30/11/2011

L’Iran a mis le doigt dans un engrenage dangereux

L’Iran a mis le doigt dans un engrenage dangereux en attaquant l’Ambassade britannique

En laissant quelques étudiants fanatisés attaquer impunément une légation étrangère dont l’immunité est garantie par la loi internationale, l’Iran a peut-être mis le doigt dans un engrenage qui va sûrement lui coûter fort cher. Il faut situer l’incident dans un cadre bien plus vaste, régional, englobant la Syrie où les massacres se poursuivent, la Turquie où les forces armées de différents pays se préparent et l’Iran qui se verrait obligé d’intervenir si son allié était attaqué, en raison d’un accord secret de défense unissant les deux pays.

Hier soir sur la télévision al-Arabiya, le journaliste a longuement évoqué des préparatifs de frappes aériennes de forces extérieures contre la Syrie. Ces frappes sont réclamées par les officiers de l’Armée Syrienne Libre (ASL) qui se dit impuissante contre les blindés de Bachar et ne voit qu’un seul moyen de les tenir en respect. Le journaliste a montré, cartes à l’appui, que, malgré les démentis officiels, les choses bougent à la frontière syro-turque et qu’outre l’occupation d’une petite portion frontalière destinée à sécuriser l’afflux des réfugiés, une opération aérienne en concertation avec les alliés occidentaux est envisagée.

Spécialiste des opérations de diversion, le gouvernement des Mollahs a cru trouver le bon moyen de voler au secours de ses alliés syriens en attaquant l’ambassade britannique. Il a commis une erreur qui risque de lui être fatale et c’est peut-être lui qui est tombé dans son propre piège. Car les Britanniques ne sont pas des peureux, ils l’ont prouvé avec Churchill à l’époque, ils l’ont prouvé lors de la guerre des Malouines, ils l’ont prouvé en Irak à Bassora où leurs troupes patrouillaient sans casque lourd au plus fort de la crise…

En termes clairs, les Britanniques ne resteront pas inertes ; ils vont participer à la chute du régime de Bachar. Les Iraniens qui jouent leur présence dans la région vont se précipiter au secours de leur allié en difficulté. C’est probablement le moment que choisira Tsahal pour s’en prendre aux installations nucléaires.

Il ne faut pas oublier que maints pays arabes modérés ont une frontière terrestre commune avec la Syrie : l’Irak, la Jordanie, la Turquie, trois pays qui sont au mieux avec les USA qui n’ont pas oublié les humiliations subies, jadis. Les infiltrations de commandos et les livraisons d’armes, notamment anti-char sont envisagées.

L’attaque d’une ambassade britannique est toujours un acte inconsidéré. Et l’Iran ne comprend toujours pas. Au lieu de jouer diplomatiquement, il a montré à la face du monde sa véritable nature.

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29/11/2011

Marine Le Pen sera-t-elle au second tour de l’élection présidentielle en 2012 ?

Marine Le Pen sera-t-elle au second tour de l’élection présidentielle en 2012 ?

La question peut se poser. Dans cette affaire, il faut avancer avec prudence et faire preuve d’objectivité. Il est incontestable que l’élection de cette jeune femme blonde, mère de deux enfants, intelligente et déterminée, a changé la donne au sein du parti d’extrême droite et a rénové son image. Cette image qui était devenue désastreuse à la suite d’incartades répétées de son propre père qui s’était illustré dans une série de provocations insensées. Depuis qu’elle a accédé au pouvoir dans son parti, Marine a incontestablement changé de ton et de vocabulaire mais guère de registre. En revanche, elle a indéniablement changé l’image du FN, élargi le spectre de ses revendications, et mis sur l’accent sur des thèmes presque républicains, comme la défense de la laïcité fa ce à un certain intégrisme et sa foi en un Etat fort et respecté.

