29/02/2012

Dernier dîner à Madrid

Dernier dîner à MAdrid

Quelle ambiance, quelle animation! Tant de gens debout sur le trottoir du restuarant, une coupe de chamlpagne à la main. Nous ne tardons pas à les imiter. Je me rends compte qu'il est plus de 22 heures. A Paris et à Genève, on dîne bien plus tôt.

Au moment où nous nous préparons à rentrer à l'hôtel, distant de quatre mètres, une foule de tout jeunes gens arrive pour boire et manger.

Ce qui frappe le plus, c'est la douceur de la nuit. MAis tout de même les Espagnols parlent fort. C'est presque assouridssant. Mais c'est l'Espagne.

Quand je pense que si Isabelle la catholique n'avait pas expulsé mes lointains ancêtres de cette péninsule, c'est peut-être la langue française que j'aurais eu à apprendre.

Le sort des individus tient à si peu de choses...

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28/02/2012

Manger au marche san Miguel de MAdrid

Manger au Mercado de San Miguel à Madrid

Je n'avais encore jamais vu cela. DEpuis le temps où je me rendais à Munich pour yétudier les manuscrits hébraïques du Moyen Age et que je mangeaix régulièrement au Viktualienmarkt, avec bretzel, chope de bière et petits poissons du Nordsee..

Ici, à Madrid, c'est toute la chaleur, voire l'exubérance méridonale qui règne. Vous traversez tant d'échoppes où l'on propose poissons, gâteaux et fromages sans oublier les innombrables jambons et pâtisseries de toutes sortes.

Vous pouvez boire de la bière, du vin blanc ou rouge. C'est absolument exceptionnel: des vendeurs trempent dans de l'huile bouillante tout un cornet d'anchois crus et vous les dégustez sur place.

Les gens sont opolis, la police omniprésente et tout se passe bien.

Les sucreries proposées sont délicieuses et on peut manger correctement sans dépenser trop d'argent.

Je dois dire que je n'imaginais pas trouver autant de mendiants dans cette ville. La crise, probablement.

En souhitant que la Providence allège le fardeaux des uns et des autres, ne manquez pas de venir déguster les produits régionaux de la ville de Madrid dans ce sympathique marché.

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A Madrid

A Madrid

 

Quelle belle ville, si différente de Paris et de Genève. La vie est calme, les gens sont très symptahiques et l'air est bon. Quel soleil aussi! Hier, de 15heures à 21 heures, on pouvait se promener avec un simple pull over et le soir, on supportait tout juste une veste.

La vie est ici plus clame, bien que la sitaution économique soit préocuupante. J'ai remarque hier soir, en revanant à pied du restaurant jusqu'à la place de l'indépendance, un grand déploiement de forces de police, parfois plus de quatre ou cinq voitures de police avec plus d'une dizaine d'hommes. Je crois que cela est la conséquence des rassemblements d'étudiants des dernières semaines.

Bref, une ville où il fait bon vivre, avec d'innombrables magasins de vêtements d'hommes et de femmes. Sans même parler des chaussures qui sont d'excellente qualité.

Mais dans quelques jours, c'est le retour à Genève. La fête ne peut pas durer éternellement.

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27/02/2012

A AVILA: de Moïse de Léon à Sainte Térèse d'Avila

De Moïse de Léon à Sainte Térèse d'Avila: de la mystique juive à la mystique chrétienne

De Salamanque à Avila il n y a qu'une petite centaine de kilomètres. Lorsque vous arrivez en vue d'Avila, la vision de ces remparts majestueux vous coupe le souffle. Mais cela rappelle aussitôt des épiosdes peu amusants, lorsque les Maures tenateitn de conquérir cet espace béni ded dieux. Mais cela remet aussi en mémoire l'éradication de toute présence juive dans la péninsule. Quand j'escaladais ces escaliers des remparts en écoutant les explications de la bande audio collée à mes oreilles, j'entendis parler de Moïse de Léon, l'auteur de la partie principale du Zohar. Mais comme à Caceres, tous les sites juifs ont été transformés en sites chrétiens et les juifs convertis de gré ou de force, voire tués ou expulsés.

