31/05/2011

LA CRISE DE LA JEUNESSE MONDIALE : DÉSESPOIR OU LASSITUDE PASSAGÈRE ?

LA CRISE DE LA JEUNESSE MONDIALE : DÉSESPOIR OU LASSITUDE PASSAGÈRE ?
Il y a de nombreuses années, Valéry Giscard d’Estaing, alors chef de l’Etat, avait dit une phrase lors de la présentation des vœux, qui ressemblait à peu de choses près à ceci : le monde a peur car il ne sait pas où il va… Quel aveu ! Aujourd’hui, c’est bien pire et cela fait bien des années qu’une telle situation perdure. Et le malaise de la jeunesse, partout dans le monde, est là, et bien là, pour en témoigner !
Qui aurait pu prédire que ces rassemblements des jeunes Arabes, en Egypte, en Tunisie, en Syrie et au Yémen, s’étendraient jusqu’à nous et que des jeunes désœuvrés, malgré eux, se réuniraient à Madrid, Barcelone, Athènes et Paris ? Qui aurait pu pronostiquer un tel changement ?
Ce qui frappe le plus dans cette situation, c’est l’évanouissement de l’espoir chez des êtres jeunes pour lesquels la vie est devenue horriblement difficile. De plus en plus de jeunes diplômés sont contraints de rester chez leurs parents après 30 ans car ils n’ont pas les moyens d’aller ailleurs, de fonder une famille et d’affronter victorieusement la vie ! Quand on voit comment les jeunes cherchent désespérément un stage (non rémunéré, hélas, et quand il l’est c’est à un salaire honteusement bas) afin de valider leur diplôme de fin d’études, quand on voit comment des ingénieurs, notamment agronomes, ne trouvent pas de travail et aussi des architectes contraints de se recycler en rénovateurs d’appartements, que devons nous penser ? C’est bien pire qu’une crise, c’est un effondrement !
On oublie parfois que les jeunes d’aujourd’hui sont les adultes de demain ; les laisser entrer dans la vic active l’injure aux lèvres et le cœur plein de ressentiments, c’est ouvrir la voie au fascisme et à l’extrémisme !
Le meilleur capital d’un pays, quel qu’il soit, c’est sa jeunesse. L’Occident a pratiquement tout perdu, sa foi en l’avenir, sa confiance en soi, sa croyance en Dieu etc… S’il venait à perdre même sa jeunesse, c’est la fin de tout.

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30/05/2011

Première victimes collatérales de l’affaire DSK

Première victimes collatérales de l’affaire DSK

C’était parfaitement prévisible : on a ouvert la boîte de Pandore, pour parler comme la mythologie grecque ! Les femmes, en France notamment, mais cela ne se limitera pas au pays de Jeanne d’Arc, vont commencer à évoquer les pressions, voire le harcèlement, qu’elle sont subis de la part de leurs collègues, patrons ou autorités…

Et si cela peut aider à moraliser les comportement et les attitudes, c’est une très bonne chose, mais on y instrumentalise l’affaire DSK pour des règlements de comptes alors c’est une vraie catastrophe. Ce qui st particulièrement choquant, c’est l’impossibilité même de résister à de telles accusations, pour ne pas dire de telles allégations.

Je ne préjugé pas de la culpabilité ni de l’innocence de tel ou tel, mais la présomption d’innocence existe. Et lorsque vous êtes au gouvernement comme ce fut le cas de Georges Tron, vous êtes aussitôt acculé à la démission, est-ce juste, est-ce éthique ? Absolument pas !

