30/09/2012

La fête de soukkot, ce soir, dimanche 30 septembre à partir de 19h 30.

La fête de soukkot, ce soir, dimanche 30 septembre à partir de 19h 30.

 

 Tout comme la ronde des saisons, les fêtes juives de Tichri s’achèvent avec la joie de Soukkot, la fête d’une humanité réunie autour de la crainte et de l’amour de D-. Nous sommes passés de la solennité de Rosh ha-Shana à l’austérité de Yom Kippour, et nous en venons, enfin, à la joie de Soukkot qui symbolise le destin providentiel du peuple d’Israël : si les lois de l’histoire avaient fonctionné à plein, nous dit un passage talmudique, les juifs auraient dû être balayés par les vicissitudes de leur propre histoire. Mais D- en a décidé autrement : il compare le destin de ce peuple à la frêle constitution de cette cabane couverture de verdure d’où tout métal ferreux doit être absent, symbole de l’abandon confiant à Dieu. Qu’il pleuve ou qu’il vente, que le toit de la soukka soit soudain emporté par une rafale de vent, peu importe, la providence divine est censée être là pour assurer la protection de ceux qui s’abritent sous elle.

 

La soukka, c’est la Providence divine. Elle semble absente ou simplement lointaine, mais le plus souvent elle agit, même si, au cours de l’histoire juive récente, un homme comme Martin Mordekhaï Buber a pu parler de l’éclipse de Dieu.

 

Les sages du talmud ont développé tout un traité éponyme sur cette question de la soukka. Il y a ce fameux bouquet festif  (tige de palmier, cédrat, branche de saule et de myrte) Si l’on veut dire la vérité, il faut bien reconnaître que la signification symbolique de ces quatre espèces demeure inconnue ou s’est probablement perdue. Alors, les talmudistes ont suppléé à ce manque par une interprétation éthico-pyschologique en mettant au centre du débat l’unité intrinsèque du peuple d’Israël.

 

En constituant un bouquet festif à partir de ces quatre espèces issues du monde végétal, on lie ensemble les différentes strates supposées du peuple juif ou simplement du genre humain. Le philosophe allemand Kant aurait parlé de la capacité liante du concept, ici on parle de la responsabilité collective où chaque membre du peuple d’Israël prête ce qu’il a à son frère moins bien doté que lui.

 

Ainsi le fruit, le cédrat a à la fois une odeur et une saveur, d’autres sont inodores et insipides, d’autres , enfin, ont soit l’un soit l’autre. Mais ensemble, ils constituent un tout acceptable. Quelle belle leçon de tolérance et qui brise cette arrogance intellectuelle dont nous nous rendons parfois coupables, sans nous en rendre vraiment compte.

 

Si je voulais en tirer une leçon d’anthropologie sociale, je dirais que nous tenons ici un bel exemple de solidarité humaine : celui qui dispose de tout doit céder un peu de ce qu’il a à ceux qui n’ont rien, ceux qui sont imparfaits doivent pouvoir compter sur ceux qui sont mieux lotis qu’eux. Et réciproquement.

 

Un dernier exemple : le talmud évoque l’étonnement des peuples idolâtres qui reprochent à D- d’avoir scandaleusement favorisé le peuple d’Israël en le guidant et ne le gardant de tant de dangers. Le talmud dit qu’en prenant connaissance de cette doléance, Dieu partit d’un grand éclate de rire, rappelant que la soukka a été construite en plein désert qui n’appartient à personne,  et donc reste accessible à tout le monde. Ceux qui veulent s’y abriter sont les bienvenus, mais pour cela il faut la foi en D-. Le talmud souligne que jamais, au grand jamais, quelqu’un qui est en quête de D, n’est revenu bredouille. Pour la bonne raison qu’il siège au plus profond du cœur de chacun : reviens vers ton cœur et l’Eternel ton D reviendra vers toi…

 

La Révélation eut lieu, elle aussi, dans le désert. A la portée de tous.

