux ci font preuve d’une grande modération à l’égard de leur puissant voisin. Evidemment, lorsqu’il s’agit d’un fonctionnaire du Hamas, le ton est plus virulent.

 

Les enseignements géopolitiques à tirer sont nombreux et encourageants : l’Egypte, même islamiste, est toujours dans l’orbite des USA et a fait preuve d’efficacité en dépit de cafouillages initiaux (on est en Orient, tant de discours sont destinés à la consommation intérieure) ; l’alliance d’Israël et des USA est solide comme un roc (dixit Hillary Clinton) ; le système missile anti missiles a bien fonctionné, même si l’on doit l’améliorer. Enfin, le Hezbollah n’a pas bougé, se sachant gravement menacé par Tsahal.

 

Mais le plus gros reste à faire : la paix

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Titre de la noteQue va-t-il se passer à l’UMP ?

Que va-t-il se passer à l’UMP ?

 

Chaque jour qui passe apporte son lot de mauvaises nouvelles pour l’UMP. Hier, c’était la découverte de trois ou quatre bureaux de vote d’outre-mer qui avaient été oubliés et qui donneraient une avance de 24 vois à François Fillon. Aujourd’hui, c’est Fr Fillon qui veut saisir la justice. Auparavant, il demandait de confier la présidence à Alain Juppé…… Ainsi va le monde !

 

L’UMP ne sortira pas unie de cette grave crise, ce qui démontre, à nouveau, que les partis politiques, quels qu’ils soient, n’ont pas un fonctionnement démocratique interne. Il faudra un jour ou l’autre trouver d’autres relais afin de représenter la population.

 

Il y a fort à parier que l’on veut vers uns scission de ce parti. L’idée salvatrice serait deux présidents par alternance : une moitié de mandate pour l’un et une autre moitié pour l’autre. Ou alors refaire les élections, ce serait une honte, véritablement.

 

Mais que faire ? Si les partis ne sont plus en mesure de veiller à la régularité des votes internes comment feront ils pour faire respecter la loi, une fois qu’ils sont au pouvoir ?

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