30/05/2010

Green Zone…

Green Zone…

Hier soir, je suis allé au cinéma Green zone sur les Champs Elysées. C’est un filme bien préparé mais qui fait le procès de l’intervention américaine en Irak. Le film est intéressant, sans excès mais comporte une certaine dose critique contre le mensonge (ou prétendu tel) de la présence des armes de destruction massive dans l’Irak de Saddam Hussein.

La thèse du film est nettement visible : tous les sites considérés comme hautement sensibles étaient vides et les informations fournies par des sources humaines ou électroniques se sont révélées fausses.

Mais ce n’est pas le plus grave : on voit apparaître un jeune commandant, Miller, qui commence à se poser des questions, suit tout seul une piste qui le met au contact d’un chef militaire de Saddam, Mohammed al-Rawi qui affirme avoir rencontré un haut responsable américain à Amman. Au cours de la rencontre, le général irakien aurait assuré à son interlocuteur US que l’Irak s’était débarrassée de tout armement chimique et des ADM… Le problème est que le hait fonctionnaire fit un rapport inverse à Washington, certifiant que le régime irakien continuait dans la voie du surarmement prohibé…

Telle est la thèse du film. Pour le reste, j’ai bien apprécié le rythme du film tout en étant ému par les souffrances imméritées du peuple irakien que l’on voit, à un moment donné, quémander de l’eau à boire, car les canalisations avaient été détruites par les bombardements. Sans même parler de l’électricité…

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29/05/2010

israël et l’arme nucléiare

israël et l’arme nucléiare

La résolution adoptée hier ou avant-hier au sujet du bannissement des armes de destruction massive et d’un Moyen Orient dénucléarisé promet de belles empoignades dans un proche avenir. Et surtout inquiète Israël qui a toujours entretenu un flou artistique sur son armement nucléaire.

En réalité, cette conférence qui sert à jeter de la poudre aux yeux et qui veut mettre l’Etat hébreu sur la sellette, n’aura jamais lieu. Elle me fait même penser à cette fameuse conférence afro-asiatique, sorte de conglomérat de pays émergents ravis par l’idée de mettre au banc des accusés les puissances occidentales, et qui, finalement, n’a jamais eu lieu. C’était au milieu des années soixante.

En somme, il y a un problème, c’est l’Iran et toute tentative de dévier l’attention de ce sujet brûlant, ne trompera que ceux qui veulent se leurrer eux-mêmes.

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28/05/2010

Qu’est-ce que la scientologie ?

Qu’est-ce que la scientologie ?

J’avoue qu’avant l’émission d’hier infrarouge sur France 2 aux alentours de minuit, je n’avais de ce mouvement caractérisé de sectaire par certains secteurs de l’opinion, qu’une vague notion.

Si ce que j’ai entendu hier dans la nuit était avéré, alors ce serait terrible.

Ce fut un simple fruit du hasard : je venais d’achever une dure journée de labeur afin de rendre à temps mon prochain livre à l’éditeur et ma tête bouillonnait tant et tant que je me résolus à me changer les idées devant le petit écran… C’est le contraire qui survint !

Les témoignages et les instructions à charge furent d’une rare violence. Je n’ose même pas reprendre les plaintes exprimées par les victimes de ce système : je me souvins alors du retentissant procès intenté à cette société dont je ne comprends toujours pas le but précis : selon ses détracteurs, ses dirigeants embrigaderaient les nouveaux adeptes, livrés pieds et poings et liés, sans défense, à leurs tourmenteurs. On y a parlé de punitions, de privations, d’extorsion de fonds, de menaces… Incroyable ! Est-ce bien vrai ? Et dans ce cas, que fait la police, que fait la justice ?

Une dame italienne a témoigné et j’ignore honnêtement si son témoignage est authentique : elle a parlé d’un million e demi de dollars dérobés par cette église qui lui aurait retiré passeport et chéquiers… Incroyable !

A la fin de cette émission que j’ai vu jusqu’au bout, un simple communiqué stipulait que l’église de scientologie avait refusé de s’exprimer dans ce cadre.

