01/09/2011

Débat autour de l’homosexualité dans un manuel soclaire

Débat autour de l’homosexualité dans un manuel soclaire

 

Voici un débat dont les descendants de Vercingétorix ont le secret : se quereller autour d’un non événement. De quoi s’agit-il et quel est le corpus delicti ?

Quelques dizaines de députés de la majorité (UMP) ont découvert dans un manuel de classe de Première quelques lignes expliquant que l’appartenance sexuelle n’était pas exclusivement définie par le physique mais aussi par le milieu socio-culturel… Ce qui induit évidemment une certaine largesse d’esprit concernant l’homosexualité et la négation d’un dogme selon lequel l’orientation sexuelle est fixée une pour tous à la naissance. En plus clair encore : votre naissance en qualité de garçon ne veut pas obligatoirement dire que vous devez avoir une vie sexuelle de garçon mais que, les circonstances aidant, vous pouvez très bien évoluer vers une sexualité de femme, par exemple. Ou l’inverse. Mais vous n’êtes pas nécessairement déterminé une fois pour toutes…

Un tel raisonnement sous-jacent n’a pas manqué de heurter des gens qui ne souhaitent pas que les enfants, en l’occurrence les lycéens, se voient ainsi «orientés» vers une idéologie ouvrage la voie à des déviances sexuelles. Ou à ce qui pourrait être considérées comme telles.

C’est un débat de société et on ne peut pas nier que l’évolution des mœurs placent parfois les parents dans des situations plutôt délicates. Comment expliquer ces choses là à des enfants dont on souhaiterait qu’ils aient la même vie que nous, qu’ils se marient et aient des enfants ? Partant, l’idée exposée dans ce manuel a fini par choquer les députés en question. Mais le ministre de l’éducation nationale a refusé de faire retirer ce manuel de la circulation, précisant que ce ne sont pas les pouvoirs publics qui fixent le contenu des livres d’école.

La France est un pays très divisé. Sur tout. On dit parfois : deux juifs, trois synagogues, là on pourrait en dire autant des Français chaque fois que se posent des choix de société.

Reconnaissons tout de même que l’amour dans nos civilisations judéo-chrétiennes a toujours connu l’orientation que nous connaissons. Et que sans jamais tomber dans l’homo phobie qui est une atteinte à la dignité humaine, il ne faudrait pas chercher à peser anormalement sur des êtres malléables et aisément influençables.

 

 

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