28/02/2011

Existe-t-il une politique arabe de la France ?

Existe-t-il une politique arabe de la France ?

Voici un sujet sensible, s’il en est. Et surtout depuis la mini révolte de quelques diplomates anonymes qui ont critiqué la politique étrangère du président de la République, allant jusqu’à stigmatiser son amateurisme. Il faut bien reconnaître que le président Sarkozy ne s’est jamais reconnu dans ce style diplomatique vieille France, un peu compassé et peu adapté à notre époque où seuls les aventuriers et les téméraires réussissent. Mais voilà, la carrière, comme on disait jadis, n’attirait que les descendants des vieilles aristocraties qui en firent l’une de leurs dernières forteresses. Je ne suis pas contre, mais au moins trois fois par ans je prends le petit déjeuner avec des hommes élevés à la dignité d’Ambassadeurs de France et je vois aisément comment ils pensent et surtout comment ils ont pensé durant toute leur vie.

Voyez vous un de ces ambassadeurs négocier avec Khaddafi, Saddam Hussein ou Ahmaninedjad ? Impossible. Ce sont deux mondes, deux cultures, deux époques qui n’ont rien de commun.

Depuis le général de Gaulle, on a tenté de se concilier les bonnes grâces d’un monde qu’on avait combattu durant la colonisation, dans l’espoir de l’arrimer à la civilisation occidentale et à ses valeurs. En vain. Mais aujourd’hui, à notre grande stupéfaction, ce même monde secoue le joug qui l’oppresse depuis des décennies et aspire à rejoindre les mêmes valeurs que nous. En somme, il leur aura fallu plus d’un demi siècle pour comprendre… Etrange.

Je pense que la politique arabe de la France dépend de l’acclimatation de la démocratie dans ces pays. Or, la démocratie est une culture, c’est comme l’Europe qui est plus qu’un continent, c’est une culture, une attitude face à la vie. Ce que les Turcs n’ont pas encore compris au lieu de se livrer à une saine auto critique qui leur ferait le plus grand bien.

22:38 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Qu'est ce que le multiculturalisme?

Qu'est ce que le multiculturalisme?

 

Je lis tous les nurméros du Monde que je n'ai pu parcourir sur les bords de la Mer Rouge et je trouve dans le tout dernier, celui en date du samedi 26 de bons articles au sujet du multiculturalisme.

Au fond, toute la question tourne autour du problème suivant: on ne peut venir chez les gens et leur imposer son propre mode de vie surtout lorsqu'il s'oppose frontalement à la philosophie des Lumères:inégalité des femmes avec les hommes et exclusivisme religieux.

La Grande Bretagne, l'ALlemagne et la France ont marqué leur refus de ce multiculturalisme à sens unique: les nouveaux venus imposent leurs conceptions idéologiques aux habitants du lieu. Il est d'ailleurs assez étrange de voir que toutes les révolutions arabes en cours ne cherchent pas les valeurs islamiques ni islamistes, mais simplement des valeurs de libéralisme et de démocratie occidentales.

La démocratie impose la laïcité, le rejet de la religion vers l'espace privé de la vie . La politique doit être séparée de la vie religieuse. Je pense que le plus grave échec du multiculturalisme a été enregistré à Londres (Londonistan) où l'on croise presque autant d'asiatiques et d'autres personnes étrangères que d'Anglais. Je pensais, pour ma part, que l'insularité voulait cela et la réaction de M. David Cameron m'a d'abord surpris. Ensuite, j'ai compris. Si les gens viennent en Europe pour y vivre mieux que chez eux, pourquoi donc importent=ils leurs traditions alors qu'ls cherchaient à s'en défaire ou à s'en séparer? Cette mentalité est fort étrange.

Mais les trois grands  pays ne sont pas les seuls à se défier de cette idéologie culturelle:il y  ausi l'Espagne, le Portugal, le Danemark, la Hollande, , la Belgique etc... En fait, c'est une Europe en sommeil précédemment qui se réveille.

Pardoxalement, personne n'a encore envisagé un aspect nouveau: comme les pays arabo-musulmans se débarrassent les uns après les autres, des régimes totalitaires et autocratiques, une fois la démocratie réinstallée, plus personne ne voudra quitter son pays ni ses origines. Même ceux qui viendront étudier ici repartiront, une fois le précieux parchemin en poche. C'est alors que naîtra un type nouveau de relatuons entre les peuples, qui se rapprochent de toutes manières par le truchement des grands réseaus sociaux...