Dommage ! Car on aurait pu être fixé et se faire une religion sur la question. Mais si le calvaire enduré par les victimes est avéré, alors il faut s’incliner devant tant de souffrances et réclamer que justice soit rendue. D’ailleurs, un certain nombre de procès sont en cours… Attendons et voyons.

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Avons nous vraiment besoin de l’IPAD ?

Avons nous vraiment besoin de l’IPAD ?

Si cela continue, on va en parler bien plus que la coupe du monde de foot ball en Afrique du sud. Je veux dire évidemment l’IPAD qui nous arrive des USA et qui semble exciter la curiosité des adeptes de ce genre de gadgets électroniques. Ce matin, jour de mise en vente de cet intrument à Paris, on voit des files d’attente de fans qui veulent être sûrs d’être servis les premiers.

Pourquoi un tel engouement ? Il faut bien reconnaître que l’ère de l’internet a changé la face du monde et a révolutionné nos habitudes, nos moyens de communication : le monde n’est plus cloisonné, les gens ne sont plus seuls (même si la solitude, la vraie, reste un problème véritablement métaphysique) et la communication, au sens le plus large du terme, a gagné en vitesse et en intensité : quand on pense seulement aux millions de SMS échangés chaque jour dans le monde, on se demande comment on faisait précédemment…

L’IPAD, nous dit-on, possède des tas de fonctions comme écouter de la musique, lire des livres et des journaux, bref mieux utiliser son temps et sortir di train train habituel. Je dois reconnaître que grâce à la numérisation des livres des grandes bibliothèques d’Europe et des USA, j’ai pu consulter des thèses allemandes des années 1880… chez moi, sur mon ordinateur, sans bourse délier ni attendre des mois et des mois les prêts inter-bibliothèques… La même chose vaut des grandes revues scientifiques et de tous les livres en général. Et dans ce contexte, recevoir, disons télécharger des livres sur son IPAD durant un voyage en train ou en avion, c’est bien. Lire les journaux, c’est bien, aussi.

La seule chose que je déplore, c’est de croiser partout de plus en plus de gens «appareillés», les écouteurs aux oreilles, coupés de notre montre monde, un peu comme le Dieu du philosophe grec Plotin, tourné vers lui-même, abîmé dans son propre univers…

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27/05/2010

Retomber dans le chaudron gaulois…

Retomber dans le chaudron gaulois…

Avec quelques dizaines de siècles de retard, on comprend Jules César. Et surtout ses récriminations contre les habitants de la Gaulle…

Après moins de deux semaines passées à 4000 km de Paris, je me remets dans le train-train quotidien et me rends compte que la France, ce si beau pays, ne parvient toujours pas à se mettre d’accord, à porter un juste regard sur les choses et les situations et à avancer en toute sérénité. Feu le président Georges Pompidou qui connaissait bien son pays (il était originaire du Cantal, la France profonde par excellence) savait de quoi il retournait lorsqu’il disait que «seul un homme casqué et botté serait en mesure de trancher le nœud gordien de la société française…» Et un autre homme politique, ayant complètement sombré dans l’oubli, celui-là, je veux dire Alexandre Sanguinetti (ancien secrétaire général de l’UDR, ancêtre du RPR et de l’UMP) qui disait en substance, ceci : «les Français rêvent de naître dans un pays où tout serait payé d’avance : depuis le berceau jusqu’à la mise en bière.»

A peine rentré, de quoi me parle-t-on à la radio, à la télévision et dans les journaux ? De grèves, de grèves et encore de grèves… Et pourquoi donc ? Parce que les Français ne veulent pas admettre qu’il faut remettre de l’ordre dans les finances publiques, qu’ils doivent travailler plus et plus longtemps, qu’ils ont vécu au-dessus de leurs moyens et enfin, qu’ils sont comme les autres, en gros que l’exception française est un mythe éculé… Regardez l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Grèce et le Portugal, pour ne parler que de l’Europe, tous ces pays ont pris des mesures dans le même sens.