Les historiens de la vie politique française poseront plus tard ce même diagnostic. Ce changement de ton, cette attitude nouvelle qui caractérise le programme du FN a été salué par une masse d’électeurs qui ont manifesté leur intention d’apporter leurs suffrages à Me Le Pen lors de la prochaine élection. Et depuis, Marine figure en principe au second tour, même si, depuis quelques semaines, elle semble stagner et son capital de confiance s’effriter. Encore une fois, je le répète : nous devons traiter le sujet avec réalisme et ne pas faire ce que Lionel Jospin fit en 2002 lorsqu’il fut évincé du second tout alors qu’il avait passé cinq années d’affilée à Matignon : les Français avaient alors sanctionné le comportement autiste d’un gouvernement, aveuglé par son idéologie et qui s’entêtait à prendre en considération deux plaies majeures, telles que ressenties par les citoyens : l’insécurité, l’immigration et le chômage.

L’une des réalisations majeures de Marine aura été de présenter ces thèmes, véritables fonds de commerce du FN, comme des évidences allant de soi et ne choquant ni ne visant personne. Elle a banalisé des thèmes qui étaient encore il y a peu de temps un intouchable tabou ? Désormais, comme on dit en allemand, le refus de l’immigration, le lien entre populations étrangères et délinquances en tout genre sont devenus, salonsfähig (présentables). Cette montée en puissance est incontestablement servie, voire favorisée par les crispations d’une société française vieillissante, incertaine d’elle-même et de son avenir. Et on doit en tenir compte sans l’accuser de noires arrière-pensées qu’elle n’a pas…

Comment réagir ? Sans être un homme politique, je dois bien dire que nul ne peut aller contre les aspirations  légitimes d’un peuple qui n’arrive même plus à subvenir à ses propres besoins, est confronté chaque jour que D- a fait, à des tas de problèmes économiques de plus en plus graves. Voyez les chiffres de ce matin, voyez la recrudescence des attaques à main armée ces derniers jours dans le sud du pays… Loin de moi l’idée que tout est imputable aux étrangers, mais c’est un fait et il est suffisamment grave : certains les voient partout, trouvent en eux le meilleur facteur d’explication à nos difficultés. C’est injuste, mais c’est aussi injuste de ne plus se sentir chez soi dans certains quartiers des grandes villes. Au fond, et je m’en rendais pas compte jadis, la politique de la ville mérite un peu plus d’attention. Et aussi, on ne peut plus recevoir de gens tant que ceux qui sont déjà lç n’ont pas été intégrés.

Des solutions apportées à toutes ces questions dépend la présence ou non de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.

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28/11/2011

2000 articles depuis le début des blogs sur la Tribune

2000 articles depuis le début des blogs sur la Tribune

 

Cette note porte le nuémro deux mille ! Je rends grâce à la divine Providence qui m’a permis, en dépit de circonstances parfois adverses, voire franchement hostiles, de poursuivre dans la même voie : il y eut des jaloux, des envieux, des méchants, bref des désagréments en tout genre, mais le dit le proverbe arabe : … la caravane passe (al-siyyara mashaya.). Parfois, j'ai même songé à tout laisser tomber, tant le découragement était grand face à la méchanceté et à l'envie. Mais il fallait tenir et j'ai tenu.

Je voudrais parler des événements en Syrie et surtout de leur retentissement chez sunnites libanais, dans cette note qui marque un nouveau début. On apprend que la Ligue arabe a enfin pris des mesures significatives pour faire cesser le massacre de pauvres citoyens syriens. On approche des 4000 morts. Il ne se passe plus de jour sans que les membres de l’Armée Styrienne Libre (ASL : rassurez vous ce n’est pas l’armée du sud Liban) n’attaque leurs anciens frères d’armes. C’est triste et les sanctions des Arabes contre le régime de Bachar doivent être renforcées jusqu’à ce que ce régime se délite et s’en aille.

Dans l’émission de ce matin sur France 24, j’ai entendu le discours de l’ancien premier ministre Fouaf Siniora, partisan de M. Saad Harari, le fils du chef libanais assassiné par les forces occultes qui terrorisent le Liban depuis tant d’années, encourager les forces syriennes libres et souhaiter bonne chance aux forces démocratiques émergentes dans les pays arabes. Une manifestation de masse a eu lieu à Tripoli contre le régime de Bachar et surtout contre le Hezbollah, allié de Damas au Liban et véritable cheval de Troie de l’Iran dans le secteur. Les gens ont été déçus par l’absence de Saad Hariri mais ont compris qu’il risquerait sa vie s’il se présentait aujourd’hui dans son pays. Il se souvient de ce que l’ennemi intérieur a fait son père.