 

Maurice-Ruben HAYOUN

In Tribune de Genève du 30 septembre 2012

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29/09/2012

Jean-François Copé et le «racisme anti-blanc»

 

Jean-François Copé et le «racisme anti-blanc»

 

Cela devait arriver. Depuis des années, on sentait gonfler cette vague des petits Français, ceux qui se plaignent de ne pas être entendus par les pouvoirs publics et qui vivent au contact de ces populations venues de l’étranger et aux mœurs desquelles ils sint confrontés dans leur vie de tous les jours, dans les cités, les immeubles, les rues et les écoles. Telle est la situation objective, même si nous devons tous unir nos efforts pour que la communauté nationale ne dégénère pas en groupes communautaristes et que le racisme et la xénophobie finissent par reculer en France.

 

Ce qui est nouveau, ce sont les déclarations de Jean-François Copé, ancien ministre et secrétaire général de l’UMP, le parti de l’ancien président Nicolas Sarkozy. Selon M. Copé il y aurait dans ce pays un «racisme anti-blanc» nourri par des immigrés issus d’autres cultures et d’autres continents qui finiraient par rendre impossible la vie de clames et paisibles citoyens qui sont pourtant chez eux en tant que Français.

 

Cette déclaration, fortement médiatisée, a suscité bien réactions mais a aussi réveillé des craintes et des appréhensions puisque 56% des Français interrogés ont apporté leur soutien à M. Copé. Ce pourcentage est énorme et devrait donner l’alerte aux pouvoir publics dont certaines franges de l’électorat dénoncent ce qui leur apparaît comme une négligence et un coupable laisser-aller. On signale, en passant, l’initiative prise par des riverains phocéens qui se sont fait justice eux-mêmes en évacuant manu militari un camp de gens du voyage, au motif que leurs appels à la police n’étaient pas entendus et en raison de la recrudescence des vols et des cambriolages…

 

Comment interpréter en terme de sciences politiques ces réactions qui émanent des couches populaires de ce pays ? Le premier constat, celui qui s’impose le plus, est que le système d’intégration ne fonctionne plus. Il ne faut pas tenter de l’amender, il faut en changer, la France doit changer de politique d’immigration. Elle doit muscler sa politique de la ville, ne plus donner la nationalité française au premier venu. Ceux qui veulent rejoindre la communauté nationale doivent en donner la preuve : pas d’exclusivisme religieux, obéissance à la laïcité, acquisition de la langue française et des mœurs de ce pays, fidélité à la France, à son peuple et à son armée (méditez le cas de Mohammed Méra), en une phrase ne pas se contenter d’habiter en France pour les minima sociaux mais y VIVRE, s’identifier à son histoire.

 

Telle est la pensée des 56% de citoyens français qui se sont reconnus dans les déclarations de Jean-François Copé. Soit. Mais comment faire pour éviter des heurts et des confrontations ?

 

Il faut mettre plus d’ordre dans les cités et les banlieues. Les gens ne doivent plus se sentir abandonnés, livrés à leur triste sort. Un habitant d’une banlieue située en Seine Saint Denis a tenu à l’auteur de ces lignes un discours tel sur la commune où il vit que je n’ose le résumer ici. Tout y est passé : le bruit, les odeurs, la drogue, le niveau à l’école, l’ambiance dans les rues. Il m’a même dit que dans sa ville, il n y avait plus un seul restaurant… français !

 

Cet homme, un retraité paisible des PTT fait certainement partie des 56%. Il faut veiller à ce que ce score ne soit jamais atteint par un célèbre parti d’extrême droite.

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28/09/2012

Benjamin Netanyahou et la bombe iranienne

Benjamin Netanyahou et la bombe iranienne

 

Le monde entier a suivi la démonstration de B. Netanyahou hier à New York au siège de l’ONU, alors que se tenait l’assemblée générale. Le premier ministre israélien a fait une démonstration qui était à la juste claire et univoque : il faut une ligne rouge aux Iraniens, faute de quoi leur potentiel nucléaire sera détruit. Telle est la position de l’Etat d’Israël.

