30/10/2012

Titre de la noteLa nature et la campagne électorale aux USA

La nature et la campagne électorale aux USA

 

Nul n’aurauit pu prévoir cette calamité naturelle et ses éventeulles conséquences sur les élections présidentielles aux USA : un éventuel report de l’élection est-il envisageable ? N y aura-t-il pas des recours, quoi qu’il arrive ? La chose doit être envisagée avec sérieux.

 

Même la plus grande puissance mondiale n’est pas à l’abri des violents caprices de la nature. Certes, les USA auxquels nous souhaitons bonne chance en ont vu d’autres et s’en sont tirés avec tous les honneurs. Mais tout de même, quel traumatisme ! Un président en exercice contraint de revêtir en catastrophe ses habits présidentiels, un challenger, si proche du but, contraint lui aussi de s’en remettre au destin. L’imprévu qui règne sans partage.

 

Même les plus pessimistes ne pouvaient pas envisager pareille chose. Les images en boucle des télévision américaines nous laissent pantois. La plus grand ville du monde, la ville qui ne dort jamais, New York, tous feux éteints, victime d’un véritable déluge. Et plusieurs centaines de milliers d’habitants contraints de partir, le temps que la nature se calme.

 

Du jamais. C’est toute la dialectique entre la puissance et la sagesse. Souvenez vous du sociologue Georges Friedmann.

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29/10/2012

Titre de la noteLa fin de la mission de M. Lakhdar Brahimi

La fin de la mission de M. Lakhdar Brahimi

 

Toute la presse, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Syrie, les avis sont unanimes : la mission Brahimi a pris fin et la trêve est enterrée. Ce n’est pas faire offense à ce grand diplomate que de dresser ce constat d’échec : c’est le principe de réalité qui nous dicte ce jugement : en quelques jours, ceux là mêmes où devait avoir lieu cette trêve (houdna) tant espérée, l’observatoire syrien a enregistré près de quatre cents victimes et presque autant de blessés.

 

Pourquoi les puissances occidentales ne font-elles rien pour mettre un terme aux massacres ? Probablement en raison de l’accroissement des djihadistes islamistes qui combattent, de leur côté, l’armée du régime et qui sont nettement mieux armés et mieux organisés que les insurgés. Les Occidentaux sont hantés par une image : que les islamistes arrivent les premiers au palais présidentiel de Bachar et qu’ils hissent leur étendard avant le drapeau des insurgés syriens.

 

Cette crainte nourrit aussi les hésitations des grandes capitales qui ne veulent pas armer suffisamment les rebelles car les armes finissent par se retrouver dans d’autres mains auxquelles elles n’étaient pas destinées. IL suffit de jeter un coup d’œil sur ce qui s’est passé en Libye où les arsenaux de Kaddhafi ont été pillés par des islamistes qui s’en servent pour occuper le nord u Mali.

 

Et le dernier point est la contagion aux autres pays de la zone : le Proche Orient est une véritable poudrière, le régime syrien le sait et cherche à déstabiliser ses voisins. Il n’ose pas encore lancer de provocation à Israël dont les canons à longue portée pourraient réduire en cendres la capitale syrienne. Mais s’il n’a pas d’autre alternative, il le fera.

 

Il y  surtout le Liban et le Hezbollah : hier soir sur al-Arabiya, j’ai suivi la revue de presse internationale qui insistait sur les remous au sein même du parti chiite libanais. Certains au sein même de cette organisation se demandent s’il ne faut pas abandonner Bachar à son triste sort. Or, la tenue des prochaines élections donnera sûrement la majorité au parti de M. Saad Hariri qui ne résistera pas à l’envie de régler ses comptes avec le Hezbollah..

 

L’agenda des forces anti-Bachar au Proche Orient est clair : provoquer la chute du régime syrien, tête de pont de l’Iran dans le secteur, isoler ensuite le Hezbollah au Liban qui sera coupé de son soutien à Damas et de ses sources d’approvisionnement. C’est alors que le Proche Orient cessera d’être un point chaud. Et du coup, les USA pourront se concentrer sur leur adversaire de demain, la Chine.

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28/10/2012

Connaissez vous le restaurant chez Jacky de Natanya ?

Connaissez vous le restaurant chez Jacky de Natanya ?

