15/08/2011

Le procès Moubarak : l’accusation d’avoir été favorable à Israël..

Le procès Moubarak : l’accusation d’avoir été favorable à Israël..

Je suis en direct depuis ce matin vers 11 heures, heure locale, le procès du président Hosni Moubarak, en direct sur la télévision égyptienne. C’est assez incroyable : dans une cage, allongé sur une civière, mais le regard dur et les mâchoires serrées, l’air déterminé, le raïs déchu (al-Raïs al makhlou’) fait face à ses juges et répond d’une voix assurée :présent (hadar) lorsque le président de la cour prononce son nom. Il est entouré de ses deux fils, tout de blanc vêtus. C’est terrible : moi qui suis un rationaliste conviancu et qui pense que tout effet est reconductible à une ou plusieurs causes, aisément repérable, j’en viens à me dire qu’une providence (malvaiellante dans le cas H. Moubarak) tire les ficelles. L’homme le plus puissant du Proche Orient, le véritable Pharaon d’Egypte, trois décennies durant, comparaît sur un lit, donc, couché, devant ses juges.

Mais plus frappant encore, c’est la haine des gens d’Egypte envers Israël. Le chef des avocats des parties civiles, l’ancien bâtonnier du Caire, prend la parole et en vient rapidement à la question du gaz égyptien, injustement bradé selon lui, à Israël ! Incroyable !! Comment impliquer Israël (qualifié d’ennemi (al ‘oudou), alors que l’Egypte a un traité de paix avec son voisin juif, alors que l’ancien Raïs comparaît pour meurtres : tous les juristes savent que le pénal tien le civil en l’état or l’histoire du gaz du Sinaï est une possible affaire de corruption, donc relevant des chefs d’accusation civiles..

Que va-t-il se passer ? Probablement pas grand-chose car même l’actuel chef de l’Egypte, le maréchal al-Tantawi, a été l’homme lige de Mouvarak durant plus de vingt ans !

Le tribunal offira sûrement aux foules vindicatives une victime expiatoire, en la personne du ministre de l’intérieur Habib el Adli et quelques uns de ses aides pour aller au poteau d’éxécution.

Ce qui m’a frappé, par contre, positivement, c’est la manifestation des partisans du président déchu qui sont venus en force. La leçon est à méditer.

En ce mois de Ramadan où les croyants musulmans se rapprochent de la spiritualité, ne serait-ce pas le moment de pardonner (mussamiha) au lieu de poursuivre….

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