Dans la douleur mais de manière inexorable, le Proche Orient se prépare à exclure des forces maléfiques et délétères qui assombrissent l’horizon et obèrent son avenir. L’analyse que tous les observateurs font se révèle juste : c’est le pivot syrien qui bloquait tout. Si ce verrou saute, et c’est le cas, l’horizon sera entièrement débouché. Espérons que cette fois ci les Arabes comprendront que leurs véritables ennemis sont la dictature, le sous développement,, l’ignorance, la superstition et l’exclusivisme religieux.

Et rien ni personne d’autre.

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27/11/2011

’interview de Claude Guéant sur BFM TV

L’interview de Claude Guéant sur BFM TV

La guerre déclarée à la fraude

On le savait depuis un certain temps déjà et un grand quotidien national en avait même fait sa une : les fraudeurs en tous genres (de la sécurité sociale, des Assedic ou d’autres prestations) ne jouiront plus d’une certaine impunité en France. M. Claude Guéant vient de le rappeler avec force, au point de se demander pour quelles raisons cette «croisade» au profit du bien public n’a pas été entreprise plus tôt. Cette absence de réaction énergique, voire ce laxisme des autorités, a conduit un parti bien connu à en faire les mesures phares de son programme pour les élections présidentielles.

Certes, quelques observateurs peuvent se demander si les étrangers sont seuls responsables de ces dysfonctionnements qui ponctionnent indûment les caisses déjà presque vides d’un Etat tenu de mettre de l’ordre dans ses finances, faute de quoi il ne pourrait plus emprunter à des taux acceptables. Or, contrairement à ce parti d’extrême droite, Claude Guéant n’a jamais ostracisé qui que ce soit…

La France est un pays qui a une longue tradition d’accueil et d’intégration des étrangers ; elle a accueilli à bras ouverts les nouveaux venus, elle a même fait de ses immigrés méritants et désireux de s’intégrer pleinement, les meilleurs de ses fils : ouvrez un annuaire des professeurs au Collège de France, le sommet de notre hiérarchie universitaire et vous en serez convaincus. Les noms a consonance «étrangère» y figurent en majorité…

Pourtant, la moindre mesure conservatoire, la moindre réaction face à des abus provoque dans notre pays une véritable levée de boucliers… On peut se demander s’il ne s’agit pas là d’une sorte de «haine de soi» qui consiste à s’accabler soi-même, à s’auto-flageller quand il s’agit des droits des autres qui, empressons nous de le souligner, sont logés à la même enseigne que nous. Mais s’ils ont les mêmes droits, ils ont aussi les mêmes devoirs que les nationaux.

La fonction de ministre de l’intérieur a toujours été difficile et comporte des servitudes spécifiques. Il faut assurer la sécurité sans jamais enfreindre les règles du droit. A de très rares exceptions, ce fut toujours le cas en France. Je me souviens, j’étais alors tout jeune étudiant, et le ministre de l’intérieur s’appelait Raymond Marcellin. Il y eut des doutes sur la conduite inappropriée du ministre. La réaction du président Georges Pompidou fut immédiate : Jacques Chirac fut propulsé Place Beauvau et M. Marcellin se retrouva au ministère de l’agriculture. Ce qui, même dans un pays rural comme la France, n’était pas vraiment une promotion…

Or, s’il y a un homme que sa formation de préfet et ses convictions spirituelles conduisent tout naturellement à respecter le droit et à protéger tous les habitants de ce pays, étrangers compris, c’est bien Claude Guéant. Et, paraphrasant Ernest Renan, je signale que je ne sacrifie pas la critique à l’amitié puisque ce n’est pas la première fois que je prends fait et cause pour le ministre de l’intérieur. Un exemple est plus éloquent que tout autre argument : qui aurait pu, mieux que Claude Guéant, gérer les émeutes des banlieues en 2005, au cours desquelles les forces de l’ordre, pourtant soumises à rude épreuve, n’ont pas fait usage de leurs armes, évitant toute effusion de sang ?

