29/07/2010

insertion économique des arrabes

L’insertion économique des Arabes d’Israël

Tous les gouvernements de ce pays ont été confrontés au problème de l’égalité des chances de tous les citoyens devant la loi et l’emploi, en général. Or, il y a en Israël près de 1, 3 million de citoyens arabes, c’est-à dire de confession non juive, et qui, en théorie, doivent avoir les mêmes droits que leurs concitoyens juifs. Evidemment, l’Etat d’Israël est un régime démocratique mais il est aussi l’expression et l’émanation d’une majorité juive qui désire vivre dans un Etat juif. C’est-à-dire un Etat sioniste.

Mais cette affirmation nationale légitime doit être compatible avec une égalité des droits économiques des Arabes sur place. Même le gouvernement actuel s’y emploie. Et c’est bien. Certes, des problèmes subsistent car tout le monde dans ce pays ne pense pas de la même manière. Un écueil de taille : lorsque certains Arabes israéliens se considèrent comme des Palestiniens de l’intérieur, coupés de leurs frères de Gaza et de Cisjordanie. Les Israéliens rétorquent, et on les comprend, qu’ils n’ont pas à réchauffer en leur sein, des éléments susceptibles d’être déloyaux, voire de constituer une menace pour leur propre sécurité.

Grâce soit rendue au ciel : les risques sont infimes. Et la sécurité plutôt bien assurée. Dans leur écrasante majorité, les Arabes ne se livrent pas à des activités contraires à la loyauté qu’ils doivent à leur nationalité.

Prenons l’exemple de la ville arabe israélienne de Nazareth où se développent de petites entreprises arabes. Le pari du gouvernement est de faire grossir ces entreprises, de mieux les insérer dans le tissu économique national, voire même d’introduire cette catégorie de la population dans les domaines de la haute technologie. L’ idée est de désenclaver tous ces gens, de leur donner envie de participer dans la même mesure que les autres citoyens du pays et aussi, pourquoi ne pas le dire, de leur enlever l’envie de devenir des terroristes.

Ce pari a déjà été réussi avec les Palestiniens de Ramallah qui disposent de structures, certes bien plus petites, mais comparables en certains points aux structures israéliennes. La meilleure manière de rétablir la paix, c’est de donner un coup de fouet à l’activité économique et d’offrir à tous une certaine prospérité.

J’ai failli oublier : l’entreprise qui a assuré l’étanchéité d’un toit chez des ami l’année dernières était tenue par des Arabes israéliens. Certes, ils n’ont guère mieux travaillé que leurs collègues juifs, mais pas pire. D’ailleurs, il fallut missionner une nouvelle entreprise pour refaire le travail. Donc, ce n’est pas un problème sectoriel ni ethnique. C’est une question de professionnalisme.

Il me faut insister sur un point : mis à part le problème crucial de la sécurité, tout être humain, où qu’il vive, doit pouvoir subvenir à ses besoins pour vivre et nourrir sa famille. Aucune discrimination à l’embauche ne saurait être acceptable, sous quelque forme que ce soit. Si on prive un homme de travail, comment vivra-t-il et comment fera-t-il vivre ses enfants ?

Je ne me dissimule pas la la difficulté de la tache mais je m’en réfère aux prescriptions bibliques qui n’érigent pas de barrière entre les droits des différentes familles humaines. Si les gens respectent la loi et se conduisent loyalement, ils doivent avoir les mêmes droits que tous les autres.

22:32 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

28/07/2010

Vacances en Israël

Vacances en Israël

Quand vous arrivez à Roissy pour pendre la compagnie EL AL, au fond, vous n’avez pas vraiment besoin de chercher :il vous suffit de remarquer l’emplacement de soldats en arnes. Sitôt repéré l’emplacement des soldats, plus aucune hésitation n’est possible : vous êtes là où il faut. La même remarque s’impose pour l’avion : là où le bus s’arrête, c’est toujours devant un véhicule blindé de la gendarmerie, à côté se tiennent des fonctionnaires en armes. Même remarque pour le bus : des soldats des forces spéciales, armés de leur fusil clairon montent la garde.

