23/03/2012

L’affaire de Toulouse : les leçons d’un drame

L’affaire de Toulouse : les leçons d’un drame

 

Vous avez été tr !s nombreux à lire le précédent blog et à réagir. En effet, jusqu’à présent, on n’a découvert que la partie visible de l’iceberg, la partie immergée reste à explorer. Et ce que l’on va apprendre risque de nous surprendre, voire de nous inquiéter grandement. Je ne m’arrêterai pas sur la tactique du RAID ni sur l’adéquation ou, au contraire, l’inadéquation de l’assaut, laissant cela aux spécialistes, même si certains spécialistes auto-proclamés se sont précipités pour prendre inopportunément la parole…

 

A/ l’évolution d’un tueur fanatique : comment un jeune homme, certes issu de parents arabo-musulmans, mais né en France, a-t-il pu se retourner avec une telle violence contre le pays dans lequel il est né et auquel il doit tout ? Comment a-t-il pu, en raison de ses origines ethniques et religieuses, haïr la socio-culture française au point de dire que rien ne lui importait plus que de tuer et de prendre autant de vies d’innocents que possible ? Je doute que l’on puisse jamais expliquer cet accès de folie meurtrière… Le parcours d’un petit délinquant banal, comme il y en a tant dans ces milieux déshérités et déclassés, était imprévisible et l’on n’est pas fondé à faire la moindre critique aux services chargés de surveiller de tels individus dans un état de droit.

 

B/ La question des armes et des complicités : il n’est pas anodin qu’un tel individu ait pu concentrer chez lui autant d’armes de guerre et de munitions. Comment un jeune homme ayant peu de ressources a-t-il transformé son modeste deux pièces en une véritable armurerie abritant un véritable arsenal ? Si les frontières européennes sont devenues une véritable passoire depuis les accords de Schengen il faut savoir que la guerre de Yougoslavie a eu pour conséquence d’inonder les milieux islamistes d’une impressionnante quantité d’armes. Mais comment une petite frappe comme Merah a-t-elle pu se procurer une telle quantité d’armes et de munitions et comment a-t-elle pu résister aussi longtemps ?

 

C/ L’endoctrinement et le fanatisme : cet individu a fait l’objet d’un véritable lavage de cerveau. Il a fait preuve d’une détermination peu commune et surtout il a su endormir les policiers en leur promettant qu’il se rendrait prochainement. Etant l’essence même de la duplicité, il a fait le mort pendant une dizaine d’heures au point que les forces de sécurité postées sur place ont cru qu’il était vraiment mort. En réalité, le tueur les attendait avec pour seul objectif la volonté d’en tuer le plus possible. Une telle mentalité ne peut qu’être le fruit d’un long entraînement et d’un substantiel bourrage de crâne. Comme seuls les islamistes savent le faire.

 

D/ La question des complicités : Il est impossible qu’un tel homme ait pu agir seul sans logistique ni soutien. Si ses supports idéologiques sont connus ( fondamentalisme islamique), il reste à découvrir qui l’a armé et poussé à agir à ce moment précis. L’enquête risque d’être longue mais elle doit aboutir si la France veut neutraliser ce danger mortel qui a même interrompu la campagne pour les élections présidentielles.

 

E/ Enfin, le statut de l’islam en Europe. Comme tous les crétins criminels, Merah n’a pas rendu service aux causes qu’il prétendait défendre. Ce que j’ai trouvé bienvenue, c’est tout d’abord la réaction lucide et courageuse du Premier Ministre palestinien qui a dénié à ce tueur le droit de parler au nom de quiconque. Nous avons vu quelques musulmans de France lui dénier, eux aussi, le droit de parler en leur nom.

 

La France a vécu un traumatisme : au cœur même de l’une de ses métropoles, un islamiste a transformé un paisible quartier en quartier en guerre. Il faut veiller à ce que cet acte ne soit pas glorifié et que son auteur, un assassin, ne soit pas adulé comme un héros mort pour la bonne cause.