Tout était bon pour réaliser l'unité religieuse du royaume, mais cela répondait à des impératifs tant politiques que religieux, l'Eglise étant la force la plus considérable du pays. Isaac Abrabanel, fin lettré et homme d'affaires, banquier, a tenté de faire reporter le decret d'expulsion, en vain. Il finit ses jours dans le ghetto de Venise. L'Eglise n'a rien voulu savoir.

Quand je suis rentré dans la chapelle de sainte Térèse, je me suis demandé comment on pouvait entretenir une telle dévotion. Mais quelle foi chez ces Espagnols, mais aussi quelle gentillesse, quelle serviabilité, ce qui tranche avantageusement par rapport à notre personnel hôtelier et de restauration..

AU fond, ce que firent leurs très catholiques majestés il y a plus d'un demi millénaire, s'acssimelrait presque à des crimes contre l'humanité. Mais il faut savoir avancer, aller de l'avant.

Songez qu'on mange les meilleurs tapas à la Casa de las postas, à Avila. Comme quoi tout n'est pas si mal en Espagnol. Et je comprends mieux que l'on dise en France, bâtir des châteaux en Espagne; les Allemands disent être heureux comme D- en France. Les ALlemands parlent du pays de Cocagne, Schlaraffenland.

MAis tout de même ayons une pensée pour les déracinés et les expulss. Et prions pour la paix, la paix des coeurs et des consciences.

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25/02/2012

De Salamanque à Avila

A Salamanque, ce samedi

Quelle ville! Quels rempqrts! J'avais souvent lu des choses sur Salamanque, notamment son université qui avait joué un certain rôle durant la période médiévale. En parlant avec les gens, ici comme à Madrid et à Caceres (inoubliable pour son hôtel restaurant ATRIO) je me suis souvenu de termes judéo-esagnols fréquemment utilisés dans le parler quotidien à la maison, durant ma prime enfance.

Hier encore, au restaurant, la jeune serveuse a utimisé des mots que l'on utilmisait à la maison.

J'ai l'impression de revivre ce que Stefan Zweig a écrit dans son livre de souvenirs (presque testament) Le monde d'hier (Die Welt von gestern): revenir sur les pas d'une communauté perdue, englouite, disparue à tout jamais. Peut-^etre faudrait il cesser de vivre dans le passé et voirl'Espagne et les Espagnols d''aujourdhui, voire de de demain.

Du cinquième étage du parador, je contemple cette immense cathédrale (depuis 1140) qui domine, que dis je?, écrase la ville et ses habitants. Je ne sais qui a fait qui: est-ce l'Espagne qui a fait l'Eglise où l'Eglise qui a fait l'Espagne? Dans ce cas, pourquoi dire que c'est la France qui est la fille aînée de l'Eglise?

Quand nous étions à Caceres, une gravure particulièrement émouvante a retenu mon attention et mon regard, longuement:  on y voyait de pauvres familles juives (hommes, femmes et enfants) contraintes d'assister aux prêches du curé de la paroisse. Curieuse façon de propager l'amour du Christ. Après tout, il faut se souvenir de la fameuse phrase: Force les à rentrer (dans le giron de l'Eglise)!

D- soit loué, ces chopses ont disparu pour laisser place à des véritables dialogues judéo-chrétiens et à une sinère amitié du même nom.

Mais c'est diffcile pour moi d'ignorer le passé, un passé si omniprésent: au fond, si Isabelle la catholique n'avait pas expulsé mes anc^tres de la péninsule, peut-être aurais-je été tout autre, peut-être n'aurais je jamais été français  (ce que j'aurais amèrement regretté)), mais qui sait?

Demain, D- voulant, nous allons à Avila. Pour moi, il n y a pas que Sainte Thérèse (une sainte que j'estime et respecte grandement) il y aussi et surtout Moïse de Léon, mort sur la chemin d'Avila, l'auteur de la majeure partie du Zohar.