Et je n’ai pas tout dit. Pour des raisons de sécurité évidentes, les fonctionnaires israéliens vous reçoivent dès le guichet et vous posent maintes questions, toujours les mêmes : d’où venez vous ? Qui a fait les valises ? Où sont elles restées avant de se rendre à l’aéroport ? Quelqu’un vous a-t-il remis un paquet, un cadeau, etc ? Avant de monter dans l’avion, une nouvelle vérification des cartes d’embarquement a lieu. Enfin, vous êtes dans l’avion, un avion entièrement sécurisé. Lorsque vous arrivez à Loud, l’aéroport Ben Gourion, les fonctionnaires de police sont particulièrement attentifs. Pour ma part, je me limite à la langue anglaise car si je me mets à parler hébreu, on me demande aussitôt comment j’ai pu si bien apprendre cette langue ? Ne suis-je pas aussi israélien ? Comment s’appelait mon père etc, etc… Une fois passés les contrôles, tout va bien.

Que l’on ne se méprenne pas sur mes intentions : les Israéliens sont parfaitement fondés à veiller à la sécurité des voyageurs et des touristes qui se rendent chez eux. Le terrorisme n’a pas de limites dans sa volonté de nuire et de tuer. J’oubliais les mesures de sécurité propres à l’aéroport de Roissy : vous ôtez votre veste, vous défaites votre ceinture, et même vos chaussures….. Et ceci n’a rien à voir avec Israël.

Je me demande parfois si les terroristes n’ont pas gagné la bataille engagée contre eux, en nous imposant de telles restrictions dans nos moindres mouvements au point que le plus simple de nos déplacement devient si compliqué. Le problème qui nous oppose à ces groupes terroristes est que nous ne pouvons pas user des mêmes moyens qu’eux. Or, c’est précisément ce qu’il faudrait faire. On me dira, mais alors nous devenons comme eux. Non point. Nous le ferons momentanément, une fois le danger éradiqué, nous reviendrons à des moyens plus classiques.

Mais revenons à Israël même ! Une fois que vous êtes à la maison, je veux dire celle que la famille vous a laissée par héritage, il vous faut tout vérifier, et surtout la climatisation ! On n’imagine pas ce que cela signifie de vivre sans climatisation quand il fait plus de trente cinq degrés Celsius dehors.. Mais en Israël les relations avec les artisans et les entrepreneurs sont différentes de ce qui a cours en Europe…

Que faire ? C’est tout de même un beau pays dont les habitants sont heureux en dépit des multiples difficultés que l’on y rencontre et par-dessus des servitudes engendrées par un état de guerre permanent. Ce pays est endetté mais ses citoyens sont à l’aise. Ce pays serait un pays de cocagne si ses voisins cessaient de le menacer jour et nuit.

Un ami, membre de l’Académie Française, m’a demandé récemment comment et par qui les Juifs étaient devenus des Israéliens ? En d’autres termes qui était responsable de cette mutation si profonde ? Sur le moment, je n’ai su que répondre à l’académicien. Mais après, j’ai trouvé la solution : ce sont les Arabes par leur refus obstiné, leur haine recuite à l’égard des habitants de ce pays qui ont fait des Juifs des Israéliens.

Quand j’ai donné cette réponse à ce Monsieur, nous avons poursuivi la conversation et il m’a demandé ce qui, selon moi, manquait le plus Arabes.. Sur le coup, j’ai de suite trouvé et répondu : un David Ben Gourion arabe ! Un dirigeant digne de ce nom, apte à leur enseigner comment on se confronte aux réalités quelles qu’elles soient. Ce que les Juifs ont su faire (avec les résultats que l’on sait) depuis près de deux mille ans.

