30/04/2008

Mes excuses au public suisse et genevois

 

    Un défaut de communication me prive de la joie et de l'honneur d'être présent, comme prévu, à la palexpo pour le débat du vendredi 2 mai! Je ne l'ai appris que ce matin tôt… Entretemps, mon épouse avait prévu un week end en famille en Normandie. Une autre fois. Et avec mes excuses et mes regrets. Comme on dit à Genève: meilleurs messages! 

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Ce mois de mai…


  Ce mois de mai…
    Et nous voilà repartis pour une journée de protestations et de manifestations comme on les aime tant en France ! Et de quoi s’agit-il cette fois -ci ? des retraites, assurément. On se demande combien de fois par ans les Français font grève ou protestent. C’est hallucinant et cela donne le vertige.
    Cette remarque ne signifie nullement que l’on ne prend pas en compte les sérieuses et légitimes préoccupations des salariés, tenus de louer leur force de travail pour vivre et faire vivre leurs familles. Mais il faut ajouter que tout le monde est concerné, tout le monde doit s’adapter pour survivre.
    Résumons la situation :  la longévité fait des progrès et c’est très heureux, il y a donc de plus en plus de gens qui accèdent à l’âge de la retraite et qui jouissent de ce statut légitime pour une plus longue durée. C’est très bien, grâce soit rendue à la Providence pour ce fait. Or, en France on travaille  moins pour une masse de retraités toujours plus grande. Il faut donc, si on veut suivre, rallonger la durée des cotisations, par conséquent passer à 41 ans, voire plus.
    Dès que l’on annonce cette vérité de bons sens, les protestations fusent. Si le gouvernement répond que c’est la seule manière de garantir les retraites, les syndicats rétorquent qu’il devrait taxer les entreprises et les riches. Ce qui ne correspond pas vraiment à l’orientation économique de la législature. Ces désaccords nous mènent tout droit à la grève et aux manifestations. On s’enferme dans un douloureux dilemme, un système binaire antinomique qui emprisonne dans un carcan rigide les relations sociales dans l’Hexagone.
    Ceci est éminemment regrettable car on voit que les entreprises délocalisent ou licencient. C’est encore le cas en Alsace, cette magnifique région, qui risque fort de perdre plus de 400 emplois. Un peu partout, les négociations sur les 35 heures reprennent… Un nombre de plus en plus grand de salariés comprend que l’unique façon de sauvegarder l’emploi est de travailler plus. Il faut que ce mouvement s’amplifie.
    C’est un problème de culture politique en France. Le général De Gaulle croyait pouvoir s’attaquer aux relations conflictuelles entre le travail et le capitale en prônant la participation. Cela n’a rien donné. Le président Pompidou qui avait suivi tout cela de près jugeait que l’on n’avait pas encore réglé les problèmes soulevés par la… Révolution. Il ajoutait même que si cela continuait, un jour un homme casqué et botté serait le seul à pouvoir trancher ce nœud gordien… Mais où allons nous ?

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29/04/2008

L’union méditerranéenne ou Union de la Méditerranée…

L’union méditerranéenne ou Union de la Méditerranée…

    En visite d’Etat en Tunisie, le président Sarkozy entend évidemment donner de la consistance à son projet d’union de la Méditerranée, même si l’Union Européenne, sous la pression de la Chancelière Fédérale Angela Merkel, a contraint le président français à mieux insérer son projet dans le cadre strictement communautaire.
    Le projet initial, tout aussi bon, cherchait à constituer un petit noyau d’Etats riverains de la Méditerranée, qu’ils fussent d’Europe et d’Afrique du Nord, voire de la méditerranée orientale (le Liban, Israël etc…). C’est plus sensé car des pays comme l’Espagne, l’Italie et la France, sans oublier Malte et le Portugal, ont plus de liens avec la Mare nostrum que l’Allemagne ou l’Angleterre…
    La France conservait aussi, par ce biais, une partie de son influence d’ancienne puissance tutélaire de la région. C’était aussi une façon d’aider les gens à se développer sur place, donc à rester chez eux. Car comme chacun sait, les capacités d’accueil de l’ France ont atteint leurs limites. En plus des contrats signés à Tunis, il y a aussi des accords sur la gestion des flux migratoires, un néologisme désignant la nécessité de maîtriser, voire d’inverser, les flux migratoires…
    La France reprendra certainement l’initiative lors de la présidence française de l’Union. Ce sera l’occasion, nous l’espérons, de grandes avancées pour tout le continent.

