28/09/2011

En Syrie, la répression se poursuit…

En Syrie, la répression se poursuit…

 

Où donc s’arrêtera Bachar el Assad ? Tout juste quelques années après le décès de son père, l’inflexible Hafez el Assad qui n’hésita pas à se comporter en régent sanguinaire de son peuple, voici que les rênes du pouvoir commencent à lui échapper. Avec près de 3000 morts déclarés, des milliers et des milliers d’arrestations et de disparitions, le pouvoir syrien ne voit toujours pas le bout du tunnel : encore plus de protestations, suivies de toujours plus de répression.

Mais depuis peu, le conflit a évolué et a pris une tournure qui se révélera, à terme, hautement dangereuse pour le pouvoir, il s’agit du délitement des forces armées. C’était prévisible. Depuis que le corps des officiers alaouites, affiliés au régime, organise la répression en mettant sur le terrain des hommes de troupe sunnites et autres, il était évident que l’armée ne conserverait pas longtemps sa cohésion. En effet, c’est désormais chose faite : il y a des désertions par centaines et les soldats perdus ont rejoint les rangs des insurgés pour les aider et les organiser de manière armée.

Comme ce type de pouvoir ne repose que sur la maîtrise et le contrôle absolus des forces armées, si ce corps est touché, le régime est condamné à terme. Certes, il dispose encore d’une large capacité de nuisance, mais le fait d’avoir, face aux forces loyalistes, des déserteurs armés, change la donne.

L’avenir se dessine de la manière suivante : la mosaïque des forces politiques et ethniques qui forment la Syrie va se défaire. Il y aura un regroupement par appartenance ethnique et religieuse. Les Alaouites garderont la région de Damas, tandis que les autres forces se répartiront le reste du pays. La Syrie ressemblera au Liban. Et il n’est pas exclu que des changements territoriaux se produisent. L’éclatement de la Syrie bouleversera la donne pour le Hamas, le Hezbollah et l’Iran.

Il n’est pas exclu qu’Israël puisse s’étendre à tout point de vue avec un nouveau régime installé à Damas, un régime qui ne collaborera plus avec le terrorisme mais s’intégrera harmonieusement dans un nouvel ensemble de paix et de prospérité.

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