27/10/2007

Il y a deux ans, les émeutes dans nos banlieues

   Avons nous tiré les leçons des événements qui ont mis sens dessus dessous nos banlieues, il y a deux ans, jour pour jour, lorsque deux adolescents, se sentant ou se croyant poursuivis par les policiers se sont imprudmment réfugiés dans un transformateur électrique, entraînant ainsi leur mort par électrocution? Il faut prendre garde aux conséquences de ce drame.

  Je dois tout d'abord m'incliner devant la mémoire des victimes, deux jeunes enfants des banlieues, j'adresse à leurs parents, à leurs proches, à leurs amis, à tous ceux qui les ont aimés, mes condoléances les plus sincères. Mais j'ajoute, dans le même souffle, qu'il faut revoir les antécédents et les conséquents (comme on dit en philosophie) de ce drame.

  Lorsque le pouvoir actuel dit qu'il faut une immigration choisie, il est fondé à le dire. Au fond, comment peut-on accueillir des gens, venus d'ailleurs, sans les préparer suffisamment, sans les former, les sensibiliser aux valeurs de notre socio-culture et les prendre en charge dans toute la mesure du possible?

 Sans dire, comme Goethe, que nous préférons l'injustice au désordre, il faut bien reconnaître que les incendies, les attaques, les vols, les embuscades, bref, la transformation de nos grandes cités en zones de non droit, était inadmissible. Les torts, malheureusement pour nous, sont partagész. A partir du moment où nous acceptons des gens chez nous, nous devons veiller à les intégrer de notre mieux. Mais, en face, il faut aussi que nous réponde une volonté aussi forte d'intégration. Or, ce n'est pas le cas. Et je laisse de côté le ferment de la discorde implanté dans les cités par les islamistes…

 Espérons que de tels incidents ne se reproduisent plus jamais. Espérons que les deus secrétaires d'Etat Mesdames Amara et Yade feront avancer les choses dans la mesure du possible.

 Ce sera la meilleure façon d'honorer la mémoire des deux victimes. La France, chaque fois que ses moyens le lui ont permis, a été juste et généreuse.
 

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26/10/2007

Nicolas Sarkozy et la révolution écologique

 

  Peut-on dire, après la série d 'annonces par le président français, que l'écologie a vraiment intégré le programme politiques des grands partis? Même si certaines réactions sont plutôt dubitatives, on peut raisonnablement faire confiance à cette nouvelle prise de conscience. Les intentions sont bonnes, les résolutions sages, mais où sont les moyens pour les mettre en oeuvre ? La situation budgétaire est telle que cela risque d'être difficile.

 Il y a plusieurs écueils que les Français ne perçoivent pas vraiment comme tels. Au lieu de se jeter à corps perdu dans des mouvements revendicatifs incessants, on devrait réaliser que le pays a besoin (urgemment) de réformes et que ceci nécessite des sacrifices.

 C'est une révolution qui nous attend. Durant des décennies, l'esprit français a méconnu les réalités environnementales, les nécessités écologiques, le développement anarchique et ses conséquences que nous payons aujourd'hui. Il faut donc un consensus qui transcende les partis. C'est l'avenir de tous qui est en jeu.
 

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25/10/2007

Le Grenelle de l'environnement

 

  En France, tout ce qui se fait doit, pour réussir, prendre des accents ronflants. Ce n'est pas une manière de dénigrer ce qui se prépare, tout au contraire, c'est seulement pour expliquer le recours à ce nom de rue du VIIe arrondissement de Paris, devenue un célèbre symbole des négociations après les grèves de mai 68…

  Le président Sarkozy a tenu sa promesse en organisant ce grand forum de l'environnement qui nécessite le concours de tous. Ce ne sera pas facile car cela suppose une réforme profonde des mentalités. Et cela affecte tout: le social, le politique, l'économique (surtout) et le financier. Il faudra rouler moins en voiture, développer les transports en commun, mieux trier les déchets domestiques, bannir autant que faire se peut les gaz à effet de serre, etc… Bref, un véritable changement dans notre mode de développement et à terme un type nouveau de civilisation.

