31/10/2011

LA TREVE HIVERNALE : L’ARRET D’EXPULSION DES LOCATAIRES

LA TREVE HIVERNALE : L’ARRET D’EXPULSION DES LOCATAIRES

Chaque année, c’est la même chose, la même angoisse pour des milliers de locataires soudain à court de ressources et qui sont, hélas, dans l’impossibilité de payer leur loyer. Tout peut arriver : un divorce, la maladie, le chômage, la raréfaction des revenus, l’impossibilité de garder le même appartement etc… Les risques ne manquent pas. Et c’est la catastrophe. De 2001 à 2011 nous dit le journal Libération, les loyers à Paris ont augmenté de 50% ! Et les salaires de beaucoup moins.

La loi dispose que dès ce 31 octobre et jusqu’au 15 mars, les locataires impécunieux ne seront pas privés de toit en raison des rigueurs de la froidure hivernale. C’est une bonne chose. Certes, de petits propriétaires, dépendant du loyer de leur bien pour pouvoir en rembourser l’achat, ne le voient pas du bon œil, mais ce serait à l’Etat, à la solidarité nationale de se substituer au locataire défaillant pour payer , le temps du retour à meilleure fortune.

Imaginez une famille avec enfants, une mère célibataire, une famille monoparentale, bref tous les accidentés de la vie, qui n’ont plus de toit au-dessus de leur tête. Au moins, grâce à cette trêve, on leur donne une bouffée d’air pour essayer de se sortir de cette passe difficile. Evidemment, la loi ne vise pas à protéger des locataires malhonnêtes qui organisent leur insolvabilité et refusent de payer alors qu’ils en ont les moyens. Mais ce sont des cas peu fréquents, même s’ils existent et causent à leurs bailleurs des maux indicibles.

Mais je pense surtout aux enfants. J’ai entendu parler un  huissier, pourtant dur à cuire, pleurant en évoquant la chambre d’enfant d’une famille qu’il est venu expulser et saisir en raison de dépenses inconsidérées et malhonnêtes des parents. L’homme était terrassé en évoquant les poupées de la petite fille et son regard à la fois apeuré et résigné. Cette image l’a poursuivi jusqu’au jour où il a cédé son étude à l’un de ses fils, incapable de poursuivre son activité.

Que D- nous pardonne !

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30/10/2011

LA DESINTEGRATION DE L’ARMEEE SYRINNE

LA DESINTEGRATION DE L’ARMEEE SYRINNE : LES PREMIERS SIGNES

LA REPRESSION  NE FAIT PAS RELACHE EN SYRIE, DURANT LA SEULE JOURNEE DE VENDREDI DERNIER PRES DE 40 PERSONNES AURAIENT ETE TUEES PAR L’ARMEEE DE BACHAR EL ASSAD ET L’ON A VU LES BOMBARDEMENTS A L’ARME LOURDE DES BATIMENTS DE LA VILLE DE HOMS. CE QUI MONTRE QUE LES DEUX PARTIES SONT LOIN DE CHERCHER L’APAISEMENT OU DE NOUER LE MOINDRE DIALOGUE NATIONAL, COMME ON AIME A L’APPELER DANS CES PAYS.

MAIS L’ELEMENT NOUVEAU SELON MOI EST LE SUIVANT : PLUS DE QUARANTE SOLDATS DE L’ARMEE FIDELE AU PRESIDENT ACTUEL ONT ETE TUES PAR LEURS ANCIENS CAMARADES DEVENUS DES DESERTEURS LUTTANT AUX COTES DES INSURGES. LE FAIT QUE DES SOLDATS PROFESSIONNELS RETOURNENT LEURS ARMES CONTRE LEURS ANCIENS CAMARADES, RESTES FIDELES AU REGIME, CONSTITUE VRAIMENT UN TOURNANT DANS LE CONFLIT. IL Y A QUELQUES SEMAINES, J’AVAIS DEJA RELEVE CETTE EVOLTION QUI N’EN ETAIT ALORS QU’A SES DEBUTS, MAIS A PRESENT ELLE A PRIS UNE GRANDE AMPLEUR. DANS PEU DE TEMPS, SI LES CHOSES NE S’ARRANGENT PAS (ET COMMENT LE POURRAIENT-ELLES ?) UNE PARTIE SANS CESSE CROISSANTE DES CONSCRITS SUNNITES ET NON ALAOUITES VONT RETOURNER LEURS ARMES ET LEUR SAVOIR FAIRE GUERRIER CONTRE LE REGIME QUI VIVRA ALORS CES DERNIERES HEURES.