Nous devons avoir de la sympathie et de la commisération pour les victimes et faire droit à leurs plaintes, mais rendez vous compte ! Plus personne n’est à l’abri. Et les femmes, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne sont pas toujours naïves ni vulnérables. Il fut un temps, m’ont dit quelques avocates spécialistes du droit de la famille, où les femmes en instance de divorce, accusaient leurs anciens époux d’attouchements sur leurs filles afin d’être certaines d’en avoir la garde… Ce sont des pratiques qui furent banales à un certain moment au point que les juges, m’ont dit les mêmes femmes, ont fini par ne plus prendre en considération de telles plaintes lors de divorces douloureux et hautement conflictuels… Par conséquent, il faut aussi prévoir des peines lourdes et dissuasives pour toutes ces dénonciations calomnieuses…

Quand viendra le temps où hommes et femmes entretiendront des relations d’amour véritable ? Cela ne passera sûrement pas aux USA où les relations sont franchement placées sous la menace de la police, voire des cabinets de psychanalystes !

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29/05/2011

DSK ET RATKO MLADIC : DEUX ARRESTATIONS FORT DIFFERENTES

DSK ET RATKO MLADIC : DEUX ARRESTATIONS FORT DIFFERENTES

L’idée ne m’est pas venue comme ça, c’est l’une d’entre vous qui me l’a suggérée dans un commentaire bref et dense. Pourquoi donc un criminel de guerre, accusé de crime contre l’humanité, responsable de la mort de milliers de personnes, pourtant placées sous la protection des forces de l’ONU, n’a-t-il pas été exhibé (et c’est nettement mieux anis, malgré tout) comme une bête de cirque devant les télévisions du monde entier, menotté, mal mis, le regard vide et poil hirsute ? Cet homme aurait pu être traité de la sorte, surtout en considération de tradition du pays où il vit et des crimes qui lui sont reprochés… On chercherait désespérément des images, des photographies de l’homme rabaissé, menotté, humilié… On n’en trouvera pas. Pourquoi ? Parce que contrairement à la justice de NT, la Serbie, en dépit de tous se défauts, respecte la présomption d’innocence.

Et agissant comme elle a agi, la justice de NY a condamné un homme avant de l’avoir entendu. Demandez aux gens, même informés dans les rues, ils vous diront que le 6 juin commence le procès de DSK alors qu’il s’agit tout juste d’une audience préliminaire, qui ne préjuge en rien de la tenue ou de la non tenue d’un procès digne de ce nom.

Je reviens de nouveau sur les bizarreries de la démarche (je n’ose pas dire la procédure, ayant trop de respect pour celle-ci quand elle est menée selon les règles) : nous sommes un dimanche, jour férié dans tous les pays de l’Occident chrétien, une haute personnalité quitte sa chambre d’hôtel dans un palace, une femme articule contre lui des accusations graves, on le cherche, on le trouve, un trouve un juge qui délivre un mandat d’amener et ensuite un mandat de dépôt, on le met en garde à vue 36 heures, on ne se prive pas de l’exhiber autant de fois que l’on peut dans des positions humiliantes et dégradantes… Et ensuite, on met en avant la crainte de non-représentation pour lui refuser la liberté conditionnelle alors que c’est la règle aux USA lorsque le suspect dispose de garanties indiscutables… Et lorsque  l’on lui accorde cette liberté conditionnelle, c’est sous la forme d’arrêts domiciliaires draconiens. Et ce n’est pas tout : pour l’nfoncer toujours plus, on laisse circuler des résultats d’analyses biologiques le mettant prétendument en cause.  Si on voulait le condamner au plus vite aux yeux d’une opinion publique US haineuse envers les Français, on n’agirait pas autrement…
Mais surtout, on oublie de souligner deux choses :
a)    DSK ne fuyait pas, puisqu’il a payé sa chambre et qu’il a appelé de l’aéroport pour qu’on lui rapporte  son portable : c’est ainsi qu’il fut localisé si vite. Est-ce l’attitude d’un fuyard ?
b)    Une fois installé dans l’avion, prête à décoller, DSK avait le droit de refuser de suivre les policiers. Or, de leur propre aveu, il les a suivis sans rechigner. Il n’aurait pas agir ainsi, il ignorait, le pauvre homme, le calvaire qui l’attendait.

Je ne crois pas à la thèse du complot mais bien à celle de l’acharnement, mais je ne réussis pas à en discerner les raisons exactes ; en tout état de cause, jamais une telle procédure n’est allée aussi vite, un dimanche et pour une telle affaire. Sait-on combien de femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol à NY chaque jour que D- fait ?

