30/06/2011

La libération des otages francais en Afghanistan

La libération des otages francais en Afghanistan

 

Disons le d’emblée : en prononçant une brève allocution hier après-midi au Palais Bourbon le Premier Ministre ne pouvait manquer de savourer un plaisir : le lendemain, il partira en voyage officiel en Asie, avec la conscience du devoir accompli. Nos deux compatriotes journalistes retenus en Afghanistan depuis exactement 18 mois sont enfin tirés des griffes de leurs geôliers. Et ce ne fut pas chose facile tant les interlocuteurs, les groupes et les revendications changeaient ou faisaient l’objet de surenchères…

Même si ce n’est pas encore le moment de s’interroger sur les conditions de cette libération, on peut cependant tirer quelques enseignements pour l‘avenir. Et, à mes yeux, le tout premier est le suivant : même si le droit à l’information est sacré, il ne saurait justifier que certains se mettent en danger pour recueillir sur place les nouvelles tant attendues. Cette affaire a mobilisé notre diplomatie, nos services spéciaux et a coûté cher à la nation. Sans oublier, ce qui compte le plus à nos yeux, l’angoisse des familles et la profonde préoccupation du gouvernement. Claude Guéant et le chef d’Etat-Major des armées n’ont pas eu tort de souligner ce que cette affaire a coûté à la France en millions d’Euros… Mais il y a aussi les menaces d’exécution si le gouvernement ne se retirait pas de la coalition qui opère en Afghanistan…

L’autre enseignement touche les autres compatriotes retenus ailleurs et notamment dans le désert subsaharien par AQMI. Il n’est pas déraisonnable de penser que la neutralisation de Ben Laden, le contrecoup des révolutions arabes, les projets de retrait partiel des troupes américaines et françaises et, dernier mais non moindre, les débuts de pourparlers avec les Talibans modérés, ont pesé de manière positive sur la conduite des négociations qui furent menées, si j’élucide bien les paroles énigmatiques d’Alain Juppé, plus par des agents secrets que par des diplomates de la vieille école.

Comme je le rappelais plus haut, le Premier Ministre a lancé un appel aux autres ravisseurs leur conseillant d’emprunter la même voie que le printemps arabe et de tourner le dos une fois pour toutes au terrorisme et aux enlèvements. Il a bien fait. Il me semble, cependant, qu’il aurait dû inclure explicitement dans cet appel le jeune franco-israélien Gilad Schalit. Il y a sûrement pensé, et peut-être que sa discrétion sur ce point précis lui a semblé plus «payante» qu’une mention claire.

Quoi qu’il en soit, la France est en fête et se prépare à accueillir ses otages. C’est arrivé si soudainement que je n’ay ai pas cru hier. Ceux qui récitent leurs prières tous les matins que D- fait, connaissent sûrement cette oraison par laquelle nous remercions l’Eternel de «libérer les entravés» (mattir assourim). Mais surtout, l’autre expression qui dit que le sauvetage divin est aussi soudain qu’un clin d’œil… Oui, mais ils ont tout de même attendu dix-huit mois !

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29/06/2011

Christine LAGARDE et Dominique STRAUSS-KAHN

Christine LAGARDE et Dominique STRAUSS-KAHN

 

Il faut féliciter Madame LAGRADE pour sa brillante désignation comme nouvelle directrice générale du FMI, à une période fort délicate pour l’avenir de cette institution et surtout dans la passe difficile où elle se trouve.

En ce qui me concerne, tout en ayant pour la nouvelle élue une grande admiration, j’avoue ne pas comprendre son étonnement en relevant que le conseil d’administration du FMI était exclusivement composé d’hommes… Et alors ? Qu’est ce que cela change ? Je ne nie pas que des femmes, méritantes comme Chr. Lagarde puisse figurer avec raison dans cette instance, mais il faut cesser de dire ou même de penser que la femme est la panacée ou comme on le dit parfois avec des accents lyriques, l’avenir de l’homme.

Il est sûr qu’aucun homme accompli ne pourrait vivre sans l’amour, l’aide et l ‘attention d’une femme aimante. Il est évident que la femme est l’autre moitié de l’humanité, mais je ne vois vraiment pas pour quelle raison on devrait avoir autant de femmes que d’hommes dans les instances. Après tout, si les femmes le justifient, elles pourraient être surreprésentées dans les instances : pourquoi pas ? Certaines d’entre elles sont nettement supérieures et plus compétentes que leurs collègues masculins. Mais ce n’est pas ce point que je voulais souligner.