C’EST DANS CE CONTEXTE QUE BACHAR A ADRESSE UNE VERITBALE MISE EN GARDE A L’OCCIDENT, ALARME PAR LES RUMEURS ET AYANT VU, COMME TOUT LE MONDE ARABE, LA FIN PITOYABLE DE KADHAFI, REFUGIE DANS UNE CANALISATION D’EGOUT ET LYNCHE PAR SES ANCIENS SUJETS QU’IL MALTRAITAIT ET MEPRISAIT. LES MANIFESTANTS NE SE SONT PAS PRIVES DE PORTER DE TELS MESSAGES SUR LEUR BANDEROLES MENAÇANT BACHAR DU MEME SORT. BACHAR A PARLE D’UN TREMBLEMENT DE TERRE SI SON PAYS ETAIT VICTIME D’UNE INTERVENTION ETRANGERE. D’APRES DES  RUMEURS QUI SONT PEUT-ETRE PURE INVENTION, CERTAINES PUISSANCES (DEVINEZ LESQUELLES) ETUDIERAIENT UNE SORTE D’INTERVENTION DEGUISEE QUI PRENDRAIT LA FORME D’UNE AIDE PLUS MUSCLEE AUX INSURGES A PARTIR D’AU MOINS DEUX OU TROIS PAYS VOISINS, APTES A JOUER LE ROLE DE BASES ARRIOERES. LES TROUPES AYANT FAIT DEFECTION SERAIENT ARMEES, RAVITAILLEES, PROTEGEES DANS DES FRONTIERES INVIOLABLES ET BENEFICIERAIENT MEME D’UN APPUI AERIEN LIMITE (HELICOPTERES DE COMBAT) ET SURTOUT D’INDICATIONS SUR LES POSITIONS DES TROUPES DE BACHAR.

LE PROBLEME AVEC LES REGIMES FASCISTES, C’EST QU’ILS NE PEUVENT PAS SE REFORMER NI S’AMENDER. SI KADHAFI AVAIT ACCEPTE DE PARTIR, IL COULERAIT AUJOURD’HUI DES JOURS HEUREUX DANS UN EXIL DORE, A L’ABRI DES POURSUITES INTERNATIONALES. SI BACAHR EN FAISAIT DE MEME, IL S’EVITERAIT UNE FIN AUSSI PITOYABLE. CAR LORSQU’ILK TOMBERA SOUS LES COUPS DE BOUTOIR DE SON PEUPLE, OU DONC TROUVERA-T-IL REFUGE ? NI DANS LES PAYS ARABES QUI LE DETESTENT NI EN AFRIQUE NOIRE NI EN AMERIQUE DU SUD. IL RISQUE DE SUBIR LE MEME SORT QUE KADHAFI.

MAIS DANS L’INTERVALLE, ON A DEPASSE LE CAP DE TROIS MILLE MORTS CIVILS. ET L’ENTREE EN JEU DE SOLDATS ARMES AGUERRIS ET HAÏSSANT LE REGIME VA DECUPLER CE NOMBRE. IL FAUT QUE CELA S’ARRETE ET QUE LES OCCIDENTAUX TROUVENT UN MOYEN DE CONVAINCRE LA RUSSIE ET LA CHINE.

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29/10/2011

LA CHINE, GARANTE DE LA STABILITE MONETAIRE DE L’UNION EUROPEENNE ?

LA CHINE, GARANTE DE LA STABILITE MONETAIRE DE L’UNION EUROPEENNE ?

La pté-campagne pour l’élection présidentielle se précise : le candidat du PS a vertement répliqué aux propos du président de la République et dans ce débat la Chine s’est soudain trouvée impliquée. Elle s’est invitée dans la controverse qui oppose les deux poids lourds de cette élection majeure dans la Ve République. François Bayrou a lui aussi pris position dans ce débat mettant en garde contre une solution qui n’a pas que des avantages. Loin de là.

Voyons d’un peu plus près de quoi il retourne : la zone Euro, composée d’Etats économiquement faibles et financièrement peu viables, a évité la désintégration de peu. Les deux poids lourds de cet ensemble, l’Allemagne et la France, ont tenté d’y mettre bon ordre bien qu’ils ne fussent pas tous deux, au début, sur la même longueur d’onde. Finalement, l’Allemagne, pays sérieux et discipliné, a imposé ses vues, ce dont je me félicite, et le fonds de stabilité monétaire sera doté d’une réserve de mille milliards d’Euros afin d’acquérir un minimum de crédibilité. Mais d’où va provenir cet argent ? L’Allemagne est en mesure d’en mobiliser une bonne partie mais quid de la France ?

