25/09/2012

Titre de la noteQue cherche donc le Qatar en France ?

Que cherche donc le Qatar en France ?

 

Depuis quelques jours, toute la presse se pose la question. L’attention de cette dernière s’était portée sur cette question depuis que ce petit pays, pas plus grand que la Corse, coincée entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, multipliait les investissements dans le pays de Molière, achetant palais, hôtels et autres châteaux. Depuis, on avait vu l’émir du Qatar siéger  à la tribune officielle lors du défilé du 14 juillet. On avait même noté l’étrange proximité entre l’ancien président et ce même émir dont l’un des fils avait même été admis dans l’une des plus prestigieuses académies militaires de France.

 

Mais ce qui semble avoir été la dernière goutte d’eau, c’est la création d’un fonds franco-qatari destiné aux banlieues, donc à une certaine population et à une certaine confession.  En théorie, il n’y a là rien d’anormal mais quand on replace cette action dans un contexte plus large, on s’interroge sur le principe qui gît au fondement de cette multitude d’actions.

 

Tout d’abord, pourquoi la France ? A cette question, les observateurs répondent que les investissements de ce pays riche en gaz sont aussi très présents dans l’ancienne puissance coloniale, la Grande Bretagne. Ils sont aussi présents aux USA qui veillent sur la sécurité du pays, tout comme ils le font sur ce puissant voisin et ami, l’Arabie saoudite. Donc, pas de focalisation particulière sur la France.

 

Mais ce dernier fonds qui s’occupe presque (je dis bien presque) exclusivement des banlieues où l’islamisme semble devoir s’implanter, suscite des interrogations. Même si les fonds de l’Etat sont aussi présents, cette participation qatari ne laisse pas d’étonner. Comment se fait-il qu’un pays étranger contribue au développement d’un secteur bien précis ? A cette question, les intéressés répondent qu’ils se sont jadis rendus dans ce petit pays et ont soumis une quantité de projets à l’émir lequel aurait été séduit et aurait pris la décision de leur venir en aide.

 

Mais même dans ce cas une question continue de se poser : pourquoi le Qatar et pourquoi les banlieues ? La réponse selon laquelle d’autres zones, notamment rurales, sont concernées et verront leur développement stimulé ne répond pas entièrement à la question. On en vient même à se demander si le rôle n’est pas réduit à la seule tache de gérer la pénurie tout en donnant l’impression de décider de tout. Quand le carburant manque, la voiture n’avance pas, même si l’avertisseur sonore continue de fonctionner.

 

Prudence.

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