23:16 | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook

27/07/2010

Les enseignements de l’affaire Bettencourt : temps judiciaire et temps médiatique…

Les enseignements de l’affaire Bettencourt : temps judiciaire et temps médiatique…

Avant de sacrifier moi aussi à la grande transhumance estivale, j’ai choisi de faire encore un papier sur cette affaire qui n’en finit pas, véritable feuilleton à rebondissements de l’été, l’affaire de Madame Liliane Bettencourt. Je dois d’abord dire combien je suis choqué lorsque la radio ou la télévision parle de cette dame en disant «la milliardaire», «l’héritière de la fortune de l’Oréal» et aux gentillesses de la même eau… Cela dénrote, au niveau de tout un pays, une sorte de jalousie sociale, une envie qui n’honore pas ceux qui l’éprouvent. Mais que faire ? Les Français resteront toujours français ! Il suffit de jeter un coup d’œil sur ce que paie cette dame en impôts et combien de salariés dépendent en France de son groupe, mais aussi dans le monde. On feint d’ignorer que d’un clic cette dame pourrait délocaliser et alors, adieu veau, vache, cochon etc…

L’enseignement à tirer de toute cette affaire touche à la différence essentielle entre les journalistes qui nous rassasient de petits morceaux de nouvelles (souvent tronquées, parcellaires et invérifiées) et la justice qui prend son temps, peaufine ses enquêtes, garantit les droits de la défense et ne recherche pas les nouvelles sensationnelles sauf lorsque certains s’ingénient à envoyer à la presse des informations qui ne devraient pas quitter la sphère de la justice.

Un exemple de ce matin : on apprend que l’ancienne comptable avait demandé une dotation d’un ou plusieurs appartements. On jette en pâture à l’opinion des éléments disparates, sans lien entre eux. Et que retient la vox populi ? Ce qu’elle veut bien retenir. On avait déjà signalé que la même personne avait obtenu des dédommagements des deux côtés… Cela paraissait choquant, mais on apprend aussi qu’on lui avait donné des assurances, fait des promesses.

Donc, comment disait Boris Vian, c’est l’écume des jours… Mais, en tout état de cause, lorsque le soufflet sera retombé, il faudra bien engager une large réflexion sur le rôle d’un certain journalisme dans la société contemporaine.

08:19 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

26/07/2010

L’otage français Michel Germaneau est-il mort de mort naturellle

L’otage français Michel Germaneau est-il mort de mort naturellle ou a-t-il été exécuté ?

C’est hélas la première hypothèse qui sera confirmée prochainement par les autorités compétentes. C’est un drame, mais qui était parfaitement prévisible, en raison, notamment de la maladie cardiaque de l’otage. Or, celui-ci était privé de soins et de médicaments depuis un certain temps et depuis sa dernière apparition sur une vidéo il disait souffrir de sa maladie et aussi de la chaleur.

Par ailleurs, il y avait ce flou qui caractérisait les revendications des ravisseurs dont on ne savait pas au juste ce qu’ils exigeaient. Ils voulaient la libération de prisonniers de leurs obédiences mais ne se fixaient guère précisément sur telle ou telle personne. Ce qui fait dire aux enquêteurs qu’ils n’avaient plus, en réalité, de monnaie d’échange. En d’autres termes, que notre compatriote était mort.

Enfin, après le raid meurtrier qu’ils ont subi, les terroristes, fidèles à leur tradition d’orgueil et de fierté, ont voulu montrer qu’ils gardaient une certaine autonomie de décision et pouvaient, eux aussi, prendre des initiatives. Ils ont donc prétendu avoir exécuté en représailles un otage qui était déjà mort depuis quelque temps. N’oublions pas que l‘homme était cardiaque et avait 78 ans. C’est une triste nouvelle concernant un homme bon et généreux, qui a voulu se consacrer à l’Afrique et à son prochain.

Désormais, il faudra mener une guerre sans merci contre des terroristes qui menacent la paix et la sécurité des gens. Les puissances du monde livre devraient s’allier avec les pays africains concernés pour unir leurs efforts et traquer les terroristes.