C’est à cet instant précis que la Chine entre en jeu. L’empire du milieu est prêt à voler au secours de monnaie européenne, mais ne le fera pas par pure philanthropie. La Chine dont nous sommes avec les USA les meilleurs clients serait victime de graves troubles intérieurs de tous ordres si nous commandions moins de marchandises chez elle et si elle devait, du coup, mettre au chômage de centaines de millions de ses ouvriers. Cet effet domino a d’ailleurs déjà commencé à se faire sentir chez elle. Donc, la Chine qui détient plus de 60% des réserves mondiales a tout intérêt à garantir la monnaie de ses meilleurs clients : je rappelle que l’Union Européenne compte près de 450 millions d’habitants et les USA beaucoup moins…

Mais dans ce bas monde où comme le disait Hegel, seule la pierre est vraiment innocente, les choses ne se font pas ex mera gratia, bien au contraire. Si la Chine joue le rôle de garant de notre monnaie, elle deviendra aussi l’arbitre qui, un jour, dictera sa loi aux différents pays d’Europe. Enfin, alors qu’elle se rend coupable de multiples violations des droits de l’homme, personne ne pourra plus la tancer, même poliment, et la ramener dans le droit chemin… Vous ne pouvez pas donner de leçon de morale à votre bienfaiteur ni à votre créancier.
Le général Eisenhwoer, devenu président des USA, avait dit un jour, assez cyniquement que lorsqu’on reçoit une aide financière, on reçoit aussi des ordres et que quand on accorde cette aide, on est aussi en situation de donner des ordres à nos obligés…

Les dirigeants de la zone Euro ont-ils bien fait. Je ne le pense pas, mais nécessité fait loi et il y a pas d’autre solution. Le monde de la finance n’est pas celui des principes moraux.

Je le déplore autant que vous, mais voyez comment fonction l’existence : l’avoir l’emporte toujours sur l’être. Et le paraître sur l’être.

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28/10/2011

’INTERVIEW DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, NICOLAS SARKOZY

L’INTERVIEW DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, NICOLAS SARKOZY

Ayant donné une conférence sur Foi et histoire au même moment où parlait Nicolas Sarkozy, j’ai dû attendre ce matin et cet après midi pour en prendre connaissance et lui consacrer le présent blog. Le président, qui n’avait pas pris la parole depuis des mois, n’a pas été mauvais, loin de là, mais a tout de même éprouvé quelques difficultés à faire passer son message aux Français qui vont se présenter en mai dans les isoloirs pour y déposer leur bulletin de vote dans l’urne.

Or, depuis plusieurs semaines, le PS a astucieusement occupé les media et le président, ainsi que sa majorité, d’ailleurs, n’ont guère pu reprendre le dessus en raison du marasme socio-économique. Comment remonter la pente lorsqu’on doit gérer une crise après l’autre, juguler le chômage, tordre le cou aux aux déficits, rembourser l’endettement etc ? C’est difficile.

Le président pense avoir trouvé le bon angle d’attaque : il a mis en cause l’adoption des 35 heures, de la retraite à 60 ans, et pour finir l’admission de la Grèce dans l’Union Européenne. Et toutes ces mesures on t été prises par des gouvernements socialistes ou sous la présidence de François Mitterrand…

Est-ce le bon système de défense ? On verra. Mais pour le moment, les sondages, dans la mesure où ils constituent une indication sérieuse, ne sont vraiment pas bons. Le vrai bon point du président, celui dont il peut se prévaloir sans crainte d’être démenti, c’est d’avoir -aux côtés de Me Merkel- contribué au sauvetage de l’Euro qui est la monnaie mal aimée des Européens, en raison des problèmes qu’il nous a causé…

