29/09/2011

Rosh ha-Shana, le Nouvel an juif

Rosh ha-Shana, le Nouvel an juif

 

Depuis hier, après le coucher du soleil, les juifs du monde entier ont célébré le début de leur nouvelle année liturgique. Nous sommes selon le comput juig en l’an 5772 de la création du monde. Néanmoins, ce chiffre n’a rien à voir avec des calculs de l’âge de l’univers ni avec des techniques sophistiquées, comme la datation par le carbone 14. C’est une indication qui remonte à la plus haute antiquité et qui doit son existence à la reprise par les Sages juifs de données «scientifiques» de l’époque. Le talmud lui-même reconnaissait qu’au plan de la formation et des connaissances scientifiques, les Sages des nations les dépassaient nettement. Enfin, toujours dans la littérature talmudique, il se trouve une indication sur la fin du monde : l’univers durera 6000 ans et après il sera détruit. Nous tremblons car on entre depuis aujourd’hui dans l’an 5772… Moins de trois siècls !

Redevenons sérieux. Le nouvel an juif, Rosh ha-Shna est une fête austère car les croyants implorent Dieu de les inscrire dans le livre des vivants, de leur donner la paix et la quiétude, qui dépendent de Lui seul, et aussi, je dirais surtout, d’accorder la rémission de leurs péchés. En fait, c’est une longue, une terminable confession qui dure pratiquement 48 heures. Il faut lire et comprendre ces prières pour sentir combien l’âme juive vibre en se présentant devant le tribunal du Très-haut, et aussi lorsque le préposé souffle dans la corne du bélier, le shofar. Ce moment, particulièrement solennel, est censé bouleverser l’orant au plus profond de lui-même et le forcer à entendre enfin, d’où les sons à la fois doux et langoureux, mais aussi saccadés, rappelant le tocsin.

De Rosh-ha-Shana à yom Kippour, le jour des propitiations, on compte dix jours, dits les dix jours de pénitence (assérét yemé teshuva). La spiritualité religieuse juive culmine en ce jour précis où tous les enfants d’Israël demandent pardon au roi de l’univers. Toutes ces prières sont frappées au coin de l’universalisme, mais il en existe, et c’est bien naturel, un certain nombre qui portent sur le peuple d’Israël, sa terre et son avenir ici-bas.

Les prières demandent qu’aucune femme ne perde par accident le fruit de ses entrailles, que le semeur dispose de graines à semer et que l’affamé mange à sa faim (shé lo tappil isha et peri bitnah, ten zéra’ la-zoréa’ we léhém la okhel)

Ce sont des prières qui touchent tout ce qui porte sur son visage les traits de l’humain.

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28/09/2011

En Syrie, la répression se poursuit…

En Syrie, la répression se poursuit…

 

Où donc s’arrêtera Bachar el Assad ? Tout juste quelques années après le décès de son père, l’inflexible Hafez el Assad qui n’hésita pas à se comporter en régent sanguinaire de son peuple, voici que les rênes du pouvoir commencent à lui échapper. Avec près de 3000 morts déclarés, des milliers et des milliers d’arrestations et de disparitions, le pouvoir syrien ne voit toujours pas le bout du tunnel : encore plus de protestations, suivies de toujours plus de répression.

Mais depuis peu, le conflit a évolué et a pris une tournure qui se révélera, à terme, hautement dangereuse pour le pouvoir, il s’agit du délitement des forces armées. C’était prévisible. Depuis que le corps des officiers alaouites, affiliés au régime, organise la répression en mettant sur le terrain des hommes de troupe sunnites et autres, il était évident que l’armée ne conserverait pas longtemps sa cohésion. En effet, c’est désormais chose faite : il y a des désertions par centaines et les soldats perdus ont rejoint les rangs des insurgés pour les aider et les organiser de manière armée.

Comme ce type de pouvoir ne repose que sur la maîtrise et le contrôle absolus des forces armées, si ce corps est touché, le régime est condamné à terme. Certes, il dispose encore d’une large capacité de nuisance, mais le fait d’avoir, face aux forces loyalistes, des déserteurs armés, change la donne.