 

Cet individu a causé un grand tort à la communauté nationale et à la communauté ethnico-religieuse dans laquelle il est né.

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Commentaires

d'un drame annoncé et dénoncé depuis des années par les services de renseignements étrangers à la France !

Abdelkhader et toute la famille interdits d'entrées dans 22 pays, vivaient en France et même faisaient des descentes assassines pendant des semaines (des années) alors que même le garagiste de scooter ayant alerté la police le 15 mars pour la deuxième fois a été menacé par les policiers toulousains !

Écrit par : Corto | 23/03/2012

Maurice-Ruben, après avec véhémence critiqués, censurés les positions de Corto que vous jugez extrêmes, maintenant vous reprenez le contenu de mes commentaires, bien sur sans mentionner le nom de Corto, mais avec trois cadavres d'enfants en retard !

Oui je suis choquant, mais c'est comme si c'était Corto qui est et était choquant dans se silence assassin et complice !

Maurice-Ruben, vous m'avez attaqué et je possède toutes mes positions dans lesquelles vous avez opté de censurer et de fermer les débats, comme dans votre précédent billet ! Nous pouvons y revenir quand bon il vous semblera !

Je vous signal au passage que toutes les infos que je transmet sur les blogs n'ont pas toujours été vérifiables sur le spot, mais rétrospectivement, trouvez-en une qui ne se soit pas (malheureusement) confirmée par l'actualité !

Une ???

La famille merah règne sur le trafic d'armes français provenant principalement de Syrie et d'Iran via différents parcours (Nigeria et Chypre turque) depuis presque une décennie, personne ne parle non plis du père de mohamed, grand ami de Pasqua !

Le dossier merah pèse très lourd et cela au niveau international, des centaines de commissions rogatoire et de demande d'entraides ont finit systématiquement dans les poubelles des ministères publics de France et des villes comme Toulouse.

d'après les estimations, notamment, du FBI pour ne pas trahir les sources, plus de 2'500 containers entiers remplis d'armes ont pénétrés sans encombres les contrôles des ports français, faisant de ce pays la plaque tournante de ce trafique au niveau mondial.

Je rappel qu'en France, plus de 300 zones , qualifiées de "sensibles" n'ont pas vu l'ombre d'un policier de la république depuis de nombreuses années, dans ces quartiers ou ces petite villes, les factures d'eau, d'électricité, sans parler des impôts ne sont jamais honorées, par contre à date fixes les offices postaux avoisinants ces non-mans-land, les queues s'allongent plus à chaque vagues d'immigrations illégales !

Il s'agit de 300 états dans l'état dans lesquelles vous êtes encouragé à acheter toutes les armes de guerre inimaginables ! Mines anti-tank, RPG, lances rockets, fusils mitrailleurs, armes de poing tous calibres, (Uzi made in chhina) fusils gros calibre DCA 7,92 et 50mm, grenades offensives, missiles Stella sol-air, tonnes d'explosifs C4, optiques, logistique de communications cryptées, gaz toxiques, disperceurs d'antrax etc et à des prix hors compétition !

Alors ne dites pas que j'affabule, car je me suis infiltré dans les café à thé des banlieues de Lyon et de Paris, j'ai été approché par des gamins de 15 ans pour ce genre de deal, sans rien demandé, la France est aux armes de guerre ce que Montélimar est au nougat !

Et ne me dites pas non-plus qu'il n'y a que des Musulmans des banlieues dans cette gigantesque entreprise spécialisée en armes, mais également en drogues (dont certaines vont à coup sûr faire plus de victimes que les armes précitées, de prostitution. Sans parler ce qui inquiète plus les services israéliens et américains, des trafics de matériaux fissiles retenant aussi toute mon attention et vis-à-vis duquel les France a officiellement réagi officiellement suite à quelques liquidations incluant des fonctionnaires français !

