26/01/2012

La ruine de l’Europe, la chute de l’Euro : retour au protectionnisme ?

La ruine de l’Europe, la chute de l’Euro : retour au protectionnisme ?

Sur ce continent, seules la Suisse et l’Allemagne tirent leur épingle du jeu.

La campagne présidentielle en France promet d’être plutôt morose. Au fond, aucun des candidats déjà déclarés n’apporte de remède miracle. Et lorsque Nicolas Sarkozy se déclarera, je doute qu’il puisse révolutionner la donne existante, au regard de la situation actuelle. On commence à avoir une petite idée du programme de François Hollande : il axe toute son action autour de la récupération de milliards soustraits à des niches fiscales ! Ce qui veut dire que même les masses populaires, incultes et peu ou prou formées, ne croient plus aux promesses gratuites. Tout le monde exige désormais de savoir quel sera le mode de financement. C’est une véritable révolution populaire qui signe bien l’état d’évolution de nos sociétés.

Un deuxième élément apparaît avec de plus en plus de netteté dans les consultations électorales, et ce, des deux côtés de l’Atlantique : même le Président Obama a insisté avant-hier sur la justice fiscale et l’idée que les riches doivent payer plus d’impôts que les pauvres et les moins aisés. Il est remarquable que cette préoccupation ait émergé dans des pays aussi différents que les USA et la France.

Ces classes moyennes dont nous faisons tous partie ont des contours très imprécis et les sondeurs arrivent difficilement à les cerner : à partir de quels revenus annuels en fait-on partie et à partir de quels revenus en sort-on, vers le haut ou vers le bas ? Difficile à dire…

Faut-il quitter l’Europe ? Ce serait une erreur gravissime . Faut-il saborder l’Euro ? Ce serait un suicide, ce serait foncer dans le vide en klaxonnant. Il faut, peut-être baisser le coût du travail et accepter enfin ce que personne n’ose nommer par son nom : une baisse du pouvoir d’achat des travailleurs non qualifiés et non diplômés. C’est affreux, mais je ne vois pas d’autre solution : la protection sociale ( indemnités de chômage, remboursement des médicaments et retraites à taux plein) est intenable à l’état actuel.

Il faut réapprendre le goût du travail et retrousser ses manches. Même les politiciens professionnels n’osent plus parler d’un avenir rose. C’est dire !

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