Revenons un instant vers le criminel de Serbie. On le voit de dos, sans entraves, entouré de policiers qui se tiennent à distance, tous de dos, aucun visage n’est visible, ce qui estompe la violence des images dans l’esprit des téléspectateurs.

Forcément, cette différence de traitement va frapper les esprits et alimenter les rumeurs. S’agit-il d’une vengeance anti-française, suite aux refus successifs de suivre la politique extérieure US ? La police de NY a-t-elle été manipulée dans une sombre affaire dont elle n’a pas idée des tenants et des aboutissants ? Franchement, je l’ignore, mais je suis sûr d’une chose : ce procès ne sera pas équitable. Les avocats posent déposer une requête en suspicion légitime car l’opinion publique dont les membres du grand jury sont issus ont déjà rendu  -inconsciemment- leur verdict.

C’est une injustice criante : on n’a pas encore entendu l’accusé qui n’est qu’un suspect. Et un certain nombre de détails ne colle pas : cela fait des années que je fais des va-et-vient entre Heidelberg et Paris et Genève et Paris. Je dors toujours dans les mêmes hôtels : je n’ai jamais vu qu’une femme de ménage rentre dans une chambre alors que je me trouvais sur place, ou, pire, tout nu dans la salle de bain. Car les affaires traînent encore dans la pièce et cela sa voit…

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28/05/2011

Albert Camus

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ALBERT CAMUS, NOCES (Editions Charlot, 1947)

 

J’achève à l’instant la lecture passionnante de petit recueil de nouvelles d’Albert Camus qui m’a littéralement enchanté ! Quel livre, et syrout style, quelle langue française ! Camus n’a vraiment pas volé son prix Nobel de littérature. On lit dans ces quelques nouvelles d’où une rare profondeur philosophique, même si l’auteur se voulait avant un littérateur. On mesure aussi à la lecture de cette petite centaine de pages la différence entre les écrivains d’hier et ceux d’aujourd’hui. Et D- sait qu’à l’époque, il n’existait pas d’émissions littéraires à la télévision : mais que d’écrivains passés maintes à la télévision et dont plus personne n’entendra plus parler d’ici peu, alors que Camus…

Camus se promène dans les des ruines ç Tipaza en Algérie, cette Algérie si aimée et souffrante comme l’écrivait Jacques Soustelle. Cet hymne au soleil que lui dédie l’auteur, cette côté inondée d’un soleil si fort, ces corps bruns de femmes gorgées d’envies comme les hommes l’étaient de désirs en les scrutant (ce n’est pas pour moi qui parle), cette végétation luxuriante aux fleurs démesurément ouvertes et exhalant leurs senteurs, c’était cela l’Algérie du temps de Camus ; cela a hélas changé depuis !

Quelques citations de ces merveilleuses nouvelles :

Les romanciers, ces peintres du corps

Un temps pour vivre et un temps pour témoigner de vivre…

Cette impassibilité et cette grande indifférence d’ l’homme, c’est cela précisément ce que les théologiens avertis nomment l’enfer

Ce n’est pas souvent que l’homme se sent un cœur pur

Le monde est beau et hors de lui point de bonheur

Ety il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à vous

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DSK, un pestiféré ?

DSK, un pestiféré ?

Le traitement de DSK par la presse mais aussi par la justice américaine (dont on se demande si elle est vraiment juste) conduit à se poser quelques questions : cet homme a-t-il commis un meurtre ? A-t)il enfin droit à un procès équitable ? Ou relève, au contraire, d’une justice d’exception ? Un certain nombre d’éléments nous conduisent à cette analyse :

a) le fait de l’avoir menotté et de l’avoir exhibé devant les caméras du monde entier alors qu’il venait tout juste d’être interrogé. Lui, l’homme le plus connu et puissant de la planète après le chef des USA était sorti sans ménagement d’un pouilleux commissariat de Harlem (quartier huppé de NT, comme chacun sait), l’imperméable mal mis, hagard, épuisé par une garde à vue de 36 heures.