16:41 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Khaddafi et la Suisse, aujourd'hui

Khaddafi et la Suisse, aujourd'hui


On pourrait penser que c'est un juste retournement des choses, un remise à l'endroit de ce qui fut à l'envers. aucun Suisse n'a oublié les humiliations que le colonel libyen a fait subir à la bonne ville de Genève, suite à l'interpellation de l'un de ses fils qui s'était remarquablement mal conduit. Aujourd'hui, ce n'est plus la Suisse qui tremble ni les autorités genevoises, c'est la maison Kaddafi elle-même, qui est menacée d'effondrement et même d'annihilation.

J'étais sur le plateau de Genève à chaud de notre ami Pascal Décaillet le jour où les deux citoyens suisses retenus en Libye avaient été libérés et j'ai senti combien les gens sur le plateau retenaient leur joie afin de ne pas froisser l'incorrigible colonel, capable de tout. Et absolument imprévisible.

Souvenons nous: le colonel disait que la Suisse devait disparaître et être répartie entre la France, l'Italie et l'ALLEMAGNE; eT TOUTES CES GENTILLESSES PARCE QUE LA POLICE GENEVOISE AVAIT FAIT SON TRAVAIL; je pense que l'on ne doit jamais se prosterner devant un dictateur sanguinaire qui massacre aujourd'hui son proore peuple, en révolte contre lui.

Avez vous oublié la visite du président de la Confédération, ce fut pire que le voyage à Canossa. Et malgré tout, le clolonel ne s'était pas calmé, allant jusqu'à exiger la constitution d'un comite d'arbitrage, censé lui rendre justice et faire droit à sa demande.

Mais il reste au colonel une dernière carte à jouer: demander l'asile politique à Genève... Ce serait assez piquant.

Je ne me réjouis pas de la chute d'un être humain, mais est ce encore un être humain quand un homme se conduit de la sorte? Les nations européennes et l'OTAN devraient se porter au secours des populations martyrisées erleur forunir les aides alimentaire et médicale nécessaires.

Le colonel peut toujours aller en Corée du Nord ou chez son ami l'autre colonel... Hugo Chavez

15:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Que se pqsse t il en Libye?

Que se pqsse t il en Libye?

DE là où je me trouvais, j ai pu prendre connaissance de l'intégralité des discours fous du colonel Khaddafi. Je l'ai suivi alkors qu'il haranguait les foules, menaçait ses eenmis, traiter de chiens les jouranlistes qui disaient qu'il s'était enfui. C'était assez surréaliste: dire, tout comme son fils, que tout  va bien alors qu'il ne contr^ole plus que Tripoli et encore, est assez effarant.

La seconde fois, il a parlé devant une foule peu nombreuse, pour ne pas dire clairsemée, invitant ses auditeurs à chanter, à danser et à être heureux... Absolument incroyable, du jamais vu!

La télévision israélienne qui n'en demandait pas trant a fait passer une large rétrospective des excentricités du colonel: on le vit traiter les membres de l'Asemblée générale de l'ONU d'endormis (kullekoum naimin) et leur jeter le texte de son discours, sans même parler de son algarade avec l"un des traducteurs en arabe.

Mais aujourd'hui, le problème n'est pas cela, c'est la folie meurtrière d'un homme qui n'a rien vu venir, qui est rejeté par son peuple et qui n'en continue pas moins de prétendre que tout va bien ( kol schi bi-khir)

Combien de temps va t il encore tenir sans ravager toujours plus son pays? C'est là tout le problème.

>Ce qui m' a frappé, c'est le demande réitérée de vétérans de l'indépendance de tous ces pays, jadis colonisés, qui demandent à cor et à cri une intervention de ces mêmes puissances qu'ils chassèrent il y a quelques décennies avec une attaque armée, rejetant notre culture, nos traditions et notre système politique...

Juste retour des choses? Je ne sais. Mais ce fait méritait d'être relevé

11:19 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Les leçons d’un remaniemùent

Les leçons d’un remaniemùent

 

On savait, depuis quelques années déjà, que la France était entrée dans la mondialisation. Depuis hier dimanche, cette mondialisation est au cœur même des préoccupations du pays. C’est la première fois, je crois, depuis la fin de la guerre d’Algérie, que des événements extérieurs (et quels événements extérieurs !) rendent obligatoire un remaniement ministériel en profondeur. On ne parle pas du nombre de ministres qui entrent au gouvernement ou le quittent, on parle de l’importance des personnalités qui changent d’affectation ou qui en sont désormais privées.

