31/10/2009

ACQUES CHIRAC, RENVOYE EN CORRECTIONEL ?

JACQUES CHIRAC, RENVOYE EN CORRECTIONEL ?
C’est absolument sans précédent, unique dans les annales de la République : un ancien président de l’Etat français, deux fois Premier ministre, de très nombreuses fois à la tête de département ministériels importants, et j’oubliais (c’est l’essentiel) ancien Maire de Paris, se voit reproche une affaire qui remonte à de nombreuses années : des emplois supposés fictifs dans cette même mairie.
Soyons clairs, la justice est indépendante, elle fait ce qu’elle doit faire, mais voilà elle n’est pas seule au monde. Au sein de la république, on parle de l’institution judiciaire, avec des fonctionnaires nommés et promus, une hiérarchie et un parquet qui ouvre les poursuites ou classe les dossiers.

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30/10/2009

polémiques et politique

polémiques et politique

En se levant le matin et en prenant connaissance des nouvelles du jour, on se demande parfois ce que la presse aurait à nous dire, n’était l’indégonflable chronique judiciaire, toujours extrêmement fournie. On ne peut guère passer entre les gouttes : c’est rigoureusement impossible.

Que se passerait-il dans un monde sans affaires, au sens judiciaire du terme ? Je pense qu’on vivrait mieux. C’est, dans l’ordre, les faits divers crapuleux, ensuite les malversations ou les trafics d’influence, réels ou supposés, puis les soupçons de dénonciation calomnieuse, et derniers en date, les ventes d’armes prohibées à des pays en guerre. Et, ce n’est pas fini : on nous annonce pour aujourd’hui, le possible renvoi devant le tribunal correctionnel d’un ancien président de la République…

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29/10/2009

Aristote, Averroès et Maimonide : le legs philosophique grec dans les religions révélées

Aristote, Averroès et Maimonide :

le legs philosophique grec dans les religions révélées

Conférence du 29 octobre 2009 à la Mairie du XVIe

Arrondissement à 20h 30

La conférence de ce soir se veut une appréciation juste et objective de ce que les penseurs religieux de l’islam, du judaïsme et du christianisme ont voulu faire du legs aristotélicien : l’ont-ils trahi ou l’ont fidèlement servi ? Par delà l’aspect érudit et académique de cette question, il y a une considération plus polémique qui ne sera pas traitée ici : il s’agit des sources culturelles et spirituelles de l’Europe : sont-ce les penseurs musulmans (qu’ils fussent arabes ou persans) qui transmirent le savoir grec aux lettrés d’Europe ? Pour nous, cette question est loin d’être tranchée dans un sens comme dans un autre mais nous insistons sur l’apport spécifique des traducteurs et commentateurs de langue arabe, qu’ils fussent chrétiens ou musulmans comme al-Kindi, al-Farabi, Avicenne, Ibn Badja, Ibn Tufayl et Averroès.

Mais le thème précis de cette conférence ce soir est le legs aristotélicien dans les religions chrétienne, juive et musulmane, même ceux qui ont cultivé la pensée d’Aristote avaient de leurs croyances proprs et de leur confession spécifique une approche bien particulière… Les résultats de notre recherche font apparaître que les textes d’Aristote parvenus entre les mains de ces théologiens ou de ces philosophes-théologiens (Religionsphilosophen, dirait-on en allemand) ont été interprétés dans un sens bien défini : on les a interprétés dans un esprit accomodatice et harmonisateur car le maître (Platon, dit le divin) et le disciple (Aristote, dit le sage) ne pouvaient diverger au plan doctrinal. Ensuite, on a attribué à Aristote des écrits qui ne provenaient pas de sa plume mais qui naquirent dans le giron de disciples tardifs de son maître Platon. Ainsi naquit le néoplatonisme. Si l’on excepte Alexandre d’Aphrodise, le plus ancien commentateur d’Aristote, tous ceux qui l’interprétèrent par la suite orientèrent sa philosophie dans un esprit nettement néoplatonicien. : Plotin (205-270), son disciple Porphyre, Jamblique et Proclus (412-486) forment la trame du néoplatonisme.

Le Moyen age islamo-christiano-juif a donc hérité d’un Aristote largement théologisé comme le montre l’attribution d’écrits largement néo-platoniciens au philosophe natif de Stagire (Aristote)= Le Liber des Causis (Livre des causes ou Livre du bien pur) et la Théologie d’Aristote qui reprend en fait les trois dernières Ennéades de Plotin où souffle un esprit tout sauf aristotélicien. Ce livre fut con !u au Moyen Age comme un complément à la Métaphysique d’Aristote

Un exemple, la présentation donnée par al-Farabi grand admirateur d’Aristote de son maître grec dans son traité De l’harmonie entre les opinions des deux Sages, le divin Platon et le sage Aristote : le second est toujours platonisé . Et l’on met l’accent sur tout ce qui pourrait être compris dans un sens théologique. En fait le philosophe musulman reprend la même procession et la même hiérarchisation trouvées chez Plotin mais qu’il attribue généreusement (mais sans discernement) à Aristote : l’Un, l’intellect, l’âme et la nature, ce qui fait penser à Plotin et à ses Ennéades dont les trois dernières ont formé la pseudo Théologie d’Aristote. La même remarque vaut du Liber de Causis qui est de la même veine. On y interprète la causalité comme la création, c’est ce qui a le plus contribué à la popularité du Liber de causis.