b) La divulgation de résultats d’analyses incomplètes, voire tronquées, pour accréditer dans l’opinion mondiale l’idée de sa culpabilité avant qu’il ait pu se défendre.

c) La multiplication des mesures de sécurité comme s’il allait prendre la fuit ou, comme le dit en ricanant son avcat, se téléporter en France ou ailleurs. Enonçons ces mesures barbares : un bracelet électronique, des caméras vidéos dans tout l’appartement, des gardes armés à sa portes, la notification six heures à l’avance de tout déplacement (chez les avocats, le médecin, un lieu de culte), l’obligation de rester chez de 22 heures à 6 heures du matin, l’interdiction de recevoir plus de quatre personnes, d’aller dîner dehors, etc… bref un régime indigne d’un être humain non encore condamné et mis dans l’impossibilité physique d’assurer sereinement sa défense.

d) La difficulté que DSK a eu pour trouver un toit du fait de l’ostracisme des habitants de NY qui l’ont déjà condamné.

e) Et maintenant qu’il a enfin trouvé un toit, la dénonciation du prix du loyer : pas un être humain sur terre, pas un membre de la gent raisonnable bipède qui ne connaisse le prix vertigineux de cette somptueuse maison new yorkaise..

f) la renforcement éhonté de l’équipe de défense de la victime présumée (qui a droit à notre considération, voire à notre compassion, si les faits étaient avérés), comme si l’on voulait être sûr que l’homme sera condamné…

g) les tentatives de déconsidérer l’homme en lui faisant livrer, au vu et su de tout le monde, des présents symboliques destinés à le présenter comme un dangereux prédateur…

h) Mais le plus grave reste la différence de traitement entre DSK et la victime présumée : on ne sait rien d’elle, elle est strictement protégée, elle bénéfice de relais irremplaçables dans la presse mondiale (comble de l’ironie : un comité de soutien pour elle à Sarcelles m’a même demandé mon adhésion sur mon mèl…)

Mais toute cette affaire ne restera pas sans suite. Un certain nombre de personnes (qui ont droit, je le répète, à notre respect et à notre solidarité si elles ont vraiment été victimes) commence à se manifester et déjà une personnalité du gouvernement français se trouve en danger. Qui sait ? Des patrons, des directeurs, des responsables d’entreprises vont peut-être faire les frais de règlements de comptes.

Quelle affaire ! Comment raison garder ? C’est très difficile. Car cela pose le problème de relations normales entre les hommes et les femmes qui sont sur terre pour se plaire, s’entendre et s’aimer

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27/05/2011

le G8, l’Euro et les révolutions arabes…

le G8, l’Euro et les révolutions arabes…

 

C’est un ambitieux programme qui figure depuis hier à l’agenda des grandes puissances occidentales. Mais c’est aussi un grand spectacle puisque, dans tous les cas de figure, les décisions prises ou à prendre le sont dans des comités d’experts. Les rencontres entre chefs d’Etats et de gouvernements n’ont de valeur que subsidiaire.

Cependant, certains points méritent un éclairage plus cru, et notamment le cas de la Grèce dont le comportement irresponsable risque de compromettre la monnaie européenne dans son ensemble. On parle de restructuration de la dette de la patrie de Socrate, Platon et Aristote, mais la commissaire grecque à Bruxelles n’a pas mâché ses mots, émettant les plus grands doutes sur la solvabilité de son pays et laissant entrevoir un retour à la drachme, monnaie nationale du pays. Nous ne sommes pas contre et considérons même, en tant que non expert, que l’entrée de pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal et même l’Italie (mais dans une moindre mesure) fut une lourde erreur dont nous risquons de payer les conséquences.

