27/03/2011

APRES LA LIBYE DEVONS NOUS INTERVENIR AUSSI EN SYRIE ?

APRES LA LIBYE DEVONS NOUS INTERVENIR AUSSI EN SYRIE ?

La question se pose sérieusement au vu du nombre de victimes de la répression dans le pays de Bachar el Assad. Le régime syrien ne pourra pas s’amender ni même simplement se réformer. En outre, les citoyens de ce pays, instruits des tristes exploits de la famille régnante, savent que celle-ci ne reculera devant aucun crime pour se maintenir au pouvoir. Pourtant, le régime a lâché un peu de lest en libérant des prisonniers politiques en relâchant des personnes arrêtées lors des manifestations de ces derniers jours. Visiblement, cela n’a pas suffi à calmer l’ardeur combative des opposants.
Nul n’a oublié la sauvage répression de la révolte de Hama au cours de laquelle le frère du défunt présent Rifa’at el Assad a causé la mort de plus de 25000 êtres humains, après que les Frères musulmans s’en étaient pris à quelques dizaines de cadets d’une école militaire.
Alors, doit-on intervenir ? Si les choses s’aggravent oui, mais est ce possible ? El-Assad n’est pas Kaddafi. C’est un médecin spécialiste, élevé à Londres d’où son père le rappela après le décès accidentel de son frère aîné Bazel. Au début, faisant ses premiers pas, Bachar a hésité et voulu libéraliser le régime. Un grand naïf comme Jacques Chirac l’en crut capable… Le jeune président fut aussitôt repris en main par le clan de sa mère et la vieille garde héritée de son père.
Au moins trois pays sont fortement intéressés par ce qui se passe dans ce pays où sévit l’état d’urgence depuis 1963 : l’Iran, le Liban et Israël.
Si Damas chute, l’Iran se retrouve seul et le Hezbollah aura perdu son parrain régional. Un Iran sans son allié syrien n’aurait pratiquement plus d’influence au Proche Orient. Quant au Hezbollah, il serait automatiquement privé de ses sources d’approvisionnement. Il reprsénetrait une proie facile, non seulement pour Israël mais déjà pour le Liban qui le neutraliserait sans coup férir. Que de bouleversements ! Je vous le dis…
Je me demande vraiment si(l n y a pas une main invisible à l’œuvre dans ce chaudron en ébullition qu’esst devenu le monde arabe.

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Commentaires

Je propose d'intervenir dans les territoirs occupés, il faut netoyer une certaine région

Écrit par : justice | 27/03/2011

Pourquoi intervenir, les populations arabes vont s'en charger, si vous saviez à quel point les populations arabes en ont marre de ces soi-disants palestiniens qui ne sont palestiniens que grâces aux millions faux passeports qu'ils ont achetés 400 $ aux voyous de l'onu depuis les années 70.

Au Liban les populations palestiniennes vont se faire massacrées par les libanais dés que le hezbollah tombera après la chute du régime syrien.

En Jordanie, les Hachémites bédouins vont refaire un septembre noir, le roi jordanien ne va jamais se laisser renverser par les palos subventionnés par les organisations onusiennes avec l'argent des contribuables européens.

En Syrie, les quelques dizaines de milliers de militants du hamas et du hezbollah soutenus par El Assad vont devoir très vite fuir le pays, car leurs comportement en ce moment n'est pas pour arranger leur cas, ce sont des militants des brigades armées palestiniennes qui participent aux répressions.

Quant à l'Egypte, le hamas ne pouvant plus compter sur la Syrie, vont tenter de faire des alliances avec les fréros, ceux là mêmes que le hamas à fusillé à plusieurs reprises pendant sont "règne", rappelons la descente du hamas dans une mosquée sunnite en 2009, faisant une quarantaine de victimes sunnites !
Raison pour laquelle Israël, contrairement aux avis des "experts" ne verrait pas d'un si mauvais oeil l'arrivée de frères musulmans au pouvoir en Egypte !

Donc les révolutions arabes n'ont pas finit de faire des remous, d'ailleurs nous voyons à quel point ces changement inquiètent l'occident et permettrons de voir apparaitre au grand jour, des aspirations bien trop longtemps réprimées.