  C'est dire combien les mesures qui seront adoptées doivent être acceptées par tous. C'est là l'unique chance de succès.
 

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24/10/2007

La visite d'Etat de Nicolas Sarkozy au Maroc

 

 Ainsi la première visite d'Etat du président français aura été destinée au Maroc, allié traditionnel de la France qui y exerça un protectorat jusqu'en 1954, date à laquelle le grand père du monarque actuel, Mohammed V, revint d'exxil et gravit les marches du trône.

 Cette visite est un succès si l'on en juge par les résultats des entretiens strictement politiques (lutte contre le terrorisme, l'intégrisme, l'immigration clandestine, l'union méditérranéenne, le dialogue euro-méditerranée et le conflit israélo-palestinien) et par les contrats signés: près de trois millirads, dont un TGV! Jusqu'à présent, suele la Corée du sud avait jeté son dévolu sur le TGV; le Maroc vient donc grossir les rangs des clients potentiels.

  Cette amitié, cette connivence entre la France et le Maroc n'existe pas avec d'autres anciennes colonies frnçaises, et surtout pas avec les Algériens qui ne se défairent de l'occupation française, commencée en 1832, qu'en 1962! Plus d'un siècle, et pourtant les blessures sont encore vives, l'Algérie refusant de signer le fameux traité d'amitié avec l'ancienne puissance coloniale.

 En lançant aux chefs d'Etat des pays riverains de la Méditerranée une invitation pour le mois de juin 2008, Nicolas Sarkozy montre qu'il a de grandes ambitions pour le dialogue des cultures, des civilisatiosn et des religions. Il l'a souligné dans son discours devant le Majlis marocain.
 

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23/10/2007

Tensions entre la Turquie et l'Irak

 

  Grâce aux travaux du célèbre spécialiste de l'empire ottoman Bernard Lewis, le public savant est informé de ce qui s'est passé en Turquie  depuis des siècles. Ce savant hjstorien et islamologue ne cache pas sa bienveillance à l'égard de la Porte Sublime, même si bienveillance ne signifie pas parti pris.

  Il demeure que la Turquie, grand pays et grande nation, pose un certain nombre de problèmes que l'on s'est bien gardé de résoudre ou simplement d'aborder: ceux-ci ont pour nom  les Arméniens et les Kurdes. Aujourd'hui, ce sont les Kurdes du PKK, repliés du côté irakien, qui n'hésitent  pas à faire d'audacieux coups de main en Irak, infligeant à l'armée turque des pertes en vies humaines.  Au point que ce pays veut légitimement protéger ses frontières et ses concitoyens en pourchassant les agresseurs même sur le territoire irakien.

 Si cela devait se prduire, on imagine le désordre qui en découlerait…  Mais, en y regardant de plus près, la Turique devrait se méfier et réfléchir aux raisons qui poussent certains à l'engager, contre son gré, dans le bourbier irakien.  N'ayant pas les énormes des USA, elle ne pourrait ni mater une rébellion ni occuper une portion de territoire…

  La question qui se pose est la suivante: qui a intérêt à impliquer les Turcs dans le bourbier irakien?
 

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Vladimir Poutine et l'Iran

 

  Selon l'éditorialiste du Figaro du Samedi 20 octobre, les USA et l'Iran vont droit à la confrontation armée, due à une multitude de facteurs. Mais dans son analyse, ce journaliste examinait avec discernement l'attitude fort ambigüe du président russe qui a bien saisi que l'un des leviers à sa dispaosition contre les Occidentaux était justement constitué par la politique de son  pays vis-à-vis de l'Iran.

