21/07/2012

Bon mois de Ramadan, joyeuses fêtes aux Musulmans

Bon mois de Ramadan, joyeuses fêtes aux Musulmans

 

Le mois de Ramadan est un mois sacré pour les musulmans. Ils ajoutent toujours en évoquant ce mois, les épithètes de prédilection et de sacralité ( shahr al fadil wal moubarak). Durant ce mois de prières et de repentance, l’adepte de l’islam amende sa présence au monde (maslahah), ses relations avec ses voisins, une sorte de jour des propitiations (yom kippour) qui lui, dure un mois, trente fois plus.. N’oublions pas aussi les veillées de prières des Américains et le jour de repentance et de prières des Allemands, Bet- und Bußtag

 

On a souvent parlé de la notion de djihad pour s’en méfier et s’en préserver. Mais on oublie presque toujours que cette racine a aussi donné le terme ijdihad qui signifie : se confronter au texte sacré pour en extraire une exégèse appropriée. Alors que la Tora ne revendique que soixante dix facettes, le texte sacré des musulmans ont revendique, lui, soixante-dix mille…

 

D’où cette mise en garde du Coran qui recommande de ne pas s’engager dans des controverses religieuses avec des adeptes d’autres religions du Livre (la Bible : ahl al-Kitab). En fait, on apprend au bon croyant de remporter des victoires pacifiques sur lui-même, d’aller au bout de ses possibilités psychologiques, de se pénétrer de la sacralité du texte révélé et d’aimer son prochain.. C’est donc un vibrant appel à grandir et à se grandir en grandissant la gloire de Dieu (ad majorem gloriam Dei) qui est lancé durant ce mois ci.

 

Assurément, il y a, hélas, loin de la coupe aux lèvres et nombre de mes lecteurs pourraient penser que je vis dans un autre univers, irénique, idéel, voire irréel. C’est vrai. L’islam et le discours sur l’islam ne se recoupent pas toujours parfaitement. Pourtant il existe à la fois un islam spirituel, celui d’Ibn Arabi (ob. 1240), et un islam libéral, comme il existe un judaïsme libéral ou un christianisme social (sozialchristentum), c’est-à-dire des mouvements qui prennent naissance dans un creuset religieux mais qui finissent par le dépasser et transformer.

 

Un être humain qui jeûne tout un mois, récite cinq fois par jour ses prières, ne devrait pas nourrir la moindre once de haine dans son cœur. C’est la remarque faite par les vieux prophètes hébreux du VIIIe siècle avant notre ère, Isaïe notamment, qui critiquaient ceux qui jeunaient, priaient, offraient des sacrifices tout en se conduisant très mal dans leur vie quotidienne.

 

Je pense, venant de l’extérieur de l’islam, que le jeûne et la prière peuvent avoir une dimension cachée, supérieure, laquelle est nécessairement d’essence spirituelle. Au fond, toutes les religions, toutes les spiritualités se rejoignent sur ce point : l’homme tente de s’affranchir de sa nature charnelle pour jeter à des moments précis de son existence des clins dans un univers étranger, celui d’où provient son âme. En ce sens, nous nous ressemblons tous tout en tenant fermement à nos traditions religieuses respectives.

 

Je me souviens d’une phrase de Théodore Monod, rencontré lors d’un séminaire protestant au Bois Tiffrais, berceau vendéen du protestantisme. Nous parlions des spiritualités et des religions révélées. Monod me raconta alors l’histoire suivante : un jour, alors qu’il effectuait des recherches dans un désert d’Afrique, il fit une halte pour la nuit dans un campement dirigé par un marabout parlant français. Le saint homme invita notre génial explorateur sous sa tente et lui offrit un verre de thé. Il lui tint ensuite le discours suivant, à peu de choses près : Monsieur Monod, vous êtes un grand homme de science, donc un homme de Dieu puisque vous cherchez la vérité. Pourquoi donc ne vous convertissez vous pas à l’islam qui est la vraie religion ? Théodore Monod lui répond : Mon cher collègue, quand on monte, on finit toujours par se rejoindre. Quel que soit le versant de la montagne qu’on escalade, le sommet atteint est le même pour tous…

 

L’histoire ne dit pas si le marabout a compris cette allégorie digne des discours paraboliques de Jésus dans l’Evangile.…

Bonne fête de Ramadan.

