30/01/2011

Clint EASTWOOD

AU DELA, LE FILM DE CLINT EASTWOOD

Hier soir, à Deauville, nous avons vu le film de Clint Eastwood qui parle des relations entre le monde des vivants et celui des ombres, des morts. Etonnant de la part d’un homme comme Eastwood, mais peut-être pouvons nous ramener cet intérêt pour l’au-delà à l’âge du célèbre acteur.
L’intrigue est bien nouée, bien qu’elle soit triple : autour d’un petit garçon qui a perdu son frère jumeau, autour d’un homme médium qui peut faire parler les morts, une sorte de nécromancien mais sympathique et enfin, une séduisante jeune femme qui échappe à un tsunami et qu’on lui crut mort, mais qui, par miracle, a survécu.

Mais voilà, personne ne la prend au sérieux lorsqu’elle entreprend de raconter ses sentiments, elle qui fut dans le vestibule de la mort. Arrive alors ce garçon qui brûle d’envie de parler à son frère arraché par la mort…

La suite, vous la devinez, la superbe jeune femme (Claire de France) renoue avec l’amour et le succès…

Mais au-delà de ce happy end, c’est toute une problématique métaphysique qui est abordée : la vie dans l’au-delà, pouvons nous communiquer avec le monde des ombres ? Les morts s’intéressent-ils à nous qui sommes encore dans cette vallée des larmes ? Peuvent-ils exercer une sorte d’influence tutélaire, nous protéger ? Il faut relire l’Ecclésiaste mais la réponse de Clint Eastwood me semble plus optimiste et plus romantique. Mais est elle plus véridique ?

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LA SITUATION EN EGYPTE

LA SITUATION EN EGYPTE
Apparemment, le président Moubarak a fait preuve de plus de savoir faire et d’intelligence que son malheureux homologue tunisien, contraint de plier bagage en moins de trois heures et de se retrouver en exil, bien loin de chez lui. Le scénario que j’envisageais s’est réalisé : une petite révolution de palais, comme dans du velours, puisque le chef des services secrets, l’homme de confiance du président, a été nommé vice président tandis q’un autre général, déjà ministre, a été promu Premier Ministre. L’arméee  n’a pas lâché son chef, elle a repris un pouvoir qu’elle n’avait jamais quitté, mais elle le fait sous couvert de respect constitutionnel.
Il semble que les dignitaires de l’armée se soient entendus sur une bonne sortie de crise en plusieurs étapes : d’abord, on dote le pays d’un nouveau gouvernement pour calmer les manifestants. Ensuite, on rétablit l’ordre. Pour finir, on enclenche quelques réformes qui faisaient tragiquement défaut et pour finir, M. Moubarak passe la main à son Vice président et homme de confiance, le général Omar Soleimane…
Ce dernier connaît parfaitement les rouages de l’Etat et surtout ceux de l’armée car il est la tête de l’appareil sécuritaire depuis de nombreuses années. En outre, il a la confiance des pays occidentaux et est un partenaire apprécié des Israéliens qui ne manqueront pas de le prévenir si des menaces imprévues venaient à compromettre son action.
Que penser de tout cela ?
Hélas, même si la stabilité devait revenir, on n’oubliera pas les victimes, plus d’une centaine, nous dit-on, au cours des émeutes. Le retour à la normale ne se maintiendra que si la situation des masses égyptiennes devait changer. Tous ces peuples, privés de démocratie et de liberté depuis des décennies, doivent réduire leurs armées, leur politique bellciste et tout miser sur l’économie et l’éducation. Tous ces régimes ont argué de situation de crise à l’extérieur (Israël) pour se maintenir au pouvoir. Et pour y parvenir, ils sont semé le vent…
En arabe, on dit aladi yazra’ou al hawa yahassdou a-rih