 

Petite rétrospective : depuis son existence ou plutôt sa renaissance, l’Etat d’Israël, marqué les aléas tragiques de l’histoire juive, n’a jamais confié sa sécurité à d’autres. L’exemple le plus terrifiant fut le bombardement d’un navire espion américain qui croisait dans une zone d’opérations de l’armée de l’air : il fut bombardé deux fois en piqué, causant la mort de plusieurs marins US. Israël s’est excusé mais agira de nouveau de la sorte si besoin est… C’est triste, d’autant que les USA sont, après D-, le meilleur allié de l’état juif.

 

Cette menace est grave et il faut la prendre au sérieux. Il n’est pas exclu que l’actuel président US fasse volte face et lance une action préventive, surtout si les Israéliens décident d’en faire autant.

 

La guerre n’est pas jamais mais comme le disait la citation célèbre, c’est la poursuite de la diplomatie par d’autres moyens. Il est indéniable que l’Iran des Mollahs s’est engagé depuis des années sur sentier dangereux, menaçant publiquement et à maintes reprises d’annihiler Israël. Le président iranien l’a redit hier à la tribune de l’ONU. Même le leader palestinien a été moins virulent à cette même tribune, reconnaissant l’existence d’Israël et affirmant ne pas vouloir délégitimer qui que ce soit.

 

Décidément, le proche orient ne connaître donc jamais la paix. Est ce une malédiction divine ou simplement une faillite du penser humain ? Je crains fort que lorsque les bombes s’écraseront sur les sites nucléaires, toutes nos spéculations seront tardives et dépassées.

 

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27/09/2012

Il faut intervenir au Mali

Il faut intervenir au Mali

 

Certes, les pays africains ne peuvent toujours pas assurer seuls  leur sécurité intérieure ou extérieur ; certes, ils ne peuvent toujours pas pourvoir à leurs besoins économiques et parfois pas même alimentaires. Portant, il faut les aider, car même s’ils n’assument toujours pas leur indépendance, il n’est pas question de les replacer sous la coupe d’une autre souveraineté.

 

Ce qui se passe ou s’est passé au Mali est paradigmatique. Voici un pays dont l’armée est composée de putschistes, qui a tenté de renverser un gouvernement démocratique et qui, désavouée par le monde entier, se voit confier la tache de libérer le nord de la patrie occupé par des islamistes. Comment voulez vous aider une telle armée, voire lui adjoindre des troupes étrangères , même si elles opèrent sous le chapitre 7 de la charte des Nations Unies.

 

La France est pour une intervention qui finira bien par se produire, mais il faut bien savoir que le fer de lance que la reconquête ne sera pas l’armée malienne mais un groupe de soldats d’Afrique noire et d’Afrique du nord, vertébrés par les Occidentaux. Tout le monde est d’accord sur un point : on ne peut pas laisser un foyer d’intégrisme se développer dans cette région du monde. Le seul pays capable de pallier ce manque d’argent et de matériel n’est autre que l’Algérie.

 

Se laissera t elle entraîner dans cette intervention, elle qui refuse que des forces étrangères se mêlent de ses affaires ? Portant ni la Mauritanie ni le Niger, ni le Burkina Fasso, ni le Tchad ne sont en mesure de faire face.

 

C’est de nouveau l’Europe et les USA qui devront suppléer à ces carences.

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25/09/2012

Kippour, le jour de grâce de l’humanité messianique…

Kippour, le jour de grâce de l’humanité messianique…

 

Cette phrase n’est pas de moi mais de Hermann Cohen, un éminent philosophe judéo-allemand qui fonda l’école néo kantienne de Marbourg. Je l’avais lu lorsque je traduisais un florilège de ses Ecrits juifs pour les éditions du Cerf sous le titre L’éthique du judaïsme.