 

In TDG du 21 juillet 2012-07-20 Maurice-Ruben HAYOUN

01:06 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

merci pour vos paroles qui font chaud au coeur cher Monsieur Maurice-Ruben Hayoun, qui nous encourage et tente de construire des ponts entre nous puisque nous avons tous un aboutissement commun!
claire-marie

Écrit par : cmj | 21/07/2012

Maurice Ruben, d'abord merci pour ces reflexion et salam à nos amis musulmans, qui se soumettent à un mois de Ramadan particulièrement pénible en raison du mois où celui-ci se passe, un Ramadan au mois de juillet n'est pas comme un Ramadan au mois de décembre, les jours sont plus longs et la chaleur plus harassante, provoquant une soif presque cruel.

Il faut savoir que pour un vrai musulman, qui travaille et qui n'épargne pas ses efforts et ses tâches quotidienne, ce mois de Ramadan va être particulièrement éprouvant, voir mortel !

Maintenant concernant le fait qu'un jeune puisse avoir une portée spirituelle, là je ne peut que contester, une tradition a certes le devoir de véhiculer des valeurs spirituelles, voir les cultiver, c'est le cas à peu près dans chacune des pratiques monotéistes, mais ces pratiques n'ont elles pour mission que de traiter du spirituel ?

Non, le Ramadan en est bien un exemple cuisant (surtout au mois de juillet), quand bien même le Ramadan est l'un des 5 piliers de l'islam, le jeune l'accompagnant n'en est pas pour autant spirituel, voir pas spirituel du tout, il s'agit d'une astreinte faite sur corp, uniquement physique.

Imposer des contraintes ou des hygiènes au corp physique n'est en rien spirituel et c'est justement parce que ce n'est pas spirituel qu'une telle action menne vers le spirituel, permet à ces pratiquant de prendre en compte la dimenssion corporelle du tout, ce n'est pas rien, le christianisme et l'islam ont repris cette approche du corps des pratiques du judaïsme, tout le monde parle du Ramadan et de Yom Kippour, moins des autres jeunes pratiqués par les enfants d'Israël (5), mais le christianisme natif était extrêmement fervent de pratiques de jeûnes, dans la foi chrétienne, le nombre de jeûne pourrait impressionner certains.

Cela dit, et j'insiste sur ce point, ces pratiques venant imposer, cette fois au corps, des contraintes se caractérisant par l'absence de...., n'ont malheuresuement pour les faux prophètes, rien de spirituelles, ce qui ne les desenoblis pas le moins du monde, tout le contraire, le corps est le corps, il n'en est pas pour autant moins sacré que l'esprit, ne dit-on pas, un esprit saint sans un corps saint ?

Maintenant, que le fait de ne pas s'alimenter, permette au corps de libérer des toxines et aussi lui permettre de se reposer pour certaines de ses fonctions, agisse sur l'esprit, admettons que oui, mais cela ne rend pas le jeûne plus spirituel pour autant, par contre le fait de se priver, permet déjà à certains de prendre conscience du fait qu'il ont un corps, ce qui n'est forcemment évident pour chacun, c'est maleureusement souvent le cas, qu'une personne en prenne conscience que lors que celui-ci disfonctionne, c'est exactement la même chose qu'avec une voiture, allez demander surtout aux personne du sexe feminin, où ce trouve et à quoi sert la transmission de la tête de distribution du moteur qu'elle ustlise quotidiennement, très peu vous répondrons clairement, par contre, si leur moteur tombe en panne et que c'est l'origine de la panne et qu'elle doivent payer 2'000 francs pour effectuer la réparation, là. peut être elle commencerons à vouloir comprendre (excusez-moi Mesdames, ce n'est qu'un exemple). Donc malheureusement, avec le corps comme avec un moteur, ce n'est que lorsqu'un disfonctionnement apparaît que l'on y prête attention, cela n'a rien de spirituel que je sache, et pourtant un arrêt de l'un de ces organnes peut s'averrer définitif, et qui y a t-il de moins sprirituel que ce qui est définitif ?