La politique est un exercice souvent cruel et les politiciens excellent à ce jeu. Mais Claude Guéant a apporté avec lui Place Beauvau l’éthique du très grand commis de l’Etat

Maurice-Ruben, HAYOUN

In Tribune de Genève du 28 novembre (Vu de la Place Victor Hugo

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le spectre de l’islamisme plane sur toute la Méditerranée

le spectre de l’islamisme plane sur toute la Méditerranée

Le résultat des élections législatives marocaines n’est guère encourageant pour la démocratie et pour l’évolution sans heurts de ce royaume vers plus de justice sociale et de progrès. Ce sont désormais les partis islamistes qui, de la Tunisie à l’Egypte, en passant par la Libye, et la Turquie, semblent incarner le mieux la volonté de changement des électeurs de ces pays.

Mais pourquoi donc ? Pour la simple raison que notre Occident a, durant des décennies,, favorisé la stabilité dans le pourtour méditerranéen, au détriment des légitimes aspirations des peuples, victimes de la dictature, de la corruption et de l’injustice dans tant d’autres domaines. Or, nous savons bien que les agendas des islamistes ne favoriseront jamais le bien-être ni la démocratie, ni même le simple redémarrage économique ; et pourtant, les peuples veulent leur donner une chance qui pourrait se terminer par tout autre chose que le résultat escompté…

Voyez ce qui se passe en Egypte : même l’armée qui tient les rênes du pouvoir depuis plus d’un demi siècle n’a pas réussi à se faire accepter et est en proie à de grandes difficultés, au point de mettre et de démettre des premiers ministres et des gouvernements au jour le jour. Or, si les élections devaient se tenir, tant législatives que présidentielles, les islamistes gagneraient sans peine.

Voyez ce qui s’est produit en Tunisie et ce qui vient de se passer au Maroc ; là aussi, les islamistes arrivent en tête. Curieux qu’en 2012 bientôt, tant de populations ne parviennent pas à dissocier intellectuellement entre politique et religieux, un pas que l’Europe judéo-chrétienne, les USA et l’Australie, et même les anciens pays de l’est ont franchi depuis un certain temps déjà…

Même en Syrie, lorsque Bachar sera chassé du pouvoir ou prendra la décision de s’en aller enfin, si des élections étaient organisées, ce seront les islamistes qui triompheront. Alors que faire ? je l’ignore. Pourtant, les habitants savent que la chute de Bachar changerait la face du Proche Orient, du tout au tout. C’est ce qui explique le subtil acharnement des Etats modérés de la région (Jordanie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, etc…) qui sont à la manœuvre pour changer le régime à Damas. Ainsi l’axe Damas-Téhéran s’effondrerait tandis le Hezbollah libanais et même le Hamas seraient orphelins d’un père protecteur, fournisseur d’armes et d’argent. Et même si cela arrivait, la menace islamiste ne serait pas écartée. Alors, pourquoi, une nouvelle fois ?

J’ai beaucoup lu Bernard Lewis, qui, bien que très vieux aujourd’hui, est le meilleur islamologue de s génération. Selon l’éminent chercheur, une certaine absence de valeurs en Occident (notamment un excessive libéralisation des mœurs, la révolution sexuelle, le développement de l’homosexualité etc…) empêchent les populations arabo-musulmanes de reprendre le legs démocratique des Occidentaux, condamnés à leurs yeux par de tels comportements. IL y a le douloureux souvenir de la colonisation qui s’est accompagnée d’une douloureux processus de dé-culturation et, dernier mais non moindre, soutien sans faille, ou presque, aux régimes dictatoriaux arabes qui oppressaient leurs peuples…

Nous ne pourrons pas remonter la pente très facilement ni très rapidement et je suis très inquiet au sujet de l’Union pour la Méditerranée. Peut-être faudrait-il que tous ces pays fissent une expérience islamiste pour bien comprendre ce que vaut la démocratie, fût-elle estampillée gréco-occidentale…

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26/11/2011

Retour sur DSK, victime d’un complot ?

