09/09/2012

Que peuvent faire les politiques face à une situation économique si calamiteuse ?

Que peuvent faire les politiques face à une situation économique si
calamiteuse ?

C’est la question que l’on peut, que l’on doit se poser si l’on veut
apporter un élément objectif à la description des bouleversements qui
nous entourent. C’est l’imminente intervention du chef de l’Etat
François Hollande qui nous incite à en parler. Mais une remarque
préliminaire s’impose : les media jouent un rôle trop grand dans cette
affaire et l’on peut dire que ce sont les sondages qu’ils ont publiés
qui forcent la main au président. Quel que soit le journal que vous
ouvrez, tous je fis bien tous en appellent au chef de l’Etat et
demande qu’il prenne la parole. En soi, ce n’est pas un mal, mais tout
de même, cela finit par s’interroger sur qui détient vraiment le
pouvoir dans nos démocraties. La presse ou les élus ?

Il y a évidemment le cas de la Grèce qui sert de repoussoir. Personne,
aucun pays ne veut connaître ce sort peu enviable où les habitants
d’un pays européen, civilisé et cultivé voit sa marge de manœuvre
fondre à vue d’œil, de jour en jour. Et ce n’est pas fini car on leur
demande encore des sacrifices.

Deux autres pats font l’objet d’inquiétudes renforcées, l’Espagne et
l’Italie. Mais  ici aussi on se pose la question : que font les
politiques ? Pourquoi n’ont-ils pas dit la vérité à leurs concitoyens
? Pourquoi tardent ils à demander l’aide de la BCE et du FMI ? Au
fond, l’idée d’inscrire la règle d’or dans la constitution n’était pas
si bête mais les politiques l’ont refusée car cela leur liait les
mains et ils ne pourraient plus vendre à leurs électeurs des
programmes irréalistes.

Le problème est que si l’Espagne et l’Italie s’effondrent, ce sera
après le tour de la France. D’où l’importance cruciale de
l’intervention télévisée ce soir du chef de l’Etat.

D’après le JDD, généralement bien informé ou ayant bénéficié d’une
fuite bien calculée, le président devrait annoncer des mesures
fiscales peu enthousiasmantes. D’ailleurs, que pourrait-il faire
d’autre ?

En fait, les hommes politiques ne sont pas les seuls responsables :
cela fait des décennies que les citoyens que nous sommes ne voulaient
pas s’entendre dire que nous vivons tous à crédit, que le modèle
social ne peut pas s’étendre indéfiniment et que la mentalité doit
changer.

Pour changer, les êtres humains que nous sommes ont besoin de temps.
Le temps, c’est ce dont personne ne peut disposer indéfiniment.

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