29/03/2011

Débat sur l’islam ou débat sur la laïcité ?

Débat sur l’islam ou débat sur la laïcité ?

 

Décidemment les lendemains de défaite électorale sont douloureux. Jamais, depuis que Nicolas Sarkozy a été élu à la présidence de la République, on n’avait encore assisté à une telle cacophonie. Et je choisis des termes très modérés tant la fronde, la désunion est patente entre le dirigeant du parti majoritaire et le Premier Ministre est patente. Cependant, les ferments de la discorde évoqués jadis par le général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre ne sont pas encore à l’œuvre.

Certes, le parti au pouvoir n’a jamais remporté des élections intermédiaires car la culture politique des Français et leur tempérament naturellement frondeur les conduisent presque toujours à tirer des coups de semonce à l’adresse de leurs gouvernants. Soyons juste : il est vrai que les motifs d’insatisfaction, voire même d’inquiétude, ne manquent pas : chômage, baisse du pouvoir d’achat et insécurité … Mais il faut aussi se dire que n’importe quel autre gouvernement aurait rencontré les mêmes difficultés. Il convient donc de ne pas grossir démesurément le trait, ni surtout de parler déjà d’une grave politique qui menacerait la stabilité au sommet de l’Etat et minerait gravement le parti majoritaire. Et c’est pourtant ce que je viens d’entendre sur différentes chaînes de télévision.

En revanche, ce qui ne laisse pas d’intriguer, c’est le bouleversement que semble induire un éventuel débat autour de l’islam, de sa place, de ses implications et de la tentative de certains, et la tentative d’en masquer les aspérités en parlant de laïcité au lieu d’appeler un chat un chat. Reconnaissons, cependant, que les deux thèmes coïncident presque parfaitement puisque obtenir le respect strict de la laïcité à la française ( c’est important de la définir ainsi car nos voisins allemands et britanniques regardent ce terme avec un certain étonnement, voire du scepticisme), c’est déjà régler le statut de l’islam en France.

Une remarque d’ordre philologique et qui pourrait être éclairante dans un débat où certains hommes politique brillent par l’indigence de leur pensée : le terme connotant l’idée de laïcité n’existe en langue arabe que depuis peu. Ce sont des chrétiens arabes, notamment maronites, qui l’ont frappé et donc transmis à leurs voisins musulmans. Mais même ce néologisme (car c’en est un) ne recouvre pas vraiment ce que nous, Européens et Occidentaux, entendons par laïcité. Le terme en question est ‘alamia ou alamaniya, lorsqu’on le re-vocalise de manière différente. Car les langues sémitiques, l’hébreu comme l’arabe, sont des langues consonantiques.

Mais ce terme signifie simplement mondanité ou chose de ce monde, de l’en-deça, par opposition à l’au-delà, au sacré et donc au divin (illahiya). Partant, l’idée même de laïcité, telle que conçue par ses inventeurs modernes (Ernest Renan et les hommes politiques qui votèrent la loi de séparation) semble «intransférable» à la culture arabo-musulmane. Paul Ricœur aurait parlé (en imitant la langue allemande ) d’«insubstituabilité» (Unaustauschbarkeit).

Je sais bien que ces remarques peuvent paraître à des années lumière du débat qui se prépare, mais il demeure que celui-ci peut apparaître comme un véritable cheval de Troie : apparemment, et c’est ce que semble craindre le Premier Ministre, nul ne sait ce qui pourrait en sortir.

Mais gardons présent à l’esprit que ceux qui ont peur d’ouvrir la boîte de Pandore ne resteront pas nécessairement à l’abri d’une violente bourrasque.

Un débat digne et équilibré sur l’islam peut très bien avoir lieu, les valeurs humanistes de notre culture politiques nous prémunissent contre tout risque de dérapage.

Mais de grâce ne confondons vigilance et alarmisme.

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Commentaires

Désolé, nous ne sommes plus dans la vigilance mais bien dans l'alarmisme! Car ce qui se fait actuellement, aura des conséquences très graves demain, et après demain pour nos enfants.

Il faut séparer la croyance en un dieu, et les concepts politico-religieux. On pourrait y ajouter les rituels dont certains empiètent sur nos libertés individuelles et collectives.

Le côté anaconda et sournois des religions notamment de l'slam et des religieux, est maintenant clair comme de l'eau de roche.

En allant simplement sur les sites musulmans, on peut constater qu'il y a péril en la demeure, à moins de couvrir des comportements qui nous mènent droit à la Charia!

Les "frères musulmans et les soeurs" car c'est comme cela qu'ils communiquent entre eux nous prennent pour des Kafirs au nom de dieu ou plutôt d'une croyance en un dieu.

Cette croyance en un dieu, ne justifie pas les appels aux meurtres, le Djihad ainsi que toutes les pressions et procès en court.

Je n'ai pas envie de voir ma petite fille enchiffonnée, et subissant la loi d'un jaloux,ignorant, idiot et fou de dieu....Ainsi que tous les rituels issus de l'obscurantisme humain. L'évolution vers le bien être ce n'est pas les religions, sinon cela se saurait depuis longtemps.Les vingt à trente milles morts du japon son dûs à un phénomène physico-chimique de la terre -planète tellurique- et non à un dieu.Il n'y a pas de miracle, et il faut prouver l'existence de ce dieu.La catastrophe nucléaire qui va occasionner bien des préjudices est issue de la soit disante intelligence de l'homme qui croit, mais qui se fout totalement des êtres humains!

Le reste n'est que croyances des temps anciens et donc politiques. Pourquoi tant de religions et de guerres? L'islam est un concept de mort au nom d'un dieu. Non merci...Il n'est pas interdit de croire en un dieu, mais pas dans ces conditions. Je suis mécréant, et les appels aux meurtres me concernent maintenant.

Écrit par : NOËL Pierre | 29/03/2011

Ouest terne
Des hauts et des bas sur l’islam

Nous nous sommes retrouvés
Le jour J, à l’heure H
Sur les lieux du rendez-vous
Il n’y avait plus que nous
Nous étions à quelques mètres
L’un de l’autre
Prêts à en découdre
A la loyale
La vie est pour celui
Qui tirera le premier
Nous nous haïssions…
Parce que j’étais chrétienne
Parce qu’il était musulman

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/ouest-terne/

Écrit par : le journal de personne | 29/03/2011

Je n'ai jamais eut de haine envers un musulman ou qui que ce soit. Je peux regarder n'importe quel être humain dans les yeux.

Mais je suis un vieux cow-boy....

Écrit par : Pierre NOËL | 29/03/2011

J'invite tout les détracteurs de ce débat à s'instruire un peu... Le message de l'islam est aujourd'hui un danger pour notre paix civil et nous avons le devoir d'aborder ce sujet sur le fond. Mes amis musulmans vous devez clarifier vos intentions en europe, de quoi avez vous peur avec ce débat? La france doit en urgence revoir ses principes de défense national sur le modéle suisse (citoyen soldat) car le ver est dans le fruit et penser qu'il ne se passera rien à plus ou moins court terme est une utopie aveugle. Non l'islam ne va pas évoluer, mahomet à dégoupillé une grenade il y a 1400 ans; dieu seul sait quand elle va exploser.

Écrit par : morgane | 30/03/2011

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