Retour sur DSK, victime d’un complot ?

Cela devait arriver et ce n’est pas vraiment une surprise : un jouranliste américian est en train d’enquêter à l’américaine sur l’affaire opposant l’ancien Directeur général du FMI à Madame Nafissatou Dialo, ancienne femme de chambre de l’hôtel Sofitel de New York. Dans son article, le journaliste en question revient sur de nombreuses zones d’ombre qui avaient déjà intrigué les observateurs mais qui furent passés sous silence en raison de la stupeur générée par ces terribles images nous montrant un homme traqué, menotté, entrava comme un animal, alors qu’il avait eu (le tribunal l’a prouvé) une simple relation sexuelle consentie. CE fut une erreur, voir une faute, venant de la part d’une si haute personnalité, mais ne nous occupons pas de cela, du moment que ce n’est qu’un manquement moral et non un crime de nature pénale.

Lorsque je rencontrai DSK au palais des congrès à Paris, au début du mois d’octobre, je n’eus pas le temps de lui parler plus longuement mais je le lui aurais dit, tout en pensant qu’il avait été, volontairement ou involontairement, entrainé dans un traquenard, mû par ses instincts mal maîtrisés. Aujourd’hui, alors que d’autres foyers s’allument pour lui nuire, il semble que son camp reprend courage et passe à l’attaque : pourquoi donc ce portable a-t-il joué un si grand rôle dans l’affaire au point de servir d’appât et de faire revenir DSK pour être enfin pris dans les mâchoires de iniquité ? Au fond, s’il n’avait pas téléphoné pour dire où il se trouvait, il serait arrivé en France, serait reparti pour Berlin où l’attendait Me Merkel et là, même le coup de semonce de la police newyorkaise n’aurait jamais eu le même retentissement : plus de photos nous présentant un DSK déjà condamné, déchu, traîné plus bas que terre. La suite a prouvé que les limiers de la police se sont fait bernés par la plaignante qui n’est pas nécessairement une victime. Cette distinction subtile émane d’un éminent juriste, doublé d’un honnête homme, Robert Badinter.

Selon certaines confidences entendues dans des cercles plutôt privés, la machine infernale qui s’était mise en place comptait tout d’abord sur le déclenchement de l’affaire du Carlton de Lille, qui éclaterait dès que DEK proclamerait sa candidature… Mais d’autres auraient voulu tenter le tout pour le tout à NY et c’est cette bombe qui a explosé la première…

Alors complot ou pas complot ? L’avenir nous le dira. Mais une chose est sûre : DSK a été le meilleur allié de ceux qui cherchèrent à exploiter cette horrible faiblesse : cette frénésie de relations sexuelles qui porte un nom en médecine et ne mérite qu’une chose : un traitement efficace.

La question la plus angoissante qui se pose est la suivante : qui a organisé tout cela ? Et dans quel but ? Si la réponse à la seconde question est claire comme de l’eau de roche,, celle de la première est enveloppés dans des ténèbres. Mais espérons qu’elles ne deviendront pas, un jour, le linceul politique de ceux qui auraient pu être à l’origine de tout cela.

Mais je le répète : si DSK avait été clean sur ce point, il ne lui serait rien arrivé…

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25/11/2011

Vers l’éclatement de la zone Euro ?

 

 

Vers l’éclatement de la zone Euro ?

A la suite du mini sommet européen de Strasbourg, réunissant Allemands, Français et Italiens, la chancelière fédérale a eu raison de rester inflexible et de camper sur ses positions : pas question de céder au laxisme de certains, incapables de mettre de l’ordre chez eux et désireux d’obtenir de permanentes facilités de caisse. En somme, certains voudraient que la BCE se transformât en planche à billets, à l’échelle de toute l’Europe, ainsi plus besoin de politique d’assainissement, avec, en sous entendu, l’Allemagne paiera… La chancelière a vu venir et elle a dit non !

