07/09/2011

Les laboratoires pharmaceutiques et la préservation de la santé

Les laboratoires pharmaceutiques et la préservation de la santé : Vers une mercantilisme effréné ?

 

C’est la question que nous sommes en droit de nous poser depuis au moins la journée d’hier, au cours de laquelle des révélations (justes ou inventées ?) ont paru dans la presse et qui accréditent l’idée qu’un certain laboratoire pharmaceutique aurait falsifié des rapports d’experts médicaux pointant les effets nocifs de certains médicaments.

Pareilles nouvelles ou rumeurs figent le sang de ceux qui en prennent connaissance : ainsi un cardiologique qui préside une commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur les agissements de ce même laboratoire a insisté sur les méfaits qui lui sont reprochés allant jusqu’à dire qu’il n’excluait pas une mesure de nationalisation-sanction du dit laboratoire, en raison de ses mensonges répétés et du peu de cas qu’il ferait de la santé des hommes.

Cette relation entre les professions de santé et l’argent m’ont toujours choqué, même si je comprends fort bien que la recherche privée, notamment des laboratoires, stimule et encourage la recherche menée par le secteur public, moins rentable et moins bien rémunéré, ce qui conduit les chercheurs à se vendre aux grands industriels. Loin de moi l’idée de le leur reprocher. Mais la santé n’est pas une marchandise comme les autres.

Les faits incriminés aujourd’hui sont accablants, s’ils étaient avérés. Et quelle fut la motivation majeure de tous ces agissements peu recommandables ? Le profit. Celui-ci est nécessaire, mais il ne devrait pas reléguer à l’arrière-plan tout le reste, et notamment le soin des êtres malades.

Certains d’entre vous penseront que je me berce d’illusions et que les hommes resteront ce qu’ils sont : insensibles, froids et calculateurs. C’est possible. Ce matin en prenant très tôt une tasse de café, j’ai vu France 24 des enfants du Soudan avec des yeux crevés, des bras arrachés par les bombes…… Insoutenable.

Mais on nous a tant habitués à ce choc que nous le supportons, alors qu’il est littéralement insupportable.

Cela me fait penser à un vers de Baudelaire qu’il faut comprendre dans son double sens : le cœur des villes change plus vite que le cœur des hommes… C’est ce que disaient les anciens prophètes d’Israël quand ils opposaient le cœur de chair au cœur de pierre……

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