Alors continuons à prendre le train qui permet de remonter le temps. Mais faisons aussi un effort pour vivre avec son temps, l'instant, la vie de tous les jhours, sans être écrésé par un si liyrd passé.

On a un passé, on n'est pas le passé.

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24/02/2012

La vace de l Atrio

La formidable cave de l Atrio

Difficile de decrire le dîner d hier car tout etait parfait des entres au dessert, lequel noua quelque peu etonnes en raison d une glace de fromage. Apres de si joyeux agapes, le sommelier a propose de nous faire visiter la cave a vinsm la plus riche et la belle de toute l Espagne, Et il n a pas exagere,

Je n ai jamais vu autant de vins de ma vie; De toutes marques et a tous les prix. Absolument extraordinaire. Ñais j ai craque lorsque jai vu une bouteille de château eyquem de 1806. Du temps de l empereur Napoleon Ier. Je n ai même pas ose l effleurer. Savez a quel prix elle est est proposée? 150 000 Euros.

Nous ne l avons ps bu, bien évidemment. Je vous rassure, cele représenterait quelques  années de travail,,, Une bouteille qui a 206 ans.

Cela ñ a fait penser a une ñegende du talñud qui evoaue le festin dont Dieu regalera les Justes . Une sorte de festin eschatologique. Dieu leur servira un plat de Leviathan et qui sera accompagne d un nectar conserve dans ses raisins depuis les sept premiers jours de la creation. La Napoleon est battu. En fait, pour un tel festin eschatologique, seuls de tels aliments et une telle boisson pouvaient ètre envisages.

Mais quelaues lignes plus bas de ce ñême folio talmudique rañene les choses a leurs vraies proportions. en haut , nous dit on, il n y a ni station debout ni station assise, Sous entendu. ces descriptions materielles et grossieres ne sont destinees qu au vulgaire qui s imaginent que même en haut, au ciel, on mange et on boit,

Dommage pour le château Eyquem de Napoleon.

veuillez ecuser le signes espagnols du clavier

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23/02/2012

L'ATRIO de Caceres, un coin de paradis

Le merveilleux petit déjeuner de l'Atrio à Caceres

Même à la Réserve de Genève, ni même aux Armures dans la même ville, je n'ai droit à un si délicieux petit déjeuner. Pour une fois, nous avons la bonne idée de descendre au salon sans se faire porter le petit déjeuner en chambre.

Nous fumes reçus dans magnifique pièce, celle là même où se tient le restaurant muni de deux étoiles au Michelin, pour être servi par une femme magnifiquement stylée, tout sourires et absolument disponible. Un jus d'orange fraîchement pressé, une salade de fruits presque exotiques, ensuite une crème un peu comme du mascarpone, puis un petit sandwich de fromage de brebis ou de chèvre, affiné, puis enfin un délicieux café expresso, accompagne des viennoiseries habituelles dans lesquelles se trouvait du pain grillé de mon enfance. Mais bien plus encore: il y avait deux pots de confiture maison, à la figue et à l'orange non sucrée.. Encore un rappel de mon enfance.

Cet endroit est magique, la responsable de l'établissement est une dame très raffinée, très dévouée qui gagne à être connue, tout comme son hôtel.

Après un tel festin matinal, vous devenez un authentique espagnol: vous déjeunez vers 15 heures après avoir découvert toustes les aprties de la vieille ville, églises après églises, palais après palais, et toujours des gens très accueillants et très souriants: on est loin des titis parisiens et des portestants sérieux de Genève. Sur ces usperbes places de Caceres, vous avez de sympathiques cafées et bars où l'on sert des tapas àvolontiers et de la très bonne bière. C'est merveilleux.

Mais il y a autre chose qui a tant plu à Danielle: les cigognes! Eh oui, il fait si douc dans cette cité que les cigognes y ont élu domicile. A quoi servent les flèches ou les clochers des égloses? Eh bien aux nids des cigognes.