J’ai déjà eu l’opportunité de parler ici même, et tout récemment, du caractère fictif du couple ou du moteur franco-allemand : on ne peut pas accoupler une Porsche et un deux chevaux qui aurait, de surcroît, des problèmes de moteur ou de carburant à intervalles réguliers.

Un minimum de sérieux s’impose. Il faut juguler les déficits et réduire la dette . C’est une affaire, une mission d’intérêt national. ET pour y arriver, il faut une réforme fiscale et une homogénéisation au niveau européen. Je ne veux pas dire qu’il faut taxer les riches : c’est une mesure stupide car, de nos jours, par un simple clic on fait déménager des sièges sociaux vers des paradis fiscaux connus et qui pullulent , même en Europe, à quelques centaines de km de Paris.

Non, ce qu’il faut, c’est remettre le pays au travail, réhabiliter la valeur du travail et mettre un terme à la financiarisation de l’économie. Peut-être aussi, et c’est là le plus délicat, réduire le niveau de vie de certaines catégories sociales qui ne vont pas l’accepter de bonne grâce : et je le dis, d’emblée, je les comprends.

Mais comment faire ? La main d’œuvre européenne, et surtout française, est l’une des plus onéreuses. Les Allemands ont fait des avancées spectaculaires dans ce domaine, mais les Français ?

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24/11/2011

Eva Joly devrait se retirer

Eva Joly devrait se retirer

Même s'ils ne le disent pas en public, les écologistes se mordent les doigts d'avoir propulsé une personne comme cette ancienne juge à se porter candidate à la présidence de la République. Elle ne faisait même pas 0,3% dans les sondages et elle s'est permise de dire avec son accent inimitable qu'elle n'était pas certaine de voter pour François Hollande au second tour… Peut-être pensait-elle dans son abyssale naïveté qu'elley serait elle-même face à Nicolas Sarkozy et qu'elle voterait pour elle-même. Quelques camarades écologistes se sont tout de même chargés de l'éclairer sur la réalité.

Décidément les écologistes n'aont pas de chance avec leurs candidats. Je prédis sue Joly Eva n'ira pas jusqu'au bout et que c'est son concurrent moins heureux qui ira au feu.

Une telle erreur de casting est à peine imaginable. Quand je regarde la canidate, quand je l'entends, quand je fixe ses lunettes, c'est assez incroyable tant c'est impressionnant. Mais je ne vous dirai pas quoi, car vous l'avez deviné.

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23/11/2011

La Syrie, l’Egypte, la Libye et le Yémen

La Syrie, l’Egypte, la Libye et le Yémen

On aura deviné d’emblée le point, le dénominateur commun à ces pays arabo-musulmans : leurs dirigeant sont soit partis, soit en passe d’être déchus. L’Egypte suscite en nous des inquiétudes spécifiques car il y a un effet de levier qui risque de déstabiliser toute la région, en raison de l’importance de ce pays et de la place qu’il occupe au sein du monde arabe. C’est dire la préoccupation des Occidentaux, notamment des USA, hantés par le cauchemar iranien : chaque fois que de masses arabes vociférâtes sont signalées quelque part et réclament le départ de leurs dirigeants, Washington y voit un risque majeur, celui d’une république islamique à l’iranienne ?

Le discours du maréchal Hussein al-Tantawi, dit el Mouchir, n’a rien résolu car les Egyptiens ne le croient pas. Du reste, jamais l’armée ne se laissera déposséder de son pouvoir. Cela a toujours été la règle depuis la chute du roi Farouk et la prise du pouvoir par le général Naguib, et plus tard, par les jeunes officiers libres de Gamal Abd el Nasser. C’est ainsi et cela ne changera pas. Il faut donc surveiller les bords du Nil comme on surveille le lait sur le feu.

