31/07/2011

Israël, manifestations contre la vie chère

Manifestations contre la vie chère en Israël

 

Hourra: j'ai retrouvé mon bon clavier car avec l'hébreu, c'était mission impossible.

A la télévision israélienne, j'ai vu que si dans les pays voisins, c'est le printemps des Arabes et de leurs révolutions, les Israéliens, eux, protestent contre la vie chère. ET savez vous comment cela a commencé? Lorsque mon neveu me l'a expliqué samedi midi à table, j'ai eu de la peine à en croire mes oreilles.

De prime abord, il y eut des auglentations indues du prix du framage blance, appelé ici Cottage et dont tout le monde raffole. Pas moi car je préfère nos bons yoghourts. Ce etit fromage blanc serait passé de 5 chékél à 9, voire un peu plus, ce qui provoqua la coloère des consommateurs. Un petit malin s'avisa de créer une page sur Face book demandant aux consommateurs de ne plus acheter du cottage. Les Israéliens ont aussitôt marché, condusiant les directeurs des grandes surfaces à ne plus enc ommander eux mêmes puisque le produit leur restait sur les bras. Ceci eut un effet inattendu car les producteursde lait manifestèrent à leur tour, idniquant qu'ils ne pourraient pas boire tout le lait que leurs vaches produisaient.

Mais en israël, les gens sont pleins de ressource: les fabricants de friamge blanc se sont mis à importer du bon lait afin de prendre tous les manifestants à leur propre jeu. C'était compter sans l'astuce du gouvernement qui prit une mesure provisoire: interdiction temporaire d'importer du lait.. Il fallai y penser. Et en Israël on pense à tout puisqu'on a même inventé le bon D-

Parallèlement à cette révolution du fromage blanc qui n'a encore fait acune victime (car on tire à boulets blancs et non à boulets rouges) une autre manifestation prit corps, bien plussérieuse, due, cette fois, à la crise du logement (metsoukat ha-diyyour): les gens se plaignent de ne plus pouvoir se loger tant la spéculation immobilière à fait des bonds inimaginables.

cOMMENT VOULEZ VOUS FAIRE QUAND VOUS EST UN iSRA2LIEN PAY2 EN CH2KELS ET QU4ARRIVENT DES eUREOP2ENS OU DES aM2RICAINS QUI DIVISENT PAR '? VOIRE PAR ( LE PRIX D4UN APPARTEMENT, lES GENS NE POUVAIENT PLUS SUIVRE;; jE SUIS UN PEU GËN2 PAR CETTE SURENCH7RE CAR CE SONT DES JUIFS QUI EMPËCHENT D4AUTRES JUIFS DE SE LOGER convenablement dans le pays des Juifs.

L'année dernière, j'ai tenté de nogocier à l'orinetale le prix d'appareils d'électro ménager, me plaignant du carctère onéreux. Mal m'en prit car je reçus une volée de bois vert, le jeune homme m'accusant, moi et mes pareils de faire monter les prix de l'immobilier au point que lui ne pouvait pas suivre. Il avait raison. Les faits sont là aujourd'hui. Les gens ont du mal à se loger.

Mais cette crise pourrait aoir des répercussions internatioanles: les gens pourraient jeter leur dévolu sur des territoires au satut un peu contesté, vous voyez ce que je veux dire.

ALors vive la révolution du fromage blanc? En tout cas je souhaite que le sang des pauvres citoyens syriens de couler à flots comme je l'ai entendu dire sur Kol Israël.

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La Turauie et son armee

Le gouvernement islamiste turc et son armee

Apparemment, ce aue tout le monde prevoyait ou redoutait a fini par arriverm le clash entre le gouvernement islamiste turc et son armee. L armee a un esprit de corps et il etait normal qu elle veuille sur ceux de ses membres, accuses a tort ou a raison de menees factieuses contre le gouvernemeent actuel. celui ci a commis une erreyr en ne suivant pas les recommandations de son armee qui, si elle le voulait, pourrait le renverser en un tour de main.

Si la crise ne se regle pas vite et si le gouvernement ne revient pas sur sa decision, il y a fort a parier aue ce pays connaitra des devellopements qui ne seront pas du gout de tout le monde.