Le premier enseignement à tirer de cette affaire un peu improvisée, tout de même, (et l’on sait que des remaniements trop proches les uns des autres génèrent une fâcheuse impression d’instabilité ministérielle) est le renforcement de M. François Fillon dont le nom est désormais régulièrement cité dans ce qu’on peut appeler le tandem de l’exécutif. Ceci est un point important et le précédent remaniement n’eût pas été ce qu’il fut, si le Premier Ministre avait été rassuré sur son sort personnel dès le début et qu’on avait fait l’économie de tant de semaines d’incertitude… Donc, sur ce point précis, au moins, prévaut une impression de solidité et de stabilité, le Premier Ministre ayant maintes fois prouvé sa carrure d’homme d’Etat.

Mais la leçon majeure que l’on peut tirer est que la politique méditerranéenne de la France doit évoluer, certains diraient même qu’elle devrait exister enfin. Ceci n’est pas une critique voilée de la politique menée au cours des dernières semaines, mais plutôt le constat d’une inadaptation à une situation en constante évolution. Le corps diplomatique doit diversifier ses sources de recrutement…

De même que personne (dixit Sa Majesté la reine d’Angleterre) n’a vu venir la crise financière, personne n’a pré-vu les profonds bouleversements qui frappent les pays arabes comme un typhon qui déjoue toutes les prévisions. Même les Israéliens, qui gardent pourtant les yeux rivés sur le moindre mouvement chez leurs voisins, n’ont pas anticipé la crise. Du temps de Valérie Giscard d’Estaing, suite aux différents chocs pétroliers, l’ancien président avait parlé de gérer l’imprévisible…

Au fond, même si des raisons de politique intérieure rendaient le présent remaniement incontournable, c’est la politique extérieure régionale (mare nostrum) qui a prévalu et dicté les choix fondamentaux.

En écartant M. Brice Hortefeux de la Place Beauvau, le président a donné raison à Ernest Renan qui recommande de ne jamais sacrifier la critique à l’amitié. En élargissant la saisine traditionnelle du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a pris conscience que l’immigration risquait de devenir le problème prioritaire de la nation, en raison justement des révolutions arabes. Il a donc nommé à ce poste si sensible M. Claude Guéant qui est le personnage le plus secret, le plus précis et le plus méticuleux que je connaisse.

Enfin, l’arrivée de M. Alain Juppé au Quai d’Orsay aurait dû avoir lieu dès novembre. Un tel homme est en mesure de réinventer, ou, à tout le moins de réactualiser une politique arabe de la France. Sûr de lui, inflexible, parfois même cassant (cf. le temps où il était à Matignon), M. Juppé peut nous frayer un chemin à travers les dédales d’un monde de plus en plus complexe et de plus en plus dangereux.

Désormais, l’opinion attend du président de la République un parcours sans faute. Et ce gouvernement doit rester en place jusqu’aux élections présidentielles.

08:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

27/02/2011

Les bords merveilleux de la mer Rouge : d’Ouvda à Eilat

Les bords merveilleux de la mer Rouge : d’Ouvda à Eilat

 

Je viens de poser le pied dans notre beau pays : retour d’Eilat d’où nous avons gagné l’aéroport d’Ouvda par la route : le trajet dure une petite heure au cours de laquelle nous traversons un paysage désertique mais somptueux. Il faisait près de 26% et les lunettes de soleil étaient une nécessité absolue. Dès que nous quittons la ville en tant que telle, sorte de Las Vegas plantée dans le désert d’Eilat, à peine rafraîchi par la Mer Rouge, nous commençons à entrevoir dans les hauteurs les casemates de l’armée israélienne qui fixent et surveillent l’Egypte. D’ailleurs, nous sommes arrêtés par au moins trois barrages de Tsahal qui étaient plus fournis que d’habitude.

Un peu plus loin, nous voyons un groupe de trois soldats de Tsahal, et à moins d’un jet de pierre d’eux, deux soldats égyptiens, assis à même le sol. C’est dire combien cette région est imbriquée, engagée dans des recoins incroyables.