En Syrie, la situation est nullement comparable à quoi que ce soit d’autre : voici un régime qui, dès sa naissance, s’est protégé de tout, écrasant sans le moindre scrupules tous ses ennemis potentiels, réels ou imaginaires. Un régime, minoritaire dans son propre pays et ayant fait de l’occupation de son petit voisin libanais un modèle de politique étrangère et du soutien à des terroristes son moyen d’agir de prédilection. Bref, un clan qui a un pays et une armée. Le problème, aujourd’hui, est que le peuple se soulève mais aussi que les alliés d’hier (ce brave M. Erdogan qui n’en finit pas de revenir su sa gravissime erreur d’appréciation) se détournent des maîtres de Damas. Même la Chine et la Russie ne pourront faire le mur indéfiniment et Bachar doit affronter désormais de plus en plus de défections de son armée.

La Libye semble sur la bonne voie, dans la mesure où tout est à refaire mais que les ressources pétrolières sont là pour répondre aux besoins. Il faudrait simplement que les arsenaux de Kadhafi fussent mieux surveillés car j’ai vu hier sur al-Arabiya un long reportage faisant état de l’inquiétude grandissante des voisins (Algérie, Tchad et Niger) lesquels appréhendent que des missiles soient entre les mains d’Al Quaida au Maghreb islamique, mettant en péril la sécurité des avions de ligne… C’est très grave. Le journaliste évoquait aussi les kidnapping d’Occidentaux, véritables fonds de commerce des terroristes…

Au Yémen, depuis hier, une éclaircie semble apparaître, si toutefois le président Salah s’en va vraiment.


Quelles leçons devons nous tirer de tout cela ? Le monde arabo-musulman bouge, il s’occupe enfin de ses propres affaires au lieu de les occulter, comme il le fit durant plus d’un demi siècle. En faisant de la cause des Palestiniens une cause primordiale de leur politique, délaissant le développement et la démocratie chez eux.

Nous devons nous attendre à tout, un printemps qui se prolonge en un été doux et ensoleillée, ou un automne virant à l’hiver rigoureux. Incha Allah !

 

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22/11/2011

La victoire (posthume) de Hosni Moubarak

La victoire (posthume) de Hosni Moubarak

Mes lecteurs habituels savant ce que je pense du président Moubarak. Ce ne fut pas, certes, un grand démocrate, mais il a su tenir l’Egypte dans le chemin de la paix et de la prospérité économique, du moins relativement parlant. Mais surtout il a rallié le camp occidental, muselant les islamistes qui sont à l’origine des troubles actuels et fait la paix avec Israël, sous la houlette des Etats Unis. Ce qui lui a valu ramené des milliards de dollars et une place enviée sur la scène internationale. Par exemple, la présidence du cercle l’Union de la Méditerranée. La lune du miel fut telle que la France a tout fait pour que l’ancien ministre de la culture d’Egypte devienne le Directeur général de l’UNESCO. On dit même qu’un important conseiller de l’Elysée aurait écrit une tribune que le candidat égyptien aurait fait paraître sous sa signature dans un grand journal du soir…

Le problème, ce sont les aspirations légitimes des peuples pris dans ce fameux printemps arabe qui atteint ses limites. Et on le voit de façon tragique depuis deux jours où la place Tahrir au Caire est jonchée, hélas, de morts et de blessés.

Le président Hosni Moubarak doit savourer sa revanche face à ceux qu’il avait promus et qui n’ont pas hésité à le faire comparaître, alité, comme une véritable victime expiatoire, simple bouc émissaire, dans l’espoir de calmer la virulence de la contestation. Et cela n’a pas suffi car les mêmes hommes sont restés au pouvoir, les mêmes méthodes, les mêmes moyens. Et la même issue : si vous lâchez prise, ce sont les islamistes qui raflent la donne. Et vous remplacerez une dictature par une autre qui se par des vertus de la religion.

Un peuple, une culture, une civilisation, peuvent-ils renouer avec la tradition démocratique après un simple coup de baguette magique ? Ne faut-il pas des années, voire des décennies d’apprentissage, pour parvenir à ce résultat qui a fait de la civilisation judéo-chrétienne un modèle inspirant les constitutions du monde entier ? L’Occident peut, lui, se réclamer du Décalogue et de la règle de l’ordre de Saint Dominique. ET ce n’est pas le cas de tout le monde. Si l’on ne réussit pas à rapprocher les cultures, on ne pourra pas éviter le clash des civilisations, si cher à qui vous savez.

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