L’avenir se dessine de la manière suivante : la mosaïque des forces politiques et ethniques qui forment la Syrie va se défaire. Il y aura un regroupement par appartenance ethnique et religieuse. Les Alaouites garderont la région de Damas, tandis que les autres forces se répartiront le reste du pays. La Syrie ressemblera au Liban. Et il n’est pas exclu que des changements territoriaux se produisent. L’éclatement de la Syrie bouleversera la donne pour le Hamas, le Hezbollah et l’Iran.

Il n’est pas exclu qu’Israël puisse s’étendre à tout point de vue avec un nouveau régime installé à Damas, un régime qui ne collaborera plus avec le terrorisme mais s’intégrera harmonieusement dans un nouvel ensemble de paix et de prospérité.

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27/09/2011

L’Allemagne a raison de réfuser d’aider la Grèce

L’Allemagne a raison de réfuser d’aider la Grèce

 

Je viens d’écouter des extraits d’un discours de M. Barack Obama parlant de l’insuffisance de la réaction européenne à la crise bancaire de 2007/8. A-t-il raison ? Je laisse à de vais experts le soin d e se prononcer. Ce que je note dans cette affaire, c’est que les banques sont condamnées à changer et qu’elles tardent à le faire, mettant en péril tout le système et la vie d’épargnants et de clients individuels que nous sommes tous.

Par ailleurs, et c’est à mes yeux, l’essentiel, nous ne devons plus aider les Grecs qui se moquent du monde et entendent faire payer le reste de l’Europe pour leurs innombrables manquements. Je suis donc d’accord avec les Allemands qui refusent de payer pour les Grecs. Il ne faut pas leur verser la dernière tranche puisque leur gouvernement n’a rien fait de substantiel (voir la troïka européenne) et que dans leur pays, il n’y avait d’Etat apte à lever l’impôt. Or, je ne vois pas comment on peut gérer un pays dont les citoyens échappent consciencieusement à l’impôt.

On peut faire partie de l’Europe sans faire partie de la zone Euro. La Grèce a été le berceau de notre civilisation et elle le reste encore : mais la Grèce d’aujourd’hui a-t-elle encore quelque chose à voir avec celle de Socrate, Platon et Aristote. On a coutume de dire que la mauvaise monnaie chasse la bonne, c’est hélas le cas pour cet Etat aujourd’hui.

Que vt-il se passer à présente ? Deux Allemands sur trois refusent d’alimenter ce puits sans fond. Et ils ont bien raison. Ils ont déjà déboursé près de 9 milliards pour un pays à la dérive. Fait-il continuer ? Non.

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26/09/2011

LA GRÈCE, L’EURO ET LA CRISE BANCAIRE

LA GRÈCE, L’EURO ET LA CRISE BANCAIRE

 

Certaines rumeurs veulent qu’une réunion secrète se soit tenue au ministère français des fiances avec pour objectif dclaré de sauver les banques, gravement menacées par un inéluctable abandon de créances,sur la Frèce. En effet, la Grèce, par un processus vicieux et malhonnête tient fermement les autres pays de la zone Euro. Le schéma est clair ; ou vous nous aidez à tenir, ou nous vous financez comme auparavant, ou vous coulez avec si nous coulons. La réponse devrait être : la Grèce dehors de la zone Euro. Elle peut ester membre de l’UE mais sans faire partie de la zone Euro.

En effet, on peut plus garder les Grecs dans la monnaie unique. Des banques, notamment françaises, risquent de s’écroulent en raison de leur impossibilité de récupérer les créances grecques qui se montent à plusieurs milliards d’Euros. Les Allemands vont sûrement donner le signal : les Grecs doivent partir, ce qui est normal. Ils n’ont pas tenu leurs engagements, ont menti de manière éhontée au monde entier et esp !rent vivre continuellement grâce aux subsides des autres.

Il est temps d’y mettre un terme.