08:23 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

25/07/2010

La disparition du poète et écrivian Cyrille Fleischmann

La disparition du poète et écrivian Cyrille Fleischmann

Mon ami Cyrille Fleischmann nous a quittés le 15 juillet de cette année. Je l’ai bien connu et n’ai découvert l’annonce de sa disparition qu’en parcourant le carnet mondain du journal Le Monde. Cette nouvelle m’a empli de tristesse car je ne m’y attendais point. Je savais Cyrille malade depuis une décennie, victime d’une longue maladie, mais nous échangions des mèls, nous nous voyions à la Grande synagogue Victoire lors des grandes fêtes juives. Il paraissait remis. Il ponctuait toutes se phrases et ses mèls par un vibrant Vive la vie, cette vie qui l’a quitté il a quelques jours à peine.

Né à Paris en 1941 Cyrille était devenu avocat. Il ne se mit à écrire qu’assez tard et publia son premier recueil chez Gallimard, vers 1986, je crois. C’était un homme apparemment réservé mais en réalité très chaleureux et animé d’une vie intérieure intense. Il m’a souvent parlé de ses parents, de sa naissance et de son père, fondateur de l’oratoire Fleischmann dans le Maris où je me suis souvent rendu sans connaître cette filiation.

Cyrille se considérait comme le descendant ultime d’un monde disparu à tout jamais : toutes les nouvelles qu’il a publiées mettaient en scène des locuteurs du yddish, des êtres déracinés, réinstallés en France où ils parlaient un français savoureux avec un délicieux accent que Cyrille se plaisait à immortaliser, lui, le grand avocat au barreau de Paris où il a longtemps représenté de grandes compagnies, comme Air India, par exemple.

Il donnait à ses personnages des noms parlants, un peu comme le fit Thomas Mann dans son inoubliable Doktor Faustus…

Quand je lui parlais élogieusement des nouvelles qu’il écrivait et de l’ambiance envoûtante qui s’en dégageait, Cyrille se sentait obligé de repousser poliment mes compliments, tout en les sachant sincères. Lecteur exigeant et très attentif, il ne manquait pas de me poser des questions sur certains livres que j’avais écrits. Tant de fois, j’ai vainement essayé de le convier à des conférences, à des lectures de ses propres nouvelles ou à des dîners, il refusait catégoriquement. Il estimait qu’il avait précédemment mené une vie mondaine abondante et ne voulait plus sacrifier à ce rite qui lui paraissait vain.

Je vous engage vraiment à lire ces recueils ou ses nouvelles régulièrement publiées dans L’Arche.

Observateur attentif du monde qui l’entourait, ne perdant jamais le moindre détail de ce monde d’adultes, rêveurs éveillés qui vivaient dans ce monde condamné, Le monde d’hier de Stefan Zweig, Cyrille voulait témoigner, rendre vie à des êtres qui ont dû lui sembler bien étranges mais dont il partageait le destin. Saura-t-on jamais ce que signifie vivre et s’exprimer dans une langue qu’on a adoptée mais qui se substitue à une autre, celle que l’on a tété avec le lait maternelle (Mame Loushen…). En fait, en donnant à ses personnages des noms à coucher dehors, Cyrille attirait l’attention de ses lecteurs (et ils sont nombreux) sur les difficultés de l’insertion, de l’adaptation et de l’harmonie au sein d’un monde nouveau. Bien que né à Paris, il se sentait battre en lui le cœur d’un transplanté, celui des juifs d’Europe de l’est et du Shtetel. D’ailleurs, la plupart de ses récits se déroulent dans le Marais, au métro Saint-Paul, rue des Ecouffes, rue des rosiers ou du roi de Sicile, ancien quartier juif de Paris.

Je souhaite rendre hommage à sa mémoire, à sa amitié qui ne s’est jamais démentie, même dans les moments difficiles.