Les gouvernements grecs successifs nous ont menti sur presque tout et ont tripatouillé les chiffres au niveau de l’Etat lui-même. Ils ont opté pour la fuite en avant, se chargeant inconsidérément de projets qu’ils étaient strictement incapables de mener à bien. Si nous parvenons à colmater la brèche provoquée par leur sortie de le zone, nous devrions officialiser la chose. Nul ne regrettera la défection d’un tel pays dont Madame Merkel a récemment traité les citoyens de fainéants… Or, les Allemands sont les plus gros bailleurs de fonds de la zone Euro : sans l’Allemagne, pas d’Euro ! Et DSK n’est plus là pour savoir parler à cette exigeante fille de pasteur qu’est Madame Merkel.

Les révolutions arabes sont elles aussi à l’ordre du jour. Chacun voit que ce printemps est loin de justifier les espoirs placés en lui. Le mal est bien plus profond : on le voit avec l’Egypte, au bord de la faillite, qui est menacée par une seconde révolution (une révolution dans la révolution), laquelle s’est rendue compte que l’armée en a profité pour réaliser un coup d’Etat militaire en douceur.

La question qui se pose est la suivante : mais pourquoi donc ces Etats (Egypte, Tunisie etc…) se tournent-ils vers des Etats européens presque exsangues alors que se trouvent dans leur camp l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis etc… dont les avoirs financiers se chiffrent en milliards de dollar US ? L’Euro pourra-t-il supporter de telles charges nouvelles ? Tout le monde aura relevé que le président Sarkozy s’est prudemment abstenu de mentionner la moindre somme avec précision…

Il nous semble que charité bien ordonnée commence par soi-même : les riches monarchies pétrolières devraient aider les révolutions arabes. L’Europe et les USA ont bien d’autres préoccupations, comme, par exemple, le cas grec, irlandais, portugais. Et peut-être aussi, bientôt, espagnol et italien.

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26/05/2011

L’affaire DSK : la différence entre les images et les preuves…

L’affaire DSK : la différence entre les images et les preuves…

 

Que se mettrait la presse internationale sous la dent si elle n’avait pas cette sordide affaire DSK ? C’est probablement une première dans la diffusion de nouvelles pour les plus grands média du monde, et D- sait que des nouvelles, il y en a chaque jour !

Les images vues sur tous les networks US et relayées à travers le monde ont donné à DSK une (douteuse) notoriété dont il n’aurait pas même rêvé, du temps (pas si éloigné) où il était encore à la tête du FMI, auréolé de gloire, frayant avec les grands de ce monde et leur imposant aussi ses solutions, tant ses compétences en matière économique et financière était et demeure indiscutée…

Mais aujourd’hui, alors que la fièvre sécrétée par l’émotivité plutôt vive des gens, commence à retomber, on peut ses poser certaines questions : pourquoi tant de restrictions à la liberté de mouvement d’un tel homme ? Pourquoi tant de coercitions ? C’est le régime d’arrêts domiciliaires le plus contraignant qui soit ? Pourquoi ? Si on a des preuves irréfutables de son indiscutable culpabilité, alors qu’on l’enferme de suite et n’en parlons plus.

Selon toute vraisemblance, tel n’est pas le cas. L’homme a enfin trouvé un toit au-dessus de sa tête. Oh, je ne pense pas qu’il soit à plaindre, mais il était regrettable qu’un être humain soit rejeté pour ses voisins potentiels. Mais la presse s’en donne à cœur joie pour détailler les étages, les mètres carrés, les facilités, etc… Je discerne là-derrière une réaction bien franchouillarde orientée contre les élites… Les petites gens qui n’ont aucune idée de ce que présuppose la direction ou la gestion d’un pays vont encore dire : tous pourris…

DSK est apparu détendu, revigoré, sûr de lui et de son bon droit. Qu’on le laisse préparer sa défense. Selon moi, il n’y aura pas de procès, mais cela ne veut pas dire qu’il n y aura pas de dégâts collatéraux irréparables. On est toujours jugé par ses propres actes et par sa conscience. Cette affaire va soulever bien des vagues : à preuve, les plaintes récemment déposées contre des hommes politiques soupçonnées de s’être mal conduit envers des dames de leur entourage professionnel… Allez savoir qui dit vrai et qui ment : mais ici aussi, les dégâts causés risquent d’être importants.