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25/09/2011

LA TURQUIE, CHYPRE ET ISRAËL

LA TURQUIE, CHYPRE ET ISRAËL

Il est une nouvelle tension entre la Turquie et ses voisins dont on ne parle presque pas et qui illustre bien que ce pays commence à constituer une sérieuse inquiétude aux yeux de ses alliés et du reste du monde : il s’agit des injonction turques à l’intention de la partie grecque de Chypre qui s’est mise à exploiter les gisements de gaz au large de ses côtes, comme le lui permet la législation internationale. Les Turcs arguent que cela ne doit pas se faire et leur ministre des affaires étrangères est allé jusqu’à exiger l’arrêt immédiate des forages, ce que les Chypriotes grecs ont évidemment refusé de faire. M. Erdogan n’a pas hésité à envoyer des F16 de son armée survoler le site en cours de forage. C’est là le ministre chypriote grec a intelligemment rétorqué ceci : a) les forages et les ventes de gaz bénéficieront à toute l’île, y compris celle occupée par l’armée turque b) la Turquie, malgré ses rodomontades n’oserait pas attaquer un pays membre de l’Union Européenne, tout en demandant son adhésion à cette même Union. Mais les Chypriotes grecs ont fait encore mieux= ils se sont alliés aux Israéliens et ont requis les services de sociétés US qui effectuent les forages…
Quels enseignements tirer de cette mauvaise manière des Turcs ? Le remuant Premier Ministre actuel devrait faire attention : il a déjà parlé de renforcer sa présence en Méditerranée orientale, pensant intimider ces pauvres Chypriotes qui ont relevé le défi. Il espère aussi en imposer à Israël dont l’armée est nettement supérieure à ce qui existe dans la région.
Mais M. Erdogan n’a pas entièrement perdu le sens des réalités. Il pratique un langage ferme et populiste, voire nationaliste chez lui et chez les Arabes (qui n’ont pas gardé le meilleur souvenir de 400 ans de domination ottomane) mais quand il est chez les Grands, comme récemment à Washington, il file doux : c’est ainsi qu’il a accepté chez lui l’installation d’un radar censé protéger l’Europe et… Israël, des missiles iraniens !
O subtilités orientales des Ottomans !

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24/09/2011

MAHMOUD ABBAS ET BENJAMIN NETANYAHOU A L’ONU HIER

MAHMOUD ABBAS ET BENJAMIN NETANYAHOU A L’ONU HIER

Cela aurait pu, cela aura dû être une rencontre historique sous les regards du monde entier, ce fut une modeste prestation sans frais : M. Abbas n’a pas su résister à la grande tentation médiatique qui ne lui a valu que deux choses : la suspension de l’aide américaine et la méfiance accrue de l’Etat d’Israël.

Si le leader palestinien a tenté d’attirer l’attention des nations sur la situation de ses concitoyens, il n’a pas réussi à unifier son propre camp, les leader du Hamas ayant dit à Gaza que le discours prononcé était émotif et avait largement manqué sa cible. Et pour une fois, on est tenté de les rejoindre : comment peut on avoir un Etat sans en négocier préalablement les frontières ?

En revanche, Benjamin Netanyahou n’a pas manqué sa cible quand il a clamé que les Palestiniens voulaient un Etat mais pas la paix alors qu’il faudrait suivre la démarche inverse : la paix fraie le chemin vers une forme ou une autre d’un Etat ou d’une entité politique .

Je crains fort que la montagne n’ait accouché d’une souris car même le quartette européen opte désormais pour des négociations. Mais le Palestinien n’en veut pas tant que les Israéliens continuent de s’installer dans le pays qui est tout de même le leur : regardez les livres bibliques de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois ! Je sais bien que l’historiographie biblique est une grille de lecture théologique des événements, mais tout de même, tout n’y est pas inexact, ni sujet à caution.

En gros, cela signifie que l’on est reparti pour un tour. Mais cette fois, les Palestiniens auront montré aux Israéliens qu’il fallait être sur leurs gardes. Etait ce le résultat escompté ? J’en doute. Et c’est dommage.

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DSK : APRES L’INFO SPECTACLE, LA JUSTICE SPECTACLE ?

DSK : APRES L’INFO SPECTACLE, LA JUSTICE SPECTACLE ?

On est en droit de se poser la question en voyant cet interminable feuilleton autour d’une pseudo affaire DSK : je fais évidemment allusion à tout ce tintamarre autour d’une tentative de viol dont la plaignante ne cesse de faire état alors que, d’un point de vue juridique, il y a prescription et que toute audition, toute confrontation, tout ce que vous pouvez imaginer ne donnera jamais rien puisqu’il y a prescription.

