04/01/2010

Impressions de Terre sainte

ntroduction : réflexions sur l’identité juive

A chaque retour d’Israël, mes réflexions sur la nature de l’identité juive, l’essence de cet attachement au peuple juif et à la terre d’Israël, changent dans mon esprit. Quand je croise autant de nationalités, de blancs et de noirs parlant l’hébreu, et portant l’uniforme et les armes de Tsahal, je me demande qui est juif… Non point que je vise une restriction de cette définition, je suis, au contraire, de ceux qui veulent élargir le sein d’Abraham, je signifie simplement que tous ces êtres qui se disent juifs le sont si différemment les uns des autres que l’on peut se demander où se situe donc le noyau insécable de l’essence du judaïsme.

Quand vous vous adressez à la réception des hôtels, quand vous allez à la banque changer de l’argent, quand vous faites vos courses au supermarché du coin ou quand vous allez au restaurant, chaque Israélien est affecté par une sorte de , de bilinguisme qui est la règle dans ce pays. Mais ce qui frappe le plus, c’est le nombre de Russes dont au moins 90% sont de religion juive ou, dit-on, d’ascendance juive. Généralement bien éduqués, soignés et propres sur eux, ils sont devenus le second groupe le mieux représenté dans l’Etat juif, ayant même un parti politique qui les représente (par exemple : Israël bétéynou de Chtaranski) ou encore le groupe de Avigdor Liebermann qui détient le portefeuille des affaires étrangères.

Avant cette arrivée massive, les francophones, généralement issus de pays du Maghreb ou d’Orient (surtout le Liban et l’Egypte, et un peu la Libye) étaient les econd groupe le mieux représenté après les ashkénazim (germano-polonais)… Les tensions sociales étaient alors très fortes et aujourd’hui, comme par enchantement, les choses paraissent plus fluides ou ent out état de cause, mieux conflictuelles qu’elles ne semblaient devoir l’être.

Quand je vous ces juifs russes à la synagogue, voire même des juifs des Indes, réciter la prière des morts à mes côtés , je me dis que cela relève du miracle : où donc, tous ces gens, disséminés aux quatre coins de la planète, ont-ils puisé la force et la conviction d’adhérer à la même histoire, la même religion et le même destin. Cette communauté de destin (en allemand Schicksalsgemeinschaft) est étonnante car elle a triomphé de tous les obstacles, même de l’holocauste ! Une remarque rarement faite ; au lendemain de la Shoah, les rescapés auraient pu dire qu’ils voulaient plus entendre parler du judaïsme au nom duquel on les avait conduits à l’abattoir. Ils auraient pu se convertir en masse au christianisme ou à une autre religion. Eh bien, cette éventualité n’a touché qu’une infime minorité de gens…

Etonnante identité juive. Elle ressemble à une alchimie : elle fixe le volatile et volatilise le fixe. Mais ce qui est encore plus frappant quand on considère la réalité de la mosaïque israélienne, ce sont les grands contrastes qui rendent d’autant plus incompréhensible la fameuse mais inique équation, jadis votée par une majorité à l’ONU ;: sionisme égale racism… Comment est ce possible puisque tous ceux qui vivent en Israël ont les mêmes droits qu’ils soient blancs, noirs ou autres…



Impressions d’Israël : retour de vacances

Introduction : réflexions sur l’identité juive

A chaque retour d’Israël, mes réflexions sur la nature de l’identité juive, l’essence de cet attachement au peuple juif et à la terre d’Israël, changent dans mon esprit. Quand je croise autant de nationalités, de blancs et de noirs parlant l’hébreu, et portant l’uniforme et les armes de Tsahal, je me demande qui est juif… Non point que je vise une restriction de cette définition, je suis, au contraire, de ceux qui veulent élargir le sein d’Abraham, je signifie simplement que tous ces êtres qui se disent juifs le sont si différemment les uns des autres que l’on peut se demander où se situe donc le noyau insécable de l’essence du judaïsme.

Quand vous vous adressez à la réception des hôtels, quand vous allez à la banque changer de l’argent, quand vous faites vos courses au supermarché du coin ou quand vous allez au restaurant, chaque Israélien est affecté par une sorte de , de bilinguisme qui est la règle dans ce pays. Mais ce qui frappe le plus, c’est le nombre de Russes dont au moins 90% sont de religion juive ou, dit-on, d’ascendance juive. Généralement bien éduqués, soignés et propres sur eux, ils sont devenus le second groupe le mieux représenté dans l’Etat juif, ayant même un parti politique qui les représente (par exemple : Israël bétéynou de Chtaranski) ou encore le groupe de Avigdor Liebermann qui détient le portefeuille des affaires étrangères.