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29/01/2011

LE PRESIDENT HUSNI MOUBARAK VA PARTIR

LE PRESIDENT HUSNI MOUBARAK VA PARTIR

Oui, c’est la question que tout le monde se pose : le raïs égyptien va-t-il devoir quitter le pouvoir, suivi ou précédé par son fils, qui est presque aussi haï que lui ? La situation empire et un vent mauvais semble menacer tous les dirigeants arabes ayant usurpé le pouvoir depuis des décennies, depuis le Maroc jusqu’au Pakistan. Certes, les régimes en question tentent de s’accrocher à leurs positions mais nul ne peut éternellement résister à la pression de la rue. Rien qu’hier soir, près de 20 tués en Egypte, victimes qui portent à 27 le nombre de morts lors des manifestations, ou ne faudrait-il pas dire plutôt les émeutes ?
Décidément l’étincelle tunisienne se révèle redoutable et particulièrement puissante. Qui aurait pu prévoir pareil embrasement ? Des régimes paraissant indéracinables, appuyés par la force armée, s’effondrent comme des châteaux de cartes.
Me reviennent en mémoire les imprécations des grands prophètes d’Israël qui prévoyaient l’effondrement fracassant des anciennes satrapies de l’Orient … Mais que va-t-il se passer ?
Revenons à la situation en Egypte : un fait ne trompe pas et qui se révèle fort inquiétant pour le président Moubarak : quelques scènes, encore rares mais existantes, de fraternisation entre la troupe et les manifestants. N’oublions pas que les islamistes sont présents dans parmi les hommes du rang et les officiers de rang subalterne, ceux là mêmes qui commandements les équipages de chars, lâchés contre les manifestants.
Mon pronostic est le suivant : vu que seule l’armée peut prendre ou rendre le pouvoir à l’armée, il y aura une petite révolution de palais : les généraux et notamment le maréchal qui dirige l’institution militaire demanderont à Husni Moubarak de partir pour raisons de santé. C’est l’unique façopn de préserver l’Egypte. Mais le problème est que des religieux appellent déjà au renversement du pouvoir et à la prise de contrôle par les islamistes qui instaureront un règne de la charia. Et , ajoutent-ils, mettront fin aux régimes corrompus soutenus par les Occidentaux… C’est ce qu’on pouvait entendre ce matin.
D’ici le mois de juin 2011, maints régimes arabes auront disparu sous les coups de boutoir des manifestants. Espérons alors que ce monde arabe, si fâché avec la démocratie depuis des décennies, instaurera des régimes nouveaux, pacifiques et équitables. Et fera la paix avec Israël.

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28/01/2011

La crise prolitique profone du monde arabe

La crise prolitique profone du monde arabe

 

Vu sur I-Télé dans la nouvelle émission de Guillaume Durand et de Mickaël Darmon, Madame Michèle Alliot-Marie qui parlait des démarches politiques de la France face aux crises qui secouent la Côte d’Ivoire, mais aussi, et principalement, le monde arabe, gagné par la contagion de la contestation tunisienne.

Comment s’explique la situation actuelle ? Selon les intervenants par le fait que la marmite a été hermétiquement scellée pendant des décennies, et que l’évolution du monde extérieur a fini par porter ses fruits et réintégrer tous ces régimes arabes totalitaires dans le concert des nations démocratiques et des opinions publiques civilisées.

Prenons ces trois exemples : Tunisie, Egypte et Yémen. Les gouvernants n’ont pas changé depuis respectivement 23 ans, 30 ans et un peu plus au Yémen. Le problème, c’est que ces régimes ont mis à profit des situations délicates passagères pour suspendre les libertés publiques, favoriser la corruption et bâillonner ainsi les aspirations légitimes de leurs peuples.

Pendant des décennies, le monde arabe a argué d’une altérité incompréhensible pour maintenir en place des régimes rétrogrades/ Et lorsque l’Occident leur faisait discrètement comprendre qu’il fallait s’ouvrir et évoluer, ces régimes répondaient qu’ils étaient le seul et dernier rempart contre l’islamisme. Ce qui revenait à dire : c’est nous ou le chaos…

Ce que ces autocrates n’avaient pas prévu, c’était la pression de leurs jeunesses respectives et sa désespérance : une jeunesse diplômée mais qui ne trouvait pas de travail, un pays riche (comme l’Algérie) mais des habitants pauvres, contraints de s’exiler vers l’Europe, au risque de leur vie. Et en face d’eux, une classes de possédants arc-boutés sur les privilèges et leurs rentes de situation. Les soubresauts que nous vivons étaient donc inévitables. La question qui se pose aujourd’hui ; la transition vers les régimes démocratiques normaux se fera-t-il sans heurts, sans effusion de sang ? C’est ce que nous souhaitons du fond du cœur.