Je salue par dessus la courtoisie de la nouvelle élue qui veut s’entretenir avec son prédécesseur qu’elle connaît et aime bien. Elle va donc se rendre auprès du reclus de NY pour lui dire qu’elle entend poursuivre son œuvre de réforme et de modernisation du FMI. Cela va mettre du baume au cœur de DSK qui, du coup, se sentira moins seul. Rien, dans la justice américaine ne peut le lui interdire, à moins que les autorités de NY décident de pratiquent une justice du Far West…

Selon certaines rumeurs, encore timides, l’accusation serait moins assurée qu’elle ne l’était dans les premières semaines, DSK se trouvant en bien meilleure posture du fait que certains aspects du dossier manquent de sérieux. Les policiers de Harlem, habitués à ce genre de dossiers, sont allés trop vite et ont bâclé certaines procédures… Il faut être très prudent en matière de justice. Exemple récent : José Bovet n’a pas été condamné pour faute de procédure.

C’est ce que je souhaite pour DSK s’il est vraiment innocent. Mais comme je l’ai déjà dit et le répète encore une fois, au plan de l’éthique, ce n’est pas bien. Sa façon de faire est inadéquate (pour reprendre une expression très en vogue aux USA)…

Félicitations à Madame Christine Lagarde

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28/06/2011

Les nouveaux défis d’Israël et les Islamistes tunisiens

Les nouveaux défis d’Israël et les Islamistes tunisiens

 

Lu hier soir dans bel article du Figaro en page 2 : une analyse très intelligente de la nouvelle situation de l’Etat d’Israël, témoin médusé des révolutions arabes. L’article répertoriait les réactions mais aussi les craintes des chefs militaires et des dirigeants politiques. Il y a une évolution au sujet de la défense d’Israël. Celle-ci est toujours solidement ancrée sur l’aspect militaire afin de ne jamais permettre à leurs voisins-ennemis d’arriver à la parité, mais aujourd’hui, il y a des batailles, tout aussi importantes, voire cruciales, qui ne se gagnent pas sur le champ de bataille mais devant les caméras et sur les plateaux de télévision. Sans oublier les arènes internationales, comme, par exemple, dans l’affaire du rapport Goldstone. La contre-offensive israélienne fut si vigoureuse que l’auteur est pratiquement revenu sur les accusations les plus graves formulées dans une précédente version.

Venons en à présent aux analyses faites par les chefs militaires concernant les valeurs défendues par les jeunes Arabes sur la place Tahrir au Caire et ailleurs… Selon d’anciens généraux qui, ne l’oublions pas, ont suivi les cours à l’Université et ne sont pas limités aux académies militaires, la jeunesse arabo-musulmane serait désormais acquise aux valeurs de démocratie et des libertés individuelles. Donc elle défendrait les mêmes valeurs que la société israélienne. C’est vrai mais cette même jeunesse se refuse obstinément à inclure les Juifs dans ce même processus : la plupart de ces jeunes pense encore tranquillement que les «sionistes» constituent une engeance pernicieuse coupable de spoliation de terres arabes à grande échelle… Tous les argumentaires de la terre n’y suffiraient pas pour leur faire changer d’avis, tant leurs aînés leur ont martelé de telles contre-vérités durant des décennies. Que faire ? Je me le demande, ou plutôt, quelque chose : ne pas se bercer d’illusion.

Un exemple entendu hier sur LCI dans l’émission de Vincent Hervouet, Ainsi va le monde. Evoquant la situation en Tunisie, pays vivant du tourisme, de la cueillette des olives et de la vente d’agrumes, de tapis et de pistaches, le journaliste signalait que le comité chargé de préparer une nouvelle constitution, a enregistré sa première défection. Il s’agit d’un parti islamiste, émanant des Frères musulmans qui a exigé que le préambule de cette loi fondamentale interdise en toutes lettres tout accord avec … Israël !! Mais quel rapport ? Je me serais attendu à ce que l’on demande la condmantaion de toute forme de corruption, de ségrégation, d’intégrisme, de malversation, etc… C’est littéralement incroyable : voici des gens dont le pays est au bord de la faillite, qui ne vit que de l’apport de visiteurs étrangers, dont le chômage, surtout des jeunes, est endémique, et à quoi pense ce pays où tout est à reconstruire ? A un lointain pays dont la prospérité, le développement économique et les capacités militaires sont à des années-lumière des siens… Cela montre de manière très éloquente combien l’image d’Israël est présente, que dis-je, obsède l’imaginaire arabe.

