26/11/2012

Titre de la noteLa crise à l’UMP et Nicolas Sarkozy

 

La crise à l’UMP et Nicolas Sarkozy

 

Décidément, en politique rien ne fonctionne normalement ni partout comme ailleurs. La désintégration de l’UMP (de son propre chef) en est une très bonne illustration, si l’on ose dire. Au lieu de tout remettre à plat et de repartir sur des bases nouvelles, ce qui aurait eu au moins comma avantage de ne pas se donner en spectacle de manière si lamentable, Jean-François Copé s’accroche à un fauteuil avec moins d’une centaine de voix de plus que son rival qui jure mordicus que lui non plus ne lâchera rien.  Pire, qu’il n’hésitera pas à porter l’affaire devant la justice. Vous voyez un administrateur judiciaire à la place du bureau politique de l’UMP ?

 

L’observateur impartial est contraint d’envisager que la carrière politique de ces deux dirigeants politiques est désormais derrière eux. Il n’est pas question ici de prendre parti, ce n’est pas le genre de ce blog, mais il faut bien reconnaître que les hommes politiques, en l’occurrence, se préoccupent plus de leur carrière que des idées qu’ils sont censés défendre. C’est l’intérêt personnel qui prime sur tout le reste, à savoir l’intérêt général.

 

Mais les observateurs commettraient une erreur en se limitant au duo Copé / Fillon alors qu’il s’agit d’un trio Copé-Fillon-Sarkozy. Il est de notoriété publique que l’ancien chef de l’Etat rêve d’avoir sa revanche en 2017 contre François Hollande ; il sait qu’avec M. Copé il pourra revenir et continuera d’avoir un œil sur ce parti qu’il a organisé à sa main et qui lui a permis d’accéder à la magistrature suprême. Avec M. Fillon, les choses se présentent autrement : l’ancien Premier Ministre s’est émancipé de la tutelle d’un président jugé étouffant et qui lui fit avaler tant de couleuvres… L’homme n’est pas du genre vindicatif mais il se dit qu’il aura peut-être un jour rendez vous avec la nation… Au fond, pourquoi pas ?

 

De son côté, M. Copé a compris qu’on ne peut rien faire à l’UMP sans l’aval, même discret, de Nicolas Sarkozy ; il a donc pris soin de dire qu’il s’effacera en 2017 si N.S. décidait de revenir…

 

Que de petits calculs ! En fait, si un Dieu de justice réussissait à redistribuer les cartes de manière équitable, voici, à peu de choses près, ce qu’il ferait : Alain Juppé administrerait l’UMP jusqu’en 2017, en s’engageant à ne pas candidater à la présidence. Tous les candidats pourront se présenter à la primaire de 2016 sauf lui.

 

Mais voilà, les politiques ne se font jamais confiance, ni n’entretiennent d’amitié, seul compte à leurs yeux l’accession au pouvoir. A cet objectif unique ils sacrifient tout le reste ; Ils ne feront pas confiance à Alain Juppé qui pourrait se laisser tenter ou simplement favoriser l’un des candidats. Or, cela mettrait à mal les plans à long terme de NS qui sait qu’il est plus aisé de manœuvrer M. Copé que M. Juppé.

 

Il est curieux que ce dernier n’en ait pas pris conscience précédemment.

 

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