Ouvda est un aéroport militaire qui accueille les avions gros porteurs. Il ne vous laisse passer qu’au compte-goutte. Notre chauffeur s’est fait rabrouer par les gardes qui ne le connaissaient pas et qui lui posèrent des questions un peu étonnantes : qui est dans le car ? Avez vous vérifié etc ?

La croisière dont j’avais déjà brièvement rendu compte m’a tant impressionné. Imaginez une Mer, la Mer rouge, on fait quelques milles et on doit faire demi tour pour longer les rivages d’Israël car en face, au beua milieu du fleuve, ce sont les eaux territoriales de l’Egypte, à gauche s’est la Jordanie avec le palmais du roi hachémite et tout droit devant soi, à moins de 15 km c’est l’Arabie Saoudite. D’ailleurs, non loin de la frontière égyptienne, un navire de la marine de guerre d’Israël est là, immobile, scrutant à la jumelle tout ce qui passe ou bouge…

Les Israéliens espèrent que ce fameux printemps arabe mettre du beaume au cœur de leurs ennemis d’hier leur inculquant de nouvelles impressions et de nouveau sentiments… Leur montrant, dit Israël, que les véritables ennemis des Arabes sont l’ignorance, la haine gratuite, l’analphabétisme et la tyrannie

23:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

25/02/2011

Israel s inauiete de ce qui se passe chez ses voisins

Israel suit avec attention les navires iraniens et les evenements den Libye Les difficultes entre le premier ministre et son ministre des affaires etrangeres sont eclipsees par ce qui se passe presentement dans le monde arabe. on commence a reprocher aux services secrets de n avoir rien vu venim ni sur l4egyptien Moubarak ni meme sur le tunisien Ben Ali. Sans meme parler du libyen ou pourtant les services israeliens sont si bien implantes depuis belle lurette. j ai parle avec les plagistes du Royal Beach que je connais depuis longtemps. il sont inquiets par la tounure des evenements en Egypte et ne font que moderement confiance aux genraus qui regentent desormais les bords du Nil. ils tsigatisent aussi L Union Europeenne qui fait des reunions alorsa ue Kaddafi massacre son peuple, ils ajoutent que ce qui interesse les Europeensm c est d eviter un afflux de refugies. l allusion est claire. s il arrivait quelque chose q l etat juif, il ne faudra compter que sur soi meme. chacun voit midi a sa porte. En tout etat de causem il faut plus de trente degres celsius sur la Mer rouge. Mais j ai une pensee pour tous ces hommes qui se battent en libye pour leur liberte et leur dignite

13:17 | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : israel s inquiete | |  Facebook

24/02/2011

Croisiere sur la Mer Rouge


c est assez incroyable. vous etes a Eilat et vous scrutez a la jumelle a une encablure le palais du roi Hussein et de son fils le roi Abdallah II a Aqabq. Vous montez dans le bateau et en peu de temps d est le frontiere naritime egyptienne. en face, c est l Arabie saoudite. je vous raconterai tout cela plus tard.

09:09 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : croisiere sur la mer rouge | |  Facebook

19/02/2011

Le soudain appétit de liberté et de démocratie des pays arabo-musulmans

Le soudain appétit de liberté et de démocratie des pays arabo-musulmans

 

Ces révolutions qui font chuter les régimes corrompus et autocratiques arabes comme des dominos adossés les uns aux autres sont trop proches de nous, font encore trop partie de l’actualité brûlante, pour qu’on puisse les analyser en profondeur, faute de recul ! Il faudra attendre des années pour que des historiens nous expliquent avec la distance qui s’impose face aux événements qui se déroulent sous nos yeux ce qui s’est réellement passé : quelles furent les causes, quels furent les effets et comment tout ceci s’est enchaîné au point de faire chuter et partir des autocrates qui semblaient indéracinables.