Hermann Cohen, mort en 1918, rêvait d’unir en sa personne la germanité et la judéité. Il eut la chance de quitter ce monde en 1918 car sa femme, qui lui survécut, fut déportée et tuée par les Nazis alors qu’elle avait plus de 85 ans !

Kippour veut dire propitiation et yom ha-kippourim signifie donc jour des propitiations, mot qui a aussi donné le propitiatoire, en hébreu kapporét..

En ce jour où culmine la spiritualité juive, Dieu est censé accorder à l’humanité la rémission de ses péchés. Par rapport à rosh ha shana, c’est une sorte de cour d’appel ou de cassation : qui n’a pas obtenu sa grâce à kippour, n’aura plus de séance de rattrapage. C’est une élection à deux tours : si vous manquez votre but dix jours avant, il faut que yom kippour vous sauve, sinon adieu !

Le jour de kippour, cette année le 26 septembre, on lira vers 15-16 heures le passage du livre du Lévitique qui énumère les unions charnelles illicites. Le judaïsme ne plaisante pas avec ces choses là. Selon la Bible il existe un certain nombre de nudités qu’il est interdit de découvrir : c’est la formulation même des textes.

Au plus fort de la journée consacrée à des prières et à des confessions publiques et privées, on répète le rituel du Grand prêtre dans le Saint des Saints : je dois dire que cette prière m’a toujours fortement impressionné car au moins quatre fois nous nous prosternons face contre terre et nous ne nous relevons qu’une fois que le Grand Nom du Dieu d’Israël est invoqué : je dis invoqué et non prononcé car le Nom divin est invocable mais imprononçable…

Au cours de l’après-midi on lit le livre de Jonas, ce prophète colérique mais naïf qui avait oublié que le Dieu qu’il aime est avant tout un Dieu miséricordieux, amoureux du genre humain, prompt non pas à la colère mais au pardon. C’est un magnifique plaidoyer en faveur de la miséricorde divine qui se substitue à la rigueur et aux forces implacables du jugement. Ninive ne sera pas détruite, ses milliers d’habitants ne seront exterminés car tous, le monarque en tête, ont fait acte de repentir. Et leur repentance a été agréée.

Kippour, c’est la journée du repentir réussi.

Sigmund Freud, qui, quoique né juif, a toujours été insensible au sens de la prière et du culte religieux a stigmatisé cette adresse des orants à Dieu comme on s’adresse à un père. Et quel mal y a t il à cela ?

Dans la prière on dit bien : à l’instar d’un père qui a pitié de ses enfants, préserve nous, Seigneur !

Contrairement à Franz Rosenzweig qui alla visiter un petit oratoire polonais dans le quartier juif de Berlin vers 1920, Freud, lui, a totalement ignoré l’héritage de ses pères.

Ce n’est pas nécessairement un progrès.

 

Maurice-Ruben HAYOUN

 

In Tribune de Genève

Du 26 septembre 2012

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Titre de la noteQue cherche donc le Qatar en France ?

Que cherche donc le Qatar en France ?

 

Depuis quelques jours, toute la presse se pose la question. L’attention de cette dernière s’était portée sur cette question depuis que ce petit pays, pas plus grand que la Corse, coincée entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, multipliait les investissements dans le pays de Molière, achetant palais, hôtels et autres châteaux. Depuis, on avait vu l’émir du Qatar siéger  à la tribune officielle lors du défilé du 14 juillet. On avait même noté l’étrange proximité entre l’ancien président et ce même émir dont l’un des fils avait même été admis dans l’une des plus prestigieuses académies militaires de France.

 

Mais ce qui semble avoir été la dernière goutte d’eau, c’est la création d’un fonds franco-qatari destiné aux banlieues, donc à une certaine population et à une certaine confession.  En théorie, il n’y a là rien d’anormal mais quand on replace cette action dans un contexte plus large, on s’interroge sur le principe qui gît au fondement de cette multitude d’actions.