Est ce que ces gens ont réfléchi une seconde à ce que serait la réaction des USA et de l’U.E. face à une telle proposition ? Or, sans ces deux puissances qui mènent le monde, un pays comme la Tunisie n’a encore aucune chance de se relever.

Je vous assure qu’il y a là de quoi désespérer de l’homme, en général.

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27/06/2011

La Syrie, la libye et la Turquie

La Syrie, la libye et la Turquie

 

Ce trio risque de faire parler encore plus qu’il ne l’a fait jusqu’ici ! Commençons par la Syrie : on a parlé ce matin de l’article d’un journaliste syrien, un certain al-Atassi, le fils de Noureddine al-Atassi, qui fut président de son pays de 1963 à 1970, date à laquelle il fut renversé par un homme encore plus implacable et plus cruel que lui, Hafez el-Assad, le père du président actuel, Bachar. Est-ce un renversement de situation ? Est-ce que ce même Bachar va se retrouver en exil si un général, sans foi ni loi, décidait de prendre les rênes du pouvoir ? Curieux parallélisme, car les courbes de vie des deux fils, el-Assad et el-Atassi risquent de se rejoindre…

Le journaliste al-Atassi a écrit un bel article qui exalte le lyrisme métaphorique dont la est capable une belle prose arabe. Il y dit qu’en prenant la succession de son père, Bachar a trouvé sur le bureau de celui-ci un flacon de parfum qu’il n’a jamais songé à ouvrir mais qui renfermait pourtant un produit envoûtant, un extrait suave dont se régalent les narines. Mais ce flacon s’est accidentellement renversé et son contenu, loin d’embaumer l’atmosphère du bureau présidentiel, est venu se mêler à l’odeur insoutenable de tout ce sang versé… Et le fils de l’ancien président syrien sait de quoi il parle : son père a passé l’essentiel de ses jours en prison après le coup d’Etat. Décidément les Assad ne changent pas, de père en fils…

Ghadafi risque de voir lancé contre lui un mandat d’arrêt international par le TPI pour crimes de guerre, crime contre l’humanité, assassinats, attaques de civils etc… Est ce cela suffira ? Peut-être pas, mais le bouillant colonel qui a perdu de sa superbe et qui se terre, plus encore qu’avant, risque d’y réfléchir à deux fois avant de poursuivre son action. Chaque jour qui passe voit les bombardement se durcir et son autorité s’effriter. Fidèles à la mentalité des fils du désert, il crâne et gesticule même quand il est aux abois. Il dit vouloir mourir en martyr mais on est loin du compte… Cela dit, il n’est pas normal que le bombarde et que l’on épargne la Syrie. La même rigueur devrait s’appliquer aux deux Etats, connus pour leurs liens avec le terrorisme.

Et la Turquie ? M. Erdogan ne cessera pas de nous étonner. N’ayant en vue que l’intérêt régional et stratégique de son pays, il a déjà abandonné son éphémère allié syrien et voit avec inquiétude avancer les chars de son armée vers une bande de son territoire revendiquée par ce turbulent voisin. Il n’est pas exclu que la diplomatie turque, l’une des meilleures de la région après Israël, soit en train de se rapprocher silencieusement de l’Etat hébreu avec lequel l’Etat-Major ottoman entend poursuivre une fructueuse coopération militaire. D’ailleurs, signe supplémentaire de baisse de la tension, le navire amiral turc qui a voulu forer le blocus de Gaza ne fera pas partie de la flottille qui s’apprête à appareiller…

Oui, M. Erdogan ne cesse de nous étonner. Espérons que désormais il étonnera agréablement puisqu’il a gagné les élections et se trouve au zénith de sa popularité. Qu’il en fasse bon usage, enfin…

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26/06/2011

Pour ou contre le mariage homosexuel?

POUR OU CONTRE LE MARIAGE HOMOSEXUEL ?