Sur le kikar de la ville, à gauche en venant de Chez Claude, vous trouvez un restaurant toujours bondé de dîneurs, vous y êtes, c’est bien le restaurant de Jacky, un Israélien ressortissant du Marco. Et la cuisine qu’il sert dans son établissement est effectivement très épicée. Que ce soient les merguez, le poisson ou de la cervelle, du poulet, bref toutes les viandes et  tous les poissons sont très épicés. Ceux que ne supportent pas la cuisine très relevée, prière de s’abstenir.

 

En été, au plus fort de la saison , les gens font la queue pour avoir une place sur la terrasse qui s’étend sur un long et large trottoir. Vous y rencontrerez tous vos amis parisiens du XVIe arrondissement ou d’ailleurs. Mais il faut de la patience et parfois même il y a des loupés puisque les jeunes serveuses, étudiantes qui travaillent pour financer leurs études sont souvent débordées. Et pourtant, les gens viennent, attendent, patientent, s’énervent même parfois. Et ils reviennent. C’est bien mon cas.

 

Le secret de ce succès, c’est probablement le rapport qualité / prix : des portions généreuses, des produits frais et des garçons polis et bien élevés. En fait beaucoup de jeunes filles, notamment Rachel, francophone qui vient d’achever son service militaire.

 

La seule chose que je fais désormais, j’abuse moins du piquant car certains maux d’estomac m’ont ramené à la réalité, à savoir une cuisine bien française d’où toute sauce piquante est absente.

 

Il y a cependant un bémol, l’absence quasi pathologique de dessert, les Israéliens comme les Allemands et les Anglais ignorent cette délicate partie du repas qui vous laisse une saveur sucrée et douce dans la bouche.

 

J’ai aussi remarqué une chose : dans ce restaurant populaire mais propre et bien tenu, les gens boivent surtout de la  bonne bière fraîche, surtout en été et le vin, bon et peu onéreux, est rarement commandé. C’est en général du bon vin Barkaï, ou Merlot ou Cabernet. Ces vins se laissent boire, ce ne sont pas des Bordeaux millésimés mais les priorités sont ailleurs.

 

Connaissez vous ce passage de Voltaire qui reprenait le verset biblique appliqué à Moïse, resté quarante jours sans boire ni manger : l’homme ne vit pas que de pain… Voltaire ajoutait alors : Mais il en vit aussi…

 

Alors, bon appétit.

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27/10/2012

Titre de la notL’Irak, la Russie et les USAe

L’Irak, la Russie et les USA

 

Hier soir, sur Al-jazeera, la télévision du Qatar, j’ai entendu un long reportage sur l’armement que le premier ministre irakien chiite, M. Nouri al-Maliki a acheté en Russie. Avions de combat, hélicoptères de même nature et pièces d’artillerie. La note se monte à près de cinq milliards de dollars. Pour l’Irak, l’un des premiers exportateurs de pétrole et de gaz au monde, ce prix là ne constitue pas de problème. En revanche, les USA ont modérément apprécié cette infidélité que le premier ministre chiite présente comme  un simple souci de diversification des des sources d’approvisionnements afin de ne plus défendre d’un seul fournisseur.

 

Comment les Russes ont-ils réussi une telle percée ? C’est que l’Irak est travaillé par au moins trois préoccupations : maintenir l’unité interne de ce pays qui est en fait une véritable mosaïque d’ethnies et de cultures et assurer la sécurité des frontières et notamment de l’espace aérien. Il n’est pas rare que Turcs et Iraniens fassent des incursions en Irak pour exercer un droit de poursuite visant les séparatistes de ces deux pays voisins. Il fallait donc donner à l’Irak les moyens de se défendre. Un troisième élément ne doit pas être oublié : la Syrie dont les soucis actuels pourraient déborder sur ses voisins, dont l’Irak.

 

Mais toutes ces explications n’ont convaincu ni les Américains ni les Kurdes, ces derniers voyant d’un très mauvais œil l’action de l’actuel premier ministre auquel ils reprochent un penchant pour un certain autoritarisme. Les choses en sont là. Car, après tout, les Kurdes qui renforcent leur autonomie, au point de franchir un jour le pas et de devenir indépendants, redoutent que ce puissant arsenal soit utilisé, le cas échéant, contre eux ou contre d’autres séparatistes.