Ayant suivi, incrédule, tous ces événements sur les télévisions arabes d’al-Djazira et d’al-Arabya, je puis dire que d eux phrases ont, d’un bout à l’autre du monde musulman, marqué le tempo de ces soulèvements sans chef ni programme, exception faite de ces deux slogans scandés partout dans ce monde là, des jours et des nuits durant :

a) al-schaab yourid soukout al-niddam =le peuple veut la chute du régime

b) et thawrat al-chabab= la révolution de la jeunesse

ces deux slogans, simples en apparence, devraient faire réfléchir les prochains dirigeants sur la liste : l’Iranien Ahmaninedjad et le libyen Kaddafi. Je me demande vraiment où ces deux là pourront-ils demander l’asile politique puisque aucun Etat arabe, libéré des affres de la tyrannie, ne voudra les accueillir et que leurs ennemis d’hier ne songeront pas à les sauver…

Cette révolution, de quelle nature est-elle ? Politique, sociale, libertaire. Son essence est fondamentalement démocratique. Je pourrais presque écrire cet article en arabe tant les mots maintes fois entendus me reviennent à l’esprit : al-qanoun al-assassi (la loi fondamentale) disent tous les débatteurs invités sur les chaînes de télévision… Curieuse révolution qui se jette dans les bras de la pensée occidentale et en reprend les valeurs. Alors qu’ ces mêmes radios et télévisions vilipendaient al-gharb, l’Occident…

Le second d’Oussama Ben Laden, qui est un Egyptien, avait l’air bien seul en égrenant les quatre points qui séparent, à ses yeux, la vraie révolution islamique du bouleversement qui se déroule sous ses yeux dans son pays natal.

Il faudrait à présent que, débarrassées de la chape de plomb qui pesait sur elles, les masses arabes fissent le second pas, celui en direction de la révolution authentiquement culturelle, une sorte de critique des tradition religieuses que les anciens régimes les ont empêché de faire pour mieux les maintenir sous leur domination politique et religieuse. Et par là même, ces masses rattraperont les retards accumulés durant de si longues années. Le statut de la religion et celui de la femme ne seront plus les mêmes et ainsi il n y aura plus de choc de cultures.

Je sais, c’est une vue de l’esprit : mais qui aurait pu prévoir cette déferlante il y a seulement 10 semaines !! Les Arabes disent al-sabr maftah al-Faradj. Attendons et espérons.

Je pars demain pour me reposer sur les bords de la Mer Rouge. Si j’en ai le courage, je referai un saut à Pétra à partir d’Eilat afin de voir quelle est la température à Amman et en Jordanie en général. Entre-temps, bonne semaine et à bientôt : ila al-likaa…

21:54 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Une provocation iranienne au canal de Suez ?

 

Une provocation iranienne au canal de Suez ?

Le Figaro d’hier consacrait deux articles à cette question : deux navires de guerre iraniens se préparaient à franchir le canal de Suez et à croiser au large des côtes israéliennes, après avoir stationné face aux côtes libanaises… Pourquoi une telle bravade, et qui plus est, avec des bâtiments de guerre presque obsolètes au point d’en faire la proie facile d’un coup de main de Tsahal et de son heyl ha-yam ?

Le régime des Mollahs semble être aux abois, tant à l’intérieur où il est largement contesté qu’à l’extérieur où il est très vulnérable, surtout après la destruction mystérieuse de ses missiles balistiques, qui le laisse sans défense véritable face à d’éventuelles agressions aériennes.

En proie à de telles faiblesses, le régime a voulu montré au monde arabe secoué par d’incroyables soulèvements qu’il avait encore assez de force pour se poser en défenseur de la cause palestinienne face à Israël… C’est ainsi qu’il aurait promis aux Syriens de stationner en permanence face à leurs côtés pour intimider Tsahal.

En s’exposant ainsi, le régime iranien espère susciter une réaction violente de la part des Israéliens, ce qui lui permettrait de se poser en victime héroïque et de réaliser surtout l’union nationale, envers et contre tout. Quiconque oserait s’opposer au régime alors que la patrie est attaquée passerait irrémédiablement pour un traître Le second article du Figaro souligne très justement la nécessité de ne pas tomber dans ce piège de la provocation…

Souvenons nous de ce qui s’est passé lorsque le Hezbollah a attaqué une patrouillé israélienne à la frontière, emportant avec lui deux soldats grièvement blessés qui furent rendus dans des cercueils bien plus tard. Or, à ce même moment, le monde entier avait les yeux braqués sur l’Iran, l’ONU était mobilisé et s’apprêtait à voter des sanctions…

C’est alors que commença la guerre contre le Hezbollah qui dura des semaines, monopolisant l’attention des media du monde entier.

C’est dire combien il faut éviter de tomber dans le piège tendu.

14:33 | Lien permanent | Commentaires (23) | |  Facebook