Avec bien sûr les banques helvétiques voisines très fréquentées par ces pauvres victimes de l'immigration, maintenant passée à l'étape de l'assassinat d'enfants en priorité des Juifs (je parles des complicités des banques suisso-syrienens) !

Écrit par : Corto | 23/03/2012

Maurice-Ruben, corrigez-moi si j'ai omit de citer quelques détails importants !

Écrit par : Corto | 23/03/2012

Monsieur Hayoun,

Je ne prétends pas que tout soit parfait dans mon pays la France (et je le regrette), mais je suis fortement indisposé par les affirmations péremptoires du commentateur qui signe "Corto".
Je trouve les commentaires de ce Monsieur particulièrement excessifs. Je dirai même que qu'ils sont intolérablement antifrançais !
Ils sont de plus susceptibles de susciter par réaction de déplorables tensions entre différentes communautés de la population française. (Qui sème le vent, récolte......)
Je vous saurais gré de bien vouloir vous en préoccuper et vous en remercie par avance.
Bien à vous,
GerardB.

Écrit par : Gérard | 23/03/2012

Gérard, en effet j'ai commis une erreur, en parlant de père (inexistant) de mohamed, je voulais parler de son beau-père !!

Gérard, regardez ce qu'il se passait en 2007 avec les amis de la famille merah :::

La filière Jihadiste toulousaine condamnée

Des peines de 6 mois à 6 ans de prison ferme ont été prononcées hier par la 14 ème chambre du tribunal correctionnel de Paris à l'encontre de huit jeunes de la région toulousaine pour avoir mis en place une filière de recrutement et d'acheminement de volontaires à la guerre sainte ou « djihad » en Irak. C'est moins que les deux à huit ans réclamés par l'accusation pour qui cette filière « incarne une nouvelle forme de résistance qui met en place les conditions permettant aux candidats djihadistes de basculer dans l'opérationnel ».

Le Toulousain Sabri Essid, 24 ans, et l'Albigeois Thomas Barnouin, 28 ans, interpellés le 13 février 2007 à leur retour forcé de Syrie, ont été reconnus coupables d'association de malfaiteurs à visée terroriste et condamnés à 5 ans de prison dont un an avec sursis, assortis d'une mise à l'épreuve de 3 ans et de l'obligation de se soumettre à un stage de citoyenneté d'une semaine. Leurs co prévenus, un Marocain et cinq Français convertis à l'islam, ont été condamnés pour leur avoir fourni un soutien logistique ou financier. Fabien Clain, considéré par l'accusation comme l'un des organisateurs, a été condamné à cinq ans ferme. Arrivé libre au tribunal, il en est reparti les menottes aux poignets. Son avocat Me Grégory Saint-Michel a aussitôt annoncé son intention de faire appel.

Six ans ont été prononcés contre Mohamed Megherbi, qui s'était défendu sans avocat. Anouar el Madhi a écopé de 30 mois dont 24 avec sursis assortis de 5 ans d'interdiction de séjour sur le sol national. Contre Miloud Chachou, qui pourrait avoir disparu en Irak, 5 ans ferme ont été prononcés avec maintien du mandat d'arrêt. Les stocks d'armes et la documentation islamiste radicale qui avaient été découvertes et placées sous scellés demeurent confisquées.

Écrit par : Corto | 24/03/2012

Sabri essid a reçu plusieurs visites en prison de mohamed merah, les merah prenaient en charge les dépenses des avocats de ce dernier, les merah envoyaient des colis hebdomadaires à sabri et d'autres de ses "frères", mais prenez connaissance de cet article ;

ISLAM RADICAL - La filière toulousaine, extrait du livre Pour Allah jusqu'à la mort de Paul Landau