 

Les relations entre Washington et M. al-Maliki ne relèvent plus de la lune de miel. Il y a un certain temps déjà que les USA voient d’un très mauvais  œil le rapprochement entre Bagdad et Téhéran, redoutant le renforcement d’un arc chiite dans la région. Il n’est donc pas impossible que certains de leurs services encouragent en sous main les velléités indépendantistes des Kurdes ou des Turkmènes, ce qui aurait pour effet immédiat d’affaiblir M. al-Mailiki. Ce dernier a fait condamner à mort pour meurtres l’ancien vice président al-Hachemi, actuellement en fuite. Les amis de ce dernier n’ont guère apprécié un procès aux connotations politiques évidentes.

 

Affaire à suivre : avec sa très courte majorité à l’assemblée et les luttes intestines en Irak, l’avenir de M. al-Maliki parait compromis .

 

Si l’Irak venait à se défaire, ce serait une catastrophe encore plus grande pour la région qui doit déjà subir le contrecoup de la crise syrienne.

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26/10/2012

Titre de la noteLes investissements du Qatar en France

Les investissements du Qatar en France

 

Il y a très peu de temps, des députés français ont demandé la formation d’une enquête parlementaire sur les investissements du Qatar en France. Et hier soir, une chaine française de la télévision a réuni des journalistes pour un débat animé sur ce sujet.

 

Tous ou presque sont tombés d’accord pour dire que le Qatar aimait la France, qu’il préparait l’après-pétrole et qu’il misait sur le développement des pays arabes vers plus de culture, d’ouverture et de tolérance. Et de rappeler que la chaîne al-Jazzera obtenait des interviews des chefs militaires et hommes politiques israéliens. En somme, un gage d’ouverture.

 

Mais de telles informations ne renseignent que partiellement sur les intentions profondes de ce petit émirat du Golfe. Surtout quand on voit que la Qatar  aide les insurgés syriens tout en soutenant les islamistes du nord Mali.

 

Existe-t-il un agenda secret ? Personnellement, j’en doute car les USA qui assurent la défense du petiot émirat veillent au grain. Et la nébuleuse des  organisations caritatives derrières lesquelles se cachent les islamistes sont passées au peigne fin…

 

Reste une hypothèse qui est loin d’être fantaisiste : la volonté d’endiguer le rouleau compresseur iranien. Et c’est peut-être cela le secret du Qatar : endiguer l’Iran et se démarquer de l’Arabie Saoudite dont l’arriérisme religieux peut entraver le progrès.

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25/10/2012

Titre de la noteMais que vient faire le Qatar à Gaza ?

Mais que vient faire le Qatar à Gaza ?

 

Il est vrai que le touche à tout diplomatique et financier de ce petit mais richissime émirat du Golfe surprend, voire même inquiète. Il est aussi vrai que nul ne s’attendait à cette ouverture au Hamas, considéré comme un mouvement peu fréquentable par les Palestiniens de Ramallah et accusé par l’ONU d’être un mouvement terroriste.

 

L’Emir a décidé de se rendre en personne sur place et à annoncer des investissements importants de l’ordre de 400 millions de dollars. Même si la totalité de l’opinion publique occidentale juge cette affaire avec une certaine sévérité, je pense que l’Emir qui joue sur tant de tableaux a dû faire le raisonnement suivant : si l’on veut que le Hamas cesse de se conduire comme il le fait, si l’on veut réunifier les Palestiniens, alors il faut leur donner l’envie de bâtir, de travailler et d’accorder à leurs concitoyens des possibilités de mener une existence meilleure et plus confortable. La décision de l’Emir serait alors dictée par des considérations économiques visant à pacifier la région.

 

Certains vont même jusqu’à dire que la construction de routes, l’établissement d’un grand hôpital, bref la création de certaines infrastructures, devrait favoriser cette paix économique si chère à Benjamin Netanyahou et qui serait le prélude à un règlement politique de tout le conflit du Proche Orient.

 

Il demeure que le jeu en zigzag de cet émirat intrigue les chancelleries occidentales qui savent que tout en soutenant les insurgés syriens,  l’Emir n’oublie pas certains réseaux islamistes, opérant au Mai et en Afrique du nord. S’agit-il de la diplomatie du carnet de chèques par laquelle les monarchies pétrolières du Golfe ont acheté la paix et la sécurité sur leur territoire du temps de Yasser Arafat ? En effet, cela a payé puisque le terrorisme est devenu l’apanage exclusif de certains mouvements extrémistes tandis que la majeure partie des Palestiniens œuvre en paix et vaque tranquillement à ses occupations.

 

C’est bien ainsi, mais cela ne suffit pas à informer complétement sur les intentions profondes de l’émirat en question.

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23/10/2012

Barack Obama va-t-il sortir vainqueur des élections présidentielles ?

Barack Obama va-t-il sortir vainqueur des élections présidentielles ?

 

Il y a un certain nombre d’années, au moins trente ans, un homme politique français, aujourd’hui disparu, avait fait le voyage des Etats Unis d’Amérique et une fois revenu en France , prononça la déclaration suivante : les grands hommes d’Etat se trouvent de ce côté-ci de l’Atlantique… Il s’agit évidemment de Michel Poniatowski, le fidèle lieutenant de Valéry Giscard d’Estaing.

 

On pourrait en dire autant aujourd’hui, surtout après avoir les débats entre les deux candidats à l’élection de novembre. Aucun des deux candidats n’a vraiment l’étoffe de présidents de grande valeur. Nous disons cela, révérence gardée… Et en respectant par avance la décision du peuple américain qui se donnera le président qu’il voudra bien se donner.

 

Barack Obama, de l’aveu de tous, a échoué. Il n’a pas pu rétablir la situation économique prospère de la première économie mondiale, il n’a pas su, non plus, traiter comme il fallait la menace iranienne, plaçant sa réélection au-dessus de l’intérêt sécuritaire des USA et d’Israël, ce qui a produit un terrible effet même sur les monarchies pétrolières du Golfe, attentives aux manigances des Mollahs iraniens.

 

Mitt Romney a l’avantage de la nouveauté, mais n’est guère mieux  considéré. Son inexpérience, sa crispation et ses origines mormones en fait une sorte d’outsider, même  s’il a réussi une performance en rattrapant son rival dans les sondages. Mais certaines bévues soulignent cruellement son impréparation. On pourrait rétorquer qu’il en fut de même pour B. Obama. Mais au fond, les Américains sont ainsi.

 

Pourtant, si médiocre que soit l’élection, ses conséquences auront une portée mondiale, toutes les économies, et notamment celle de la zone Euro étant suspendue aux résultats.

 

Il est grand temps que l’Europe se renforce et s’émancipe d’une inacceptable tutelle qui place dans une position de subordination à l’égard d’une très grande puissance, certes, mais qui se donne pour chef, des hommes qui sont de valeur moyenne.

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22/10/2012

Titre de la noteUn nouveau parti en France, l’UDI ?

Un nouveau parti en France, l’UDI ?

 

Il faut avoir beaucoup de courage et autant de foi en l’avenir pour oser créer un nouveau parti politique en France. Jean-Louis Borloo qui semble avoir le vent en poupe l’a fait avec ses amis. Il entend rassembler le centre droit, par opposition à François Bayrou qui envisage parfois d’autres alliances. Le nouveau parti se dit ami de l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, jadis fondé au forceps par Jacques Chirac.

 

Que faut-il en penser ? De prime abord, il est louable de voir se mettre au service de ses concitoyens et d’aider à déboucher un ciel plutôt bouché. Mais quand on voit les urgences auxquelles le pays doit faire face, on se demande si c’était là une priorité… Encore un parti politique avec des hommes et des femmes qui  jouent des coudes pour être sur la photo ou paraître à la télévision. On se demande même si l’avenir est du côté de la politique ou plutôt du côté des forces économiques, seules aptes, aujourd’hui, à redresser la situation, ou simplement à apporter un début de solution.

 

Il y a un détail, même si cela va au-delà du simple détail, qui retient l’attention aujourd’hui : le sort réservé au rapport de Louis Gallois. Voici un patron de choc, réputé de gauche qui voit les politiques enterrer son rapport avant même sa publication. Et pourquoi donc ? Parce qu’il préconise des mesures qui ne cadrent pas avec la politique des gouvernants… Comme c’est étrange ! On commande un rapport à un homme de qualité et avant même qu’il soit publié, on se dit non lié par ses conclusions.