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Les relations entre la France et les Etats africains

 

 

Les relations entre la France et les Etats africains
    Les ambassadeurs de France dans des dizaines de pays africains sont unanimes à le reconnaître : l’image de l’ancienne métropole est nettement dégradée dans les pays africains. Pour quelles raisons ? Toutes sortes de raisons ! Pas assez de crédits, pas assez de visas, pas assez d’assistance, pas assez de tout, quoi !
    Mais que pourrait bien faire la France pour satisfaire les demandes des uns et des autres ? On a déjà dit ici que certains Etats africains sont riches en matières premières, en métaux précieux, en hydrocarbures mais que l’argent n’arrive pas toujours à la bonne destination où les citoyens africains l’attendent… Et que peut faire la France dans ce cas précis ? Pas grand chose…
   
 

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Y a-t-il un pilote dans l’avion du Parti socialiste français ?

 

  Y a-t-il un pilote dans l’avion du Parti socialiste français ?
    Mais que se passe-t-il donc au PS ? Chaque jour qui passe voit grossir le nombre de candidats à la présidentielle… Cela devient presque grotesque, tant les socialistes n’ont pas encore guéri de leur maladie enfantine qui est de croire en un destin national, pour peu qu’on s’en sente capable… à ses propres yeux.
    Certes, celui qui aurait pu mettre un terme élégamment à ce trop plein se nomme M. Hollande qui, s’il partait de ce pas, libérerait un poste qu’il ne tien plus vraiment et contraindrait ses chers camarades à mettre de l’ordre dans leur parti. Mais, voilà, il ne l’entend pas de cette oreille et préfère rester, coûte que coûte.
    Cette attitude ne rend pas service à un parti qui se cherche et qui est sérieusement menacé d’implosion. Le comble est atteint quand on voit telle ou telle personnalité tirer des plans sur la comète 2012… Et cela ne va pas s’arrêter là. Si cela continue, ne resteront au PS que les candidats putatifs à la présidentielle…

 

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Que penser du jeu syrien ?

 

Que penser du jeu syrien ?
    Les agences de presse se sont fait l’écho, ces derniers jours, de curieuses initiatives diplomatiques, non sans quelque embarras, tant elles leur paraissaient étranges et ambiguës. Elles ont pris connaissance, grâce à une communication du Premier Ministre turc Erdogan, de discrets pourparlers israélo-syriens visant à instaurer enfin une paix négociée entre deux pays en guerre depuis des décennies.
    Ce qui frappe, c’est l’incongruité du puzzle quand on tente de le reconstituer :  comment peut-on annoncer officiellement des pourparlers alors que le jour même, le Pentagone confirme le plus officiellement du monde, et photos aériennes à l’appui, l’attaque par Israël d’un site nucléaire syrien, construit à l’est du pays par les Nord-Coréens ? Comment expliquer le silence des Iraniens, ces nouveaux alliés de la Syrie alors que celle-ci s’apprête à négocier avec Israël ? Comment l’Etat juif exigera certainement en échange de retraits territoriaux du Golan une dénonciation de l’accord avec l’Iran et surtout avec le Hezbollah libanais, comment s’explique le mutisme de ce dernier ? Or, le passage syrien est le poumon de ce mouvement terroriste pour s’approvisionner en armes et en munitions…  Et si l’on ajoute à cela la mort violente du terroriste Immad Moghniyeh en plein Damas, la perplexité atteint son paroxysme
    De la à penser que la Syrie, lasse de son isolement et inquiète des menaces pesant sur son régime, s’apprête à changer de camp, il n’ y a qu’un pas que d’aucuns franchissent allégrement, tant la configuration est incompréhensible  si l’on ne suppose un changement en cours…
    En revanche, ce qui m’inquiète, ce sont les concessions faites à la Syrie pour qu’elle change de camp : comme ce qui compte le plus pour elle, c’est d’avoir les mains libres dans le pays du Cèdre, il serait immoral de lui offrir le Liban sur un plateau, nos amis libanais ayant déjà suffisamment souffert de l’occupation syrienne…
    Qui disait donc que les Etats sont des monstres froids  qui renversent les alliances, dénoncent les traits quand cela les arrange. Mais, de grâce, le Liban a assez souffert !
 