En conclusion, nous ne savons encore rien de science sûre sur l’affaire DSK. Mais faisons au moins que la quête de justice ne se mue en acharnement judiciaire ni en une détestable chasse à l’homme…

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25/05/2011

Israël, lumière du Proche Orient ?

Israël, lumière du Proche Orient ?

Certains blogueurs amis m’ont fait remarquer que suivant le journal Le Monde j’avais minoré les standing ovations de Benjamin Netanyahou, le grand premier Ministre de l’Etat d’Israël. B . N a eu droit à 26 ovations debout alors qu’Obama n’en eut que 25. C’est dire !

D’autres m’ont reproché d’avoir faire la part belle à Israël ; mais je ne ache pas que le premier Ministre de cet Etat, attaqué de toutes parts, massacre son peuple ou ses citoyens arabes, ce que font Khadafi, Assad et Saleh au Yémen.

Il faut garder les yeux ouverts : ce n’est pas Israël le problème, ce sont le fanatisme et la dictature Lesquels sont toujours du même côté ; il faut expliquer ce qu’est la Realpolitik, c’est-)-dire le principe de réalité : personne ne peut liquider Israël alors que ce pays peut, le cas échéant, constituer un danger pour ses prédateurs éventuels.

Israël peut être un modèle pour les Etats voisins qui gagneraient à l’imiter pour sortir de l’ornière. C’est évidemment difficile à reconnaître, mais la valeur des grands hommes et des grandes nations se mesure à leur capacité à se dépasser. Et à comprendre.

Il n’est peut-être pas trop tard si certains veulent combler l’énorme retard qu’ils ont accumulés par rapport aux autres nations du monde…

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Le beau discours de Benhamin Netanyahou devant le congrès des USA

Le beau discours de Benhamin Netanyahou devant le congrès des USA

 

Quel beau discours, probablement le plus beau de sa carrière ! Et quelles ovations ! les représentants du pays le plus puissant au monde se sont levés une bonne demi douzaine de fois pour ovationner un premier ministre ému et émouvant, à la tête d’un tout petit pays entouré d’ennemis implacables qui se sont juré sa perte depuis sa venue au monde.

Démocrates et Républicains ont fait une haie d’honneur à Benjamin Netanyahou et j’avoue que je n’imaginais pas une telle affection entre les USA et l’Etat d’Israël.

Le plus étrange dans cette affaire, c’est que je me trouvais au club de sport en train de suivre les émissions d’Al-Arabiya lorsque je vis apparaître le premier ministre d’Israël sur l’écran. Le discours était traduit en direct par le journaliste : traduction fidèle, objective…

Le contenu était ferme et juste : recherche de la paix avec tous les voisins d’Israël, volonté d’établir des relations de bon voisinage avec eux, disposition à trouver des compromis, maintien de Jérusalem comme capitale indivisible d’Israël, une cité du roi David où les enfants d’Israël construisent et vivent depuis de trois mille ans (le roi David : 1040-970). Pas de négociation avec le Hamas qui est la version palestinienne d’al-Quaida, préservation du caractère juif de l’Etat hébreu et compensations probables pour ceux qui quittèrent leurs foyers en 1948.

Mais le plus important est à venir. On le voit, les idées d’Obama sur le retour aux frontières de 1967 ont eu une très courte durée de vie. Pas plus de 72 heures, le principal intéressé les ayant lui-même retirées devant l’AIPAC.

Si les Palestiniens avaient une once de lucidité politique, ils comprendraient que l’heure de la négociation a sonné. L’environnement arabe autour d’eux et même au-delà est préoccupant : la Syrie est traversée par une instabilité incroyable, elle va être convoquée devant le Conseil de sécurité de l’ONU en raison des soupçons de programme nucléaire secret, l’Egypte, menacée de faillite économique, va traduire son ancien président en justice (il risque la peine capitale), la Tunisie est menacée par la faillite et un nouveau soulèvement, la Libye de Khadafi va recevoir l’estocade, la France et la Grande Bretagne voulant en finir avec le régime der Tripoli avant le Ramadan du mois de juillet, le Yémen qui se débat dans une crise qui n’en finit pas, et dernier mais non moindre, l’Iran est de plus en plus isolé sur la scène internationale. Et je ne parle pas du Soudan dont le président est mis en examen par le TPI…

En conclusion, les deux alliés du Hamas, la Syrie et l’Iran sont sur la sellette… Aucune main secourable ne peut plus aider les extrémistes.