L armee dans son ecrasante lajoritq est pro israeliennem lique et qnti dictqture, c est a dire au elle n apprecie guere la Syrie ni l Iranm deux pays sur lesaeuels le Premier Ministre actuel a imprudemment mise. Il faut dire que l afflux de refuigies l a fait reflechir depuis.

Si les chefs de l armee ne reviennent pas sur leur decision de de;issionnerm cela pourrait etre grave oiur la stabilite de ce pays.

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30/07/2011

le meurtre d un rabbin en Israel

Le meurtre d un rabbin en Israel

Un evenement incroyablem unqiue ou presaue dans les annales; un rabbin poigmarde par un desequilibre mental qui lui reprochait d avoir rendu un juge;ent trop favorable a l epouse dans un conflit de nature fa;iliale.

Cel s est passe jeudi dans le nuit je croism car ke rabbin en questionm issu d une noble lignee rabbinique, recevait des okaignants a toute heure et etait tres ecoute et respecte.

L homme fut enterre le lendemain a Jerusalem au cimetiere du Mont des oliviers, un enterrement suivi par des dizaiines de milliers de personnes. Un drame et un malheur.

Cela va declencher tout un debat sur la psychologie des hommes et des femmes qui choisissent de vivre dans une obeissance quqsi servile a une certaine frorme de tradition. Vela reste tout de meme un malheur

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29/07/2011

Au Néguev

Vers lemochav

Dans le Néguev, il fait toujours très chaud mais au moins le ciel est toujours bleu, pas une goutte de pluie ne vient troubler cette implacable sécheresse qui dure jusqu'au mois d'octobre. Comme chacun sait, le problème de l'eau touchera le proche orient avant toute autre région du monde. Et comme les pays de ce coin ci de l'univers ne s'entdndent guère, on voit le type de difficultés, réelles, auxquelles ils seront bientôt confrontées.

 

Là o*je vais, à neuf km environ, se trouve le lieu où le soldats franco-israélien Gilad Schalit fut enlevé et dont nous sommes sans nouvelles depuis tant d'années. Je redoute un coup de force car ici la patience des Israéliens a des limites. Peut-être le négociateur allemand, réputé pour son habileté et ses contacts, saura trouver la bonne monnaie d'échange. On  l'ignore paffois, mais les ALlemands ont su nouer avec les pays arabes des liens intéressants, notamment avec les forces en présence au Liban.

Je vous souhaite à tous un week end aussi ensoleillé qu'ici. Mais on dit qu'il pleut à PAris? Quel dommage.

 

 

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28/07/2011

l'hébreu et le russe

breu et le russe en Israël

Croyez moi ou pas, mais le russe est la première langue des Israéliens ! Hier, sous une chaleur étouffante, nous nous sommes rendus dans un centre commercial afin de faire des courses au supermarché. Heureusement, tout était climatisé. Nous passons les contrôles de sécurité sans peine et nous voila dans une immense surface commerciale où sont entreposées toutes les victuailles de la terre. Evidemment, je me pâme devant le rayon boucherie charcuterie car ici tout est cacher. Une vie juive vraiment normalisée :ici, tout le monde mange cacher pour ainsi dire puisque l’abattage rituel est imposé par l’Etat et que nul n’a droit à un abattage individualisé.

Mais je vais d’étonnement en étonnement lorsque le client qui est juste devant moi s’adresse directement en russe à la vendeuse du rayon, laquelle lui répond dans la même langue. Le seul mot que je comprends en russe c’est harashow car les russophones disent toujours après be-séder qui signifie en hébreu la même chose… Quand mon tour arrive, je commande ce que je souhaite avoir en hébreu et on me répond dans la même langue avec tout de même une point de russe qui m’a toujours fait rire. On croit être la norme et être dans le vrai, la dame me dit en découpant des tranches fines de pastrami hodou, tu es français, toi (atta tsarfati, ken ?). Que puis je faire ? Je réponds oui