Difficile à trancher, cette question. Le philosophe allemand Kant aurait parlé, lui, d’une véritable, antinomie. Au fond, ce qui nous gêne, ce n’est pas l’homosexualité en tant que telle, à partir du moment où elle ne déborde pas sur la pédophilie, qui est, elle éminemment condamnable et passible d’une peine de prison. Non, ce qui nous pose problème, c’est cette mise à niveau, cette égalité avec le mariage qui est, à nos yeux ( peut-être à tort ?) réservé aux couples homme/femme… Dans notre civilisation judéo-chrétienne où le livre du Lévitique assimile une relation homosexuelle à une abomination (lo tishkav zakhar mishkévé issha  TO’EVA hi) il nous paraît difficile de consentir à cette officialisation de cette pratique. En revanche, il nous semble acquis que toute homophonie doit être condamnable car cela reviendrait à diminuer les droits des gens. Mais voilà, et c’est là que se situe l’antinomie, nous ne parvenons pas à aller jusqu’au consentement d’un mariage homosexuel puisque l’on ne conçoit une telle institution du mariage que dans le cadre prévu depuis des temps immémoriaux.

Il y aussi un aspect qui découle de tout ce qui précède et qui pose problème : si vous acceptez le mariage, soit les homosexuels en questions avaient dans une précédente vie des enfants et dans ce cas pas de problème ce ne fut pas le cas et ils aimeraient en avoir ou en adopter… D’autres vont jusqu’à prévoir le cas d’une femme (une copine, disent-ils) qui seraient inséminée et remettrait l’enfant à la naissance à son père biologique homosexuel… c’est bien compliqué !

Ce qui retient mon attention dans cette affaire, c’est de savoir si deux hommes ou deux femmes peuvent élever un enfant. Je ne sais pas. Deux femmes, peut-être, et encore, mais deux hommes ? C’est compliqué.

J’en parle puisqu’il y a eu à Paris hier une marche dite de la fierté (fier de quoi, on se le demande !) qui a remis cette légalisation du mariage homosexuel et de l’adoption sur les devants de la scène…

Les femmes sont si belles. Mais certains ont le droit de réagir autrement ou de demeurer insensibles à leurs charmes si féminins… Difficile de trancher.

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25/06/2011

La nouvelle constitution du Maroc

La nouvelle constitution du Maroc

 

Mon étudiant doctorant de l’université de Genève, Monsieur Nasser Suleyman Gabryel, français d’origine marocaine, vient de me faire parvenir le préambule de la nouvelle constitution du royaume du Maroc, soumise prochainement à référendum.
Dans le préambule qu’on peut lire ci-dessous, il est fait spécifiquement état de la nature islamique du Maroc, de l’islam comme religion d’Etat et aussi des racines autres de ce royaume. On cite nommément l’héritage hébraïque (en arabe, ‘abrani) aux côtés de l’héritage africain et autres… Certes, on a évité l’adjectif juif (al-yahoudi) pour ne choquer personne, préférant se réclamer d’un héritage humain ou civilisationnel plutôt que typiquement national ou religieux.
C’est un progrès et l’on souhaite vivement que ce premier pas du Maroc vers la démocratie et la monarchie constitutionnelle se renforce et soit suivi d’autres, plus sybstantuels. Reste cependant que le monarque constitue de se dire le commandeur des croyants, ce qui jure un peu avec le reste…


Préambule
Fidèle à son choix irréversible de construire un Etat de droit démocratique, le Royaume du Maroc poursuit résolument le processus de consolidation et de renforcement des institutions d'un Etat moderne, ayant pour fondements les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance. Il développe une société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de la liberté, de l'égalité des chances, du respect de leur dignité et de la justice sociale, dans le cadre du principe de corrélation entre les droits et les devoirs de la citoyenneté. Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s'est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, HÉBRAÏQUE  et méditerranéen.

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OU DONC S’ARRETERA LE QATAR ?

OU DONC S’ARRETERA LE QATAR ?