J’ajoute que cette nouvelle culture politique pourra provoquer une retombée, une influence bénéfique sur la conception même de la culture et de la spiritualité islamiques…

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27/01/2011

’Egypte de Husni Moubarak va-t-elle basculer ?

L’Egypte de Husni Moubarak va-t-elle basculer ?

 

C’est la question que tout le monde et réserve sa réponse tant la situation dans l’ancien pays des Pharaons est préoccupante et grave. Il semble aussi que les masses arabes que l’on croyait définitivement assoupies et maintenues sous une cape de plom se réveillent les unes après les autres. Il faut dire que la petite Tunisie, jadis si clame et prétendument souriante (n’oublions pas que ce sont les descendants des Carthaginois) a ouvert la voie ; elle a montré que grâce au sang d’une petite centaine de martyrs (que tout le monde pleure), un dictateur a dû s’enfuir car son armée a refusé de massacrer le peuple dont elle est issue.

En Egypte, l’armée, ou un clan de l’armée est au pouvoir, ce n’est pas la même configuration. Ce qui frappe aussi, ce sont les avertissements des USA à M. Moubarak l’appelant à la retenue, des USA qui sont à la manœuvre même en Tunisie, où ils apparaissent bien plus que la France, au fait de la situation.

Si l’Egypte venait à basculer, deux possibilités sont envisageables ; soit les islamistes prennent le pouvoir, soit l’armée une dictature militaire. On dit l’armée peu désireuse voir le fils de M. Moubarak lui succéder. Mais c’est déjà arrivé en Syrie, cela va arriver en Libye.

Selon moi, c’est un clan appuyé par l’armée qui prendra le pouvoir, si les choses venaient à dégénérer. Les traités internationaus seront alors respectés, ce qui évitera une nouvelle crise régionale. Mais si c’étaient les islamistes qui raflaient la mise, nous rions alors au devant de difficultés réelles, pour reprendre une expression ytrès policée du Quai d’Orsay…

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26/01/2011

L’euthanasie, doit-on la légaliser en France ?

L’euthanasie, doit-on la légaliser en France ?

 

Depuis quelques jours, ce débat autour de l’euthanasie prend de l’ampleur. Il s’agit d’une loi qui doit être validée par le Sénat mais que le Premier Ministre se refuse à accepter. D’autres, notamment des associations pour le droit de mourir dignement se montrent, au contraire, très partisans de cette loi.

J’avoue que la question est grave et que les deux partis, les pro et les contra ont arguments valables. En Suisse mais aussi dans d’autres pays, la législation est plus ouverte.

De quoi s’agit-il dans cette affaire ? En gros, peut-on donner la mort ? Peut-on d’ôter la vie à quelqu’un qui ne peut plus mener une vie normale et qui, empêché ou paralysé, ne peut plus mettre lui-même fin à ses jours ? Si cet être est conscient, il peut, à la limite, décider pour lui-même, mais quand ce n’est pas le cas, comment décider de prendre une vie que l’on n’a pas soi-même donné ?

J’avoue ne pas savoir ce qu’il faut faire. Ce qui m’inquiète, ce sont les dérapages, les excès et les erreurs. Imaginez un être humain subissant des douleurs et donc des souffrances atroces qui veut mourir ; on l’aide à le faire et peu de temps après, on découvre des ressources thérapeutiques qui permettent à cette personne de vivre presque normalement… Que faire ?

Et surtout, qui doit décider lorsque le malade en personne ne peut pas décider pour lui-même : on parle du médecin et de la famille. Oui, c’est envisageable. Mais franchement, je n’aimerais pas être dans ce cas ! Ni à la place du médecin, ni à celle de la famille.

Je me souviens… les fins de vie des êtres aimés vous laissent un souvenir lancinant. C’est une expérience qu’on n’oublie jamais. Même si l’agonie ne dure pas trop longtemps.

Et dans ce cas précis, la philosophie ne nous est d’aucun secours…

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25/01/2011

l’insoutenable attenttat a l’aéroport de Moscou : aucune cause ne justifie le terrorisme aveugle…

l’insoutenable attenttat a l’aéroport de Moscou : aucune cause ne justifie le terrorisme aveugle…

 

On émerge comme d’un cauchemar en prenant connaissance hier de l’attentat qui a coûté la vie à près de 35 personnes et en a blessé tant d ‘autres. Je suivais, comme chaque après-midi, les informations sur Al-Djajira lorsque le commentateur annonça la nouvelle. En écoutant le nombre de morts, je crus que je n’avais bien compris. Mais non, c’était bien cela : un peu moins de 40 morts et près de deux cents blessés.