Que l’on ne se méprenne point : violer une femme ou simplement faire une tentative dans ce sens est abject et tombe sous le coup de la loi. La-dessus, aucune discussion n’est possible. Mais quand on voit des gens se réveiller après presque dix ans de silence, fréquenter assidûment les plateaux de télévision, hanter les radios et couvrir les colonnes de la presse écrite, on se demande sérieusement à quoi nous avons vraiment affaire.

Là où l’étonnement atteint son apex, c’est lorsqu’on entend que la justice, qui se dit surchargée d’affaires et à cours de moyens, entend organiser une confrontation et auditionner l’accusé et la plaignante, je dis bien plaignante . Or, qui mieux que les juristes et les avocats, sait que l’affaire sera classée car il y a prescription ? Qui le sait mieux que les juristes professionnels ? Personne ! Et pourtant, on fait comme si cela allait ouvrir des perspectives nouvelles.

Il y a des gen s qui n’auraient jamais eu la moindre couverture médiatique sans cela. On voit et revoit, on écoute et réécoute, sans cesse, les mêmes gens, les mêmes litanies, pour rien. Vous verrez comment tout cela va se terminer : un livre, encore un peu de surexposition médiatique. Et ensuite, tout retombera dans les oubliettes.  Tout ce théâtre d’ombres retrouvera l’obscurité qu’ils n’auraient jamais dû quitter… Et après bonjour les dégâts : il est risqué de gérer une existence vide et obscure après un quart d’heure de tintamarre médiatique.

Mais nous le répétons : ceux qui se conduisent mal peu ou prou envers les femmes doivent rendre des comptes dans le cadre de la législation existante. Or, dans le cas présent, c’est la prescription.

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22/09/2011

Un Etat palestinien ?

Un Etat palestinien ?

 

C’est la question du jour. Comment faire pour arriver à un règlement final de ce problème avec les Palestiniens, qui empoisonne les relations internationales depuis tant d’années ? C’est cela la vraie question.

Par ailleurs, est-il vraiment sage de multiplier cet émiettement en petits Etats qui ne seraient pas viables ? Combien d’Etats arabo-musulmans existent déjà dans ce secteur si contesté de la planète ? Et puis, on peut se demander s’il n’existe pas un agenda secret qui prévoirait, petit à petit, d’évincer l’Etat juif d’Israël. En bref, toute cette affaire n’est pas claire et même la proposition française d’un Etat observateur est assortie de conditions strictes que les Palestiniens ne sont pas en mesure de garantir.

En effet, Nicolas Sarkozy demande que les Palestiniens aillent à la table des négociations sans préalable, or ils exigent (et c’est leur droit) que cessent les installations juives en Cisjordanie, ce qui paraît difficile à satisfaire.

Enfin, il y a la notion floue des frontières de 1967. Les Israéliens font remarquer à juste titre que de telles frontières ne sont pas défendables et que ce n’est pas le printemps arabe qui garantit un authentique changement des mentalités arabo-musulmanes à leur égard.

N’oublions pas non plus les échanges de territoires et l’avenir d’un million et demi d’Arabes israéliens dont une grande majorité se dit des Palestiniens de l’intérieur. L’émergence d’un Etat palestinien poserait incontournable ment la question de leur avenir en tant que citoyens d’un nouvel Etat.

Pourtant, un certain nombre d’indices permettent de penser qu’il restera un noyau de ces personnes qui désirent lier leur destin à celui de l’Etat d’Israël lequel exige de rester un Etat juif à tout jamais.

Cela fait bien des problèmes en perspective. Et nous ne parlons même pas du Hamas qui n’acceptera jamais une telle situation et qui règne sans partage sur plus d’un million et demi de Palestiniens à Gaza.

Restent encore en suspens le problème des réfugiés palestiniens et celui du statut de Jérusalem.

Je souhaite beaucoup de courage aux négociateurs.

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21/09/2011

Faire allégeance aux armes de la France…

Faire allégeance aux armes de la France…

 

Ce que je viens d’entendre sur LCI, venant de la part de l’UMP qui considère que les mutations sociologiques du corps traditionnel français rendent nécessaire une telle mesure.

 

L’initiative pourrait étonner et elle dénote, en tout état de cause, un sentiment d’incertitude et d’angoisse des autorités du pays. La France s’est rendu compte enfin que toutes ces vagues d’immigrations successives n’ont pas été suffisamment encadrées et qu’aucun effort sérieux n’a été accompli en vue de faciliter une insertion harmonieuse des nouveaux venus dans ce pays.