Avant cette arrivée massive, les francophones, généralement issus de pays du Maghreb ou d’Orient (surtout le Liban et l’Egypte, et un peu la Libye) étaient les econd groupe le mieux représenté après les ashkénazim (germano-polonais)… Les tensions sociales étaient alors très fortes et aujourd’hui, comme par enchantement, les choses paraissent plus fluides ou ent out état de cause, mieux conflictuelles qu’elles ne semblaient devoir l’être.

Quand je vous ces juifs russes à la synagogue, voire même des juifs des Indes, réciter la prière des morts à mes côtés , je me dis que cela relève du miracle : où donc, tous ces gens, disséminés aux quatre coins de la planète, ont-ils puisé la force et la conviction d’adhérer à la même histoire, la même religion et le même destin. Cette communauté de destin (en allemand Schicksalsgemeinschaft) est étonnante car elle a triomphé de tous les obstacles, même de l’holocauste ! Une remarque rarement faite ; au lendemain de la Shoah, les rescapés auraient pu dire qu’ils voulaient plus entendre parler du judaïsme au nom duquel on les avait conduits à l’abattoir. Ils auraient pu se convertir en masse au christianisme ou à une autre religion. Eh bien, cette éventualité n’a touché qu’une infime minorité de gens…

Etonnante identité juive. Elle ressemble à une alchimie : elle fixe le volatile et volatilise le fixe. Mais ce qui est encore plus frappant quand on considère la réalité de la mosaïque israélienne, ce sont les grands contrastes qui rendent d’autant plus incompréhensible la fameuse mais inique équation, jadis votée par une majorité à l’ONU ;: sionisme égale racism… Comment est ce possible puisque tous ceux qui vivent en Israël ont les mêmes droits qu’ils soient blancs, noirs ou autres…

Départ de Roissy

En arrivant à l’aéroport de Roissy, on demande où se trouve le comptoir des lignes aériennes, et il n’est pas rare de s’entendre dire : le comptoir d’El Al se trouve là où vous vous verrez tant de soldats en armes, revêtus de gilets pare-balles Cette remarque et surtout ce spectacle m’ont toujours attristé et je laisse de côté les grandes mesures de sécurité que tout le monde, sans exception, loue désormais, depuis la terrible aventure du jour de Noël avec ce jeune Nigérian qui tenta de se faire exploser en plein vol avec un produit qu’il cachait sous son vêtement : cet homme avait traversé maints aéroports européens sans être découvert..

Vouloir endeuiller tout un pays un jour de grande fête chrétienne ! Ce pauvre président Obama a complètement changé de vocabulaire, de politique et de comportement en tout juste un an ! Ils sont loin les discours avenants et conciliants à l’égard de capitales connues pour leur soutien ininterrompu au terrorisme. Que soit bénie la Providence qui a étendu sa main protectrice sur ces centaines de femmes, d’hommes et d’enfants que la haine à l’égard de l’Amérique aurait pu transformer en torches volantes… Pourquoi tant e haine, en un jour où plus d’un milliard d’homme fête la venue de celui qu’ils considèrent comme le Sauveur. Et que que nous devons tous respecter comme on respecte toutes les religions, sans exception aucune.

Le célèbre mystique allemand du XVIe siècle Jakob Böhme a expliqué que le feu se transformait devait, dans l’économie de la création, se transformer en lumière. Pourquoi ? Car, dit-il, le feu prend tout ce qu’il rencontre alors que la lumière donne, elle éclaire tous ceux qu’elle touche.

Natanya et départ de Laura

Arrivés à Lod, nous nous dirigeons vers la station balnéaire si prisée des francophones, Natanya où la saison des pluies ne dure que quelques semaines et l’hiver à peine deux petits mois. Et là, Laura attend avec impatience sa tante venue la cherche pour l’emmener dans le néguev, aux ports de Gza, pratiquement, à moins de sept kilomètres du lieu où fut enlevé Gilad Schalit.

Eté comme hiver, les Israéliens se sont une spécialité gastronomique à laquelle tous les gens, touristes compris, se plient avec joie ; les grillades en bod de mer. Manger dehors a toujours été une tradition des peuples de la Méditerranée. Ayant quitté une Europe glaciale doù presque tous les avions étaient cloués sur place, nous cédons à la coutume locale, quand soudain un véritable orage s’abat sur les dîneurs. Il durera une bonne heure. Qu’à cela ne tienne : les maîtres d »hôtel déroulent le store qui fait fonction d’immense parapluie. Mais à la in de l’orage, un nouvel ciel bleu refait surface. La terre a avalé l’eau de pluie.