Et comme à mon âge on ne se refait pas, je me remets à méditer et à me dire mais comment donc participons nous, ici et là bas, à la même identité juive ? Comment font les autorités pour tenir ensemble dans un même territoire, un même peuple, une même armée, 120 nationalités différentes ? Qu’est ce qui rapproche un juif russe d’un juif marocain ou d’un juif yéménite qui sont si typés au point de les confondre avec d’autres, disons, des voisins assez turbulents, pour ne pas en dire plus ? En somme se repose à nousla question de l’identité juive. Pour tenir ensemble tant de gens de cultures et de provenances différentes, il faut des lois civiles très dures. Il faut dire que le pays rassemble le meilleur et le pire, un peu comme la langue d’Esope. Essayer de vous abonner à une société de télévision et vous verrez. Que la banque oublie le virement automatique pour la note de téléphone et vous arracherez les cheveux pour le rétablissement de la ligne, tant la burocratie est effrayante.

Je vais vous raconter ce qui s’est passé hier lorsque j’ai prié notre charmante voisine de nous abonner à une chaîne de télévision et d’installer l’internet : elle a passé une bonne heure au téléphone et en fin de compte, nous avons dû renoncer tous deux, tant les règles sont rigides. J’en ai profité pour lui faire remarquer que je n’exagérais guère jadis lorsque jed éonçais en termes sévères ces difficultés artificielles et qu’elle me rabrouait vertement. Un mot pour rire : dans la langue hébraïque moderne, on reprend, mais dans un sens ironique, certains oracles prophétiques, notamment une phrase d’Ezéchiel, je pense, récités dans la prière du matin : un Sauveur viendra à Sion (U-va le-tsiyon goél). C’est-à-dire que la rédemption est proche. La voisine a dit cela aux employés de la société de télévision qui demeurèrent inflexibles. Off the record, elle m’a confié qu’il y a dans ce pays tant de gens qui ne respectent ni les règles ni leurs engagements que les formalités sont devenues très dures, voire inflexibles, tant l’inventivité des mauvais payeurs est grande.

Ce qui nous ramène aux Russes et aux autres. Mais plus sérieusement, aucune identité nationale et religieuse n’est prise dans un tel processus de mutation comme en Israël ! Je me demande comment la définition de la judéité par la matrilinéarité continue d’avoir encore quelque validité.

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27/07/2011

Natanya

Premiers contacts, à l’arrivée en Israël pour les vacances d’août

Un excellent vol avec de magnifiques sièges, sans difficultés, ce qui est rare plutôt rare avec ElAl dont le service s’est nettement amélioré et dont l’atout majeur est et demeure la sécurité. Les contrôles sont si fréquents et la surveillance si forte : songez que le parcours jusqu’à l’avion est jalonné de soldats français armés de fusils d’assaut, même à 50 cm de l’appareil.

Dans l’appareil une délicieuse petite fille, Ammit, âgée de 15 mois, est assise auprès de nous, dans la toute première rangée. Ses parents , jeunes Israéliens bien élevés, vivent à Herzliya, le Neuilly de Tel Aviv. Le bébé ne pleure pas mais manifeste un intérêt soutenu pour mon gâteau lorsque je l’entame sérieusement. Je fais alors ce que je ne fais plus depuis des années car Laura a 18 ans, je prends le bébé dans mes bras et lui donne des petites cuillerées de mon gâteau. Danielle, Laura et Clara Lise se gaussent de moi, voyant que j’abandonne pour quelques minutes mes très sérieuses lectures (livres bibliques de Samuel et des Rois). Nous échangeons quelques mots avec les parents qui, cela devient une habitude, s’étonnent de mon hébreu. Je leur dis qui je suis, ce que je fais et retourne après à mes chères lectures.

Enfin, nous arrivons, le pilote pose son Boeing avec délicatesse sur le tarmac et nous prenons congé. Le contrôle des passeports se fait en un clin d’œil alors que cela prend généralement une bonne demi heure. Mais le pire était à venir : près d’une heure pour récupérer la voiture de location, belle et neuve, mais qui se fit désirer. Nous prenons l’autoroute pour Natanya dans la chaleur de la nuit mais le véhicule est climatisé. Une fois arrivés à la maison, nous posons les valises, mettons la climatisation en marche et nous rendons immédiatement au kikar pour retrouver notre excellent restaurant judéo-marocain dont les boulettes de poisson relevées me rappellent mo prime enfance à Agadir… Et là, c’est la consternation : j’avais oublié que tout l’immeuble avait sauté suite à une fuite de gaz il y a quelques mois, faisant trois mortes, trois jeunes filles françaises qui venaient fêter leur réussite au bac, passé à Jérusalem. Et à la place du restaurant, un immense terrain vague. Quelle déception car je veux revoir mes amis qui nous accueillaient si gentiment chaque année. Nous le ferons demain si nous n’allons pas dîner à Tel Aviv.