Un mot d'un livre à l’influence si grande au Moyen Age…

La grande fortune de livre est due à sa version latin qui résulte certainement d’une traduction de l’arabe laquelle a aussi service support à de nombreuses traductions hébraïques Fort de plus de 80 chapitres ou sections, il se nomme aussi le livre du bien pur, comme la traduction allemande de son éditeur (en arabe avec en vis à vis la version allemande, Das Buch über das reine Gute… (Otto Bardenhewer)

L’inspiration néoplatonicienne de ce texte se retrouve dans la correspondance qu’il établir entre deux ordres, celui de la réalité et celui de l’idéal. Bien qu’attribué à Aristote comme complément «théologique» à sa Métaphysique, le livre fait plus penser à Proclus et à Plotin. Au sommet de l’être se trouve l’Être primordial, le bien absolu qui gît au fondement de tous les êtres, l’unité fondamentale qui se retrouve dans toutes les diversités. De cet être absolument in cognoscible, indéfinissable émane un intellect. De celui-ci émane à son tour l’âme qui occupe un échelon intermédiaire entre l’intelligible et le sensible.

On se rend vite compte qu’un tel raisonnement et une telle configuration (par cette procession purement plotinienne ou même proclienne) sont résolument étrangers à la pensée aristotélicienne mais le prestige du philosophe de Stagire était telle que chacun souhaitait retrouver en lui ses propres idées et lui en attribuer la paternité.

Dans son sagace commentaire de ce Liber de causis, Saint Thomas avait repéré la source de cet écrit, Proclus ou le cercle de ses disciples. Même s’il donne dans certains passages l’impression de ne pas tout compris dans ses sources documentaires, le Liber de causis trahit une inspiration monothéiste évidente lorsqu’il reprendre la doxologie musulmane (Dieu que son Nom soit béni et exalté). Des qualificatifs qu’il ne peut avoir trouvé ni chez Plotin ni même chez Proclus. Et le livre évite soigneusement toutes formules polythéistes. Son but primordial est d’établir une hiérarchie qui soit compatible avec une genèse religieuse (créationniste) de l’univers : La Cause première fait émaner l’intellect premier qui donne lui-même naissance à l’âme laquelle précède le dernier échelon, celui de la Nature.

La Cause première transcende toute prédication car son être véritable se dérobe à l’appréhension. Il est à l’origine de tout être dont il est pourtant radicalement coupé… Cette cause première primordiale a un pouvoir causal supérieure à toute autre cause. Ce qui facilita son assimilation au Dieu créateur des religions monothéistes.

La pseudo-théologie d’Aristote : reprise des trois dernières Ennéades de Plotin (205-270)

Comme on le notait plus haut, les néoplatoniciens, mais surtout les théologiens des religions monothéistes avaient besoin d’un substrat religieux qu’ils espéraient trouver en Aristote, le philosophe par excellence. On trouva chez Plotin le texte tant souhaité : les Ennéades. Plotin passe à juste titre pour le fondateur du néoplatonisme dont on peut énoncer quelques principes fondamentaux : a) la transcendance d’ l’Un en tant que principe antérieur à l’être. b) le multiple dérive de l’être. c) l’auto-intellection de l’intellect suprême dont les pensées produisent les idées des êtres existants

Cet Un comment le caractériser ? Aucune prédication ne peut s’appliquer à lui : aucun attribut ne saurait le caractériser, pas même la pensée, l’intellection, car cette activité introduirait en lui une scission ou une désunion. Même si le monde a pour source l’Un, il ne découle d’un acte créateur. Car l’Un est immuable, immobile, reclus dans une sorte de narcissisme éternel, recroquevillé sur lui-même, désintéressé du sort des hommes et du monde. Le contraire du Dieu omniscient et provident. L’être réel suit l’ordre suivant de haut en bas : l’Un, l’intellect, l’âme et la matière (monde naturel).

Ces deux textes, le Liber de causis et la pseudo-théologie d’Aristote sont responsables de la tournure théologique conférée à la pensée d’Aristote pendant le Moyen Age.

En fait, ce qui se présente sous le vocable d’aristotélisme n’est en réalité que du néoplatonisme.