S’il est un pays arabo-musulman, certes minuscule mais doté de grands moyens, c’est bien ce Qatar qui investit tous azimuts, y compris dans le sport puisqu’il est parvenu à se faire sélectionner pour 2022 ! Il a depuis acquis le PSG, grand club de foot ball qui va pouvoir s’acheter les meilleurs joueurs internationaux…

Plusieurs considérations sous-tendent cette projection dans toutes les directions :
a)    le Qatar a compris que l’ère du pétrole ne durerait pas éternellement et que tous les pays consommateurs recherchent fébrilement des énergies renouvelables, pas du tout polluantes et moins chères. Il était donc temps d’investir un peu partout pour que le pays ne se retrouve pas contraint un jour à boire son pétrole.
b)    Le Qatar a compris que l’unique manière de changer sa religion, de l’empêcher de tourner le dos au progrès et au modernisme était d’investir un domaine qui intéresse tout le monde sans susciter l’ire des religieux, c’est le sport et particulièrement le foot ball, seule distraction de masse dans les pays arabo-musulmans.
c)     Le sport unit les hommes, les contraint à obéir aux mêmes lois, les pousse dans leurs ultimes limites, les fait aller au fond d’eux-mêmes.

C’est la seule manière pour les Arabes de prendre en considération la mondialisation qui semble les avoir laissés au bord de la route. Mais le foot balle ne permet pas encore d’intégrer les femmes. N’oublions pas que deux choses sont encore un tabou intangible dans ces pays : le statut des femmes et la critique textuelle des textes religieux.
Mais le Qatar a choisi la voie de la sagesse et de la pondération…

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LA DISPARITION DE L’INSPECTEUR COLUMBO

LA DISPARITION DE L’INSPECTEUR COLUMBO

ADIEU L’ARTISTE ! j’ai appris hier la disparition d’un homme qui a été vu et suivi, nous dit-on, par plus de deux milliards de téléspectateurs, un homme que j’aimais regarder à la télévision. Chaque semaine, France 2 programmait un épisode de sa série. Quand j’ai appris que deux ans avant sa mort, il souffrait de la maladie d’Alzheimer et de crises de démence, j’étais bouleversé : comment un homme si talentueux, si doué, pouvait-il avoir une si triste fin. L’aventure humaine, me suis-je alors dit, finit toujours mal car au bout du chemin, il y a la mort. Mais ce n’est pas la mort qui est un mal en soi, c’est la dégénérescence, l’effondrement de nos capacités mentales et physiques. Lors d’un dîner-débat avec des praticiens, j’exprimai mes doutes et l’un des médecins présents m’a fait remarquer ironiquement : vous aimeriez mourir en bonne santé…
Sa remarque était fondée, j’appris par la suite qu’il souffrait d’une maladie grave. Que faire ? Subir ou croire qu’après la mort, ce n’est pas le néant, le grand trou noir, l’aveuglement pour toujours comme le disait l’Ecclésiaste ? Je ne sais. Jean D’Ormesson, grand écrivain français mais aussi ancien élève de l’ENS, agrégé de philosophie, a donné à son dernier livre un titre intéressant : c’est une chose étrange que la vie…
Qu’est ce qui nous plaisait tant chez Columbo ? Cet imperméable à la propreté douteuse, ces cols de chemises d’un autre âge, cette 403 décapotable qui appelait la nostalgie et cette manière insidieuse de planter ses crocs dans la chair des suspects, sans jamais les lâcher jusqu’à ce qu’ils rendent les armes et avouent leur crime… Ce qui était aussi très remarquable, c’est que l’inspecteur Columbo n’a jamais tiré un seul coup de feu ni jamais frappé qui que ce soit. Autre point remarquable : ma femme, ma femme, mais on ne l’a jamais vu cette femme dont il se servait pour endormir ou tromper la vigilance des suspects.
Merci à l’inspecteur Columbo, le grand Peter FLAK, qui nous a fait oublier les problèmes et les soucis quotidiens en meublant si agréablement nos soirées hebdomadaires…

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EXISTE-T-IL ENCORE UNE SECURITE ALIMENTAIRE EN EUROPE ?

EXISTE-T-IL ENCORE UNE SECURITE ALIMENTAIRE EN EUROPE ?

La question est loin d’être académique.  Ce qui s’est passé en Allemagne montre que le problème est très préoccupant : les Allemands, réputés pour leur méticulosité (Übergründlichkeit) et leur sérieux ont mis des semaines à découvrir le foyer initial de l’épidémie et ont enregistré près de 40 décès dans leur pays. Même les rares morts dans le reste de l’Europe avaient trsnité en Allemagne. On a fini par désigner les graines germées, produites par une ferme bio (sic) de l’autre côté du Rhin.