Mais la chose qui m’a le plus plu, c’est la convegence de l’économie française avec l’économie d’outre-Rhin. Enfin, un président qui comprend quelque chose à cette expression couple ou moteur franco-allemand. IL faut dire qu’il y a mis le temps : au début de son mandat, Nicolas Sarkozy avait même, un temps, songé à remplacer le couple franco-allemand par un tandem franco-britannique. Le projet s’est évanoui. Le problème avec nos amis d’outre-Rhin c’est qu’il ne nous sera pas très facile de nous hisser à leur niveau… Et cela va prendre du temps, exiger une trop forte discipline. Lequel de nos gands hommes politiques aurait eu le courage de nous dire ce que Bismarck fit placarder dans toutes les salles de classe du IIe Reich : Der Mensch ist nicht Erden um glücklich zu sein, sondern um seine Pflicht zut un (L’homme n’est pas sur terre pour être heureux, mais pour accomplir son devoir)

Cela promet…

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27/10/2011

Le sauvetage de l’Euro, la victoire de la Grèce, le recul des banques

Le sauvetage de l’Euro, la victoire de la Grèce, le recul des banques

Les Grecs ont finalement gagné, ils ont fait un calcul injuste, malin, mais très efficace : ils ont compris qu’on ne les laisserait pas tomber et ont, en quelques mois, obtenu sans coup férir un provisionnement de leurs dettes à hauteur de 100 milliards. Les banques ont dû s’incliner sous la pression des Etats, notamment l’Allemagne et la France. Les malins ont gagné mais la morale n’y trouve pas son compte. Certes, les banques exagèrent souvent, nous faisant tout payer au prix fort, y compris les agendas du nouvel an alors il est juste que de temps en tempe elles perdent un peu d’argent. Mais rassurons nous pour elles : ce sont les clients qui vont payer, c’est-à-dire nous tous.

L’Euro a été sauvé, mais à quel prix et pour combien de temps ? Et en outre, les autre Etats malades de la zone Euro vont vouloir imiter l’exemple grec, comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Ils se diront que l’on a fait grâce à leurs voisins méditerranéens de 100 milliards, pourquoi pas eux aussi ? On a donc créé un fâcheux précédent. Il fallait punir la Grèce et que cette punition fût exemplaire, de même que l’on parle de l’exemplarité des peines. Par ailleurs, on donne à ce pays plus de dix ans pour se redresser or nous savons que la culture de ses habitants sanctionne des siècles de laisser-aller. A ce rythme là, même les Turcs auraient raison de demander à rejoindre l’UE et je suis sûr qu’ils feront preuve d’une meilleure orthodoxie comptable.

En fait, on a trouve des remèdes cosmétiques et apporté des rustines là où il eût fallu changer la chambre à air, voire tout le pneumatique. Il faut aussi comprendre les Etats et leurs gouvernements : on ne pouvait plus laisser les marchés profiter honteusement de la fébrilité de l’Euro et aggraver de cette manière la crise, déjà si forte.

Il y a un autre aspect qui signe la décadence de ce continent et laisse mal augurer de la suite : ce sont des pays comme la Chine et la Russie, voire le Brésil qui vont mettre de l’argent dans la cagnotte pour garantir la solvabilité du vieux continent. Quel retournement de situation. Incroyable et pourtant vrai.

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26/10/2011

Pouvons nous encore parler d’un couple franco-allemand ?

Pouvons nous encore parler d’un couple franco-allemand ?

La crise de l’Euro, mais pas uniquement elle, a servi de révélateur de la disparité existant entre les deux locomotives supposées de la zone monétaire et de la construction européennes : la France et l’Allemagne, ou plutôt devrais-je inverser l’ordre tant l’apparente supériorité (politique, militaire) de la France ne fait plus illusion.

Depuis près d’une semaine, on ne parle que de cela : les puissances européennes, les deux plus importantes, ne se quittent plus tant la profondeur de la crise n’a d’égale que celle de leurs divergences. Et dans cette lutte d’influence, mon cœur penche du côté allemand car nos voisins d’outre-Rhin -dont je connais bien la culture étant germaniste et ayant enseigné près de vingt-cinq à l’université de Heidelberg- ont vécu des drames historiques en raison, précisément, de crises économiques mémorables, dont la toute dernière avait provoqué l’arrivée au pouvoir du national-socialisme. Ils ont su tirer les leçons de l’Histoire.