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26/05/2010

LA LOGIQUE DU DÉVELOPPEMENT D’ISRAËL

FIN DES CHRONIOQUES ISRÉALIENNES : LA LOGIQUE DU DÉVELOPPEMENT D’ISRAËL

Cette expression «logique du développement» n’a pas été choisie au hasard. Je me souviens l’avoir lue dans le journal Le Monde au milieu des années soixante (au temps de ma bar-mitzwa) à propos d’une interview du président égyptien d’alors, Gamal Abd el Nasser. L’homme disait alors son inquiétude devant l’enracinement de l’Etat hébreu dans la région.

C’était l’épque où les Arabes croyaient sincèrement pouvoir rejeter les juifs à la mer comme aimait à le dire le chef du Fatah de l’époque Ahmed Choukeiri depuis Beyrouth… Mais il n’était pas le seul ; Nasser lui-même ne se privait pas de telles bravades lorsqu’il voulait remonter le moral de ses troupes.

Jusqu’au désastre de son armée, Nasser a cru, comme tous ses alliés arabes, qu’il arriverait un jour à rayer Israël de la carte. On connaît la suite. Aujourd’hui, même les dirigeants arabes les plus fantasques ne rêvent plus de cela, sachant bien que l’Etat hébreu atteint une telle puissance qu’il est indéracinable. Et le Hezbollah devrait s’en souvenir.

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COMMENT L’OPINION PUBLIQUE ISRAÉLIENNE VOIT LE PRÉSIDENT OBAMA…

COMMENT L’OPINION PUBLIQUE ISRAÉLIENNE VOIT LE PRÉSIDENT OBAMA…

Voilà un point qui a tout changé en Israël ! L’allié le plus fidèle, passant pour l’indéfectible soutien d’un pays menacé de toutes parts, qui se met soudain à formuler des exigences inacceptables, rend visite aux ennemis irréductibles d’Israël, leur tient un discours des plus conciliants et entend procéder à un total rééquilibrage qui n’ose pas dire son nom…

Ajoutez à cela le second prénom du président et vous avez un tableau des plus sombres des relations actuelles entre les deux pays…

Pourtant, le président Obama, sermonné par son parti, commence à refluer et à reconnaître qu’il a demandé à Israël de faire des concessions impossibles. Il a reconnu récemment devant des congressistes juifs des USA qu’il avait mis le pied dans un champ de mines et qu’il y avait laissé quelques plumes (sic !)… En Israël, cela est considéré comme un aveu, la reconnaissance d’une faute.

Ram Emmnauel, le secrétaire général de la Maison Blanche (qui est, soit dit en passant, à la fois israélien et américain), est allé jusqu’à utiliser une expression anglaise particulièrement malvenue que je n’ose traduire. Il a dit, we screwed up( (on a complètement dé÷÷÷÷né)

Mais il en faudra bien plus pour que les associations juives des USA soutiennes un tel président pour un éventuel second mandat. Il n’est pas même exclu que le parti démocrate demande à l’actuel locataire de la Maison Blanche de se retirer et d’investir un autre candidat. C’est que même les partisans juifs du parti démocrate ont été dépassé par l’ampleur de la protestation anti-Obama… car s’il y a un point sur lequel l’immense majorité de l’opinion publique américaine n’accepte jamais le moindre compromis,, c’est bien le soutien à Israël.

A lire la presse israélienne, le mal est fait. Il est déjà trop tard.

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L’éprouvante solitude de M. Saad Hariri, premier ministre du Liban…

L’éprouvante solitude de M. Saad Hariri, premier ministre du Liban…

Le réveil est dur pour le jeune Premier Ministre libanais qui retrouve la place de son père, quelques années après l’assassinat de son père… Ne parlons même pas des mois nécessaires à la formation du gouvernement et voyons plutôt comment il s’accommode d’un Hezbollah, désireux d’être maître du jeu politique et de substituer au pouvoir politique légitime.

Certaines puissances européennes, y compris les USA, et parmi les Arabes, l’Arabie Saoudite, avaient promis un soutien indéfectible au jeune dirigeant qui constate aujourd’hui combien sa marge de manœuvre est réduite !