Aujourd’hui, c’est en France, dans la région de Bordeaux, que se portent les regards. Et ici aussi, les soupçons se portent sur les graines germées. Un peu moins de dix personnes sont concernées, dont deux présentent des troubles rénaux graves. Ce qui nous préoccupe gravement, c’est que, après les légumes (on avait faussement incriminé les concombres espagnols, causant aux cultivateurs des millions d’Euros de perte), la fameuse bactérie se retrouve dans de la viande hachée.

La sécurité alimentaire est en cause, si on ne peut plus consommer en toute sécurité les aliments, où allons nous ? Il y eut, pour commencer, la sérieuse alerte de l’encéphalopathie spongiforme bovine qui provoqua l’émoi de la terre entière. Puis, toutes les manipulations du lait en Chine, ce qui provoqua la mort de milliers de pauvres nourrissons. Et voici que nous nous trouvons confrontons à un nouveau type épidémiologique. Comment obvier à toutes ces calamités ?

Je ne vois qu’une solution, renforcer le rôle des Etats dans les contrôles qui doivent devenir de plus en plus stricts. Car les intérêts privés ne reculent devant rien, pas même la préservation de la vie. On l’a vu dans l’affaire d’un médicament je ne veux même pas évoquer le nom : cette affaire est édifiante puisque l’on a prouvé que des rapports médicaux avaient mis en garde contre les effets nocifs de ce médicament, lequel ne fut pas retiré du marché…

Une leçon à méditer. Songez que la santé est le bien le plus précieux. Les profits doivent passer au second plan. Au besoin, une rigueur plus grande de la loi le rappellera aux resquilleurs.

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24/06/2011

Gilad Schalit, cinq ans déjà.

Gilad Schalit, cinq ans déjà.

 

Il faut obtenir la libération de ce jeune homme qui aura bientôt 24 ans et qui fut enlevé alors qu’il n’en avait que dix-neuf. En Israël, l’armée populaire jouit d’un immense prestige, parfaitement mérité. C’est une institution centrale qui sert de creuset à la jeune nation et fait porter le poids de la défense du pays à tous les jeunes gens et à toutes les jeunes filles. Les rares exceptions sont dues à le jeunesse qui se dit ou se veut religieuse, mais même dans ce camp là, on a compris la nécessité d’investir les postes de l’armée, ce qui fait que les unités d’élite des troupes combattantes sont de plus en plus peuplées de jeunes religieux.

ON a commis quelques erreurs dans la gestion de cette affaire qui est très délicate au plan humain. Pas aux yeux des ravisseurs du Hamas qui ne s’embarrassent guère de considérations humanitaires, à preuve leur refus obstiné de permettre la manifestation la plus infime dune preuve de vie ou l’instauration d’un contact avec les parents du prisonnier. Non, je me réfère à la difficulté qu’ont eu les services israéliens à localiser le jeune homme dans la bande de Gaza où il se trouve. Les milieux proches de l’Etat-major de Tsahal savent où est détenu le jeune homme, mais ils savent aussi que toute tentative de la libérer par une attaque entraînerait sa mise à immédiate… Reste l’infiltration progressive, la corruption de certains de ses gardiens ou de leurs familles, mais comme ses geôliers changent régulièrement, le projet tourne à l’impasse.

Malgré leurs discours pro palestiniens, les généraux égyptiens s’activent pour faire libérer Gilad mais le Hamas n’est pas pressé car, tout en exigeant l’élargissement de certains détenus palestiniens responsables d’actions terroristes, il ne souhaite pas vraiment le retour de ces prisonniers qui pourraient contester leur pouvoir ou imposer une autre ligne politique… On n’en sort pas.

Que faire ? Si j’étais le père de ce jeune homme, je serais évidemment tendu vers sa libération coûte que coûte. Israël y a pensé, mais avec ces gens qu’il a en face de lui, l’Etat juif court le risque d’encourager de nouveaux rapts pour faire monter les enchères. Tout bien considéré, l’unique solution qui demeure est un coup de force avec tous les risques que cela comporte. Car même si le Hamas libérait le jeune homme -ce que je ne crois guère- Israël est contraint, par la suite, de demander des comptes à ses anciens ravisseurs qu’il a déjà bien identifiés.

La guerre est une chose affreuse qui demande des sacrifices. Je ne vois comment on pourrait faire autrement. Le Hamas n’a qu’une carte en main, il le sait et il ne va pas s’en priver. C’est son assurance-vie.

Gilad, nous pensons à toi tous les jours.

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