 

Tout d’abord, pourquoi la France ? A cette question, les observateurs répondent que les investissements de ce pays riche en gaz sont aussi très présents dans l’ancienne puissance coloniale, la Grande Bretagne. Ils sont aussi présents aux USA qui veillent sur la sécurité du pays, tout comme ils le font sur ce puissant voisin et ami, l’Arabie saoudite. Donc, pas de focalisation particulière sur la France.

 

Mais ce dernier fonds qui s’occupe presque (je dis bien presque) exclusivement des banlieues où l’islamisme semble devoir s’implanter, suscite des interrogations. Même si les fonds de l’Etat sont aussi présents, cette participation qatari ne laisse pas d’étonner. Comment se fait-il qu’un pays étranger contribue au développement d’un secteur bien précis ? A cette question, les intéressés répondent qu’ils se sont jadis rendus dans ce petit pays et ont soumis une quantité de projets à l’émir lequel aurait été séduit et aurait pris la décision de leur venir en aide.

 

Mais même dans ce cas une question continue de se poser : pourquoi le Qatar et pourquoi les banlieues ? La réponse selon laquelle d’autres zones, notamment rurales, sont concernées et verront leur développement stimulé ne répond pas entièrement à la question. On en vient même à se demander si le rôle n’est pas réduit à la seule tache de gérer la pénurie tout en donnant l’impression de décider de tout. Quand le carburant manque, la voiture n’avance pas, même si l’avertisseur sonore continue de fonctionner.

 

Prudence.

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24/09/2012

TitreParis, une ville sûre ? de la note

Paris, une ville sûre ?

 

Depuis quelque temps, les réglements de compte se multiplient dans certaines grandes agglomérations françaises. En tête de ce triste palmarès se touve hélas Marseille où les assassinats en pleine rue ont atteint des porportions plus qu’inquiétantes. Il y a assurément des causes à cela, notamment toute une population confinée dans les cités, rejetée du monde du travail. Même si tous les problèmes ne viennent pas de l’extérieur des cités, mais souvent des cités elles mêmes et des populations spécifiques qu’elles abritent, il faut se pencher sur ce grave problème qui réduit un pourcentage sans cesse croissant de gens à une vie marginale, à donc à sombrer dans la délinquance.

 

Il y a de cela de nombreuses années, un homme politique d’extrême droite avait dénoncé cette dérive de la politique de la ville, alertant sur des concentrations homogènes dans de véritables ghetto qui ne disaient pas leur nom… Il avait même parlé d’une cinquième colonne qui finirait par s’armer et par mettre en péril la quiétude la nation.

 

Pour lui infliger un démenti, il faut maintenant saisir le taureau par les cornes et agir sans plus tarder. Comment faire ? Tout d’abord, retrouver les coupables de ces assauts meurtriers en pleine rue et en plein jour. Or, la police met de plus en plus de temps pour cela. Ce n’est pas un bon signe car on laisse le sentiment d’insécurité gagner la population, notamment dans les quartiers et les cités.

 

Mais la police, à elle seule, ne peut pas tout faire. Il faut donc s’en prendre aux flux migratoires : comment peut on admettre chez soi des gens qu’on ne peut pas intégrer ni nourrir et encore moins soigner ? Comment admettre en Europe des familles nombreuses, démunies et qui ne viennent que pour bénéficier des minima sociaux ? Certes, toute société civilisée se doit de se porter au secours de gens ayant besoin d’aide. Mais on peut le faire chez eux, en leur portant secours chez eux et en les y fixant.

 

Les règlements de compte qui se multiplient en raison de la prolifération d’armes de guerre font très mauvaise impression. C’est la réputation même des villes de France qui est en jeu. Il faut saisir toutes ces armes introduites illégalement dans le pays. Et aussi mettre fin au trafic de drogue, source de tous les maux.