Nous allons voir à présent comment les doctrines d’Averroès ont réussi à louvoyer entre ces deux pôles tout en tentant de coller instinctivement le plus possible à l’Aristote authentique.

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A France ET LES VENTES D’ARMES

LA France ET LES VENTES D’ARMES

Le verdict condamnant l’ancien ministre de l’Intérieur, M. Charles Pasqua, à une peine d’emprisonnement ferme ne laisse pas de susciter des remous. Il s’agit, comme chacun sait, de l’affaire dite de l’Angola-gate où un certain trafic d’armes eut lieu entre la France et un pays auquel il était interdit d’en vendre. Se sentant injustement traité, M. Pasqua a décidé de donner les noms de tous ceux qui, selon lui, étaient parfaitement au courant de la transaction et n’ont rien fait pour s’y opposer. Conclusion : l’ancien ministre juge injuste de se retrouver seul sur le banc des accusés.

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28/10/2009

l'attenttat de Kaboul

L'attentat de Kaboul

Mais que se passe-t-il donc à Kaboul ? A quelques jours du second tour de l’élection présidentielle, les Talibans ont pu frapper au cœur même de la capitale afghane, investissant à la faveur de la nuit un immeuble réservé aux employés internationaux de l’ONU et tirant des roquettes contre un hôtel du voisinage. Cet acte terroriste appelle plusieurs remarques :

Alors que plus de 75000 soldats occidentaux se trouvent en différents points du pays, et en dépit de la nécessité de renforcer les mesures de sécurité en prévision d’une élection présidentielle importante, les autorités afghanes ne réussissent toujours pas à verrouiller leur métropole ni à assurer la sécurité, même relative.

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27/10/2009

Mais qui se cache donc derrière le dernier attentat sanglant de Bagdad ?

Mais qui se cache donc derrière le dernier attentat sanglant de Bagdad ?

L’attentat de Bagdad, l’un des plus meurtriers dans la capitale irakienne, n’est pas le fait d’un amateur ni d’un petit groupe isolé. Il a nécessité une puissante logistique, une préparation minutieuse et des exécutants déterminés. Toutes choses qui laissent supposer l’assistance d’un Etat et de ses services spéciaux. Et dans un tel cas, tous les regards se tournent vers un voisin chiite de l’Irak qui s’est servi d’un autre puissant relais dans la région.

Ce n’est plus un attentat de sunnites contre des chi’ites ni l’inverse, ce qui était visé n’était autre que l’Etat irakien en personne, dans ses bâtiments les plus représentatifs.

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25/10/2009

Mais qui est donc Dany BOON ?

Mais qui est donc Dany BOON ?

La semaine dernière Le Monde faiait paraître un long article rédigé par Samuel Blumenfeld sur le cinéaste Dany Boon. On y découvrait un homme qui trouvait enfin le repos et le succès après une vie et surtout une enfance des plus difficiles. Les choses n’ont pas toujours été très faciles pour celui qui a fait un succès mondial avec Bienvenue chez les Ch’tis…

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24/10/2009

FREUD ET LA RELIGION : L’AVENIR D’UNE ILLUSION ?

FREUD ET LA RELIGION : L’AVENIR D’UNE ILLUSION ?
Je viens d’achever la lecture d’une interview passionnante dans le Monde des  livres de cette semaine, conduite par Catherine Vincent qui interroge une psychanalyste connue, Madame Marie BALMARY au sujet d’un livre remarquable Sigmund Freud, L’avenir d’une illusion (1927).
On ne peut pas, dans le cadre d’un simple papier, rentrer dans les détails ni revenir sur certaines interprétations. Il convient de résumer simplement les idées les plus intéressantes et de voir si les analyses freudiennes, vieilles de plus de quatre-vingts ans, revêtent encore quelque intérêt aujourd’hui.

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23/10/2009

eut-on renvoyer des réfugiés afghans chez eux ?

Peut-on renvoyer des réfugiés afghans chez eux ?

C’est le débat qui menace d’occupe la plume et le microphone des gens de presse : peut-on renvoyer chez eux, dans un pays en guerre, des gens qui ont justement quitté cette zone dangereuse pour chercher refuge ailleurs ? Il est difficile de répondre de manière nette et tranchée à cette question car elle implique le respect de principes presque contradictoires :

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22/10/2009

L’affaire Grégory

L’affaire Grégory

S’il y a une affaire dont je me souviens assez bien car elle avait, en son temps, défrayé la chronique, c’est bien celle de ce petit garçon, retrouvé noyé dans la Vologne et dont on n’a jamais découvert le ou les meurtriers. Ce fut un drame, des juges furent mutés, la presse s’empara de l’affaire plutôt bruyamment et tout ce tintamarre n’a rien donné…

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