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27/04/2008

Le renchérissement du coût de la vie : comment y obvier ?

 

 

  Le renchérissement du coût de la vie : comment y obvier ?
    J’écoutais, tout à l’heure la radio (France-Info) qui donnait une curieuse information : la correspondante en Israël affirmait que des supermarchés imposaient aux consommateurs des restrictions d’achat de riz… A la caisse des supermarchés les plus drastiques, on permettait l’achat de deux sacs de riz de 5 kg, et dans d’autres, plus compréhensifs, on pouvait aller jusqu’à cinq sacs… Curieuse démarche dans un pays où tous mangent à leur faim et où les biens de consommation n’ont jamais manqué ni ne se sont jamais raréfiés !
    La semaine dernière, c’était déjà l’Inde qui suspendait les exportations du précieux aliment, toujours le riz, au motif que la raréfaction de cette denrée commandait une certaine prudence afin de continuer à assurer l’auto-suffisance alimentaire du sous continent… Etrange !
    Depuis que les prix des hydrocarbures se sont envolés, c’est, en Occident, un autre type de pénurie qui menace, celle de l’argent, autrement dit la sempiternelle question du pouvoir d’achat. Il est vrai qu’une certaine presse (pas la bonne ni la sérieuse) saute à pieds joints sur toute nouvelle sensationnelle et la monte en épingle : c’est ainsi et nous n’y changerons rien. Par exemple, cette émission de télévision nous montrant des automobilistes ne mettant que 15€ dans leur réservoir…
    Il est indéniable que la vie devient dure et que les pays concernés comme les nôtres, optent largement pour le libéralisme (ce qui est bien), donc pour un système économique qui bannit tout contrôle ou réglementation des prix. Que faire ?
    Est-il interdit d’imaginer des industriels et des patrons patriotes et solidaires ? Des hommes et des femmes qui comprennent enfin qu’ils n’auront rien à gagner à affamer ou à priver les modestes gens, qui sont les plus nombreux et donc les plus fort consommateurs, à l’avenir ?
    Je ne nommerai aucune compagnie pétrolière, d’autant que celle à laquelle je pense est française, mais tout de même : avoir réalisé des milliards d’Euros de bénéfices (et c’est bien, je suis pour) et profiter du moindre mouvement de la bourse des hydrocarbures pour augmenter le prix de l’essence, laquelle se trouvait déjà dans les cuves depuis longtemps et fut donc achetée à un prix inférieur… C’est inadmissible. Et si cela devait se produire, personne ne pourrait suivre. Les gouvernants seraient alors contraints (je dis bien : contraints) de réagir. Alors, un peu de bon sens.
    Il ne sera pas dit que nous aurons attendu le début du troisième millénaire pour subir toutes sortes de pénuries.

 

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Mémoire juiv et mémoire polonaise:mémoires croisées

 

    Il y eut, la semaine dernière, d'importantes et très émouvantes commémorations à Varsovie et à Cracovie, en présence, dans la capitale polonaise du Président israélien Shim'on Péres. Un récent éditorial du Figaro s'en faisait l'écho, en renseignant sur les timides tentatives de recréer une vie juive dans ce pays d'Europe qui abritait avant 1939 une population juive qui comptait pratiquement 10% de la population générale. A savoir entre trois millions et demi et trois millions neuf cents mille âmes… A la fin de la guerre il n'en restait plus que quelques milliers.

    Mais ce n'est pas tout, lorsque de rares survivants s'en revinrent dans leur pays natal, ils furent très mal accueillis. Certains polonais qui s'étaient appropriés les biens des Juifs leur dirent: Mais on nous avait dit que vous étiez tous morts… Le pire était à venir: peu d'années après la libération et la chute du régime hitlérien, il y eut des pogroms, suscités par des forces catholiques rétrogrades qui mirent en circulation des accusations de meurtre rituel auxquelles les paysans polonais, fortement pétris d'antisémitisme, crurent opportunément…

    Aujourd'hui, nous espérons avoir définitivement tourné le dos à cette mentalité; certes, il y a toujours cette radio nationaliste et réputée antiosémite qui diffuse des programmes d'un autre âge, mais les parties saines du corps social polonais prendront le dessus.

