12/08/2011

Les émeutes en Grande Bretagne

Les émeutes en Grande Bretagne

Le Premier Ministre David Cameron, fidèle à lui-même, a bien ragi quoique avec un petit retard qui aurait pu lui être fatale car il risquait de saper la confiance que les Anglais plaçaient en lui afin de redresser son pays

On se souvient d’un fameux discours de Cameron prononcé à Munich, aux côtés de la chancelière fédérale Angela Merkel. IL y dénonçait le multiculturalisme et somme les groupes ethniques présents sur le sol britannique de s’assimiler et de s’intégrer entièrement. Il y dénonçait aussi vivement le communautarisme. On a eu la réponse des communautés il y a quelques jours. ET elle fut navrante et désastreuse.

Qu’a dit le Premier Ministre britannique entre les lignes ? Que les émeutiers ne pouvaient pas se réclamer d’un mouvement social ni de revendications de même nature et qu’il y avait entre eux et la communauté britannique, en tant que telle, une différence de culture. En d’autres termes, la majorité des émeutiers, notamment mineurs, provenaient de familles non britanniques, n’ayant jamais pu partager les valeurs britanniques, faute de volonté de s’éduquer et de rejoindre le corps social traditionnel.

Ce type de discours pourrait avoir, selon certains, des connotations un peu étranges. Mais elles ne me semblent pas avoir animé le discours du Premier Ministre anglais qui ne cherche qu’une chose : redresser son pays et lui donner une cohésion sociale.

La société anglaise a durant de longues années supporté et accepté les communautarismes au point que des partis d’extrême droite se sont développés et ont menacé de faire de mauvaises manières aux Pakistanais et aux Noirs en général. C’est inadmissible, mais il fallait mieux réfléchir sur cette politique d’immigration qui a permis à des groupes ethniques non européennes de s’installer au cœur même de la capitale et d’y imposer ses mœurs et son mode de vie. Certains se souviennent de certains lieux de culte d’où partaient des prêches enflammés contre l’Occident. David Cameron et son gouvernement ont décidé de lutter contre ce fléau, mais ils ne l’on pas fait avec suffisamment de détermination. A présente, ce sera chose faite puisque notre homme envisage même de recourir à l’armée. D’ailleurs, les signes de fermeté ne manquent pas : les tribunaux siègent sans discontinuer et la télévision dénonce, photos à l’appui, les pilleurs et les fauteurs de trouble.

Plus généralement, aucun pays d’Europe, abritant en son sein de tels groupes vivant en cercles fermés, n’est à l’bri de telles flambées de violence. Cela pose à nouveau le problème de l’intégration sociale et religieuse.

Rendez vous compte : en plein cœur des grandes villes britanniques, des groupes d’auto défense qui pratiquent le contrôle au faciès et autres gracieusetés.. C’est inimaginable.

Tant que l’Europe n’aura pas défini une authentique politique d’intégration et d’insertion, aucun pays ne sera à l’abri. Le ministre frnaçais de l’intérieur, M. Claude Guéant, avait eu le courage et l’intelligence d’en parler dans une tribune libre publiée il quelques semaines par le journal Le Monde. Il y définissait avec générosité les notions d’intégration et d’assimilation. Espérons que son appel sera entendu. Car il ne faut pas oublier les émeutes dans les banlieues françaises. Qui ne remontent pas à si loin. Il est encore temps d’agir au lieu d’avoir à réagir.

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