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23/09/2012

TLimites du discours politique : la saturation…itre de la noteLimites du discours politique : la saturation…

Limites du discours politique : la saturation…

 

C’est un peu un coup de gueule, on est rassasié du discours politique d’où qu’il vienne. Quand voit ce qui se dit du matin au soir, on se demande vraiment à quoi pensent les hommes politique, de l’extrême droite à l’extrême gauche . Prenez l’exemple de ce week end pa rexemple : Marine Le pen qui parle de la kippa qu’elle met sur un même pied d’égalité que le voile islamique, jean-Luc Mélenchon qui attaque le traité européen, les gens de l’UMP qui se disputent pour faire élire leur champion. Et quand le vacarme de l’élection sera passé, ils nous diront qu’ile s’aiment et sont unis.

 

Pendant le fanatisme et l’intégrisme religieux se déchaînent, la crise économique dévaste des région entières d’Europe, le chôma croît à vue d’œil et pendant ce temps les hommes politiques font leur discours tranquillement, comme si de rein n’était.

 

Vivent ils sur la même planète que nous ? Ont ils quelque égard pour le peuple qui les a désignés ou élus ? On peut se poser la question.

 

Enfin, tout autre chose : je félicite les électeurs du canton de Berne qui ont la tête sur les épaules et qui ont refusé de changer soudainement le régime fiscal des étrangers qui vivent chez eux.

 

Comme quoi, la Suisse ce n’est pas si mal.

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20/09/2012

L’ordination de rabbins à Cologne : Le discours du ministre allemand des affaires étrangères, M. Guido Westerwelle

L’ordination de rabbins à Cologne :

Le discours du ministre allemand des affaires étrangères, M. Guido Westerwelle

 

Depuis le débat stérile autour de la pratique de la circoncision en Allemagne, les choses devaient être remises à leur juste place : c’est ce que vient de faire l’intelligent et très adroit ministre allemand des affaires étrangères, M. Guido Westerwelle lors d’une cérémonie d’ordination de rabbins dans la communauté de Cologne. Ce discours fera date pour deux raisons : d’abord parce qu’un ministre fédéral s’adressant à ses compatriotes juifs leur dit qu’ils sont chez eux en Allemagne, près de soixante-dix après la fin de la seconde guerre mondiale ; et ensuite parce qu’une certaine normalité était souhaitable dans les relations si passionnelles entre la judéité et la germanité depuis des siècles.

 

Le ministre a ouvert son discours par un rappel historique : c’est dans cette ville symbole que  commença la présence juive en terre d’Allemagne. De tout temps, et malgré les expulsions successives et les accusations de toutes sortes, Cologne a toujours été un centre de vie et de culture juives prospères. Le plus ancien document attestant cette présence remonte, nous dit le ministre au début du IVe siècle (321).

Après la sanglante coupure imposée à la vie juive par les Nazis, on assiste désormais à un renouveau de la vie communautaire de l’autre côté du Rhin. Ceux qui ont étudié le science du judaïsme (Wissenschaft des Judentums) savent combien nous sommes redevables à la science et la méthode historico-critique allemandes qui ont permis au judaïsme de mieux connaître son histoire et de mieux s’appréhender et se présenter (jüdische Selbstdarstellung).

 

Aujourd’hui, alors que la présence juive dans ce pays se limitait à une présence muséale, plus de cent mille personnes se déclarant juives vivent sur le territoire, disséminées dans plus d’une centaine de communautés. La meilleure preuve d’une renaissance nous est livrée par cette cérémonie d’ordination de rabbins, la première depuis si longtemps.

S’adressant directement aux rabbins nouvellement confirmés dans leurs fonctions pastorales, le ministre a dit sa fierté et sa joie de vivre ce renouveau. Tant de rabbins éduqués en Israël, aux USA, en Russie ou en Ukraine, reviennent s’établir en Allemagne, jetant les bases d’une nouvelle vie juive.