    Je saisis cette opportunité pour évoquer des mémoires d'un génie juif né au XVIIIe siècle en Pologne-Lithuanie, Salomon ben Josué Maîmon (1752-1800). Mémoires que j'ai traduites de l'allemand en 1983 et parues chez Berg International (129 Bd Saint-Michel 75005). Ses souvenris se lisent comme un roman picraresque mais l'auteur a tout de même commenté Maimonide et Kant; ce dernier échangea avec lui quelques correspondances et reconnut que de tous les lecteurs de ses Critiques, «Monsieur Maimon a le mieux compris mon criticisme.»

    Espérons que la Pologne rebrillera de mille feux car en s'amputant si bêtement de ses juifs, elle a rejeté la plus géniale partie de sa propre culture. 

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25/04/2008

La prestation télévisée de Nicolas SARKOZY, hier soir.

 

 

 

NICOLAS SARKOZY : AN 1     

    Comme on pouvait s’y attendre, le président est resté fidèle à ses engagements,  a fait preuve d’une grande sérénité face à des journalistes qui se sont très correctement acquittés de leur tâche. L’arrière-plan de cette grande représentation médiatique était pourtant peu favorable : les sondages ne sont vraiment pas bons, le mécontentement gagne et les Français se disent de plus en plus inquiets en raison de la baisse de leur pouvoir d’achat. Bien que cet aspect n’ait pas été abordé de manière frontale, M. Sarkozy a axé ses propos initiaux sur une analyse lucide de l’état de la France au lendemain de son élection : endettement, remise à plus tard des réformes, irruption de la mondialisation qui change les règles du jeu et, face à tous ces facteurs, une mentalité rétive aux changements. Le président a fait le procès généralisé des conservatismes. C’est là un constat fort ancien ; déjà Georges Pompidou affirmait que rien ne s’acquiert une fois pour toutes, au contraire, tout se conquiert.  Un principe que nos compatriotes ont parfois du mal à admettre… Vers la même époque, Alexandre Sanguinetti allait plus loin encore en disant que les Français rêvaient de venir au monde après que tout avait été payé : de la maternelle aux obsèques…
    Comment faire échec à cet immobilisme qui inhibe et paralyse à la fois ? En réhabilitant la valeur du travail répond invariablement le président qui reprend ainsi un point central de son programme économique : travailler plus pour gagner plus.  Il faut dire qu’il fut encore plus convaincant que par le passé en martelant ce principe auquel il semble adhérer de toutes les fibres de son être. On a perçu, tout au long de l’intervention présidentielle, un effort pédagogique plus soutenu, le chef de l’Etat reconnaissant volontiers ici et là un déficit d’explication de ses réformes et surtout la nécessité de ne pas confondre  simultanéité et successivité : un certain temps sépare obligatoirement l’engagement des réformes de l’apparition de leurs résultats.
    On a parfois l’impression en lisant les commentaires qui accompagnent les sondages que le mandat présidentiel ne court que  sur … un ans !  Nicolas Sarkozy a rappelé posément qu’il était là pour cinq ans, que les réformes étaient l’unique manière de combattre la triple crise (bancaire, énergétique et financière) traversée par la France. Les mesures de soutien au pouvoir d’achat sont répétées avec plus de force. La fameuse trilogie :  travail, croissance et pouvoir d’achat a de fortes chances d’emporter l’adhésion des Français. Il est vrai que dans notre pays, on attend tout de l’Etat. Et le président doit en tenir compte même si, comme il le dit lui-même, il croit au capitalisme (qu’il faut, précise-t-il, moraliser) il fait confiance aux entrepreneurs qu’il faut promouvoir contre les spéculateurs et entend développer la concurrence afin de juguler des hausses de prix que l’on n’observe pas dans les autres pays de l’Union…
    Une mesure, ou plutôt une préconisation nouvelle est constituée par l‘idée de répartir les dividendes des entreprises bénéficiaires en trois grandes parties :  les investissements, les salariés et les actionnaires. En abordant le chapitre économique, le président a souligné l’effet nocif des trente-cinq heures, responsables de l’amputation du pouvoir d’achat des salariés. Comment gagner un peu plus en travaillant toujours un peu moins ? M. Sarkozy a rappelé qu’il faut remonter à 1974 pour trouver un budget en équilibre de l’Etat… Mais ce constat ne s’accompagne pas d’un tour de vis dans le domaine social puisque le chef de l’Etat a rendu un hommage appuyé aux syndicats en soulignant leur esprit de responsabilité.
    Une telle conférence de presse ne pouvait passer sous silence l’affaire brûlante des travailleurs sans papiers. On a eu droit à un discours ferme : pas de régularisation massive, examen au cas par cas des dossiers et application de la loi qui prévoit clairement des dérogations. Une nouvelle fois, il a rejeté toute culpabilisation, ou toute haine de soi qui affecte souvent ceux qui défendent le douloureux dossier des étrangers en situation irrégulière.
    C’est, enfin, sur le chapitre de la politique étrangère que le chef de l’Etat s’est le plus animé. Parlant de l’attitude à adopter face à la Chine, il a rappelé que ce pays totalisait à lui seul un quart de la population mondiale, qu’il avait un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU et qu’il était le seul à avoir l’oreille de certains pays (e.g. le Soudan).  Il faut donc, tout en ménageant la susceptibilité nationale des Chinois, les conduire à prendre langue avec le Dalaï Lama. Et sur l’Afghanistan, le Président a été clair et ferme : on ne discute pas avec les Talibans qui privent les jeunes filles de toute scolarité, amputent les jeunes femmes qui se mettent du vernis à ongles ou qui, lorsqu’ils étaient au pouvoir, exécutaient publiquement des malheureuses accusées d’adultère…  L’envoi de quelques centaines d’hommes supplémentaires est une nécessité à un moment où la France s’apprête à présider l’Union Européenne. On ne se couchera pas, dit le président, et on défendra les valeurs auxquelles on croit.
    La même fermeté se retrouve s’agissant du Hamas et de l’Iran, deux entités dont les responsables ont réitéré leur volonté de rayer Israël de la carte.
    En somme, un discours vigoureux et clair, un style moins flamboyant avec un zeste d’autocritique, de la pudeur même lorsque fut évoquée sa vie privée. Nicolas Sarkozy aborde l’an II de sa présidence avec une sérénité profonde.
Maurice-Ruben HAYOUN