Alors, espérons que le bon sens l’emportera. Mais ce n’est pas sûr car hier, sur la même chaîne, bien avant la retransmission du très beau discours de Nentanyahou, j’ai suivi la longue interview d’un palestinien qui refusait nettement le droit d’Israël à l’existence et disait même qu’aucun Arabe n pouvait l’accepter. Il a même dit que celui qui franchirait le pas ne serait plus un… Arabe ! Edifiant, non ?

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24/05/2011

La Turquie, la révolution syrienne et les Kurdes…

La Turquie, la révolution syrienne et les Kurdes…

 

Sous peu, M. Erdogan qui donne volontiers des conseils aux autres et se veut un maître de vertu, va avoir quelques sujets de préoccupations à ses frontières, lui qui accusait Israël de maltraiter même des bébés, voit son ami syrien ne pas hésiter à ouvrir le feu, même sur des enfants en bas âge. C’est ce qu’on pouvait comprendre à demi mot du focus de France 24 ce matin, s’agissant des troubles à la frontière entre les deux pays.

Ce qui explique ce regain d’intérêt pour la Turquie, qui, rejetée d’Europe, veut jouer un rôle de puissance régionale dans le monde arabe et qui, pour ce faire, n’hésite pas à se rapprocher à la fois de la Syrie et de l’Iran (pays honni par les Etats du Golfe, largement pro-occidentaux), c’est l’aggravation de la situation aux frontières avec Damas et l’afflux de réfugiés. Certes, cet afflux est moins considérable qu’au liban, mais il n’en demeure pas moins réoccupant. La Turquie va enfin comprendre que le conflit entre juifs et arabes dans cette région ne correspond à rien de conuu ni de conventionnel. Elle va être happée et découvrira alors que ce conflit a des racines religieuses et psychanalytiques redoutables. Nulle part ailleurs on ne se dispute depuis si longtemps pour quelques arpents de terre sablonneuse. Nulle part ailleurs, dans le monde, on ne s’entretue pour si peu de choses… Si, au moins, le sous-sol d’Israël recelait un peu de pétrole ou de gaz naturel… Rien, absolument rien ! Et pourtant…

M. Erdogan devrait mieux choisir ses amis, lui qui donne ce titre si souvent et si légèrement à Bachar el-Assad lequel ne suit pas les conseils de modération qui lui sont prodigués. Mais ce n’est pas tout.

Si l’on dit qu’un malheur n’arrive jamais seul, dans cette région du monde, c’est bien pire ; les Kurdes, disséminés entre tous ces pays, principalement la Syrie et la Turquie, commencent à se réveiller et tenteront de profiter de cette instabilité rêvée pour faire valoir leurs droits. Et c’est l’embrasement qui menace.

Ce n’est pas assurément ce scénario-catastrophe que nous souhaitons, mais cela va prouver à certains que les choses ne sont jamais simples au Proche Orient.

Reconnaissons aussi, cependant, que les islamistes au pouvoir à Ankara ont fait des progrès de démocratisation intérieure. On est un peu plus protégé en Turquie, les pratiques les plus condamnables sont rejetées, voire totalement interdites, mais il y a encore tant à faire.

Pour finir sur une note optimiste : M. Erdogan va sûrement comprendre en regardant un peu la télévision et en lisant les rapports de ses services la complexité de la situation entre Israël et ses voisins arabes. Il va alors reprendre les pourparlers entre l’Etat hébreu et la Syrie, si celle-ci réussit enfin à calmer son peuple.

Mais le premier ministre va surtout comprendre que dans certains occasions la parole est d’argent alors que le silence est d’or.

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