27/07/2011

Natanya

Premiers contacts, à l’arrivée en Israël pour les vacances d’août

Un excellent vol avec de magnifiques sièges, sans difficultés, ce qui est rare plutôt rare avec ElAl dont le service s’est nettement amélioré et dont l’atout majeur est et demeure la sécurité. Les contrôles sont si fréquents et la surveillance si forte : songez que le parcours jusqu’à l’avion est jalonné de soldats français armés de fusils d’assaut, même à 50 cm de l’appareil.

Dans l’appareil une délicieuse petite fille, Ammit, âgée de 15 mois, est assise auprès de nous, dans la toute première rangée. Ses parents , jeunes Israéliens bien élevés, vivent à Herzliya, le Neuilly de Tel Aviv. Le bébé ne pleure pas mais manifeste un intérêt soutenu pour mon gâteau lorsque je l’entame sérieusement. Je fais alors ce que je ne fais plus depuis des années car Laura a 18 ans, je prends le bébé dans mes bras et lui donne des petites cuillerées de mon gâteau. Danielle, Laura et Clara Lise se gaussent de moi, voyant que j’abandonne pour quelques minutes mes très sérieuses lectures (livres bibliques de Samuel et des Rois). Nous échangeons quelques mots avec les parents qui, cela devient une habitude, s’étonnent de mon hébreu. Je leur dis qui je suis, ce que je fais et retourne après à mes chères lectures.

Enfin, nous arrivons, le pilote pose son Boeing avec délicatesse sur le tarmac et nous prenons congé. Le contrôle des passeports se fait en un clin d’œil alors que cela prend généralement une bonne demi heure. Mais le pire était à venir : près d’une heure pour récupérer la voiture de location, belle et neuve, mais qui se fit désirer. Nous prenons l’autoroute pour Natanya dans la chaleur de la nuit mais le véhicule est climatisé. Une fois arrivés à la maison, nous posons les valises, mettons la climatisation en marche et nous rendons immédiatement au kikar pour retrouver notre excellent restaurant judéo-marocain dont les boulettes de poisson relevées me rappellent mo prime enfance à Agadir… Et là, c’est la consternation : j’avais oublié que tout l’immeuble avait sauté suite à une fuite de gaz il y a quelques mois, faisant trois mortes, trois jeunes filles françaises qui venaient fêter leur réussite au bac, passé à Jérusalem. Et à la place du restaurant, un immense terrain vague. Quelle déception car je veux revoir mes amis qui nous accueillaient si gentiment chaque année. Nous le ferons demain si nous n’allons pas dîner à Tel Aviv.

Nous nous dirigeons vers un autre restaurant tout près dont le patron me reconnaît, il me relate les faits et me demande de prendre place, ce que nous faisons aussitôt. Un jeune homme, solide et costaud, Motti, s’occupe de nous, il parle français à la perfection. Je lui demande d’où il vient, il me répond qu’il est né à Paris qu’il a quitté à l’âge de 13 ans et qu’il n’y est plus jamais retourné. Danielle lui dit que c’est à quatre heures de vol d’Israël. Il répond qu’il aime son pays Israël, qu’il va bientôt avoir dix-huit ans et qu’il attend avec impatience de servir dans Tsahal. Je le regarde avec admiration, il pourrait être mon fils puisqu’il a l’âge de Laura. Mais moi, à son âge, j’étais entré dans les études à la Sorbonne (pour ne plus en sortir) comme on entre en religion.

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