 

En fait, à l’origine, les industriels et les hommes politiques pensaient que les travailleurs immigrés amasserez un pécule pendant leurs années de travail en Europe et retourneraient sagement couler des jours heureux chez eux.Tous pensaient que la situation économique et politique de ces pays pauvres, exportant leur main d’œuvre, s’améliorerait. Et de fait, c’est l’inverse de toutes ces prévisions optimistes qui s’est réalisé, nous mettant face à une situation incontrôlable. Si on avait au moins pu assimiler tous les nouveaux venus, issus de civilisations si différentes de l’Europe, on n’en parlerait plus. Ce ne fut pas le cas et ce n’est toujours pas le cas.

 

Et il y a eu les surenchères d’un parti d’extrême droite qui semble avoir le vent en poupe puisque sa présidente caracole à près de 18%, au point qu’on se demande qui sera vraiment au second tour de l’élection présidentielle : le FN ou l’UMP, face à la gauche…

 

On comprend mieux à présent l’initiative de l’UMP que je me simplement contenté de mettre en perspective historique, de contextualiser… Il est presque certain que cette demande sera âprement critiquée, mais on peut la comprendre : il suffit de se promener dans certaines banlieues françaises pour s’en convaincre.

 

Où allons nous ? Si les pays européens n’avaient pas fait preuve d’une négligence coupable, nous n’en serions pas là. Il faut rééquilibrer les relations nord / sud et fixer les gens chez eux. Tout le monde y trouvera alors son compte.

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20/09/2011

DSK : Qu’est ce qu’une faute morale (II) ?

DSK : Qu’est ce qu’une faute morale (II) ?

 

Les réactions sont diverses, suite à l’interview de DSK sur TF1 : les uns sont pour, les autres sont contre, enfin d’autres s’indignent qu’on ait pu donner la parole à un homme qui s’est compromis dans un telle affaire. Mais, au fond, quand on regarde les choses de plus près, on se rend compte que cette affaire aurait pu prendre une tout autre tournure.

Imaginons que DSK n’ait pas appelé l’hôtel pour demander qu’on lui renvoie ce fameux téléphone portable, la police ne l’aurait jamais localisé et il serait arrivé en Europe où il avait un rendez vous avec la chancelière Angela Merkel. Certes, la police new yorkaise aurait lancé des poursuites contre lui, mais là, DSK, auréolé de son prestige de patron d’une institution internationale et bénéficiant de l’immunité judiciaire, aurait été à l’abri et, enfin, ses avocats new yorkais auraient étouffé dans l’œuf toute poursuite, arguant que la femme de chambre était parfaitement consentante. En moins de deux ou trois semaines, l’affaire eût été classée.

Et surtout il n y aurait jamais eu ces terrifiantes images d’un DSK mal fagot té, menotté, hirsute, le regard hagard, encadré par des policiers qui se croyaient au Far West ! Bref, il aurait pu organiser sa défense et serait revenu aux USA en homme libre.

Pourquoi les choses ont-elles évolué différemment ? Le destin, peut-être, encore qu’il reste à déterminer qui a mis dans la tête da le Guinéenne qu’il fallait aller porter plainte pour viol. On le saura un jour car cette terrible accusation s’est effondrée.

Mais je vous invite à faire un pari : dans quelques semaines, dans quelques mois tout au plus, DSK sera de nouveau en majesté, consulté pour la crise mondiale, la dette grecque, bref redeviendra un directeur bis du FMI : je ne crois pas que Madame Lagarde (que nous respectons tous) puisse soutenir la comparaison.

Vous avez tous remarqué comment DSK s’est soudain animé quand il s’est mis à parler de ses anciennes attributions, mais aussi de ses compétences qui sont toujours réelles et incontestables.

Quelques semaines, ou quelques mois. Déjà la presse américaine a oublié DSK auquel elle avait consacré ses manchettes, pas toujours charitables, du reste.

DSK sera de nouveau consulté et ses avis suivis d’effet. Mais reste la faute morale : à qui doit-il doit-il demander pardon ? A lui-même, à la meilleure partie de lui-même qu’il a entraînée vers le bas au point de risquer sa vie et sa liberté.

Sans même parler de son honneur…

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