Bien avant Mohammed Merah, l'islam radical s'est implanté dans la région toulousaine, comme je l'ai décrit dans mon livre Pour Allah jusqu'à la mort (éditions du Rocher 2008). Thomas Barnouin est un converti et pas un musulman de souche comme Merah, mais leurs parcours sont assez similaires. Ce livre passé relativement inaperçu à l'époque décrit précisément le processus par lequel des jeunes occidentaux (convertis ou musulmans) deviennent des djihadistes et commettent des actes de "folie" comme celui de Toulouse. Il est toujours d'actualité... P.I.L



EXTRAIT DE POUR ALLAH JUSQU'A LA MORT, PAGES 123-127


IV - La filière toulousaine



Lorenzo Vidino, auteur d’un livre important sur Al-Qaida en Europe, faisait observer récemment que l’islam radical, traditionnellement implanté dans les grandes métropoles et les villes moyennes, s’étendait au cours des dernières années aux zones rurales européennes [1]. Cette observation a été confirmée par le démantèlement récent en France d’une filière de recrutement de djihadistes à destination de l’Irak, implantée dans la région toulousaine et notamment dans les localités de Colomiers et Capdenac-le-Haut, près de Figeac, dans le Lot. Cette filière fonctionnait depuis plusieurs mois, selon l’enquête menée conjointement par les renseignements généraux, la police judiciaire et la sous-direction antiterroriste (SDAT). Son démantèlement a débuté en février 2007 avec l’arrestation de deux djihadistes expulsés de Syrie, interpellés à leur descente d’avion à l’aéroport d’Orly. L’un des deux est un converti, Thomas Barnouin, albigeois de 26 ans devenu Abdelhakim après sa conversion.



La maison des époux Corel


Artigat est un village de 1200 habitants, dans l’Ariège. Jusqu’à récemment, il était connu surtout pour avoir été le théâtre d’une histoire fameuse, qui a inspiré de nombreux romanciers et cinéastes : celle de Martin Guerre, paysan français du XVIe siècle. Mais depuis quelques mois, Artigat est devenu célèbre pour une tout autre raison. Tout a commencé au début des années 1990, quand les époux Corel ont attiré autour d’eux plusieurs familles de musulmans et de convertis à l’islam. Au début, c’était plutôt une espèce de « communauté » installée dans une vieille ferme, puis dans des maisons construites au hameau des Lanes. Mais les apparences sont trompeuses : la vie bucolique de ces familles musulmanes dans la campagne ariégeoise cachait en fait une filière de recrutement de djihadistes à destination de l’Irak…





Les époux Corel sont tous deux des musulmans franco-syriens. Olivier Corel, la soixantaine, grand et élancé, ressemble à une sorte d’émir égaré dans la campagne, avec sa barbe blanche. Avec sa femme Nadia, née en Syrie comme lui, ils se sont installés dans la région et petit à petit, Corel est devenu un imam autoproclamé pour plusieurs jeunes maghrébins réislamisés et « Gaulois » convertis des banlieues toulousaines. La communauté vit en quasi-autarcie, vendant des poteries et des fripes sur les marchés avoisinants. Mais derrière cette façade inoffensive, plusieurs signes attestent d’une radicalisation. Des voisins se souviendront d’avoir entendu les « cris de joie des mômes le 11 septembre 2001 ». Les femmes de la communauté arborent le tchador et retirent leurs enfants de l’école du village, trop laïque à leurs yeux. Les Renseignements généraux surveillent de près les visiteurs, et multiplient les écoutes téléphoniques et surveillances. « Il y a des kilomètres de littérature sur chacun de ces gars-là », racontera un enquêteur aux journalistes après le démantèlement du réseau.