Je me souviens d’un fait qui m’avait marqué au début des années quatre-vingt: jeune professeur associé à la FU (Freie Universität) de Berlin, des années avant la chute du mur, les autorités avaient décrété un train de mesures d’économie pour quelques années. La décision fut si impitoyablement appliquée que le décanat nous fit savoir, en moins d’un an, qu’il fallait revenir à la normale, que les économies avaient été nettement supérieures à ce qui avait été prévu et qu’il fallait désormais revenir à la situation précédente, la situation ayant été assainie. Bref, tous les objectifs avaient été atteints. Pour le Français que je suis, c’était inimaginable. Un tel fait est resté gravé dans ma mémoire. Par ma naissance j’appartiens à ce côté ci du Rhin mais par ma culture et ma formation intellectuelle, je fais partie de l’autre côté

Aujourd’hui, on ne peut plus parler de l’Allemagne comme d’un nain politique (politischer Zwerg) et d’un géant économique jouissant d’un miracle (deutsches Wirtschaftswunder). Désormais, l’Allemagne occupe toute la place qui lui revient, et tout ce que je souhaite c’est que ce ne soit pas au détriment de la France dont la crédibilité commence à s’effriter outre-Rhin… Ce matin, j’ai entendu sur France 24 une charmante députée du Bundestag dire, dans un excellent français, que l’attitude des Français lors des négociations sur la stabilité financière du continent, faisait planer des doutes sérieux sur notre fiabilité en tant que partenaire… On peut difficilement aller plus loin en termes diplomatiques !

Alors, ce fameux couple franco-allemand existe-t-il encore ? Pouvons nous encore parler du moteur franco-allemand dans la construction européenne ? J’aimerais y croire. Qui se souvient aujourd’hui que cette disparité avait déjà été pointée du doigt par les autorités allemandes, dès l’élection de Georges Pompidou à l’Elysée : un gestionnaire, disaient-elles alors, a enfin succédé à un visionnaire… En termes plus directs, on voulait dire que la France revenait enfin sur terre et qu’elle prenait ses vraies dimensions. En somme, elle faisait enfin preuve de réalisme.

Mais nous avons changé d’époque, la guerre froide a disparu, le bloc soviétique n’est qu’un mauvais souvenir et plus aucune menace ne pèse directement sur l’Allemagne, notamment depuis sa réunification. Mais les Français, eux, ne sont pas réveillés et ont continué à vivre comme auparavant, comme si rien n’avait changé autour d’eux… Pendant ce temps là, même un chancelier fédéral socialiste, Gerhard Schröder, réforma la sécurité sociale de son pays, équilibra les comptes publiques et réussit, par une série de mesures impopulaires mais tout de même acceptées, à assainir la situation économique. Certes, la dette allemande (Staatsschulden) est sensiblement équivalente à la nôtre, à cette différence près que nous, nous avons de graves déficits que nos voisins ont pu juguler. Et c’est là toute la différence qui nous a mis dans la situation que nous connaissons.

Je me permets d’insister : l’Allemagne a raison d’exiger l’indépendance totale de la BCE, toute autre solution donnerait lieu à un laxisme que des politiciens ne manqueraient pas de mettre à profit par pur électoralisme.

Il y a dans le livre du Deutéronome un certain nombre de lois dont une, en particulier, m’a toujours ému car elle revêt un indéniable caractère éthique : il est interdit de former un attelage à l’aide de deux bêtes de force très inégale, par exemple un bœuf et un ânon. Ce serait inhumain car cela exigerait un trop gros effort pour l’une de ces deux bêtes de somme. Cette image se passe de commentaire.

Tout n’est pas perdu, si nos compatriotes acceptaient enfin de se remettre au travail, de cesser de vivre au-dessus de leurs moyens et de regarder l’avenir en face. Les Allemands appellent cela : fest in die Zukunft hineinblicken… Nous devrions en faire autant.

Maurice-Ruben HAYOUN in

TDG du 26 octobre 2011

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25/10/2011

Le spectre de l’islamisme plane sur la Méditerranée

Le spectre de l’islamisme plane sur la Méditerranée

 

Qu’avons nous fait en aidant puissamment la Libye à se débarasser d’un tyran sanguinaire ? Allons nous contribuer à remplacer une dictature par une autre, plus pernicieuse et plus dangereuse ? C’est la question que se posent les chancelleries et les diplomates d’Occident. On a même entendu Alain Juppé évoquer les dialogues interculturels et interreligieux, sans trop de conviction, il faut bien le reconnaître.

 

On essayait tout juste de se remettre du choc des déclarations du nouveau dirigeant libien que les élections en Tunisie nous fournissaient un nouveau sujet d’iqnuiétude. Le parti islamiste En-nahda arrive en tête des élections de la constituante. Ce qui signifie, en clair, que l’avenir de ce sympathique petit pays méditerranéen, l’écriture de sa constitution, va reposer entre les mains de quelques islamistes qui vont compromettre durablement son avenir et remplacer, ici aussi, une dictature par une autre, celle de rites religieux que la Tunisie avait réussi à éviter jusqu’ici..