Nous nous dirigeons vers un autre restaurant tout près dont le patron me reconnaît, il me relate les faits et me demande de prendre place, ce que nous faisons aussitôt. Un jeune homme, solide et costaud, Motti, s’occupe de nous, il parle français à la perfection. Je lui demande d’où il vient, il me répond qu’il est né à Paris qu’il a quitté à l’âge de 13 ans et qu’il n’y est plus jamais retourné. Danielle lui dit que c’est à quatre heures de vol d’Israël. Il répond qu’il aime son pays Israël, qu’il va bientôt avoir dix-huit ans et qu’il attend avec impatience de servir dans Tsahal. Je le regarde avec admiration, il pourrait être mon fils puisqu’il a l’âge de Laura. Mais moi, à son âge, j’étais entré dans les études à la Sorbonne (pour ne plus en sortir) comme on entre en religion.

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26/07/2011

DSK, la dernière cartouche de la plaignante

DSK, la dernière cartouche de la plaignante

 

Nous assistons au déploiement de l’énergie du désespoir de la part des avocats de la plaignante et de cette dernière, en personne : voyant que le procureur ne pourra vraiment pas, sauf improbable coup de théâtre, demander un procès ni présenter la plaignante devant le grand jury alors que tout montre qu’elle n’a pas dit toute la vérité, les avocats de cette dame de chambre de NY jouent leur va tout : la bataille médiatique, prendre l’opinion à témoin en lui présentant un spectacle pathétique et pitoyable à la fois : on ne peut pas rester de marbre devant un tel étalage de faits ou de détails qui sentent la préparation intensive destinée à un public américain très émotif.

Mais voilà, la justice, ce n’est pas cela, ce sont des preuves et des faits bien établis, incontestables. Or, nous en sommes très loin. Et revoyant les scènes de la dame, se cachant le visage, multipliant les dénégations, on est conduit, sans méchanceté aucune ni parti pris, à ne pas en croire un mot…

Ce n’est pas la télévision ni la presse écrite qui jugent ou rendent un verdict, c’est un tribunal avec un grand jury dont l’unanimité est absolument requise pour prononcer une condamnation : DSK ne sera ni jugé ni condamné. Mais je le répète dans tous mes blogs, il n’en sera pas quitte, pour autant, avec l’éthique. Un homme de cette envergure, de cette stature, ne devrait pas avoir ce genre de problèmes. Une addiction au sexe est un dévoiement de l’amour. Je regrette d’avoir à le dire, mais cela relève de la médecine et une maladie, quelle qu’elle soit, est un phénomène biologique : ce que nous enseigne Hippocrate. Il ne s’agit donc pas de marabouter l’intéressé mais de le soigner.

Mais commencera alors, après le tintamarre médiatique, le problème de la plaignante, pour reprendre la juste expression de l’un de nos plus éminents juristes, Robert Badinter, qui avait trouvé les mots justes pour qualifier l’attitude de cet avocat new yorkais qui a délibérément voulu se tromper de combat et d’époque : l’esprit colonial et la cause des femmes. Badinter a dit qu’on plaide à l’intérieur du tribunal et non point sur les marches du palais de justice. On se demande parfois si tout le monde comprend bien de quoi il s’agit, si certains ne parviendront peut-être jamais à se hisser au niveau requis.

Comment des avocats diplômés ont pu penser une seconde que la pression médiatique pourrait influencer le grand jury et peser sur sa décision ou simplement intimider un procureur comme M. Cyrus Vance ?

En tant que philosophe, donc non-juriste, même si j’ai beaucoup étudié chez Kant les racines métaphysiques du droit et chez Hegel sa pénétrante philosophie du droit, je me demande souvent s’il existe une justice et si cette dernière n’est pas tout bonnement opposée à une chose bien différente que l’on nomme communément le… droit !