 

Wir wollen blühendes jüdisches Leben in Deutschland : nous voulons une vie juive florissante dans notre pays, a dit le ministre, ajoutant allusivement que cela impliquait qu’il n’y aurait aucune restriction juridique, d’aucune sorte, à la pratique juive. Je me permets d’ajouter qu’il fallut toute la bêtise et l’inconscience de quelques juristes pour oser déclarer illégale une pratique multimillénaire qui gît au fondement même de la religion mosaïque. Et dans ce contexte, l’intervention de M. Westerwelle était à la fois nécessaire et suffisante.

 

Le ministre a aussi stigmatisé l’attitude de ceux qui, par ignorance, assimilent la circoncision à une mutilation ou la mettent sur un même pied d’égalité que l’excision. Pour rassurer son auditoire, il a aussi nommément cité l’Iran qui commettrait l’inacceptable en se dotant de l’arme nucléaire.

 

Le chef de la diplomatie allemande a aussi évoqué l’émotion qu’il a éprouvé en considérant le titre des Mémoires de l’ancien président du Zentralrat Paul Spiegel : De nouveau chez nous ? (Wieder zu Hause ?) L’ancien dirigeant communautaire avait fait part de son émotion suite aux débordements de groupes d’extrême droite qui n’avaient pas été fortement réprimés par les autorités. Le ministre souligne que les juifs doivent se sentir chez eux en Allemagne. Il ajoute même que les familles juives ne doivent pas se considérer comme une minorité protégée, mais comme des citoyens à parte entière. Nous les voulons comme au centre même de notre société
wir wollen sie in der Mitte unserer Gesellschaft. Allusion probable à la forte présence intellectuelle et  scientifique juive durant la période de l’entre deux guerres.

     J’espère, en ma qualité de spécialiste de l’histoire intellectuelle et de la philosophie judéo-allemande que de l’autre côté du Rhin revivra une authentique renaissance juive, consciente de ses idéaux universalistes , en paix avec elle-même et avec son entourage.

 

Maurice-Ruben HAYOUN

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Entre Rosh ha-Shana et Kippour

Entre Rosh ha-Shana et Kippour

 

La tradition juive nomme les solennités du mois de tichri, les journées formidables ou redoutables : yamim nora’im. Allusion à la crainte de Dieu qui doit inspirer tous nos actes Ce sont des fêtes au cours desquelles l’homme juif procède à un examen de conscience plutôt approfondi. Il fait une sorte de bilan de l’année écoulée. Comme la nature humaine est pécheresse sans être inéluctablement mauvaise, on trouve forcément des choses à améliorer.

 

Entre le Nouvel An et Kippour s’écoule une dizaine de jours. C’est une sorte de session de rattrapage. Au cours de ces dix jours, dits la décade de la repentance (assérét yemé teshouva), les cas tangents sont examinés favorablement par le tribunal céleste. C’est donc, en termes philosophiques ou théologiques, une invitation à s’amender en bout de course. Cet esprit est d’ailleurs incarné par le livre du prophète Jonas qui montre que, contrairement à l’homme qui ne se laisse pas fléchir, Dieu est sensible aux prières des humains et annule les funestes décrets qui menacent l’avenir de cités entières.

 

C’est donc, en principe, au lendemain de kippour, une humanité régénérée qui émerge de la rigueur des actes de contrition et de repentance. Ensuite intervient, quelques jours plus tard, la joie de soukkot, ce symbole de la fragilité du destin juif, un destin que les lois du devenir historique auraient conduit à la destruction et à la disparition, n’était la bonté divine qui a étendu sa main protectrice sur ce peuple persécuté. La soukka, la cabane sous laquelle l’Eternel a abrité son peuple lors de la traversée du désert.

 

En fait, ces rites sacrés portent en eux le germe d’une conduite éthique. Il est bon que l’homme, quelle que soit sa dénomination religieuse, se livre à une introspection et à un examen de conscience. Sa nature hybride l’expose aux risques de la tentation d’être injuste ou même parfaitement inique.

 

Mais les principes éthiques restent partout les mêmes, que l’on croie au ciel ou que ‘on n’y croie point…

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