 

Les islamistes ont utilisé dans l’ancienne Carthage les mêmes recettes qu’ailleurs : rechercher la proximité des électeurs en se portant au secours des plus démunis, en les nourrissant, en les convoyant gratuitemlent vers les lieux de vote, bref en monnayant leur soutien contre une adhésion à leur cause. En fait, en surfant sur le chômage, la déshérence soociale etc… C’est ce qui s’est passé en Algérie, au Marco, à Gaza et dans tous les pays arabo-musulmans ou berbéro-musulmans touchés par la crise.

 

Tant en Tunisie qu’en Libye, c’est la communauté internationale qui a retiré son appui aux dictateurs déchus, compromettant définitivement leur chance de se maintenir au pouvoir. Pour la Libye, ce fut encore plus manifeste puisque ce sont des avions de l’Occident qui ont acquis la supériorité aérienne et des stratèges franco-britanniques qui ont permis la prise de Tripoli par la mer… Regardez ce qui s’est passé à Syrte et à Misrata : les rebelles ont mis des semaines et des mois afvant de les conquérir. Les avions de chasse occidentaux ne voulant pas mettre en péril vie des civils…

 

Que va-t-il se passer aujourd’hui ? Le dirigeant libyen, le fameux juge coranique a mis un bémol à ses précédentes déclarations arguant que sa charia était modérée. Mis on est islamiste ou on ne l’est pas ! C’est comme la fameuse ministre soviétique de la culture qui disait qu’une femme n’est jamais UN PEU enceinte : elle l’est ou ne l’est pas.

 

C’est hélas, la même chose en politique autour de cette chère Méditerranée. Ce qui nous frappe, c’est la propension de certains peuples à voir les clefs de leur salut dans un passé qu’on veut illustre au lieu de s’ouvrir à l’avenir qui peut être réellement radieux. C’est cela le salafisme : privilégier le passé, ou plutôt l’idée qu’on s’en fait au lieu d’affronter l’avenir qui n’est encore écrit nulle part. Et que l’on peut façonner.

 

Mais pour y arriver il faut avoir des convictions et se mobiliser pour les défendre. L’Occident, en a-t-il ?

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24/10/2011

Un régime islamiste en Libye ? Avons nous été dupes?

Un régime islamiste en Libye ? Avons nous été dupes?

J’ai écouté le discours du président du CNT libyen hier soir sur CNN directement en arabe. Et l’impression que j’en ai retirée est plus floue qu’autre chose. L’homme, Moustafa B. n’est visiblement pas un bon orateur. C’est un homme sans envergure véritable, un leader de transition qui ne laissera pas de traces profondes dans l’histoire de son pays, sinon celle d’avoir servi de fil conducteur vers le changement de régime. Et d’avoir donné à l’Occident une image (faussement ?) rassurante…

Il m’a semblé suivre le disocurs d’un juge coranique, qui remercie D- à tout bout de champ et rend maintes fois grâce à la divine Providence qui a guidé les pas des révolutionnaires et a couronné de succès leurs entreprise risquée. Pas un mot pour la France ni pour la Grande Bretagne, juste une rapide évocation de l’ONU et de l’OTAN qui méritaient tout de même un peu plus qu’une simple mention. Sans les Occidentaux, la Libye ne serait pas libre aujourd’hui. Mais je peux comprendre que l’homme, rompu à l’art de la taqiya, la dialectique islamique, n’ait pas voulu donner l’impression que les révolutionnaires étaient arrivés dans les fourgons de l’étranger, bottés et casqués, bref qu’ils devaient la victoire aux peuples chrétiens de l’Europe et de l’Amérique. Ce serait donc une sorte de discours à consommation intérieure.