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25/07/2011

Existe-t-il une déontologie journalistique ? Pour une éthique du métier.

Existe-t-il une déontologie journalistique ? Pour une éthique du métier.

 

Je propose de lancer un débat pour l’été à la fois dans notre TDG mais aussi ailleurs : s’interroger sur la nécessité de règles qui doivent guider les journalistes dans leur travail, à savoir comment couvrir l’information ?

 

J’en ai eu l’idée en regardant ce matin tôt la télévision et j’ai vu que l’on avait parlé tout d’abord de l’étalage de la jeune Guinéenne dans les médias avant d’évoquer le drame, la tragédie des victimes de l’attentat d’Oslo.

 

Croyez moi, je vous prie, il y avait comme une sensation d’atroce distorsion entre ce qui s’est passé (réellement ou pas, le saurons nous un jour ?) dans cet hôtel de NY et l’effusion de sang, bien réelle celle-là, dans la capitale norvégienne. Comment peut-on agir de la sorte ? Je l’avais déjà fait remarquer en envoyant un blog depuis le festival d’Avignon lorsqu’une chaîne de télévision passait sans transition de l’émouvante cérémonie en mémoire des soldats français tombés en Afghanistan à un sujet bien futile dont je ne veux même pas évoquer le nom…

 

Comment cela est-l possible ? J’ai moi-même remarqué que le nombre de visites uniques sur le présent blog augmente considérablement dès que je parle de cette sinistre affaire DSK ou plutôt de l’affaire Nafisatou D. car, si je comprends bien, il ne faut pas confondre emballement médiatique (des deux côtés) et application du droit, c’est-à-dire rendre la justice… C’est probablement le bureau du procureur qui voit avec angoisse approcher à grands pas la date du 1er août et qui n’a toujours rien dans le dossier, qui sait que la dame accusatrice a menti, et même devant le grand jury, sans parler du résultat des écoutes téléphoniques qui, dit-on, suscitèrent la grande colère du procureur… Alors, on essaie de frapper un grand coup pour que DSK plaide coupable au moins sur un ou deux chefs (bénins) d’accusation… A suivre !

 

Mais par delà cette affaire, pouvons nous tolérer que la presse mondiale n’ait aucune déontologie ? Aucune retenue ? Aucune classification dans l’ordre des priorités ? Après tout, près de cent victimes à Oslo, cela doit passer avant cette sordide histoire où les protagonistes présentent des aspects pour le moins ambigus ?

 

J’entends déjà les cris d’Orfraie de certains qui vont hurler à l’auto-censure. Mais non, dans la vie de tous les jours, du lever au coucher du soleil, nous faisons des choix : dois-je faire ceci ou cela ? Dois-je m’abstenir de ceci ou de cela ? Passons nous alors notre vie à nous autocensurer ? Il ne faudrait pas que pour vendre du papier ou captiver l’oreille du plus grand nombre, la presse mondiale se vautre dans de tels bourbiers moraux.

 

Ah, si les vacances d’été disparaissaient dans notre civilisation judéo-chrétienne pour être remplacées par le mois de mars ou d’octobre, les manchettes de nos journaux auraient un autre aspect.

 

Mais, comme d’habitude, vous n’êtes pas obligés de me croire.

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24/07/2011

HOMMAGE A LA MEMOIRE DE MON DEFUNT AMI PIERRE-ANTOINE BERNHEIM

HOMMAGE A LA MEMOIRE DE MON DEFUNT AMI PIERRE-ANTOINE BERNHEIM

Pierre-Antoine nous a quittés et ses obsèques auront lieu demain au cimetière de Passy. Ce fut un choc pour moi de voir qu’un homme si jeune, si talentueux et que j’aimais bien venait de disparaître. C’est en feuilletant un numéro du journal Le Monde que j’ai appris cette terrible nouvelle. Au début je n’en croyais pas mes yeux. Durant quelques secondes, j’ai cru que c’était son père Monsieur Antoine BERNHEIM, le célèbre associé-gérant de la banque Lazare, le PDG de la prestigieuse compagnie d’assurances de Trieste, Generali qui était décédé. Mais lorsque je lus le nom de sa fille Cynthia, je compris qu’il s’agissait bien de mon ami Pierre-Antoine…