Thomas-Abdelhakim, le djihadiste albigeois

L’itinéraire de Thomas Barnouin est significatif de l’engouement que suscitent l’islam radical et le djihad irakien, jusque dans des petites villes de la province française que l’on croyait récemment encore à l’abri de ce phénomène. Fils d’enseignants, Thomas a d’abord été témoin de Jéhovah, avant de se convertir à l’islam en 1999. Les témoignages recueillis par le quotidien local de Toulouse, La Dépêche, le décrivent comme un « garçon calme et discret ». Après sa conversion , il fréquente la mosquée d’Albi. En 2001, il s’inscrit à l’« Institut européen des Sciences humaines » (IESH), à Saint-Léger-de-Fougeret, près de Château Chinon dans la Nièvre. Derrière ce nom anodin se cache le premier centre de formation des imams de France, créé en 1990 par l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF), organisation proche des Frères musulmans qui entend ainsi asseoir son emprise sur l’islam dans l’Hexagone [2]. Mais ses études islamiques à l’IESH ne durent pas longtemps : inscrit pour l’année 2001-2002, il est convoqué en conseil de discipline quelques jours après la rentrée. Le responsable de la scolarité explique à un journaliste que Thomas Barnouin « n’a pas fini sa scolarité et n’a pas passé d’examens ». L’institut refuse toutefois de donner les raisons des sanctions prononcées contre son ancien élève.





Thomas Barnouin décide de poursuivre ses études coraniques à l’étranger. Il se rend en Arabie saoudite, d’abord à La Mecque, puis à Médine où il suit des cours à l’université islamique de la ville sainte. C’est là qu’il raconte que des gens « lui ouvrent les yeux sur ce qui se passe en Irak », tentera-t-il d'expliquer aux policiers français après son arrestation et dans le dessein de minimiser ses liens avec Damas. Fin 2006, Thomas-Abdelhakim entre en contact avec un certain Abou Hassi, « facilitateur » saoudien qui organise le passage vers l’Irak de djihadistes saoudiens, en passant par la Jordanie. Dans le royaume hachémite, il est acheminé par un autre passeur jusqu’à la zone des « Trois Frontières » (Jordanie, Syrie, Irak), et pénètre en Syrie. Mais il a été repéré par les services de sécurité saoudiens, qui ont enregistré ses conversations avec deux autres membres du réseau toulousain, auxquels il a donné rendez-vous en Syrie. Parvenu en Syrie, il rejoint un groupe de djihadistes avec lesquels il s’entraîne au maniement des armes, en attendant de gagner l’Irak. Mais Thomas n’atteindra jamais le pays du djihad : le 12 décembre 2006, son groupe est repéré par les services de sécurité syriens, qui ont été alertés par leurs homologues saoudiens. Ceux-ci donnent l’assaut à la maison où se trouvent Barnouin et ses camarades. Capturé, celui-ci est remis aux services français à Damas et placé dans un vol Air France à destination de Paris. La méthode habituelle utilisée par les syriens afin de mettre en places leurs agents sur des territoires étrangers.





Toulouse, islam Lors de son interrogatoire par les polices de la SDAT (unité antiterroriste), Barnouin reconnaîtra avoir tenté de passer en Irak, « les armes à la main ». L’enquête menée conjointement en France et en Belgique établira des liens entre la filière toulousaine et la filière belge dont faisait partie la kamikaze Muriel Degauque. Après l’arrestation de Thomas Barnouin et de Sabri Essid à leur descente de l’avion en provenance de Damas, la police interpelle onze autres suspects dans la région toulousaine. A leurs domiciles, elle saisit des dossiers de « candidature » au djihad comprenant des lettres de motivation, des lettres de recommandation émanant de responsables religieux musulmans qui attestent de leur sincérité de « croyants », et même des « testaments » de djihadistes en vue de leur « martyre ». Plusieurs des suspects interpellés ont séjourné en Egypte, dans l’école coranique Aziz El-Bila, et en Syrie, officiellement pour y apprendre l’arabe littéraire et le Coran. Dans les mois qui suivent, l’enquête menée conjointement par les policiers français et leurs homologues belges aboutit à de nouvelles interpellations.