Près de dix ans de lutte contre la maladie. Je le croyais guéri et le voilà passé à l’éternité.

Cher Cyrille, nous ne t’oublierons pas. Ton œuvre te survivra. Ta droiture et ton affection, aussi.

17:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

LES OTAGES FRANÇAIS ET ESPAGNOLS

COMMENT LIBERER LES OTAGES FRANÇAIS ET ESPAGNOLS QUI SONT ENTRE LES MAINS DES TERRORISTES D’AL-QUAIDA ?

Deux tentatives qui se sont soldées par des échecs partiels ont été effectuées par l’armée mauritanienne, épaulée par des commandos français la semaine dernière. Le but était de sauver l’otage français. La mission n’a réussi qu’à moitié : les terroristes ont été inquiétés chez eux, ont subi de lourdes pertes, mais le Français n’a pas pu être récupéré.

Au fond, c’est la stratégie du Hamas qu’al-Quaida applique : ravir des otages occidentaux et au besoin, les exécuter (comme pour le pauvre Britannique qui fut décapité) pour forcer les Occidentaux à libérer des terroristes ou à payer des rançons, ce qui leur permettra de se réarmer et de capturer de nouveaux otages…

On nous dit que le territoire aux confins des frontières algérienne, malienne et mauritanienne dans lequel se meuvent ces terroristes est une immense étendue désertique. Mais tout de même, les armées occidentales sont mieux équipées qu’un bande de va nus pieds… Qui les arme ? Comment mangent-ils ? comment se procurent-ils du carburant pour rouler dans le désert ? Qui les ravitaille ? Ces gens ne sont pas tombés du ciel ! Il y a bien un moyen de les atteindre et de les neutraliser. Sinon, c’est toute l’Afrique du nord, c’est toute l’Afrique subsaharienne qui deviendront un immense Irak et un immense Afghanistan… Et là, ce sera une autre paire de manches. Les gouvernements ne sensibilisent pas assez les populations de peur de les affoler ou de stigmatiser une certaine religion ou un groupe humain déterminé.

On pointe aussi l’absence de commandement unifié des différentes armées dont le territoire est menacé. Des trois Etats concernés, seule l’Algérie est à même d’aligner hommes et matériels en nombre et en quantité suffisants. Il semble qu’on ait enfin pris conscience de ce fait capital : il faut des opérations combinées.

Par ailleurs, l’OTAN, mais aussi les USA et Israël sont à même d’aider les Etats concernés à repérer par des moyens satellitaires les positions, même mouvantes, des terroristes : c’est d’ailleurs grâce à la France que les commandos ont pu neutraliser cette section  terroriste.
Mais sans avoir pu récupérer l’otage français ou ses deux compagnons d’infortune espagnols…

09:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/07/2010

VIVE LAURENT BLANC, L’HERCULE DU FOOT BALL FRANÇAIS

VIVE LAURENT BLANC, L’HERCULE DU FOOT BALL FRANÇAIS
Quelle joie l’on éprouve en écoutant les mâles propos de Laurent Blanc, le nouvel et digne entraîneur de l’équipe de France de foot ball : de même qu’Hercule a -selon la mythologie grecque- nettoyé les écuries d’Augias, ainsi Laurent nous a débarrassé d’une série de personnes qui ne méritent évidemment plus de porter le maillot de l’équipe de France.
Que l’on me comprenne bien : il ne s’agit pas d’écraser des gens, de les accabler, même s’ils ont commis des fautes très graves ; il s’agit simplement de restaurer la dignité perdue d’une équipe. Pour ce faire, il faut la rénover de fond en comble et choisir de nouveaux joueurs, plus dignes, mieux élevés et plus soucieux des couleurs qu’ils défendent.
Je ne pense pas qu’il y ait eu vendredi un seul membre de la Fédération pour défendre ces joueurs. Certains ont dressé un parallèle entre la composition de cette équipe et la sociologie française contemporaine, en d’autres termes la faillite du modèle d’intégration et d’assimilation de populations originellement étrangères. C’est un grave sujet, un grand débat. Je crois qu’il faut se garder de conclusions hâtives tout autant que de la langue de bois. Car il faut, si l’on veut avancer, nommer les choses par leur nom.
On a cru que certaines franges de la population française, immigrés, nouveaux venus, autres croyances et autres mœurs, pourraient s’intégrer par le sport et uniquement par le sport. On stariserait alors quelques individus qui se détacheraient du lot et on les donnerait en modèle pour tous les autres… C’est-à-dire un sur un million ! On croyait alors qu’on achèterait la paix sociale et qu’on amuserait le peuple qui penserait à tout autre chose, se disant ceci : après tout on voit tel ou tel de chez nous à la télévision, il gagne tant d’argent, eh bien il était comme nous et voyez ce qu’il est devenu…
C’était un faux calcul et on  en a eu la preuve éclatante sur les terrains de foot ball ! Et pas seulement nous, mais des centaines de millions de téléspectateurs !
Il faut, tout au contraire, renforcer la scolarisation, combattre l’absentéisme, le radicalisme religieux, les préjugés et tout ce qui ne cadre pas harmonieusement avec les valeurs européennes.
Laurent Blanc a donc raison : comment pourrait-il reprendre, par exemple, des joueurs auxquels la justice reproche des faits très graves ? Certes, il y a la présomption d’innocence qu’il faut respecter à tout prix. Personnellement, je ne souhaite pas que ces deux joueurs soient punis par la justice, je veux pas qu’on les accable, l’opprobre est déjà énorme. Mais il serait inconcevable de les voir revêtir les couleurs de la France. Donc, pas de cruauté, mais une sanction juste.
Nous devons être exemplaires si nous venons incarner nos valeurs.
Il y va de la dignité et de l’exemplarité de la France et de son équipe nationale.

10:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

23/07/2010

L’Europe, l’Afrique et la mondialisation…

L’Europe, l’Afrique et la mondialisation…

Vaste programme ! Est si l’accélération de l’évolution, l’annihilation des distances et l’extrême rapidité des échanges sonnaient le glas de l’hégémonie de l’Europe sur le monde ? La question se pose de manière sérieuse. Dans les années soixante, au temps de la décolonisation, l’indépendance africaine ne fut que de façade : les anciennes puissances coloniales continuaient de faire la pluie et le beau temps dans leurs précédentes possessions, tirant les ficelles en coulisses et entretenant de véritables bases militaires sur place, ce qui limitait d’autant la souveraineté nouvellement acquise des jeunes pays indépendants.

Depuis moins d’une décennie, le paysage s’est entièrement transformé. Des pays émergents mais étendus comme la Chine et le Brésil (mais aussi l’Inde) s’implantent dans le continent et menacent sérieusement le monopole de la France surtout, mais aussi de la Belgique.

Quelqu’un a dit (pas moi car je n’en mange pas !) que celui qui ouvre l’huître n’est pas nécessairement celui qui va la manger… En d’autres termes, l’Europe coloniale du XIXe siècle et du début du XXe a mis l’Afrique sur les rails, en a socialisé les habitants, leur a ouvert les voies de la culture moderne et de la civilisation, et voilà que ces mêmes pays négocient des contrats avec les USA, la Russie, la Chine et le Brésil…

C’est, à n’en pas douter, l’un des effets pervers de la mondialisation : l’Afrique a désormais le choix, elle n’en est plus réduite à un douloureux tête à tête avec l’ancienne puissance coloniale où elle se voyait imposer certaines choses.

Alors, que la mondialisation soit pour ce continent africain une chance qu’il veuille bien saisir. Qu’il en profite pour nourrir e soigner ses habitants. Et surtout pour les retenir sur place, leur donner leur part du gâteau au lieu de les laisser risquer leur vie sur des embarcations de fortune, frappant désespérément aux portes d’une Europe en crise et repliée sur elle-même. Certes, l’Euro se redresse et nos banques ont désormais les reins solides même si elles prêtent toujours aussi peu aux particuliers que nous sommes. Mais tout de même… L’Europe va traverser une assez longue période de convalescence économique et sociale.

