07/09/2012

Le sauvetage de la zone Euro, enfin !

 

Le sauvetage de la zone Euro, enfin !

 

On peut tout reprocher à M. Mario Draghi, notamment son passage remarqué à la banque Goldmann-Sachs et je ne sais quoi d’autre, mais la mesure qu’il vient d’annoncer sans la moindre ambiguïté est capitale : la BCE rachètera toutes les dettes souveraines sans limitation aucune.  On peut dire que l’Euro sera sauvé désormais, à condition toutefois que les pays mettent ce répit bienvenu à profit pour assainir leurs économies et cesser de vivre indéfiniment à crédit.

 

Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Probablement parce que la Bundesbank faisait les gros yeux et elle avait raison. D’un autre côté, si une telle mesure n’était pas prise, l’Euro partait en fumée, sous les coups de boutoir des spéculateurs. Désormais, les spéculateurs savent qu’ils n’ont plus rien à gagner et que l’Euro est irréversible.

 

M. Draghi a pris tout son temps afin de montrer aux autorités politiques des pays concernés, ces mêmes politiques habitués à tenir des discours largement démagogiques, qu’il ne fallait plus finasser et que le désastre était à nos portes si nous ne faisons rien.

 

En fait qu’a fait la BCE ? Elle a montré qu’elle tenait à sa monnaie par dessus tout et qu’elle était prête à tout pour elle. En somme, quand on a des convictions, on se mobilise pour les défendre.

 

La mise en pratique concrète de ce processus est un peu complexe puisqu’elle est subordonnée à la demande expresse des gouvernements concernés, qu’il y a un certain niveau d’ancienneté de la dette, etc… Mais en fait, c’est un peu une gesticulation, comme une armée qui exhibe ses armes super puissantes pour ne pas avoir à s’en servir. Et c’est la bonne méthode.

 

Est ce que cela suffira ? Non, mais si les Etats adoptent enfin une attitude vertueuse et s’appliquent à dire la vérité aux citoyens,  les choses iront nettement mieux. Le problème est et reste toujours le même : pour accéder au pouvoir ou le conserver, on dit n’importe quoi aux gens. Et une fois confrontés aux réalités, qui elles, ne cèdent pas devant les incantations, on est dans l’embarras…

 

Enfin, la puissance de feu de la BCE devra, espérons le, tenir en respect les spéculateurs et les marchés.

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