Écrit par : Corto | 24/03/2012

Maurice-Ruben, je squat votre blog, mais d'une part Gérard doute des infos alors j'allègue en illustrant que la filière des merah était sur la sellette, du moins pour les amateurs, alors que les polices françaises semblaient ignorer des faits troublants dans le dossier merah ! Donc je poursuit ;;

Damas, plaque tournante

« La plupart des filières organisées se rejoignent là-bas » , précise Christophe Chaboud, chef de l’Unité de Coordination de la Lutte antiterroriste ( Uclat ). A Damas, les volontaires reçoivent une formation idéologique dans des centres religieux, puis sont pris en charge par des passeurs vers différentes destinations. Lorsqu'ils sont envoyés dans la zone des combats, les Français n’héritent pas des tâches les plus nobles du fait de leur méconnaissance de l’arabe parlé. « On leur donne le choix entre se faire sauter ou éplucher les patates » , explique un bon connaisseur du dossier. Ceux qui ne veulent pas devenir marmiton ou kamikaze repartent en France. Sans pour autant renoncer au djihad. Comme Hamid Bach. Cet homme de 37 ans, d’origine marocaine, est un revenant. Un djihadiste programmé pour jouir de 72 vierges au paradis des martyrs et qui, depuis deux ans, médite derrière les barreaux de Fleury-M érogis. Grand, mince, barbu au regard doux, il vivait avec sa femme et ses trois enfants, de minima sociaux et de la revente de voitures d’occasion, au Plan-Cabanes, un quartier populaire du centre de Montpellier. Bach a une passion : internet. Il a été initié par son camarade Hamza Safi, 21 ans, rencontré dans l’équipe de foot du quartier. Un autre Marocain d’origine devenu son guide spirituel. Ils ont l’habitude de surfer ensemble le soir sur les sites djihadistes et de télécharger les vidéos guerrières d’Al-Qaida. Un res taurateur de Montpellier, Amine Liassine, leur a financé un voyage à Londres pour aller prier à la mosquée de Finsbury Park, haut lieu du Londonistan. C’est sans doute là que Bach trouve enfin son but dans l’existence. Les époux Bach se lèvent tous les jours à 4 h 30 pour la première prière du jour. « Un matin de juin 2004, à mon réveil , il n’était plus là , raconte Salima, son épouse, entièrement voilée de noir. J’ai tout de suite eu un mauvais pressentiment . » Bach est parti en Syrie avec Safi. Ils ont pris des avions différents. Pour une même destination : un institut islamique radical de la banlieue de Damas. Ils y restent plus d’un mois. Bach s’ennuie ferme et obtient le droit de téléphoner à sa femme. Celle-ci l’adjure de rentrer. Il tergiverse. Il veut faire la guerre sainte. Un jour, Bach et Safi sont conduits dans une maison près de la frontière irakienne. Ils y rencontrent Mohammed l’Irakien, un lieutenant du chef de guerre Abou Moussab al-Zarqaoui. Les deux Français doivent servir de kamikazes. Safi accepte. Il trouve la mort quelques semaines plus tard à Falloujah. Bach, lui, hésite. Sa famille lui manque. « Pour s’en sortir, il n’avait pas le choix , raconte son avocat, Jean-Robert Phung . Il devait montrer qu’il serait plus utile à la cause en rentrant en France qu’en se faisant sauter. » Les chefs djihadistes acceptent. Bach doit constituer une cellule dormante d’Al-Qaida à Montpellier. Lors de son arrestation, huit mois après son retour, les enquêteurs trouvent chez lui 19 petites bouteilles d’eau oxygénée, des schémas de circuits électriques pouvant constituer un dispositif de mise à feu recopiés sur internet. Sa boîte mail contient aussi des demandes de renseignements auprès de deux firmes suisses commercialisant du péroxyde d’acétone, un explosif industriel... inaccessible aux particuliers et hors de prix pour un RMIste. Au cours de l’enquête, il affirme avoir reçu l’ordre d’attendre d’être contacté par des « frères » italiens pour préparer un attentat. Il devait se procurer des éléments de fabrication d’un engin explosif. « Sa faute est d’être trop influençable » , se lamente son épouse. « Bach est certes un islamiste radical. Pas un terroriste , proteste son avocat. Il a effectué ces préparatifs pour montrer sa loyauté au cas où il serait contacté . » La DST est persuadée du contraire, tant son itinéraire ressemble à celui de tout apprenti djihadiste.
Tout ce petit monde se réunissait chez les Corel et à Albi chez les Barnouin, il était liés à Abdlekhader merah, ils ont tous le projet d’aller mourir « en martyrs », comme des kamikazes d’Al-Qaïda !

