13/12/2008

L’AVENIR DE LA PLANETE

 

L’AVENIR DE LA PLANETE
le titre peut paraître prétentieux au plus haut point ; pourtant  un peu moins de deux cents pays se sont réunis à Poznan, en Pologne, après que les 27 de l’Uinon Européenne se sont mis d’accord  pour combattre fermement le réchauffement climatique.  C’est assez inouï, l’homme est l’unique espèce qui mette en péril son environnement au point de le rendre inhabitable irrespirable pour lui-même et ses congénères. On ne connaît pas d’autre exemple de ce type. Aucune autre espèce ne s’est rendue capable d’une si triste performance.
On se souvient sûrement des multiples mises à garde, adressées il y a des décennies aux anciennes démocraties populaires qui brûlaient les étapes dans le voie de l’industrialisation à outrance fin de prouver la supériorité du socialisme sur le capitalisme : émissions polluantes à un très haut degré, destruction de vastes écosystèmes, déforestations,  et autres ravages en tous genres… Et il y avait la Chine : souvenez vous des craintes des sportifs avant les Jeux Olympiques de Pékin, où les autorités avaient promis de faire cesser les activités industrielles pour ne pas porter atteinte à la santé des visiteurs : mais que dire des autochtones ?
Eh bien, si les pays concernés tiennent parole, des progrès sont peut-être prévisibles à plus ou moins brève échéance, puisqu’il y a des objectifs précis et des dates.
Au cours des années soixante-dix, un sociologue, presque entièrement oublié aujourd’hui, Georges Friedmann, avait publié un livre qui fit grand bruit : La puissance et la sagesse . Il y expliquait que la nature de l’homme s’était développée au sein d’un terrible paradoxe : ses progrès technologiques, sa maîtrise de la nature et des richesses du sous sol allaient se muer en fossoyeurs de l’homme. Dépasse comme l’apprenti-sorcier par un savoir et une puissance technologique qu’il ne maîtrise plus, l’homme est entraîné vers des horizons qu’il ne connaît ni ne soupçonne. Il en concluait que ce qui apparaissait comme un progrès n’en était pas… Et qu’il fallait se ressaisir.
N’est-il pas trop tard ? On espère que non. Le président français a récemment stigmatisé l’attitude de EDF qui n’a pas été fichu de construire une voiture électrique viable, à la faveur d’une crise des énergies.… Ah ! Si on y arrivait, plus de pollution, plus de pétrodollars, plus de diktats sur la politique internationale.
Un monde où le pétrole resterait noir sans être de l’or. Cela changerait la vie.
   

 

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Commentaires

"Le président français a récemment stigmatisé l’attitude de EDF qui n’a pas été fichu de construire une voiture électrique viable, à la faveur d’une crise des énergies.…"

Désolé mais ce reproche à EDF ne me paraît pas suffisamment réfléchi.
D'abord parce qu'EDF n'est pas un constructeur d'automobile; On a souvent reproché aux entreprises publiques de vouloir s'occuper de ce qui ne les regardait pas.........Il faut savoir ce que l'on veut !
Ensuite parce que la production d'énergie électrique, sauf cas particulier d'énergies dites renouvelables mais très peu développées, nécessite le recours à des combustibles eux mêmes polluants.

Et encore, concernant ces "énergies renouvelables", peut on déjà noter des nuisances qui apparaissent à l'expérience. Un champ d'éoliennes n'est pas particulièrement esthétique et la gène sonore est déjà très décriée.

On met en avant également les panneaux photovoltaîques. Outre le mauvais rendement de ces panneaux, mauvais rendement résultant des connaissances technologiques actuelles, il faut réaliser que sous nos latitudes le soleil est bas sur l'horizon, qu'il se déplace dans la journée et que pour ces raisons les surfaces à mettre en oeuvre sont très importantes pour recueillir des puissances electriques significatives.
De plus, avez vous déjà laissé quelques temps votre automobile stationnée à l'extérieur ? L'avez vous retrouvée rutilante à l'issue du stationnement ?
On constatera le même effet sur la surface de ces panneaux. Je n'ai jamais rien entendu sur les dispositifs permettant de les nettoyer periodiquement, à défaut de quoi le rendement va baisser encore un peu plus ! Et voyez le problème quand les panneaux seront disposés sur des toits de bâtiments........

Toute cette agitation actuelle concernant les problèmes énergétiques n'est pas injustifiée, mais les décisions politiques ne me paraissent pas suffisamment réflechies.
Ce n'est pas parce que, malheureusement, les bonnes études et les bonnes décisions n'ont pas été réalisées et prises en temps utile qu'il faut faire n'importe quoi et à la va vite aujourd'hui !

Les techniques dont on fait la promotion aujourd'hui sont économiquement désastreuses. Elles ne pourraient être valablement utilisées sans l'obligation pour EDF du rachat de l'électricité "excédentaire" à des tarifs exhorbitants et aux aides financières diverses pour les investissements.

J'ai bien peur que l'on se rende compte dans quelques temps du coté artificiel de la politique énergétique menée actuellement.
Enfin, soyons des pessmistes confiants..........

Écrit par : Gérard | 13/12/2008

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