Pierre-Antoine (que sa chère mère appelait affectueusement Pierrot) était un être étonnant mais très attachant. Je revois le dimanche après midi où il rendit visite pour la première fois à Boulogne. Il était alors basé à Londres et exerçait les fonctions (ennuyeuses pour lui) de vice-président de la banque Lazare à Londres. Il venait me voir pour me dire qu’il avait décidé de ce lancer dans des recherches néo-testamentaires car il avait lu certains de mes livres dont des amis communs lui avaient recommandé la lecture. Notre amitié durable naquit dès cet instant. Il ne se passait pas de semaine sans qu’il ne m’appelât longuement depuis Londres pour m’entretenir de ses recherches sur les contestations judéo-chrétiennes qui le passionnaient. Et lorsqu’il décida de renoncer à ses fonctions à la banque pour se consacrer entièrement à ses recherches il m’en réserva la primeur. Pierre-Antoine mit aussi en pratique l’une de mes idées, la fondation d’une maison d’édition qui vit le jour. J’en fus même l’un des premiers auteurs avec Francis Kaplan, Noesis, où parut la première de mon livre sur Le Zohar avant de paraître en livre de poche. Cette maison s’appelle désormais éditions Agnès Viénot…

Après des essais littéraires un peu éclectiques (Cannibales ! Paradis, Paradis), Pierre-Antoine nous offrit un magnifique livre sur Jacques le frère de Jésus, un ouvrage que même notre maître, le regretté André Caquot du Collège de France (que j’avais présenté à PAB) avait jugé remarquable…

Je me souviens d’un échange amusant entre PAB et sa chère mère, une dame issue d’une grande famille juive d’Alsace. PAB demande à sa mère si son père le célèbre banquier a lu son dernier ouvrage, et elle répondit ceci verbatim : mon pauvre Pierrot, depuis la fin de la guerre, ton père ne lit plus que des bilans financiers… Eclats de rire autour de la table du restaurant où nous nous trouvions.  Je me souviens aussi de ses jeunes neveux, les fils de l’actuelle Princesse Orsini avec lesquels nous avions dîné il y a si longtemps un dimanche soir dans un restaurant italien.

Enfin, ce qui nous unissait était nos attitudes respectives face à notre judaïsme ancestral commun. En dépit de son nom à consonance judéo-alsacienne et du mien plus que séfarade, je parle et écris l’allemand couramment, ce que ne faisait pas PAB qui rencontrait pourtant dans les bibliographies tant d’ouvrages rédigés dans la langue de Goethe…

Il m’interrogeait souvent sur ma pratique juive car lorsque nous dînions ensemble, je prenais toujours des poissons avec écailles et nageoires pour être en conformité avec les prescriptions du livre du Lévitique… Il écoutait et observait avec attention. Son adhésion à la religion de ses ancêtres était tout autre. Nous ne pensions pas la même chose quant à l’héritage d’Israël et c’est pour cela que les premiers siècles du christianisme le passionnaient. Je me souviens à présent du soir où il m’invita à dîner au Hilton de Strasbourg en présence du regretté Etienne Trocmé (le neveu du célèbre pasteur) que je lui avais présenté et qui écrivit un bel ouvrage, L’enfance du christianisme, pour Noêsis… Je me souviens aussi lui avoir présenté le professeur Francis Kaplan qui rédigea aussi un remarquable ouvrage sur Marx… Et si j’ai écrit un Abraham, un patriarche dans l’Histoire (Ellipses, 2009) c’est après subi son influence bénéfique. Je pense même dédier à sa mémoire un nouveau que je publierai D- voulant, au printemps sur un autre héros biblique : sans l’influence vivifiante de mon ami Pierre-Antoine, je n’aurais jamais fait cette œuvre sur la Bible hébraïque…

Il souffrait de ne pas savoir l’hébreu et me demanda un jour de lire pour lui l’Epître de Jacques en français et de lui dire si, selon moi, ce texte avait été originellement écrit dans la langue sacrée. Ma réponse fut positive.