Écrit par : Corto | 24/03/2012

Mohamed Merah a envoyé de l'argent en prison à l'un des membres du groupe, Sabri Essid. Plus tard, les familles Merah et Essid se sont liées lors du mariage de Zoulikha, mère de Mohamed Merah avec le père de Sabri Essid.

Écrit par : Corto | 24/03/2012

Corto,

Ce qui ne me convient pas dans vos commentaires est la façon dont vous présentez les faits. Je n'ai pas les moyens de vérifier ce que vous dites; toutefois il est vraisemblable que des négligences aient permis in fine d'aboutir à des drames tels que ceux qui viennent d'endeuiller la France.
Mais il ne faut pas généraliser. A vous lire on arrive à se demander si ceux qui ont en charge la sécurité de la population ne font pas exprès de fermer les yeux sur le comportement de certains individus ou mouvements susceptibles d'entreprendre des actions criminelles.
Dans toute population existe une très large palette d'opinions; il ne faut pas atribuer à la généralité les "préférences" de certains dangereux extremistes.
Je peux vous citer un exemple de cette incroyable diversité d'opinion. En Algerie pendant ce qu'on appelait pudiquement à l'époque "les évènements", il y avait à la faculté des Sciences d'Alger un chimiste Juif qui alimentait en explosifs ceux qui posaient des bombes dans des lieux publics pour tuer ses compatriotes.
Encore un autre exemple : il y avait à Oran un aspirant de l'armée française qui a ouvert aux insurgés les portes d'un arsenal afin de les alimenter en armes et munitions.
Je ne pense pas que dans ces deux cas isolés les individus concernés representaient le point de vue de la majorité de nos compatriotes !

Écrit par : Gérard | 24/03/2012

Corto dixit : "Je vous signal au passage que toutes les infos que je transmet sur les blogs n'ont pas toujours été vérifiables sur le spot, mais rétrospectivement, trouvez-en une qui ne se soit pas (malheureusement) confirmée par l'actualité !

Une ???"

Vous avez annoncé la mort en prison de Mourad Dhina. C'était et c'est faux. Le masque est tombé. Vous êtes un enfumeur.

Écrit par : Johann | 24/03/2012

Gérard, vous parlez du FLN dans les années 50-60 afin de dévier peut être le fil de la conversation, mais oui, il y avait des Juifs luttant pour le FLN, oui, il y avait des Juifs qui voulait se couper de la France de de Gaule ! Et je ne les blâmes pas, car l'Algérie est une preuve de plus de la corruption française au plus haut niveau des institutions, exactement comme aujourd'hui dans l'affaire merah (dont la mère est en train d'être relâchée), Gérard, comme dans toutes les affaires mêlant les institutions politiques françaises depuis "l’avènement" du gaulisme !

Si vous voulez que Corto énumère les affaires étouffées par la "France" dans les corruption et compromissions durant les 60 dernière années, dites le ?

Par contre, à la place de faire des comparaisons avec des Juifs du FLN afin de contrer mes positions, si vous contestiez mes allégations point par point, le débat serait plus constructif, ce que vous ne chercher pas, visiblement !