Dand ce cas la mort elle même serait uniquement spirituelle, et nous n'aurions qu'à nous précipiter vers elle pour accomplir le geste le plus spirituel qui soit, hors, c'est la vie seule qui peut détacher l'esprit de ce corps, tout en restant bien vivant et conscient, sans aucune forme de morbidité et sans aucune souffrance totalement inutile !

Maintenant pour revenir aux clés que cache savament Maurice Ruben, comme à chaque fois, il montre que les musulmans et les Hadith ont voulu multiplier les préceptes des pratiques juives, un jour de Yom Kippour pour 30 jours de Ramadan et des soixante dix milles facettes en parlant du sacré, vouloir faire plus que l'autre, toujours plus que l'autre, alors que le christianisme également issu du judaïsme tente de minimiser en terme d'action l'héritage qui lui parvient de ses pères, l'islam, lui a voulu se distancer par le nombre, par la quantité, une question à nos amis musulmans, peut-on se reconnaitre dans l'une des 70'000 facettes du sacré, ne faut-il pas un microscope ou un appareillage spécfique ?

Egalement et paralllélement à la première question, peut-on retirer quelque chose de spirituel de tant de souffrance que celles d'un jeûne souvent mortel pour les vrais pratiquants ?

Troisième questions, le fait de pratiquer le Ramdan, n'a t-il pas de répercution économique sur la société musulmane et cette dernière, par les temps qui cours, arrive t-elle à nourir correctement sa population les jours où il n'y a pas Ramadan ?

Et c'est là que je voulais en venir, prenons les cas de l'Egypte et de l'Arabie Séoudite, deux mondes, deux réalité, mais néanmoins tous les deux musulmans, le Ramadan revêt-il la même fonction dans ces deux pays, l'un exsangue et l'autre croulant sous l'oppulence ?

Que dit un musulman saoudien lorsqu'il croise un pauvre égyptien, un qui souffre encore des tonnes de nouriture qu'il a goinfrée le matin avant l'aube et l'autre qui n'a presque rien mangé comme à son habitude, le Ramadan dans ce cas, ne creuse t-il pas encore plus les fossés sociaux pouvant cohabités au sein du même islam ?

Ce qui peut rendre service à certains nantis, ne peut-il pas s'averer mortel pour d'autres ?

En définitive, le Ramadan, n'est il pas devenu, une forme d'exécution physique des plus faibles et des moins nantis, une forme de sélection naturelle sur les plus pauvres ?

Tout cela est-il bon pour la conscience d'un musulman riche et gras, comme tout cela est-il bon pour le coprs d'un musulman pauvre et maigre ????

A vous de répondre

Écrit par : Corto | 21/07/2012

Conclusion, le Ramadan comme tout les jeûnes, ne peut être, par définition, spirituel, son rôle est justement de faire prendre conscience du corps physique, (ce qui pourrait être compris faussement par certains de "spirituel" et je les attends) et deuxièmement, le Ramadan n'a pas la même signification selon que le soit riiche et gras comme le grassoullet hani banquier des misères du Caire, ou pauvre et affamé comme par exemple Mohamed, habitant d'une banlieue du Caire et prêt à partir vers une mort certaine dans cette année de misère matériel de 2012.

Pendant que des centaines de milliers de musulmans perirons d'une morts certaine et particulièrement cruelle cette année 2012, les autres s'enrichrons et ne ferons que perdre les quelques kilos surnuméraires et superflus qu'ils ont accumulés le reste de l'année. en plus que eux ne ttravail pas, il y est même interdit à tout musuman d'y travailler, cela en terre sacrée du golfe !

Écrit par : Corto | 21/07/2012

Qui ne dit mot, conscent, mais quel vide !!!!

Écrit par : Corto | 22/07/2012

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