Je pourrais écrire pendant des heures, égrener tous mes souvenirs et évoquer avec émotion la mémoire d’un ami si prématurément disparu avant d’avoir pu donner toute sa mesure. Un garçon aux manières raffinées, une intelligence rare, une soit d’apprendre et de travailler alors qu’il était si bien né, une cuiller d’argent dans la bouche. On peut le dire, les fées s’étaient penchées sur son berceau… Et aussi comme le note l’Institut français de Londres, un mécène généreux et discret.

Demain auront lieu ses obsèques mais l’heure n’est pas indiquée dans l’annonce du Monde et j’ai perdu le numéro de téléphone de ses parents. De plus, j’ai un déjeuner avec un important diplomate européen à Paris… Mais ce cimetière est proche du Trocadéro, j’irai (D- voulant) me recueillir sur la tombe de mon ami.

A son épouse, à sa chère fille Cynthia, à ses parents M. et Me Bernheim, à sa sœur le Princesse Orsini, ainsi qu’à ses deux neveux les jeunes Meyer je dis toute ma sympathie.

Va en paix cher Pierre-Antoine ! Ytgadal we-ytqadash Sjeméh Rabba… Yehi shimkha barouch.
Que l’Eternel préserve ton Âme parmi les vivants au Ciel (tiyhé nishmatekha tseroura bi-tseror ha-hayyim). Amen

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RETOUR SUR L’AFFAIRE DSK

RETOUR SUR L’AFFAIRE DSK
Il ne faudrait pas que l’acharnement judiciaire fasse une nouvelle victime, en l’occurrence DSK. Vous savez tous ce que je pense : cet homme doit retrouver sa liberté absolument et ensuite il sera confronté à lui-même, à sa vraie nature qu’il est le seul à connaître. Il devra faire face à ses actes qu’il est le seul à connaître, se tenir debout devant sa conscience et affronter le regard de ses proches : n’est-ce pas la pire des sanctions, être jugé par ses propres actes qu’on est le seul à bien connaître ? C’est la pire des sanctions, la plus grave des punitions.

En revanche, les personnes qui s’échinent à joindre un certain dossier français à celui de NY qui est vide, joue un jeu qui suscite bien des interrogations. Imaginez vous que la justice aurait  entre baillé sa porte pour une affaire (qui n’en est pas une si je comprends bien puisqu’il s’agit d’une tentative et non d’un viol : mais si je me trompe, qu’on veuille bien me corriger) et qui remonte à plus de huit ans ? Tous les juristes que j’ai saisi de l’affaire, dont certains, je le reconnais, ont défendu DSK dans d’autres affaires (mais qui n’engageaient pas ses mœurs proprement dites) m’ont répondu que les deux affaires, celle de NY (avérée mais sans culpabilité de DSK) et celle (hypothétique à l’heure où nous écrivons) devaient être disjointes et que le procureur de NY essayait, par ce biais, de faire pression sur les avocats de DSK pour qu’ils acceptent de plaider coupable sur des points mineurs, et ce, en vue de ne pas perdre la face complétement.

Car il faut bien se dire ceci : comment a-t-on pu un dimanche après midi à NY, en moins de quatre boucler (plutôt : bâcler) une affaire si grave et envoyer un personnage si important en prison ? C’est du jamais vu !! Et puis il y a les dommages et intérêts que DSK ne manquera de demander à la ville de NY…  Et je n’aurai pas la cruauté de parler de la réélection du procureur qui n’a plus aucune chance ! S’il avait tenu en laisse ses adjoints durant son absence dominicale, le pire eût été évité…

Oui, le pire… Il y a des conjonctions dans la vie qui peuvent tout changer. Mais pourquoi cette femme de chambre est-elle entrée dans la suite de DSK ? S’il avait eu un rendez vous urgent dans l’heure, il ne se serait rien passé… Qui sait ? J’ai toujours été intrigué par les théories de la providence, étant médiéviste à l’origine ; mais c’est partout pareil : réfléchissez, comment vous avez rencontré la femme de votre vie, comment  et où sont nés vos enfants, quels métiers ils ont choisis etc…

Ah, si le rendez vous avec Me Merkel avait été prévu vingt-quatre heures auparavant… Seigneur, comment faire pour que ce qui a été n’eût jamais été…

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