 

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24/04/2008

Charles ENDERLIN, Par le feu et par le sang : le combat clandestin pour l’indépendance d’Israël (1936-1948) Albin Michel, 2008

  Charles ENDERLIN, Par le feu et par le sang : le combat clandestin pour l’indépendance d’Israël (1936-1948) Albin Michel, 2008

    Voici un livre qui lève un coin de voile sur les dessous de la guerre d’indépendance menée par les différents groupes sionistes armés en Palestine mandataire. Il n’apporte aucune révélation fracassante mais réunit cependant une quantité de détails, de précisions et de rapports jamais publiés en un seul ouvrage auparavant.
    Nous n’avons pas été, durant notre lecture, confronté à je ne sais quel parti pris ou quel tropisme que d’aucuns s’ingénient à trouver chez ce journaliste, correspondant permanent d’Antenne 2 depuis près de vingt cinq ans en Israël… Le seul défaut que nous lui trouvons, mais qui tient probablement à sa nature même, c’est sa facture, une suite un peu décousue de petites histoires qui ne parviennent pas, même mises bout à bout, à en créer une grande, celle de la lutte clandestine de la Hagganah, de l’Irgoun et du groupe Stern.
    Au fond, cette lutte avec ses contradictions, son romantisme, son opposition entre les hommes, ses moyens pas toujours recommandables, ressemble à toutes les autres luttes menées en vue d’une libération nationale. Mais ces groupes avaient des droits indiscutables sur le pays de leurs ancêtres…
    Ce que j’en retiens, c’est surtout l’intelligence politique redoutable d’un David Ben Gourion qui, avec une formation intellectuelle peu prestigieuse, éclipse, par sa connaissance des hommes et son art d’exploiter les rapports de force, l’aura internationale d’un grand scientifique comme Chaïm Weizmann.
    Un livre à lire par morceaux mais qui apportera à chacun des informations parfois étonnantes.
   

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