Le changement d’attitude tant espérée de la Syrie a fait long feu. Certes, les soldats syriens ne sont plus sur place mais l’influence de ce pays est encore palpable. Dans les services de sécurité (ce qui crucial dans ce pays), le personnel politique et même l’armée… Ce n’est pas surprenant : trente années d’occupation laissent des traces. Et, au fond, la présence militaire syrienne n’est plus nécessaire puisque le Hezbollah, supplétif de Damas et de Téhéran, est là pour tout bloquer : la réforme du pays, la paix avec Israël et la reconquête d’une souveraineté pleine et entière.

Mais que faudra-t-il donc faire pour avoir enfin la paix dans cette région ? La venue du Messie ?

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Vers une libération de Gilad Shalit ?

Vers une libération de Gilad Shalit ?

Dans le cadre des chroniques israéliennes prévues, je dois dire un mot d’une interview accordée par un chef du Hamas, libéré par Israël après un emprisonnement de 44 mois.

Cet homme dit l’homme à la barbe rousse a cependant bénéficé de visites de la croix rouge, de sa famille et de ses amis en prison alors que le jeune Gilad est tenu au secret depuis quatre ans !

Le libéré a reconnu qu’il ne souhaitait de réclusion criminelle à personne, donc pas à Gilad et qu’il souhaitait que celui-ci regagnât ses foyers. Il ajoutait, cependant, avec un peu de mauvaise foi, que Gilad aurait pu être rendu aux siens depuis longtemps si Israël avait accepté les conditions du Hamas. Mais étaient-elles acceptables ces conditions ?

En tout état de cause, il est intéressant de voir qu’un ancien prisonnier, membre du Hamas, proclame urbi et orbi, que la tenue au secret n’est pas une bonne chose et qu’il veut mieux agir autrement. Il a dit dans le texte : je n’aime pas la prison pour moi, donc je ne l’aime pas Gilad.

Puisse-t-il être entendu.

Il faut bien reconnaître que M. Netanyahou (dont le père vient de fêter son 100ème anniversaire !) refuser d’en passer par où le Hamas veut. Ce n’est pas une mauvaise tactique ; sinon le Hamas cherchera de nouveau à retrouver une monnaie d’échange. Et on entrera dans un cercle infernal.

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LES MANŒUVRES MILITAIRES DE TSAHAL DANS LE NORD D‘ISRAËL

LES MANŒUVRES MILITAIRES DE TSAHAL DANS LE NORD D‘ISRAËL

Comme je le laissais entendre dans les précédents blogs formant l’ossature de ces chroniques israéliennes, des manœuvres de grande ampleur, prévue de longue date, se déroulent à la frontière israélo-libanaise. Elles ont suscité évidemment quelques inquiétudes dans une région dont l’instabilité est une véritable affection de longue durée.

Les deux parties principalement concernées ne sont autres que la Syrie et surtout le Hezbollah qui gagnerait à faire preuve de modération et à manier avec prudence sa rhétorique guerrière. Ce n’est plus M. Olmert qui est aux commandes en Israël mais Benjamin Netanyahou qui, lui, ne parle pas en l’air.

Le cas est différent car il s’agit d’un pays avec une armée régulière et un gouvernement dont on peut penser ce qu’on veut mais qui est un gouvernement. Les Syriens hésitent toujours entre l’aventurisme politique inspiré par l’Iran à la remorque duquel ils se sont mis, et lé réintégration progressive dans le concert des Etats respectables. Pour le moment, les Syriens n’ont rien trouvé de mieux (pour rompre leur isolement diplomatique) grandissant que de s’allier avec Etat voyou… Ce ne fut pas très heureux comme choix puisque le président américain a refusé de retirer la Syrie de la liste des Etats voyous.

Si la Syrie se laisse aller à placer des armes balistiques iraniennes sur son territoire, elle risque de provoquer un embrasement général qu’elle entretient en sous main en fournissant au Hezbollah armes et munitions. Ce n’est pas sage et cela peut coûter cher.

La paix n’a pas de prix, mais elle se conclut avec des gens responsables.

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