Mais ce qui est plus grave, ce sont les gages donnés aux islamistes. ESt-ce un écran de fumée qui se dissipera rapidement ? Franchement, je ne le pense pas et il semble que certaines démissions au sein même du CNT laissent augurer un changement de centre de gravité plutôt inquiétant. Ainsi le juge coranique a dit que le nouveau principe juridique du pays ser fondé sur la charia ; toute loi qui y contreviendrait est désormais nulle et non avnue. Les femmes sont les premières victimes de cette inflexion : plus de mongamie dictée par la loi et interdiction du divorce ! C’est une gifle en plein visage pour la Tunisie voisine qui a été à la pointe du combat pour la condition féminine. Il est vrai que le juge corainque n’est pas à une contradiction près lorsqu’il rend, dans le même souffle, hommage à l’abnégation et à l’esprit de sacrifice de ces mêmes femmes dont il nie aujourd’hui les droits fondamentaux. On sent ici que l’orateur marche sur des œufs.

Avons nous été dupes ? Nous a-t-on instrumentalisés pour instaurer à la place du tyran déchu un régime qui sera pire dans qlelques années ? Je ne le crois pas car nous disposons de maints leviers pour faire échouer une telle évolution.

Par ailleurs, une analyse talmudique du discours (décousu, mal préparé, mal récité, sans transitions claires et dépourvu d’un principe archtitectonqiue, d’une ligne directrice) permet de penser que les concessions faites aux islamistes ne sont que de façade : dire que la chaira est la source de la législation ne veut pas dire que la république sera islamique mais queun pays musulman ne saurait être gouverné par des lois qui entreraient en collision avec les principes de cette religion d’Etat qu’est l’islam.

Enfin, les hommages rendus aux martyrs, aux pays arabes amis, les messages de soutieadressés aux révolutionnaires de Syrie et du Yémen montrent que ce disocurs est un véritable patchwork qui ne permet pas de préjuger de quoi que ce soit mais laisse peut-être (je dis bien peut-être) assez mal augurer de l’avenir.

Comprendrons nous un jour ce monde arabo-musulman resté, durant de si longues années, en bordure de l’évolution générale ? Quand on discute avec certains de nos ambassadeurs en poste dans ces pays, on se demande si on rêve : aurai-je la cruaauté de rappeler la cécité de notre ancien ambassadeur en Tunisie qui, pour donner une réponse à notre gouvernement sur ce qui se passait vraiment sur place, a téléphoné au ministre de l’intérieur qui l’a mené en bâteau… Le pire, c’est son excellence l’a cru et a transmis à Paris, avec les conséquences que l’on connaît.

Un sérieux et profond travail d’adaptation et d’assainissement s’immpose : les élites frnaçaise d’aujourd’hui ne peuvent pas continuer d’œvrer avec une formation d’hier et d’avant-hier… L’essence même de nos interlocuteurs rend nécessaire ce changement. Sans plus attendre.

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22/10/2011

A-t-on le droit d’exposer ainsi le corps mutilé de Kadhafi ?

A-t-on le droit d’exposer ainsi le corps mutilé de Kadhafi ?

 

Non, j’y réponds tout de suite, par la négative. la mort est le lot de tout être humain et la dignité de la personne humaine vaut pour tous, même pour ceux qui n’ont eu auucn respect ni aucune pitié pour leurs innombrables victimes. Le CNT de libye nous inquiète beaucoup car, en dépit des protestations internationales qui se font de plus en plus nombreuses, le corps du supplicié, ancien bourreau de son propre peuple, est toujours exposé, comme une bête de cirque. Les familles entières se déplacent avec leurs enfants, on prend des photos et on pose avec de grands sourires autour du cadavre. Ce n’est pas bien. La révolution libyenne est en train de salir la cause qu’elle a servie avec courage et abnégation. Ce n’est vraiment pas bien. Il y a des limites à ne pas franchir et la civilisation arabo-musulmane a elle aussi des valeurs qui englobent le respect d’une dépouille, surtout humaine.

 

Il faut aussi faire droit aux appréhénsions des gens. Ainsi avons nous entendu les doléances de simples citoyens, narrant le martyre, le calviare des gens victimes de dénis de justice du matin au soir durant 42 ans. Oui, plus de quatre décennies au cours desquelles l’ancien maître de la Libye, guide autoproclamé de son peuple, a fait ce qu’il a voulu, écrasant tout le monde, organisant des meurtres et des explosions d’avions en plein vol, massacrant des opposants. Bref, se conduisant comme un animal malfaisant, avide de sang. Nous comprenons donc la rage des Libyens. Mais, je le répète, ce n’est pas bien.

 

Les élites, ceux qui dirigent et gouvernent, sont là pour montrer au peuple la voie à suivre. Au besoin, en faisant acte d’autorité. Mais voilà la Libye est un pays san état, sana armée, sans corps constitués, et tout ceci a été voulu et dominé par la personnalité écrasante du dictateur défunt.

