19/06/2011

L’ARABIE SAOUDITE MENACE LES USA EN CAS DE VETO A L’ONU CONTRE UN ETAT PALESTINIEN…

L’ARABIE SAOUDITE MENACE LES USA EN CAS DE VETO A L’ONU CONTRE UN ETAT PALESTINIEN…

L’affaire n’a pas fait grand bruit, pourtant elle est d’importance.  La semaine passée,  Turki al Faycal, le fils de l’actuel roi d’Arabie saoudite, ancien ambassadeur à Washington et surtout chef des services secrets du royaume, a publié dans le Washington Post une tribune libre où il menace en termes à peine voilés les USA de représailles si ces derniers mettaient à exécution leur projet d’opposer un veto à la proclamation d’un Etat palestinien.
Récemment, le président Obama a indiqué que la méthode préconisée par les Arabes pour imposer un Etat palestinien à l’ONU était inadéquate et devait être remplacée par la négociation. Le président US a même ajouté que son pays s’y opposerait par un veto si les Palestiniens, les Arabes et leurs alliés de par le monde tentaient de passer en force…
Ce qui est nouveau dans cet article, ce n’est pas que l’on reprenne une vieille antienne, véritable serpent de mer, c’est que ce prince menace d’user de la puissance diplomatique du royaume pour parvenir à ses fins. En d’autres termes, le royaume monnayera l’appui d’autres états et fera usage de l’arme du pétrole. Il va jusqu’à dire que si le président considère Israël comme un allié indispensable des USA, il pourrait bien se rendre compte que d’autres alliés aussi valables, autres que l’Etat juif, existent dans la région…
Turki al-Fayçal adresse en fait une mise en garde aux USA. Lesquels insistent sur les problèmes qui naîtraient d’une proclamation unilatérale d’un Etat par l’ONU. Selon le Saoudien, Israël fut lui-même proclamé à la suite d’un vote de l’ONU en 1947. Pourquoi pas les Palestiniens ?
Il conclut en termes très inattendus : les Arabes, dit-il, ont dit non à la paix en juin 1967 et ils ont eu ce qu’ils méritaient… Et si Israël dit non à son tour, le prince préfère ne plus être là quand il aura ce qu’il mérite.
L’allusion est transparente à l’embrasement du monde arabe. Mais ce que le prince oublie de dire -et on le comprend- c’est que l’Arabie Saoudite risque de ne plus être là… car elle n’est pas sûre d’échapper à la rue arabe ni au printemps qui s’est abattu sur ses voisins du nord au sud, alors que la rue juive ne menace nullement Israël, seul Etat démocratique de la région, comme le rappelait il y a trois jours le général Ehoud Barack sur FR3.
Le prince devrait méditer le cas de Ben Ali qui a fui dans le royaume, du jour au lendemain. Il n’était plus qu’un fugitif, jugé et probablement condamné par contumace par la justice de son pays…

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