Chemin faisant, je découvre des quartiers de la vieille ville où étaient parqués les juifs au cours de longue période médiévale. Nous visitons une toute petite église qui fut, avant 1492, une petite synagogue. Nous la visitons et je réalise qu'on gardé la galerie des dames! Etonnant car dans les églises, femmes et hommes siègent côte à côte. Je parours le musée juif voisin et je vois que l'Espagne de leurs catholiques majestés n'avaient pas honte de chasser des gens de chez eux et de transformer leurs lieux de culte en églises. Evidemment, je n'en veux à personne et je dirai même que j'iame ce pays car ma mère en n est une lointaine descendante: elle s'appelait Gracia El Mosnino (ZaL) et je me suis rendu compte que plus d'un demi millénaire après l'expulsion, elle utilsait ainsi que sa mère (ZaL) des termes espagnols dans leur parler juif : suerte, banios, fazuelos, taverna, pastels... Et moi, sonf ils, qui ne sait pas un mot d'espagnol alors quela langue et la philosophie allemandes n'ont pas de secret pour moi..

Mais je voudrais vous livrer un petit fait que j'ai vécu hier soir: nous promenant dans les venelles de la vieille ville, nous trouvons une belle église dans laquelle nous entrons. Deux Messieurs devisant près de l'entrée, nous aluent. En la visitant, je passe devant un tron où machinalement, je glisse (excatement) deux pièces de 0,50 centimes d'Euros. Et puis on se prépare à sortir. L'un des deux messieurs me parle en espagnol en espagnol, je ne comprends pas un mot. Mickaël me traduit: Monsieur, avec les deux pièces que vous avez glissées dans le droit, voius avez le droit de brûler un cierge!!

Brûler un cierge dans une église, Ah si ma pauvre mère savait cela. Je remercie poliment et m'éclipse poliment, non sans avoir ressentiment une vive émotion.

Tous ceux qui me lisent savnt quelle est ma confession mais ils savent aussi tout le bien que je pense du christianisme, en dépit des persécution médiévales. Mais ce fut pour un moi un fait marquant, en allemand ein Erlebnis.

Mais l'Atrio vous fait oublier tout cela, même si le passage au Musée juif m'a montré que, jadis, dans ce pays magnifique, des hommes et des femmes de la même confession que moi furent sauvagement jetés dehors.

Peut-être aurais- je dû malgré tout cela brûler un cierge dans cette belle église.

Juste pour dire que je n'en veux à personne, même si dans la même région a vécu le grande Moïse de Léon, l'auteur de la partie principale du Zohar et tant d'autres kabbalistes et grands philosophes juifs. Rien quà Tolède vivaient plus de 12000 juifs.

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22/02/2012

A Tolède, Carcere, à l'atrio

En Espagne: Voyage à Madrid, Tolède, Carceres et Salamanque

Lorsque l'avion d'Easy jet se posait ce matin vers midi, je sors le premier de l'appareil et découvre un soleil éclatant, au sein même de l'aéroport. Dehors il fait un peu froid mais le soleil brillait. Je m'engouffre dans un taxi qui doit me conduire à Tolède où m'attendent Danielle et Mickaël. J'y arrive à moitié mort de peur en raison de la conduite trop rapide de la chauffeur (e) du taxi. Pendant une heures, je ne desserre pas les lèvres; cela tombe bien, la conductrice ne parle pas un mot de français, d'anglais ni d'allemand.

Le paradore de Tolède est magnifique, situé sur une hauteur avec une vue imprenable sur la ville. Mais le temps presse il faut aller à Cercere, une ville médiévale dont je n'ai jamais entendu parler mais qui abrite un atrio de réputation mondiale, serti de vieilles pierres, mais surtout avec un resturant ayant deux étoiles au Michelin. Arrivé sur place nous nous retrouvons dans des ruelles étroites à peine carrossables mais dans un hôtel d'une excpetionnelle beauté.Il a cinq étoiles et fait partie des relais & châteaux.