 

Aujourd’hui, il faut que cesse ce macabre spectacle. Toutes les grandes religions reconnaissent le respect et la dignités dus à une dépouille humaine. Il faut donner à ce corps une sépulture, qu’elle soit marine ou terrestre. On a malheureusement l’impression que le désir de vengeance est irrépressible et que la famille Kadhafi va être victime d’extermination. Les différents fils, à l’exception de celui qui s’est réfugié au Niger, vont être tués , s’ils ne l’on pas déjà été. Cela n’est pas bien, mais on peut dire que Kadhafi récolte, même après sa mort, ce qu’il a semé : la honte, la violence et le déshonneur.

 

Avez vous vu les slogans des manifestants syriens ? Ils promettent à l’autre bourreau de son peuple, El assad, le même sort !

 

Il y a dans le second livre de Samuel, lors de la guerre fratricide entre le royaume de Juda (David) et celui d’Israël (Saül) , une phrase prononcée par le général Avner ben Ner à l’adsresse de son homologue le général Joab ben Cerouya : ha-la-nétsah tokhal haréb ?

 

Le glaive ne sera-t-il donc jamais repu ?

 

Plus que jamais cette phrase est d’actualité.

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21/10/2011

La mise à mort de Mouammar Kadhafi : existe-t-il une justice immanente ?

 

 

La mise à mort de Mouammar Kadhafi : existe-t-il une justice immanente ?

 

Notre monde va vite. Trop vite. Il y a aussi des événements assez inattendus qui se téléscopent et nous n’avons pas toujours des journalistes aptes à en percer au jour le mystère ou a expliciter les liens profonds existant entre eux. Hier soir et aujourd’hui, les Juifs du monde entier célèbrent la fête de la joie autour de la Tora (Simhat Tora). Quelques jours auparavant, cette joie était introduite par la libération Ô combien attendue, de Gilad Schalit. La veille même de cette simhat Tora, on apprenait l’exécution du fuyard Kadhafi dans un conduit d’égoût de sa ville natale. Après 42 ans de règne sans partage, le plus sanguinaire de tous les tyrans arabes finissait tristement sa sombre existence

 

Existe-t-il une rerlation entre tous ces événements, un lien profond qui les relie les uns aux autres sans que nous en sachions quel en est l’auteur ? Pourquoi Kadhafi n’a-t-il pas été tué plus tôt, je dis tué, car il est difficile, voire impossible pour un tel homme de s’amender. Le mal commis en fait la quintessence des forces malfaisantes et de la hiérarchie des puissances démoniquaes. Si sa neturalisation avait eu lieu plus tôt, et je comprends que ceux qui l’ont lunché avaient des raison de le faire, quelle économie en vie humaines et en destructions, en souffrances en tout genre !

 

ET pourtant il existe bien une justice immanente, c’esà-dire un principe d’équité inhérent au monde où nous vivons qui fait que de tels actes finissent, tard, trop tard parfois, par être payés au prix fort pour ceux qui les commettent. Que d’opposants tués, emprionnés, de femmes déshonorées, d’enfants martyrisés, de biens détournés etc ! Le tyran paraissait indétronable, intouchable, même les grands de ce monde avaient fini par se compromettre un tant soit peu avec lui. Mais pouvaient-ils faire autrement ? Aurions nous jamais tiré de ses griffes les pauvres infirmières bulgares et éeur compagnon d’infortune, le médecin palestinien ? Même les USA avaient fini par parler avec lui. IL était devenu une pièce maîtresse du dispositif européen stoppant l’invsaion de notre continient par des populations noires fuyant la misère et la terreur… Il faisait –mais jamais gratuitement- le sale travail que nos lois nous interdisaient de faire…

 

ET voici que cet homme qui devait avoir caché des milliards de dollars de par le monde s’est retrouvé coincé dans un codnuit d’égoût d’où les révolutionnaires libyens l’ont débusqué pour le mettre à morte.

 

Toutes ces nouvelles sont peut-être d’un grand soulagement pour le peuple de ce pays, mais elles sont loin d’être réjouissantes en soi.. Mais, en tout état de cause, si cette justice immanente existe, c’est-à-dire si notre monde possède en son sein un mécanisme auto-régulateur qui remet les choses à leur place originelle et naturelle, alors on s’étonne qu’il ne fonctionne qu’au bout de tant de décennies.

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