12/03/2011

L’UMP, le débat sur l’islam et Jean-François Copé

L’UMP, le débat sur l’islam et Jean-François Copé

Lu dans le journal Le Monde de cette semaine : une réunion de responsables associatifs musulmans qui contestent sous la houlette d’un conseiller de l’Elysée la tenue d’un vaste débat sur l’islam, prévu le 5 avril.

D’emblée, on peut dire que l’on comprend l’inquiétude de ces gens qui redoutent d’être au centre d’un débat qui risque (je dis bien que ce n’est qu’un risque) de les isoler, de les désigner comme une sorte de brebis galeuse, à la vindicte populaire. Bref, de les ostraciser. Cette crainte est légitime mais il faut aussi voir comment on en est arrivé là.

M. Copé, nouveau secrétaire général de l’UMP, concentre sur lui les critiques du conseiller élyséen qui prend soin de dissocier le président de la république de cette critique acerbe. Il va jusqu’à envisager que les adhérents musulmans de ce parti majoritaire quittent ses rangs…

Mais recentrons le débat et voyons donc comment nous en sommes arrivés là : pour les partisans de la clarification, les adeptes de l’islam n’ont pas joué le jeu, ils n’ont pas voulu s’intégrer à la socio-culture française qui est d’essence judéo-chrétienne. Au lieu d’enrichir la France, de se montrer reconnaissants d’être accueillis dans ce grand pays de tradition laïque et républicaine, certains activistes et extrémistes ont voulu changer la France au lieu de changer eux mêmes. Je résume ici l’argumentation de ceux qui font des reproches à nos compatriotes musulmans ou aux résidents non français, adeptes de cette même religion. Et, poursuivent-ils, à force d’insister sur leurs différences inassimilables avec nos mœurs (refus de la critique textuelle, refus de l’égalité homme/femme, refus de la tolérance religieuse, etc…) ils ont réussi à se présenter comme un corps étranger, entre parenthèses dans la société française. On a vu apparaître des revendications étranges : voile islamique, burka, refus de la mixité dans les soins médicaux, etc…

Mais la situation est encore sous contrôle, si, toutefois, on mettait en sourdine certaines choses incompatibles avec les mœurs de notre pays.

Reconnaissons aussi, pour être juste, que l’insistance du Front National et son envolée dans les sondages ont bousculé l’UMP au point de lui dicter une partie de son agenda politique. Mais voilà, lorsqu’un électeur sur cinq vous dit quelles sont ses préoccupations, comment ne pas en tenir compte lorsque vous tenez les rênes du pouvoir ? Les sciences politiques, ce n’est pas la théologie, ce n’est pas la loi et les prophètes…

Même les autorités religieuses ne sont pas loin de dresser le même constat : le cardinal Barbarin, né dans un pays musulman, a donné une interview au journal Le Monde dans laquelle il a eu cette formule sibylline : l’islma est compatible avec le christianisme si les musulmans le veulent bien…

Faisons une exégèse de cette phrase : on sent ici une légère mise en opposition de l’islam et des musulmans. Entendez par là : une religion est ce que ses adeptes veulent bien en faire. Et le cardinal sait de quoi il parle. Le Coran contient de fortes critiques de certaines doctrines chrétiennes, notamment la divinité trine qui demeure, rappelons le, au cœur de l’enseignement de l’Eglise.

Et c’est normal, la France est un pays chrétien où l’on consomme certaines boissons et certaines viandes, même si moi-même je n’en consomme point.

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Commentaires

Si le débat s'annonce positif et constructif, il n'ya aucune raison pour qu'on critique sa tenue. Un débat démocratique animé dans le cadre de la loi permet aux intervenants de mieux se comprendre et de mieux sonder l'intention de l'autre pour parvenir à rétablir la confiance et cohabiter pacifiquement dans un état de droit. La peur d'aller vers le dialogue, aussi contradictoire soit-il, comporte plus de risque d'isolement et d'éradication que la volonté de s'asseoir sur la table et de tenter de convaincre. Car la désertion est parfois synonyme de faiblesse, de fanatisme et de fuite en avant. Un vaste débat sur l'Islam en France et de son impact dans la société occidentale ne doit en principe choquer personne. Le laxisme des uns et l'intolérance des autres ont des limites. Les valeurs de la république, laïcité, liberté et égalité priment tout.

Écrit par : houri smail | 12/03/2011

" Les valeurs de la république, laïcité, liberté et égalité priment tout."

Vous croyez?

MRH "... Cette crainte est légitime mais il faut aussi voir comment on en est arrivé là.

Ni plus ni moins que leurs revendications et les agressions contre les "mécréants"....


Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 13:34

Au Califat d’Espagne, l’islam interdit les chiens dans les bus

Deux organisations musulmanes basées à Lérida (Espagne) demandent au Conseil municipal d’adopter une loi pour interdire la présence de chiens dans les bus et autres endroits fréquentés principalement par des musulmans.

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Les chiens seraient considérés comme ‘impurs’ par l’islam, racontent les deux organisations. Selon elles, la ville espagnole de Lérida devrait réglementer la présence des chiens sur la voie publique et dans certaines installations municipales afin de ‘ne pas offenser les musulmans’.

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La présence ‘d’animaux impurs’ à leurs côtés, allèguent ces deux associations musulmanes, constituerait, selon elles, une atteinte à la liberté religieuse et au droit des musulmans de vivre conformément aux préceptes coraniques. La communauté musulmane de Lérida annonce une prochaine réunion de ses membres avec des représentants de la municipalité.

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Les deux associations musulmanes racontent qu’une revendication - comme celle qu’elles proposent - aurait déjà été acceptée dans certaines villes européennes où la présence des chiens dans les autobus publics serait interdite (pour des raisons coraniques ou pour des raisons crottiques ?).

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À la question de savoir si elles feraient une exception pour les chiens des aveugles, leur réponse est non, car, selon ces associations musulmanes, ‘un chien, c’est un chien’. Les aveugles, eux non plus, ne peuvent donc pas monter dans un bus, selon les préceptes coraniques, à moins de laisser leur chien sur trottoir, évidemment.

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Ah ! Au fait, et nous, les ‘chiens d’infidèles’, pourrons-nous monter dans les bus de la ville espagnole de Lérida lors de nos vacances ou devrons nous traverser la ville à pied avec les autres chiens ?

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Correspondance de Michel Garroté à Tel Aviv où les chiens (les chats et les enfants aussi) font ce qu’ils veulent.

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http://www.alertadigital.com/2011/01/13/el-ayuntamiento-socialista-de-lerida-podria-prohibir-los-perros-en-los-autobuses-para-no-ofender-a-los-musulmanes/

Écrit par : Patoucha | 12/03/2011

Les Musulmans qui votent à droite vont se tourner vers le « Parti de la Mer », un nouveau parti politique du type « Libéral maîtrisé », fonctionnant en réseau, qui se développera progressivement en 2011 :

http://euroclippers.typepad.fr/parti_de_la_mer/

Ce parti aura l’ambition de construire des grands voiliers-écoles destinés à la formation humaine des jeunes de toutes origines sociales, culturelles et religieuses.

Il pourrait même y avoir avant l’été la création d’un « Parti de la Mer France-Algérie » qui sera destiné à organiser des navigations vers l’Algérie pour les jeunes Français d’origine algérienne.

Jean-Charles Duboc

Écrit par : Jean-Charles Duboc | 13/03/2011

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