30/11/2010

Renvoyer de Suisse les délinquants étrangers ?

Renvoyer de Suisse les délinquants étrangers ?

 

La nouvelle a fait grand bruit mais cette fois ci elle n’a pas suscité de violentes controverses ni un profond émoi en dehors des frontières suisses. Au fond, les gens ont le droit d’éloigner de chez eux ceux qui ne font pas partie de leur communauté nationale et se rendent cependant coupables de crimes et de délits particulièrement graves.

La première des règles quand on est chez les autres est de respecter les lois du pays et de veiller à ne pas molester ses habitants. Malheureusement, une certaine idéologie a condamné toute mesure de protection des gens en la faisant passer pour un délire sécuritaire… Ou mieux encore, en parlant de xénophobie.

Hier soir, j’ai vu sur la chaîne LCP une interview intéressante d’un ancien ministre, Lionel Stoléru, qui parlait de cette barrière, de ce seuil sociologique qui interdit d’accueillir plus d’étrangers de certains pays. Il notait que ses propres parents étaient des juifs roumains venus s’installer en France. La suite est connue ; il a réussi à être diplômé des meilleures grandes écoles et est même devenu ministre de Valéry Giscard d’Estaing… Selon lui, les disparités culturelles vont rendre très difficiles l’immigration dans une Europe désormais saturée et peu désireuse de s’ouvrir plus : on l’a bu dans la quasi totalité des pays de l’Union Européenne, y compris chez ceux qui avaient jadis une réputation d’amitié et d’accueil pour les ressortissants du tiers monde.

En fait, c’est l’accueil des étrangers de pays pauvres ou de cultures non européennes qui n’était pas au point. Quand reçoit les gens, on les éduque, on leur transmet quelques règles, surtout quand ils viennent d’horizons différents des nôtres.

Trois principes au moins devraient leur être rappelés, voire tout simplement inculqués :

a) l’égalité absolue entre l’homme et la femme

b) le rejet de tout exclusivisme religieux

c) le respect des règles, de la politesse et du savoir-vivre

Personne ne peut être admis dans un pays, un cercle, une entreprise, ou tout autre groupe humain, sans cela.

Le problème est que l’initiative de cette votation est un peu entachée de xénophobie en raison de la nature même du parti qui l’a proposée et fait triompher.

En fait, l’humanité est appelée à fusionner, à ne former qu’une seule famille : mais cela n’arrivera qu’au terme d’un long processus. Et d’ici là, il faut respecter des lois qui s’imposent à tous.

 

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