Noël à Natanya et à Jérusalem

La veille de Noël, nous nous rendons à Jérusalem, dans la vieille ville. L’atmosphère y est indéfinissable : c’est un peu comme si la spiritualité était palpable. Ces églises, ce mur occidental du Temple juif, cette belle mosquée avec son splendide dôme, ces prières qui s’élèvent vers le même Dieu, proférées par des bouches et des cœurs qui se séparent les uns des autres, sont-elles confondues devant le trône céleste où restent-elles dissociées ? Pourtant le Psalmiste dit bien que Dieu est proche de tous ceux qui l’invoquent avec leur cœur… Le Psalmiste se serait-il trompé ou aurait-il pris ses désirs pour des réalités ? On pourrait parois le penser.

Au coin des rues de la vieille ville, des hommes jeunes veillent, ne perdant aucun détail de ce qui se passe autour d’eux. Et lorsque vous traversez les venelles bordées d’échoppes, deux mondes se croisent sans se voir, sans se regarder, transparents.

Non loin de là, des groupes innombrables de pèlerins écoutent attentivement les explications de leurs guides. Là encore, on se croise, mais on ne se parle pas. Quelques bribes de français, de russe, de grec, d’allemand, entrecoupées par des invitations en arabe à faire des emplettes. On me parle en français ; croyant bien faire, je réponds en arabe avec un large sourire. Le visage se ferme. On me prend pour ce que je ne suis pas… Même le jour de Noël, les choses restent ce qu’elles sont.

Sefer Tora

J’ai pu visité dans la ville sainte , à un jet de pierre (sans mauvais jeu de mots) du Mur du temple, un lieu où des mains pures et des yeux attentifs à chaque détail, retranscrivent la Tora, le Pentateuque. On est ici dans le haut lieu de la super orthodoxie. Je demande l’autorisation de dérouler le large rouleau pour l’inspecter. Et je lis à même le parchemin le texte sacré. Le rabbin s’étonne de voir un homme lire, tête nue, le texte sacré sans faire de faute car ce texte n’est pas ponctué. On me met une kippa sur la tête que j’accepte avec plaisir. La discussion s’engage. Le parchemin est beau, d’excellente qualité. Les choses se présentent bien. Rassuré, l’homme pieux me prie de goûter aux douceurs préparées par son épouse, et je m’exécute sans chichis. Nous sommes en Orient, il est des rites, des traditions qui demeurent immuables. Avant de conclure, il faut boire et manger, même symboliquement. Un autre verset du Psautier me revient à l’esprit : je prfère, a érit l’homme le plus pieux que la terre ait jamais porté : je préfère l’enseignement de Ta bouche à de milliers de pièces d’or et d’argent.

Chabbat au Mochav

De retour à Natanya, nous décidons de passer le chabbat au Mochav chez Dinah et sa cousine Rosine. Le vendredi après midi, tout Israël bouge de lieu ; les soldats obtiennent des permissions pour regagner le domicile conjugal ou familial.

Au bout d’une heure, nous sommes en plein Néguev. Un ciel clair, un soleil de plomb, pour conduire les lunettes fumées sont de rigueur. Mais la route est belle, bien entretenue.

Juste arrivés, je dois me précipiter dans la petite synagogue où l’on m’attendait pour réciter la prière en vue du repos de l’âme de mon défunt père. Là aussi, l’atmosphère est spéciale. Vous entrez dans le petit édifice alors que les derniers rayons de soleil dardent leur aveuglante lumière et lorsque vous êtes de nouveau dehors, c’est la nuit noire. Au total, il ne s’est écoule qu’une petite demie heure. Une sérénité, un calme absolu. Le chabbat est là. Le temps n’en plus un, c’est un peu l’éternité qui plane, salué par les Psaumes pour accueillir le jour du repos.

Les prières récitées, je pense à la phrase du prophète Isaïe (VIIIe siècle avant Jésus) qui déclare que l’on ne se délecte en Dieu qu’après avoir oublié les choses de ce monde.

Départ pour Eilat avec Rosine

Que le temps passe ! Nous sommes lundi et nous avons prévu de passer une petite semaine à Eilat au bord de la Mer rouge. Et, à notre grande joie, la cousine Rosine se joint à bous avec son époux . Nous les suivons et on traverse le désert par la vielle route, c elle des premiers pionniers. Certes, elle est sinueuse, voire dangereuse mais je n’en connais pas de plus belle. Des sables aux couleurs chatoyantes, des paysages de création du monde (en hébreu nof béréshit). Au bout de deux heures, le premier barrage apparaît. Le contrôle est débonnaire mais les soldats sont lourdement armés. On n’entre pas à Eilat comme dans un moulin. Un policier nous arrête et nous demande comment nous allons. Je lui réponds en hébreu et il me demande comment je sais aussi bien la langue du pays. Je lui réponds que j’ai appris cette langue depuis mon très jeune âge… Nous passons avec, de sa part, un tonitruant : bienvenue !