La Syrie, dans ce jeu d'échec tient le rôle de la reine, car elle fut le relai actif de toutes les autres dictatures soutenues par Moscou, dictatures sans communes mesures en matière de répression avec les dictatures comme celles de l'Egypte ou de la Tunisie, n'oublions pas comment assade-père avait maté la révolte de Hama avec ces 50'000 morts. Il avait fait encercler la ville pendant 3 semaines pendant que l'armée bombardait la ville jusqu'à ce que plus un cailloux ne tienne debout, voilà à qui la population syrienne a à faire !

Écrit par : Corto | 27/03/2011

L'opposition n'a pas les moyens de gagner sauf si l'armée change de camp. Il faut intervenir, et pourquoi pas raser l'Iran, pulvériser la hamas et le hezbollah.

Qu'Israël ne vois pas d'un mauvais oeil que les frères musulmans prennent le pouvoir, j'en doute très fortement...

Écrit par : NOËL Pierre | 27/03/2011

Le hamas demande des négociations, il y a deux semaines ils tuaient des membres de l'olp parce qu'ils veulent négocier avec Israël et des blogs de la TDG défendent ces monstres avec la bienveillance de Mabut.

Moshé Dayan disait que si les arabes demandent une trêve, il faut frapper 7 fois plus fort. Dans le cas présent, ce sont les révoltés des dictatures qui vont frapper mille fois plus fort !

Écrit par : Corto | 27/03/2011

Il suffit de dégager Kadhafi rapidement et l'Otan devient une force de dissuasion qui n'a pas besoin d'intervenir.
J'espère qu'une nouvelle ère va s'ouvrir entre le monde arabo-musulman et l'occident, basée sur l'intelligence.

Écrit par : Max Moudi | 27/03/2011

Max, ça il fallait le faire lors de la visite de ce monstre dans les pays l'ayant accueillit !

Maintenant depuis son bunker chargé de boucliers humains, c'est un autre affaire !

Écrit par : Corto | 28/03/2011

"Je propose d'intervenir dans les territoirs occupés, il faut netoyer une certaine région

C'est dans votre tête d'imbécile illettré le Troll justice! Un âne aurait fini par le comprendre, c'est dire!
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Une excellent analyse de Guy Millière à laquelle j'adhère et que je n'ai cessé de dénoncer depuis le premier jour. Concernant Israël, je réserves ce paragraphe pour un billet correspondant. Le monde arabe suit:

La vérité sur la Libye, Israël et le monde arabe - par Guy Millière

Rentrer d’un séjour aux Etats-Unis et se retrouver confronté au traitement de l’information en France est toujours un choc. Je viens de rentrer des Etats-Unis, et j’encaisse le choc.


La façon dont on parle, en France, de la guerre en Libye, des agressions subies par Israël, de la situation au Yemen, en Egypte ou ailleurs dans le monde arabe, est absolument honteuse, et relève de l’intoxication mentale à haute dose.



Commençons par la Libye.


Ce qui devrait être dit et ne l’est pas, est que le régime du colonel Kadhafi a coopéré avec le monde occidental de manière active depuis 2003, et a contribué à la lutte contre le terrorisme islamique, ce qui lui a valu l’hostilité féroce d’al Qaida et des Frères musulmans, et des accusations d’être un suppôt des Etats-Unis et d’Israël.


Ce qui devrait être dit est que, si le régime de Kadhafi est un régime dictatorial et brutal, ce dont nul ne peut douter, il ne constitue en cela pas une exception dans une région du monde où les régimes dictatoriaux et brutaux sont la règle. On peut, hélas, penser que s’il n’avait pas renoncé à soutenir le terrorisme, et s’il n’avait pas changé de camp, il serait aujourd’hui aussi tranquille que l’Iran d’Ahmadinejad, dont le respect des droits de l’homme n’est pas la spécialité, ou que la Syrie de Bachar el Assad, qui, jusqu ‘à nouvel ordre, peut faire tirer dans la foule sans s’attirer de remontrances vives, ou de mobilisation internationale.


Ce qui doit être souligné est que si, parmi les opposants à Kadhafi, il se rencontre des gens épris de démocratie, il s’y rencontre aussi des djihadistes, des islamistes, des gens, en somme, pas du tout recommandables que, curieusement, Bernard Henri Lévy n’a pas rencontré lors de ses séjours à Benghazi.


