21/01/2011

Existe-t-il une solution pacifique au nucléaire iranien ?

Existe-t-il une solution pacifique au nucléaire iranien ?

 

La question se pose désormais avec une certaine acuité, en raison de la tenue imminente d’une réunion à Istanbul en présence de l’Iran et des grandes puissances, la Chine, la Russie et l’Union Européenne et les USA.

Il n’est pas certain que cela réussisse car les Iraniens sont passés maîtres dans l’art des manœuvres dilatoires et la façon de gagner du temps : cela dure depuis 2005 ! Depuis cette année, les sanctions de nature économique étranglent toujours un peu plus l’économie iranienne, rendant de plus en plus difficile l’existence quotidienne de millions d’Iraniens : certes, les puissances occidentales se méfient du régime des Mollahs dont les dernières élections présidentielles ont montré la vraie nature, mais est-il juste que de pauvres citoyens souffrent en raison de la politique menée par leur gouvernement ?

Les Russes ne veulent pas d’un renforcement unilatéral des sanctions mais ils le disent mollement, comme s’ils voulaient donner le change et faire diversion aux yeux des Iraniens avec lesquels ils entretiennent de ,ombreux rapports commerciaux et techniques. Mais ils savent que les USA et le Européens sont partisans d’exercer une pression accrue sur un Iran récalcitrant.

Ce qui saute aux yeux des observateurs impartiaux n’en reste pas moins le fait suivant : si l’Iran n’a rien à cacher, alors qu’il laisse libre accès aux observateurs et aux inspecteurs de l’ONU. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Par ailleurs, ceux qui pensent que le régime sera prochainement victime d’une révolution anti-Mollahs se trompent lourdement car la situation ne ressemble nullement à celle de la Tunisie où la troupe a refusé de tirer sur la foule. Si elle avait accepté de le faire, Ben Ali serait encore dans son palais de Carthage. Le pouvoir à Téhéran dispose des Gardiens de la Révolution qui ont déjà fait feu sur leurs frères.

09:29 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

"Ce qui saute aux yeux des observateurs impartiaux[...]"

Ahhh ! Les observateurs impartiaux ! Y'a-t-il un ou deux noms à donner ? Vous vous y incluez je pense ? Moi j'y mettrais aussi Finkelkraut.

Moi, j'aimerais bien que vous vous posiez la question : "Y'a-t-il une solution pacifique à la politique d'Apartheid et de spoliation foncière qu'Israël impose à son voisin ?"

Ma réponse, OUI, la campagne BDS !

Écrit par : Dji | 21/01/2011

Cher Pierre, l'Iran est, depuis une semaine, officiellement une puissance nucléaire, il faut désormais faire avec!

Écrit par : Corto | 21/01/2011

Cher Pierre, l'Iran est, depuis une semaine, officiellement une puissance nucléaire, il faut désormais faire avec!

Écrit par : Corto | 21/01/2011

La Commission Tirkel chargée d’enquêter sur les événements liés à l’arraisonnement par Tsahal du bateau » Maramara », au mois de mai dernier, doit rendre dimanche son rapport intermédiaire au Premier ministre Binyamin Netanyahou.

Une source proche des membres de la Commission a cependant déjà révélé « qu’après examen minutieux de tous les aspects juridiques, l’opération menée par Tsahal a été menés sans déroger aux règles internationales communément admises ». Plus que cela, il semble que les membres de la Commission sont convaincus « que les officiers de Tsahal ont mis en danger leurs propres soldats lors de l’opération, et que ces derniers n’ont fait usage de leurs armes à feu qu’en dernier recours et de manière contrôlée ».

Après que le juge Tirkel aura remis cette première partie du Rapport au Premier ministre, les membres de la Commission convoqueront une conférence de presse à Jérusalem lors de laquelle ils dévoileront le contenu de leurs conclusions jusqu’à ce jour.

Cette première partie ne concerne que l’aspect juridique du blocus sur Gaza ainsi que sur l’opération de Tsahal sur le bateau qui transportait des activistes pro-hamas décidés à en découdre avec les soldats israéliens afin de créer un événement médiatique.

La Commission Tirkel avait entendu de nombreux « témoins », dont le Premier ministre, Binyamin Netanyahou, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, le chef d’état-major Gaby Ashkenazy, le Directeur du Mossad Meïr Dagan ainsi que le Procureur général militaire, général Avihaï Mandelblitt. Elle comportait également des personnalités étrangères en tant qu’observateurs, Lord David Trimble, ancien Premier ministre irlandais et Ken Vatkin, ancien procureur militaire canadien. Ils sont cosignataires des conclusions de la Commission.

Écrit par : Corto | 21/01/2011

Les commentaires sont fermés.