A Eilat, au bord de la Mer rouge : Les feux d’artifice de Jordanie et d’Israël

Scènes de vacances au bord de l’eau

Départ vers Ouvdat, l’aéroport militaire d’Eilat

Ce soir, c’est le nouvel an. A minuit et des poussières, les feux d’artifice crépitent des deux côtés de la frontière. Les hôtes d’Eilat répondent à ceux d’Aqaba qui se trouvent juste en face. Si cela pouvait être toujours ainsi. Ce serait si beau. Des hommes, de part et d’autre, accueillant la nouvelle année avec de la joie.

La joie de vivre en paix dans un site paradisiaque.

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Commentaires

Momo, tu deviendrais pas un peu fanatique ?

Écrit par : corto | 05/01/2010

Merci pour cette belle relation de votre voyage et des impressions que vous en avez ressenties.
J'ai eu l'impression de voyager avec vous !

Au sujet du passage suivant :

"Une remarque rarement faite ; au lendemain de la Shoah, les rescapés auraient pu dire qu’ils voulaient plus entendre parler du judaïsme au nom duquel on les avait conduits à l’abattoir. Ils auraient pu se convertir en masse au christianisme ou à une autre religion. Eh bien, cette éventualité n’a touché qu’une infime minorité de gens…"

Je crois que c'est une réaction naturelle normale qui existe en tous domaines : L'action entraîne la réaction.
Au plan humain, cette réaction, bien sûr, ne concerne pas tous les individus; elle doit être vue statistiquement. Mais il me semble que les très graves violences faites aux juifs au cours de la Shoah ont eu dans l'ensemble pour résultat de les rapprocher les uns des autres, de renforcer le sentiment d'appartenance à la communauté juive et de les dresser contre la persécution.

De plus, les Juifs se sont trouvés, à la fin du second conflit mondial du coté des vainqueurs. N'ont ils pas été finalement les premiers vainqueurs de leurs tortionnaires ? Ce n'était pas une situation de nature à les conduire à abjurer leur foi religieuse, bien au contraire ! C'est un cas tout à fait différent de celui qui avait, par exemple, conduit le père de F. Mendelssohn à embrasser le Christianisme. (Ceci étant, Yahweh ne semble pas en avoir voulu pour autant à son fils, doté du talent de composer une aussi divine musique !)

Écrit par : Gérard | 05/01/2010

Gérard, lors de la Shoah, les nazis ne proposaient pas d'alternatives par conversion contre la vie, comme ça a été le cas dans d'autres pogroms ou comme lors la Reconquista.
Néanmoins, comme dans toutes les dérives et autres massacres, le mobile principal reste la spoliation des populations Juives ou minoritaires.
D'où ces sentiments de haine post-traumatiques envers les victimes.
Comment ne pas devoir justifier ses propres actes envers les atrocités commises ?
Ce qui fait qu'il semble douteux de parler de renforcement, lorsque l'on décrit des situations quelles quelles soit en matière de dynamique sociale, il est extrêmement compliquer d'en tirer des enseignements durables.

Écrit par : corto | 05/01/2010

Félicitations. Ce que vous écrivez est tellement vivant et réel. Vous lire est un plaisir. Continuez!

Écrit par : Jean-Philippe | 06/01/2010

Kipat Barzel opérationnel dans quelques mois

Une bonne nouvelle pour les résidents du sud sans arrêt menacés par les roquettes du Hamas : le système de protection anti-roquettes Kipat Barzel (alias Iron Dome ou Dôme de fer) sera très bientôt opérationnel, probablement dès cet été.


Le système a passé avec succès une dernière série de tests de la compagnie d’armement Rafael et du ministère de la Défense. Dans le cadre de ces dernières vérifications, le système a dû se mesurer pour la première fois à plusieurs menaces à la foi, parmi lesquelles des tirs de roquettes Kassam, Grad, Katiouchas à courte portée et obus de mortier de 120 mm de diamètre.


Les tests ont également compris des tirs contres des régions prédéfinies comme « non concernées », c’est-à-dire correspondant aux zones inhabitées, pour vérifier comment le système parvient à distinguer entre les tirs menaçant la population et les tirs sans danger, qui ne seront pas interceptés. Dans tous les cas, le système a fait ce qu’on attendait de lui.


Le ministre de la Défense Ehoud Barak a déclaré qu’il s’agissait d’un important progrès. « La réussite des tests témoigne des capacités de Rafael et des Industries aérospatiales d’Israël », a commenté le leader du parti travailliste.

A l’issue de ces tests, le stade du développement s’achève dans les temps et Kipat Barzel va bientôt être remis à la brigade de défense antiaérienne, créée au sein de l’armée de l’Air pour faire fonctionner le système.


A l’école de la brigade de défense antiaérienne les soldats se préparent à accueillir la batterie anti-roquettes. La première batterie sera opérationnelle en été 2010.

Écrit par : corto | 07/01/2010

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