Ce qui doit être dit est que parmi les dirigeants de ces opposants, on rencontre d’anciens ministres de Kadhafi, dont strictement rien n’indique qu’ils n’entendent pas être dictateurs à la place du dictateur, et des recruteurs qui ont envoyé des combattants affronter les armées occidentales en Irak et en Afghanistan. D’après les rapports des services de renseignement américains, la région de Benghazi a fourni un nombre particulièrement important de combattants de ce genre.


Ce qui doit être dit est que la « coalition » qui intervient en Libye a une composition étrange et des soutiens douteux. On trouve en son sein la France, qui s’est mise en pointe, le Royaume-Uni, l’administration Obama qui entend apparaître comme étant en retrait, et qui ne cesse de clamer qu’elle entend jouer un rôle aussi insignifiant que possible (bien qu’elle joue logistiquement un rôle majeur), et la Ligue arabe qui s’est d’ores et déjà empressée de se désolidariser des opérations militaires menées. On trouve, parmi ceux qui la soutiennent, les Frères musulmans et al Qaida, ennemis jurés de Kadhafi. Les plus perspicaces noteront aussitôt que ces braves gens soutiennent les talibans en Afghanistan, et qu’en somme, les armées française, britannique et américaine sont soutenues en Libye par des hommes qui soutiennent, alentour de Kaboul, ceux qui tuent des soldats français, britanniques et américains. Très cohérent, non ?


Ce qui doit être ajouté est que si le but de l’opération est un changement de régime, et le remplacement de la dictature de Kadhafi par des institutions démocratiques, rien n’est fait à ce jour pour que s’opère une avancée en ce sens : des institutions démocratiques ne naissent pas par génération spontanée. Elles ne naissent pas des entrailles, souvent nauséabondes, des Nations Unies. Elles impliquent un engagement concret, au sol, et de moyen terme : engagement que seuls les Etats Unis peuvent assumer et que, sous l’administration Obama, ils n’entendent aucunement assumer.


Ce qui doit être ajouté est que le résultat risque fort d’être une situation chaotique, qui durera longtemps, et dont peuvent sortir ou bien un régime Kadhafi affaibli, mais ré-ancré dans l’hostilité à l’Occident, ou un régime infiltré par des djihadistes et des islamistes hostiles à l’Occident. Intéressant, non ?


Ce qui doit être ajouté, enfin, est que la « responsabilité de protéger » les civils qui se trouve invoquée est une imposture. Il y a des civils à Benghazi et il y en a à Tripoli. Il y en a, aussi au Bahrein, en Syrie, en Iran, au Yemen, au Soudan, mais ceux-là ne semblent pas dignes de protection.

Écrit par : Patoucha | 28/03/2011

En concluant, je dirai deux mots du monde arabe et de ce qui s’y joue.


On parle encore, en France, de « printemps arabe ».


S’il est trop tôt pour voir ce que sera l’évolution en Tunisie, on doit constater qu’en Egypte, comme je l’avais anticipé, les Frères musulmans captent chaque jour des parcelles supplémentaires de pouvoir.


On doit constater qu’au Yemen, un départ du Président en place aujourd’hui sera une victoire pour l’islam radical, et pas du tout pour la moindre démocratie.


On peut s’attendre à ce qu’en Syrie, Bachar el Assad puisse continuer à faire tirer dans la foule si cela s’avère nécessaire pour lui.


Le « printemps arabe » va très vraisemblablement ressembler sous peu à un hiver aux couleurs sombres de l’islam radical.


En France, on continuera néanmoins imperturbablement à dire que c’est le printemps, évidemment...


Se retrouver confronté au traitement de l’information, en France, est toujours un choc lorsqu’on rentre des Etats-Unis, disais-je en commençant. J’ai désormais l’habitude de ce genre de choc. Hélas.


Pour dire la vérité sur la Libye, sur Israël, sur le monde arabe, il y a, en France et en langue française, des blogs comme celui-ci, Les grands médias sont fermés : de façon quasi hermétique.


Guy Millière : drzz.info

Écrit par : Patoucha | 28/03/2011

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