Nous sortons nous promener, je cherche désespérément des cigares comma jadis à Madrid, car ici ils valent moins cher qu'à Genève et Paris. Mais j'en trouve à l'hôtel à des prix raisonnables. C'est toujours ça de fait.

La vielle ce Carcere recèle des tésors architecturaux, desplaces merveilleuses, une populations toujours souriante et des serveurs de café d'une affabilité anti parisenne, je ne parle pas de Genève où tout le monde est gentil, suaf quelques universitaires jaloux et ou frustrés.

Nous alllons dîner à CArcere dans un petit restaurant ypique avec des tapas et des anchois comme seuls les Esoagnols savent lespréparer.

Mais n'allez pas croire que je passe mon temps à me tourner les pouces: j'ai achevé deux ouvrages qui doivent paraître entre mars et juin.

A bientôt depuis le sud (merveilleux) de l'Espagne

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21/02/2012

La Grèce ou le tonneau des Danaïdes…

La Grèce ou le tonneau des Danaïdes…

Relisez vos classiques sur la mythologie grecque. Appelez ce qui se passe aujourd’hui en Grèce le mythe de Sisyphe ou le tonneau des Danaïdes, comme il vous plaira, mais reconnaissez que ce pays de l’Iliade et de l’Odyssée nous donne des verges pour le battre.

Deux cent trente-neuf milliards en une nuit ! Rendez vous compte ! 139 octroyés par l’Euro-groupe et 100 milliards sous forme d’abandon de créances de la part des banques privées. C’est une prime donnée à la malhonnêteté, au laisser-aller économique et à l’incurie.

Ce matin encore, j’entendais les meilleurs commentateurs souligner que la seule solution viable était l’abandon de la Grèce, son départ de la zone Euro et sa divagation aux quatre vents.

Il n’y a pas d’Etat en Grèce, on ne sait pas ce que gagnent les différentes catégories de fonctionnaires, on peut acquérir des biens immobiliers en payant en liquide, etc… La liste serait longue, ce qui est dit ici est loin d’être exhaustif. Mais comment un homme aussi sérieux que M. Juncker a-t-il pu se laisser berner par les Grecs qui votent des plans d’austérité sans songer à les appliquer ? Qui maquillent les chiffres et se préparent à voter aux législatives pour des partis politiques qui nous diront, au lendemain des élections, qu’ils ne reconnaissent nullement les engagements souscrits par d’autres…

Le jeune ministre hollandais des finances a raison lorsqu’il préconise une présence permanente sur place à Athènes des contrôleurs : après tout, quand on octroie de telles sommes, on a le droit d’en vérifier l’affectation réelle… Or, la plupart des observateurs, et les plus sérieux, reconnaissent que ces sommes pharaoniques sont tout juste des rustines ou un emplâtre sur une jambe de bois.

Au fond, l’Europe est coupée en deux : ceux du nord sont sérieux et compétents, voire fiables, tandis que ceux du sud le sont beaucoup moins, et je m’exprime avec retenue. J’ai lu dans Le Figaro l’interview d’un ancien parlementaire européen chevronné qui reconnaissait qu’on n’aurait jamais dû admettre la Grèce dans la zone Euro.

Aujourd’hui, on en paye le prix. Et ce n’est toujours pas la dernière barre de l’addition. C’est bien le tonneau des Danaïdes : ces meurtrières de leurs maris, condamnés à verser éternellement de l’eau dans des barriques sans fond ou, si vous préférez Sisyphe, ce rocher qu’il traîne jusqu’au sommet et qui retombe en bas, exigeant qu’on le remonte.

Au fond, la Grèce d’hier est de retour aujourd’hui, sauf que celle d’aujourd’hui ne nous donne plus les joyaux de la culture mais les affres du surendettement.

