01/01/2012

2012, L’ANNEE DE TOUTES LES SURPRISES, DE TOUS LES CHANGEMENTS…

2012, L’ANNEE DE TOUTES LES SURPRISES, DE TOUS LES CHANGEMENTS…
Bonne année ; beaucoup de bonheur à tous, à toutes celles et à tous ceux qui nous font l’honneur de visiter ce blog et les autres blogs de la TDG, si fidèlement. J’espère que vous serez toujours plus nombreux à consulter les notes et à réagir si aimablement, comme le fait l’écrasante majorité d’entre vous. Tous mes bon vœux.

L’année qui commence ne nous apporte pas de très bonnes nouvelles du Proche Orient, notamment de Syrie et d’Egypte. Et surtout de Syrie où l’inspection des observateurs arabes, dirigés par un général soudanais au passé un peu opaque, laisse redouter le pire. Quant à l’Egypte, les nouvelles sont moins inquiétantes mais l’armée ne rendra jamais tout le pouvoir aux civils ( surtout pas aux salafistes ni aux Frères musulmans) pour la bonne raison que la topologie du pays l’interdit. Et ce n’est pas le procès du président Hosni Moubarak qui y changera quelque chose : faire son procès ou celui de son régime reviendrait à instruire un procès contre la main mise de l’armée sur tout le pays, depuis des décennies. Disons, sur toute l’Egypte moderne. Ce pays a surtout besoin de stabilité politique afin de rassurer les investisseurs dont les Egyptiens ont tant besoin. On ne peut pas permettre d’aspirer de trop grosses bouffées d’oxygène démocratique car toutes les forces sociales ne sont pas prêtes, et surtout pas l’armée. Je suis le premier à le déplorer mais c’est ainsi.

2012, d’un point de vue plus pacifique, doit être l’année du changement ou du renouvellement en France, aux USA et en Russie. Dans les deux premiers pays, cela se passera calmement, pour le troisième, c’est bien moins sûr.  Le jeu cynique de chaises musicales de M. Poutine ne se passera pas comme il l’espère. Le peuple russe aura lui aussi son printemps qui en sera un, véritable et authentique. Pas de risque d’une conquête du pouvoir par l’armée ni par des extrémistes religieux.

Reste le grand point noir, la Syrie. Je le dis et le répète : Bachar et son armée alaouite préféreront mettre le pays à feu et à sang plutôt que de céder. Bachar lui-même craint pour sa propre sécurité personnelle et celle de sa famille. Soit il y aura une intervention étrangère ou (ce qui revient au même) une puissante aide en hommes et en armes aux insurgés, soit il y aura une partition de la Syrie entre ethnies religieuses, Bachar et les siens s’adjugeant Damas et ses environs. Les sunnites, d’une parte, les Kurdes de l’autre, mais aussi les chrétiens orientaux, se partageant le reste… Reste le pronunciamiento militaire qui se débarrasserait de la dynastie des Assad et instaurerait un régime fort, tournant dangereusement le dos aux aspirations hautement démocratiques du peuple.

Jamais le peuple syrien ne consentira à dialoguer avec son bourreau ; près de 6000 morts, civils et militaires depuis le mois de mars 2011. Même les voisins de la Syrie finiront par juger dangereusement insupportable une telle situation à leurs frontières, sans même parler des Occidentaux qui ont enfin compris que Damas était un obstacle majeur à la paix dans cette région si vitale pour le reste du monde.

Sans Bachar, plus de Hezbollah au Liban et plus de tête de pont des Mollahs au Proch Orient.

Cette région semble avoir le secret d’un étrange mouvement de balancier qui ne se rencontre nulle part  ailleurs…

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