La Russie est sur les dents avec tous ces services de sécurité en alerte maximum sur tous les aéroports, les gares, les marchés et les places publiques.

Selon les premières indications officielles, les terroristes du Caucase auraient recour à une femme kamikaze cachant ses explosifs dans une grande valise. Elle aurait opéré avec l’aide d’un complice.

Peut-on admettre une telle violence, une telle folie aveugle meurtrière ? Quand donc les gens comprendront-ils (et nous avons lesquels) que le terrorisme, le martyr, l’immolation ne sont pas agréables aux yeux de D- et que celui-ci, le créateur de tous les êtres, les chérit dans une égale mesure ?

Ce terrorisme est pire qu’une guerre mondiale même s’il affecte la totalité du globe. Avez vous déjà pris l’avion cet an ci ? Je le fais régulièrement : on est obligé de tout enlever, même les chaussures !

En tout état de cause, rien ne peut justifier ce qui s’est passé dans la région est de Moscou. Les commanditaires de ces attentats devraient enfin comprendre qu’ils sèment des graines de terreur et de haine qui finiront par se retourner contre eux.

Ce n’est pas de cette façon qu’ils feront valoir leurs evendications aurpès de Vladimir Pour-tine…

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24/01/2011

Les révélation du Guardian et d’Al-dzajira sur les négociations israélo-palestiniennes

Les révélation du Guardian et d’Al-dzajira sur les négociations israélo-palestiniennes

Entendu ce matin tôt sur France 24 : les deux publications mentionnées ci-dessus, l’arabe et l’anglaise, entendent publier près de 1600 comptes rendus de séances de négociations entre les parties en conflit au Proche Orient au cours de deux dernières années. De la lecture de ces documents, il appert, nous dit-on, que la partie palestinienne a fait d’incroyables concessions, notamment sur l’annexion de Jérusalem, sur les implantations en Cisjordanie et sur les réfugiés. On apprend aussi que la coopération entre les services palestiniens et israéliens est très étroite. Mieux encore : il semblerait que les Palestiniens de Ramallah aient été avertis de l’opération plomb durci qui prit Gaza pour cible il y a un peu plus de de deux ans.

A l’heure où nous rédigeons, on ne sait encore rien de l’authenticité de ces révélations. Certes, le négociateur palestinien en chef prétend qu’il s’agit là d’un tissu de mensonges et que cette publication, très orientée, ne vise qu’un objectif : discréditer l’Autorité palestinienne et affaiblir encore plus Mahmoud Abbas… Ce n’est pas impossible.

On se pose cependant quelques questions : les Palestiniens ont-ils vraiment renoncé au retour des réfugiés ? Cela paraît assez étrange, même c’est la seule attitude qui soit réaliste aux yeux des Israéliens. Quant à Jérusalem, il est tout aussi incroyable que les Palestiniens aient pu aire de telles concessions…

En revanche, pour ce qui est de la coopération sécuritaire, elle est très vraisemblable, voire inévitable.

En conclusion, il faut laisser les choses se décanter au cours des prochaines semaines avant de se forger une opinion.

Un fait encourageant : le monde arabo-musulman change sous nos yeux, sa presse s’enhardit, il paraît même touché par la grâce. Comme le disait hier soir mon éminent ami, M. Luc Ferry, sur LCI, le libéralisme économique entraîne dans son sillage le libéralisme politique. Une fois que la démocratie sera rétablie dans les pays arabo-musulmans, la face du monde changera.

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23/01/2011

Louis Ferdinand Celine doit-il être banni de la commémoration nationale ?

Louis Ferdinand Celine doit-il être banni de la commémoration nationale ?

Une polémique secoue la France des arts et des lettres, surtout depuis que Serge Klarsfeld a demandé et obtenu de Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, que Céline ne puisse pas figurer dans le quarteron d’auteurs français, passés à la postérité pour leur incarnation des valeurs morales.