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20/02/2012

L’Iran, le pétrole et l’arme nucléaire…

 

L’Iran, le pétrole et l’arme nucléaire…

Les démocraties occidentales ne comprennent pas les Orientaux et encore moins les Iraniens, descendants d’un ancien peuple, passé maître dans l’art des arguties juridiques et qui n’a pas son pareil pour concevoir, oserais-je dire, excogiter, des exégèses compliquées pour notre mentalité cartésienne.

Cette réflexion m’est dictée par les récentes réactions des gouvernements européens et américains aux propositions iraniennes de renouer le contact et de négocier au sujet du dossier nucléaire. Les commentateurs parlent de signaux contradictoires : d’un côté, Téhéran lance des communiqués triomphalistes à la télévision concernant ce même dossier nucléaire, affirmant que rien, absolument rien ne l’arrêtera, et envoie deux navires de guerre (d’un autre âge, comparés à la VIe flotte US) franchir le canal de Suez, et de l’autre, on écrit une lettre à Madame Ashton demandant de manière pressante la reprise rapide des négociations…

Le journaliste moyen, le commentateur indigent (et D- sait qu’il y en a) ne comprend pas, prisonnier de son cartésianisme et de sa culture évangélique qui se fonde sur la sincérité, le principe de l’identité et de la contradiction… Comment peut on dire ou faire une chose et son contraire ? C’est pourtant un fait culturel que même les Arabes connaissent sous le vocable de taqiya, l’art qui consiste à occulter par la parole le fonds véritable de sa pensée

Un bref regard jeté sur ces dix dernières années nous livre la grille de lecture de cette mentalité : depuis près de dix ans, l’Iran a mené ce que les médiévistes nomment le drapier des lanciers, une sorte de danse qui consiste à faire un pas en avant et trois pas en arrière… Les Iraniens se savent menacés et acculés, ils savent aussi que leur régime ne sera préservé que par l’acquisition de l’arme nucléaire, bref ils veulent devenir une sorte de Corée du nord en plein Proche Orient, seule assurance-vie ou garantie de survie de leur régime. Avec une touchante naïveté les Occidentaux leur ont tenu un discours cartésien dont les maîtres actuels de Téhéran se gaussent depuis longtemps : la bombe ou la survie du régime ? Mais ils veulent les deux car ils savent bien que les coups récemment portés à leur économie par les sanctions leur compliquent la tâche.

Les Israéliens qui se débattent dans ce maelström depuis leur existence savent à quoi s’en tenir, ils ne vont pas tarder à frapper les installations nucellaires iraniennes, persuadés que les monarchies pétrolières du Golfe ne supporteront jamais un Iran nucléarisé ! Imaginez alors ce que sera le marché du pétrole ou même l’OPEP avec un Iran doté de la bombe. Aucun pays n’osera s’opposer à la politique iranienne, je dis bien aucun !

Autre exemple de l’étonnante démarche iranienne et que nous qualifions, nous, de duplicité, alors que c’est, à leurs yeux, une façon de se comporter comme une autre : alors que l’Europe a déjà voté un embargo sur le pétrole iranien, ce gouvernement émet un communiqué interdisant la vente d’hydrocarbures à la France et à la Grande Bretagne ! Mais ce pays n’importe plus la moindre goutte d’hydrocarbure d’Iran et quant à la France ses achats se limitent à environ 3% !

Je m’interroge souvent sur le mode de formation de nos hommes politiques et de nos diplomates… L’idéologie même du régime des Mollahs est incompatible avec la paix dans la région. Le président Obama semble l’avoir compris, lui qui a envoyé son conseiller pour la sécurité nationale en mission en Israël. Lequel pays ne va pas tarder à s’en prendre à l’Iran mais pas nécessairement avec des escadrilles de chasseurs bombardiers.

Il ne faut pas oublier que le judaïsme avait déjà rencontré la religion perse durant l’Antiquité et qu’une bonne partie de la littérature talmudique est née à l’ombre de l’empire sassanide. Partant, les militaires israéliens connaissent bien, par tradition, la mentalité iranienne. Et un ancien chef d’Etat-major, devenu ministre de la défense de son pays, est né en… Iran.

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