03/07/2011

DSK : RETOUR AU FMI OU CANDIDATURE A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE ?

DSK : RETOUR AU FMI OU CANDIDATURE A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE ?

Au fond, si l’on remonte le cours des événements, c’est la fausse accusation de la Guinéenne qui a contraint DSK, du fond de sa cellule new yorkaise, à envoyer sa lettre de démission au FMI. Et maintenant que l’accusation s’effondre, que la femme de chambre est taxée de prostituée dans un hôtel de luxe, les raisons de cette démission disparaissent et si DSK est rétabli dans son honneur et dans ses droits, il devrait mener son ancien mandate jusqu’au bout. Il semblerait que certains cabinets d’avocats travaillent sur cette configuration et sur la demande de dédommagements à l’Etat de NY pour sa désastreuse gestion de l’affaire et sa coupable impéritie qui eut, n’ayons pas peur des mots, un retentissement mondial… C’est incroyable ! Comme est incroyable le traitement de DSK par la presse US qui est passée d’une  extrême à l’autre : de pervers on le traite aujourd’hui de victime, d’accusé immonde il devient une victime expiatoire pour tous les militants du tiers-mondisme et les partisans inavoués ou inconscients de la haine de soi, si courante en Occident judéo-chrétien. Le raisonnement était le suivant et il constituait la trame du système de défense de l’avocat afro-américain de la Guinéenne : les forts, les riches, les puissants qui sont tous blancs s’arrogent le droit de faire du mal aux pauvres, aux faibles qui sont tous noirs… Ce n’est pas un raisonnement, c’est un gargouillement et tous ceux qui ont écouté la plaidoirie de cet homme sur les marches du palais de justice l’ont compris. J’ai bien apprécié l’analyse de Robert Badinter l’autre soir sur France 2 : tous les pseudo-arguments de cet avocat avaient déjà été portés à la connaissance de Cyrus Vance Jr qui n’en a pas tenu compte. Et dans moins de dix jours, DSK sera lavé de tout soupçon de viol.

Comment un tel renversement de situation a-t-il été possible ? J’ai déjà évoqué hier les écoutes téléphoniques qui ont mis la puce à l’oreille de l’équipe du procureur lequel a décidé d’approfondir ses investigation : pourquoi ne l’a-t-il pas fait plus tôt ?

Et là on a découvert des choses graves dont la plus grave est le mensonge de la Guinéenne face au grand jury devant lequel elle témoignait sous serment. Aux USA, ce n’est pas comme en France, on ne pardonne pas le parhure, punissable par 7 années de prison et 10.000 $ d’amende. Ensuite on a découvert que cette femme qui pratiquait l’amour tarifé pour les clients avait reçu plus de 100 000$ sur ses comptes, qu’elle avait plusieurs portables, qu’elle avait fait une fausse déclaration au fisc de NY pour payer moins d’impôts, qu’elle savait parfiatement bien qui était DSK, qu’après son rapport sexuel consenti avec lui, elle avait, contrairement à ses allégations, continué à nettoyer la chambre voisine, était même revenue dans la suite de DSK pour y parachever le ménage, et qu’elle ne fut pas retrouvée prostrée par ses collègues, prostrée et effarée par ce qui venait de lui arriver… Cela fait beaucoup !

Cette femme apparaît comme l’essence même de la duplicité, si les choses s’avéraient. Je ne sais pas si le grand tabloïd de NY dit vrai, mais elle ne serait pas cette musulmane pieuse, allant de chez elle à l’hôtel et ensuite à la mosquée, entièrement dévouée à sa fille qu’elle élevait seule, besogneuse et honnête… On se croyait dans un roman de Zola à l’africaine.

Vous vous souvenez sûrement des déclarations de tous ces Afro-amércains qui disaient que cette était dévastée, qu’elle émergeait à peine, etc, etc… Et on les a presque crus, tant l’empathie avec la victime présumée était naturelle.

J’ai moi-même ici laissé timidement place à des doutes sur le déroulement des faits, mais connaissant la réputation d’hommes à femmes de DSK, j’ai pensé qu’il avait dérapé, mais je ne l’ai jamais imaginé comme un violeur !

Que va-t-il se passer à présent ? Que va faire le Sofitel qui avait précipitamment décerné à son employée un certificat de bonne conduite et d’honorabilité alors qu’elle se livrait (ailleurs, chez elle ou hors les murs) à des activités que la morale réprouve ? L’hôtel prendra ses responsabilités et n’oublions pas que c’est son directeur qui a appelé la police avant de vérifier les faits…

La grande leçon à tirer porte sur l’attitude de la presse qui avait condamné DSK sans appel. Que va faire le principal intéressé ? Il aurait le droit de revenir au FMI puisque son départ lui fut imposé par des faits qui ne sont plus avérés ?

Quelle affaire ! Comment une petite femme de chambre, l’incarnation même de la duplicité et du mensonge, a-t-elle pu abuser, un temps, la planète entière ?

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