Il est stupéfiant de constater que les auteurs d’une telle formulation n’aient pas réalisé préalablement que l’on ne pouvait pas ranger dans cette catégorie l’auteur du Voyage au bout de la nuit… Comment avoir voulu passer sous silence l’antisémitisme virulent de cet auteur qui, non content de détester les juifs, insistait aussi pour que l’on n’épargnât pas leurs enfants ? C’est inouï de la part d’un médecin qui se piquait de littérature !

Même si je trouve qu’il était de bon ton d’éloigner cet auteur, je suis réticent quant à une démarche qui pourrait s’assimiler à une forme quelconque de censure. Les responsables du ministère de la culture n’auraient même pas dû se poser la question : comment parler de morale chez un individu qui a trahi son pays, collaboré avec l’occupant nazi et rejoint le dernier carré des pétainistes dans le gouvernement fantoche de Sigmaringen ? Et qui fut même condamné à la Libération…

Regardée de plus près, cette controverse pose le problème des rapports entre le talent littéraire et les valeurs morales, l’éthique en général. Un problème presque similaire (toutes proportions gardées) s’était posé jadis avec Martin Heidegger, après la publication du livre de Victor Farias : on s’était demandé si Heidegger avait vraiment été un grand philosophe après avoir adhéré au parti nazi, être devenu recteur et avoir, es qualités, interdit l’accès à la bibliothèque de l’université à son maître juif Edmund Husserl ? Sans même parler du port du brassard nazi…

Certes, la profondeur philosophique de Sein und Zeit et de Holzwege, sans oublier les Séminaires, dépasse, et de loin, les fadaises littéraires de Céline… Mais le problème se pose dans les mêmes termes : devons nous étudier un philosophe dont les actes et l’engagement politique (même temporaire) contredisent à l’éthique ?

Je suis tout à fait d’accord avec M. Luc Ferry qui disait ce soir sur LCI que Céline n’est pas un si grand génie littéraire.

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Ehoud Barak et l’éditorial du ournal Le Monde de ce week end

Ehoud Barak et l’éditorial du ournal Le Monde de ce week end

Comme chacun sait, ce journal, grand quotidien national français, donnant parfois même le ton, se veut, envers et contre tout, un journal d’opinion. Qu’il nous assène parfois, même au risque de perdre de nombreux lecteurs. C’est ce qu’il a encore fait en consacrant un éditorial à Israël et en faisant la morale à Ehoud Barak, ancien Premier Ministre et aussi le soldat le plus décoré d’Israël qui lui doit ses plus belles victoires militaires.

Revoyons les faits : le 17 janvier, Ehoud Barack qui se sent menacé par l’aile gauche du parti travailliste, savait que ses amis allaient le chasser de son fauteuil. Il les a donc pris de court et a démissionné en emmenant avec lui un quarteron de fidèles et en fondant un nouveau parti Atsmaout, indépendance.

Le Monde qui donne des leçons au monde entier au lieu de se préoccuper de sa situation financière, alors que son directeur a été révoqué et son tour de table entièrement renouvelé, ne trouve rien de mieux à faire que de faire la morale à des gens, certes, carriéristes, mais qui ont prouvé sur tous les champs de bataille leur sens à la fois tactique et stratégique.

Je ne nie pas que l’initiative du général porte un sérieux coup à un parti travailliste, quasi fondateur de l’Etat d’Israël, ni que cet homme en vieillissant s’accroche à son fauteuil de ministre de la défense (ce qui n’enlève rien à ses compétences reconnues par tous) : ce que nous contestons c’est le jugement moral de cet éditorial. Ce qui gêne le journal, c’est qu’une telle initiative de Barack renforce le Premier Ministre Benjamin Netanyahou en qui il veut voir l’obstacle majeur à une paix juste et durable au Proche Orient.

Il est incontestable qu’il faut rechercher la paix, mais comment y arriver rapidement lorsque l’une des parties n’a cessé, des décennies durant, de poursuivre l’annihilation de l’autre ? Comment croire que cet océan de haine va disparaître du jour au lendemain ? Par ailleurs, cette situation se reflète bien dans les avatars politiques d’Israël. Et des pays voisins. Voyez ce qui arrive à ce pauvre Liban qui ne peut pas décider seul de la voie à suivre.

Il est sûr que le présent gouvernement, pas plus ni moins que les autres, n’est pas l’idéal ; mais le problème politique numéro I d’Israël, c’est de survivre.

Alors à qui la faute…

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