Écrit par : Corto | 24/03/2012

Corto,

Je ne cherche nullement à faire dévier la conversation.
Je cherchais simplement à vous montrer que dans toute communauté il existe des "cas extrêmes" et qu'il ne faut pas confondre le cas général avec le cas particulier. J'ai cité le cas d"un Juif pour essayer d'être plus convaincant mais manifestement je suis passé à coté de mon objectif. Et j'ai aussi cité le cas d'un d'une autre personne française non Juive pour ne pas être taxé d'antisémitisme!
Enfin, je vais effectivement faire un peu dévier la conversation pour vous dire que les explosifs de vos protégés pouvaient aussi atteindre plusieurs de mes camarades Juifs sans parler de ma modeste personne......
Pour moi, la discution est terminée.

Écrit par : Gérard | 24/03/2012

Gérard, ce n'est pas que la discussion (discution, pour quelqu'un qui défend la France, étonnant ! ) est terminée, c'est que vous êtes un peu mal, aussi vous inversez les rôles, ce qui vous place au comble de la malhonnêteté !

De toute manière, personne ne vient jamais se mesurer à Corto, si ce n'est par la censure ou/et les insultes !

Car Israël et le peuple des enfants du D.ieu d'Israël ont dû se battre depuis de millénaires contre les autoritarismes et les despotes idolâtres !

Et ce n'est pas finit, enfin pas encore, mais le temps des grands changements a commencé sont travail !

Ceux qui oseraient dire, comme le fait Gérard, que je nuirais à la France, sont ceux-là mêmes qui comme des autruches, laissent le terrain à la corruption et é l'islamisation de ce pays, si l'état est encore en mesure d'assurer la sécurité à ses citoyens travailleurs et honnêtes !

Écrit par : Corto | 24/03/2012

Environ deux millions d'habitants vivent dans des zones contrôlées par les milices jihadistes en France, c'est à dire, des zones où aucun symbole national français n'est présent, aucun service public, ce qui n'empêche pas les occupants de ces zones de se rendre régulièrement dans les offices postaux et autres banques pour y retirer plus de 50 milliards d'euros par années de RMI, allocations, primes de chômages et autres prestations financières hors contrôle mais émanant des caisses de l'état français.
En plus ces populations hors contrôle de toute forme de contrôle de l'état et des institutions judiciaires collectent au travers d'activités illégales le fruits de trafiques touchant tous les domaines d'activités criminels connus, vols organisés de camions entiers entrant dans ces zones pour y être déchargés puis reconduits vides pour y être abandonnés dans les quartiers voisins, vols de véhicules de luxe, à concurrence de plusieurs milliers par mois, trafiques de stupéfiants et d'armes de guerre, réseaux de prostitutions tout azimuts, représentant encore beaucoup plus que les prestations étatiques octroyées sans contrôle, c'est à dire des chiffres se calculant en centaines de milliards, autre détails, dans ces zones, les loyers et autres factures d’électricité, gaz et eau ne sont que rarement perçues, ce qui augmente encore les profits de cete empire criminel !

Maintenant, si un de ces habitants, ce fait arrêter par la justice, je ne parle pas non plus des coûts engendrés par les détentions et autres frais judiciaires et médicaux.

Ces populations bien que rejetant même la présence de médecins dans leurs zones "autonomes" fréquentent outrageusement les offices de l'état et sont de très gros consommateurs de prestations de la sécurité sociale, de ce comportement se dégage également des tonnes d'ordonnances permettant d'alimenter un trafique de médicament avec les pays d'Afrique du nord se chiffrant aussi en milliards d'euros !

Si vous faites le total de tous ces avantages financiers et de toutes ces activités mafieuses, ces montants grèvent considérablement le budget national de centaines de milliards que même le front national rechigne à dénoncer, car ces mannes arrosent toutes les institutions étatiques et politiques gangrénées par ce fléau !

Donc Gérard, si vous persistez encore à m'accuser de vouloir salir la France, vous vous tromper de cible, comme le font la totalité des institutions politiques de ce pays !

Écrit par : Corto | 24/03/2012

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