 

En fait, il y aurait toute une littérature à écrire sur le sort de ces rapports. C’est mieux que le cimetière des éléphants : ce n’est pas la seule gauche qui est concernée, elle vient tout juste de revenir aux affaires, tous les gouvernements ont agi de la sorte. Or il est urgent que les gouvernants, quels qu’ils soient, s’engagent à appliquer les mesures que préconisent les hommes de l’art. Quand commande un rapport à une personnalité, on s’en gage, au moins moralement, envers cette personnalité. Sinon, on ne la met pas à contribution…

 

Si Louis Gallois préconise une baisse des charges et une réduction drastique des dépenses publiques, c’est qu’il a jugé bon de le faire…

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21/10/2012

Les Français et les nouveaux impôts

Les Français et les nouveaux impôts

 

Je voudrais aborder ce sujet qui ne fait as partie de mes compétences habituelles en partant d’un fait vécu hier soir en Normandie. Il a trait à la levée d’impôts nouveaux, nécessaires au redressement économique et financier de la France. On peut comprendre que les Français rechignent à accepter un alourdissement de la fiscalité mais il faut dire, aussi, que la situation est telle que si l’on veut assainir tout en étant juste une telle fiscalité s’impose, au moins temporairement.

 

Alors de quoi s’agit-il ? Hier soir, nous étions dans un établissement que nous fréquentons depuis des années en Normandie. En prenant la commande, la femme du patron qui est aussi le chef du restaurant, nous a prévenu de la fermeture prochaine, durant trois mois… de son restaurant.

 

Le raisonnement était simple mais inquiétant pour ce qui est de la mentalité des classes moyennes : comme les gens dépensent de moins en moins et comme la fiscalité se fait de plus en plus lourde, le couple de restaurateurs a décidé de réduire son activité, donc ses impôts puisque le travail est de plus en plus taxé. Du coup, à quoi bon continuer de travailler pour, dirent-ils, alimenter els caisses de l’Etat…

 

Je ne m’attendais guère à une telle réaction de la part de bons Français, courageux et travailleurs qui ont, pour la première fois de leur vie, fait ce raisonnement : si on travaille toute l’année, le chiffre d’affaires est tel qu’on travaille pour l’Etat… Donc, pensent-ils, épargnons nous, travaillons moins, réduisons l’activité et attendons de voir…

 

Si cette attitude venait à se généraliser, les recettes fiscales de l’Etat iraient en s’amenuisant et cela ne ferait l’affaire de personne puisque nous attendons désespérément la croissance. Et avec une telle mentalité ce ne sera pas pour demain !

 

On dit bien que trop d’impôts tue l’impôt. C’est vrai. Mais cela risque aussi de casser la dynamique du pays. Si les avocats, les médecins, les ingénieurs, les professeurs en faisaient autant, où serions nous ?

 

Il faut se ressaisir.

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L’assassinat du général libanais Wassam am-Hassane, chef de la sécurité intérieure à Beyrouth

L’assassinat du général libanais Wassam am-Hassane, chef de la sécurité intérieure à Beyrouth

 

Ce qui s’est passé hier ou avant-hier dans la capitale est un drame sans nom. Non seulement un fidèle serviteur de l’Etat libanais souverain a été tué dans un attentat qui a coûté à tant d’autres personnes et fait près d’une centaine de blessés, mais en plus il ravive des craintes que l’on croyait oubliées : le retour de l’instabilité chronique qui a fait du Liban un pays ravagé par les factions qui l’ont conduit à sa perte avant que des hommes politiques courageux ne réussissent enfin à redresser la situation.

 

Aucun doute ne subsiste sur l’identité des meurtriers ni sur celle de leurs commanditaires : il suffit de rappeler que le défunt général, proche de Saad Hariri, avait arrêté un ancien ministre libanais, retour de Damas, avec dans sa voiture des explosifs. Comme l’affaire est encore en enquête, il vaut mieux s’en tenir là, mais on peut se demander à qui profite le crime. Inutile de chercher très loin, ce sont les mêmes forces obscures qui défendent au Liban les intérêts de la Syrie et ne reculent devant rien pour parvenir à leurs fins.

 

Ce qui apparaît au grand jour, c’est que le régime syrien aux abois cherche à déstabiliser son voisin libanais afin de l’entraîner dans sa chute et, au final, de provoquer une déflagration régionale, qui lui permettrait alors de sortir de son isolement et de retourner la situation à son avantage. Pauvres illusions !

 

Mais entre temps, ce pauvre Liban paie une lourde facture.

 

La révolution syrienne bat son plein et ne s’arrêtera pas là. Mais le Liban devra absolument de libérer des suppôts des Syriens qui minent son intégrité et bafouent sa souveraineté. Comment de temps durera encore le régime syrien ? Ceux qui prévoyaient sa chute dans un avenir prévisible se sont trompés.

 

Il est temps de changer de stratégie…

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