En conclusion, l’Europe n’a pas perdu et ne perdra jamais son avance sur tous ces pays, qu’ils soient émergents ou simplement pleinement indépendants, en revanche, elle a réellement perdu son monopole, un monopole que lui disputent victorieusement ces pays que sont la Chine, la Russie, le Brésil et l’Inde. Même la démographie ne nous est plus favorable. Mais l’Europe reste tout de même la boussole du monde libre en étant le premier continent à avoir fait du droit (et donc de l’Etat de droit) l’idéal à atteindre.

Voici un enseignement dont les pays africains devraient apprendre à s’inspirer.

09:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/07/2010

L’Allemagne renoue avec son passé d’avant-guerre : Réouverture de la grande synagogue de la Rykestrasse à Berlin

L’Allemagne renoue avec son passé d’avant-guerre : Réouverture de la grande synagogue de la Rykestrasse à Berlin

Ce vendredi dernier, Berlin a inauguré en grande pompe la grande synagogue de la Ryestrasse, détruite par les SA lors de la nuit de cristal de novembre 1938. On se souvient que l’attentat d’un jeune juif polonais contre un conseiller de l’ambassade d’Allemagne à Paris, Ernst von Rath, avait déclenché une vague de violences sans précédents en Allemagne, nazie depuis cinq bonnes années. Le jeune juif voulait venger sa propre famille martyrisée par les Nazis.

Tant d’eau a coulé sous les ponts de la Sprée depuis ce temps là : il y eut la fin de la guerre, la chute du régime hitlérien, l’installation de la RFA et de la RDA. Puis intervint la réunification, la chute de l’empire soviétique et l’afflux des juifs de l’ancien bloc de l’est, non seulement en Israël mais aussi en Allemagne. Où ils sont venus grossir les rangs d’un judaïsme dans une situation de léthargie endémique.
Les rabbins qui ont présidé la cérémonie ont présenté la Tora de Dieu aux fidèles et aux autorités allemandes en rappelant que la parole de Dieu ( toutes les paroles du Dieu de chaque religion) sont éternelles. Que la Tora que les déportés avaient étudié et vénéré sur les lieux de leur supplice revenait à sa place dans les arches d’alliance en Allemagne.

Ils ont assimilé ce retour à un miracle en disant aux visiteurs : avez jamais espéré vivre cet instant ? C’est un rêve.

Un dictum rabbinique dit bien que le salut de Dieu ne dure guère plus qu’un clin d’œil.

20:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

La politique et l’argent : des relations incestueuses ?

La politique et l’argent : des relations incestueuses ?

Depuis que le monde est monde, les hommes ont dû placer à la tête de leur cité des dirigeants censés administrer leurs affaires. Même dans la Bible hébraïque ou dans la Grèce antique, cela n’a jamais été chose facile. Dans la Bible, Dieu demande à Moïse de choisir des hommes intègres, incorruptibles (son’é batsa’), aptes à discerner sans difficulté l’intérêt général et à le dissocier de leur intérêt personnel. Dans la Grèce antique, il suffit de s’en référer aux Lois et à la République de Platon, sans même parler de l’Ethique à Nicomaque d’Aristote.

C’est bien quand il s’agit de placer une théorie et de faire une petitio principii. Mais qu’en est-il dans la réalité ?

Les dirigeants sont l’épine dorsale des élites, qu’il s’agisse d’une élite légitime, dotée de solides moyens intellectuels ou, au contraire, d’une élite auto-proclamée. Or, pensez vous que l’on se hisse au sommet d’un Etat ou à la tête d’une cité avec ses simples vertus ou mérites personnels ? Ce serait une douce illusion que de le croire…

Lire la suite

08:47 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook