07/06/2011

La Syrie, la fin du monolithisme granitique

La Syrie, la fin du monolithisme granitique

Les incidents gravissimes qui se sont produits dans une petite localité du sud ouest de Syrie marquent un tournant dans les troubles qui secouent le pays. Le pouvoir en place déplore, nous dit-on, la mort de plus de cent membres des forces armées et des services de sécurité… Signe qu’il ne s’agit plus de simples émeutes mais d’une confrontation digne de ce nom entre des groupes armés, en mesure de mener des actions de guerre. C’est donc une mutinerie de certains régiments, voire de brigades entières, passées avec armes et bagages du côté des insurgés.

C’est probablement le début de la fin et il n’est pas sûr que la Syrie continue d’ici le mois de juillet, à terroriser son petit voisin libanais ni à servir de tête de pont à son allié iranien dans la région. Le pouvoir a franchi le Rubicon, il ne peut plus engager de dialogue national avec l’opposition car cette dernière n’osera jamais engager des pourparlers avec des hommes aux mains maculées de sang. Cela prouve, si besoin est, que le régime d’el-Assad est vraiment unique en son genre dans cette région du monde : un gang de malfaiteurs qui ont pu s’emparer des services de sécurité (omniprésents) et des forces armées. Cette définition a été donnée par des membres de l’opposition.

L’assurance-vie de ce régime se renforce dans sa capacité de nuisance au niveau régional, mais aujourd’hui trop, c’est trop ! Signe qui ne trompe pas, Alain Juppé et la France ont enfin demandé le départ de Bachar el-Assad et le changement de régime. Déjà, certains alliés terroristes de la Syrie commencent à migrer vers d’autres cieux. Hier, sur al-Arabiya, j’ai suivi une longue interview d’un membre du Hamas, Moussi Abou Marzoug, qui se trouvait au Caire. La journaliste lui a perfidement demandé si’l cherchait déjà un nouveau point de chute à son chef Khaled Mescha’al, car à Damas les choses ne sont plus comme avant… Ce n’est pas à exclure ! Reste le Hezbollah qui a du souci à se faire car après ce qui se passe à Damas, ce sera le tour de l’Iran d’entrer dans de grandes zones de turbulence. Il risque alors de se retrouver, seul et isolé, dans un douloureux tête à tête avec son puissant voisin israélien…

Reste que cette soudaine flambée de la contestation en Syrie est entourée de mystère : comment un tel pays policier, foulant aux pieds les libertés démocratiques, ne reculant devant rien, aucun crime, aucune répression a-t-il pu laisser des groupes armés s’infiltrer en son sein et commencer un véritable travail de sape ? Mystère…

Mais une chose est sûre : en Syrie, c’est fini pour la dictature et le monde arabe dans son ensemble n’est pas sorti de l’auberge. Quand donc la sagesse l’emportera-t-elle dans ces pays ?

Les incidents gravissimes qui se sont produits dans une petite localité du sud ouest de Syrie marquent un tournant dans les troubles qui secouent le pays. Le pouvoir en place déplore, nous dit-on, la mort de plus de cent membres des forces armées et des services de sécurité… Signe qu’il ne s’agit plus de simples émeutes mais d’une confrontation digne de ce nom entre des groupes armés, en mesure de mener des actions de guerre. C’est donc une mutinerie de certains régiments, voire de brigades entières, passées avec armes et bagages du côté des insurgés.

C’est probablement le début de la fin et il n’est pas sûr que la Syrie continue d’ici le mois de juillet, à terroriser son petit voisin libanais ni à servir de tête de pont à son allié iranien dans la région. Le pouvoir a franchi le Rubicon, il ne peut plus engager de dialogue national avec l’opposition car cette dernière n’osera jamais engager des pourparlers avec des hommes aux mains maculées de sang. Cela prouve, si besoin est, que le régime d’el-Assad est vraiment unique en son genre dans cette région du monde : un gang de malfaiteurs qui ont pu s’emparer des services de sécurité (omniprésents) et des forces armées. Cette définition a été donnée par des membres de l’opposition.

L’assurance-vie de ce régime se renforce dans sa capacité de nuisance au niveau régional, mais aujourd’hui trop, c’est trop ! Signe qui ne trompe pas, Alain Juppé et la France ont enfin demandé le départ de Bachar el-Assad et le changement de régime. Déjà, certains alliés terroristes de la Syrie commencent à migrer vers d’autres cieux. Hier, sur al-Arabiya, j’ai suivi une longue interview d’un membre du Hamas, Moussi Abou Marzoug, qui se trouvait au Caire. La journaliste lui a perfidement demandé si’l cherchait déjà un nouveau point de chute à son chef Khaled Mescha’al, car à Damas les choses ne sont plus comme avant… Ce n’est pas à exclure ! Reste le Hezbollah qui a du souci à se faire car après ce qui se passe à Damas, ce sera le tour de l’Iran d’entrer dans de grandes zones de turbulence. Il risque alors de se retrouver, seul et isolé, dans un douloureux tête à tête avec son puissant voisin israélien…

Reste que cette soudaine flambée de la contestation en Syrie est entourée de mystère : comment un tel pays policier, foulant aux pieds les libertés démocratiques, ne reculant devant rien, aucun crime, aucune répression a-t-il pu laisser des groupes armés s’infiltrer en son sein et commencer un véritable travail de sape ? Mystère…

Mais une chose est sûre : en Syrie, c’est fini pour la dictature et le monde arabe dans son ensemble n’est pas sorti de l’auberge. Quand donc la sagesse l’emportera-t-elle dans ces pays ?

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