  Il y a de fortes chances pour que  les Russes soient aussi inquiets que l'Ouest des réelles intentions de Téhéran. Ils savent que contrairement aux calculs du  président iranien, les USA ne sont guère affaiblis par le maintien de l'ordre en Irak et que  tant la Navy que l'US Air Force ne sont pas impliqués dans cette opération. Partant, ils pourraient être déployés à plein régime contre les installations nucléaires iraniennes…

 Il y a fort à parier que dès que les Américains décideront de passer à l'action, ils offriront suffisamment de contreparties à Moscour qui fera alors volte-face et ne s'opposera plus aux sanctions. Certains indices, encore menus, le prouvent: les problèmes financiers invoqués par les Russes pour justifier l'interruption des travaux de la centrale nucléaire ne sauraient faire illusion.

 Certains mouvements en Iran même montrent que ce pays, habitué à des subtilités exégétiques millénaires, n'est pas monolythique et se rend de plus en plus compte de la régression que lui a infligé en vingt ans le régime des Mollahs… 

 Il faut éspérer que nous n'irons pas vers un conflit armé même si le point de vue de M. Mohammend al-Baradei péche par excès d'optimisme et semble dicté par des motivations extra-professionnelles. C'est à se demander parfois si elles ne seront pas, à terme, contre-productives…
 

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La réunion internationale sur le Proche orient

   Encore une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien! A quoi pourra-t-elle bien servir? On en souhaite le succès, indubitablement mais l'on sait, d'expérience, que chaque fois qu'une avancée se profile à l'horizon, un extérmiste, notamment palestinien, fait exploser une bombe ou commet un acte terroriste qui pulvérise autant les victimes que les résultats obtenus par la négociation…

   L'imbrication des deux territoires, israélien et palestinien est telle, la distance des lieux si rapprochées que l'on n'arrivera à rien tant qu'il n'y aura pas dans le cœur et l'esprit des Palestiniens et du monde arabo-musulman, en général, une acceptation pleine et entière de l'existence d'Israël. Sait-on seulement combien de kilomètres séparent le mur des lamentation à Jérusalem de la cisjordanie? Fort peu…  Et les missiles qui pleuvent sur certaines parties d'Israël le prouvent.


   Et puis, les futures élections présidentielles en Amérique approchent, rendant l'administration Bush assez inefficace et les candidats à l'investiture très frileux… Comment sortir de cette nasse? Il faut se pencher enfin sur les racines religieuses de cette guerre qui n'en finit pas.

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19/10/2007

Benazir Bhutto, de retour au Pakistan

 

  Décidément, al-Qaïda tient ses promesses. Si Madame Bhutto a heureusement echappé à l'attentat qui la visait, le nombre de victimes qu'il a faits est exhorbitant: près de 120 morts.

  Au terme de longues négociations avec le général-président du Pakistant, l'ancien premier ministre est rentrée chez elle, à la demande des Américains, désireux d'élargir la base du pouvoir en place.

  Est-ce la bonne solution? Il est permis de s'interroger. Le vrai problème, c'est que l'islamisme gangrène le Pakistan depuis fort longtemps et que cela remonte au temps où le gouvernement, aidé et sollicité par les USA, a armé et entraîné les étudiants en religion (talibans) afin de chasser l'armée soviétique d'Afghanistan.

  Il y a aussi les disparités sociales et la déshérence économique. Le malheur, c'est qu'on ne voit pas le terme de cette escalade. Ou alors, il faudrait que l'armée pakistanaise, considérablement renforcée, donne un grand coup dans les zones tribales, déloge les membres d'al-Qaïda qui s'y trouvent  et rétablissent enfin un semblant d'ordre.

 Mais ceci est une véritable quadrature du cercle.
 

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Les grèves en France

 

  Un spectre plane avec quelque insistance sur la politique intérieure française: celui des grèves de 1995 lorsque le gouvernement d'Alain Juppé avait dû reculer sous la pression des grèves et du mécontentement.

   Nous ne serons certainement pas condamnés à revivre cette douloureuse expérience pour la bonne raison que la situation n'est plus la même et que le président Sarkozy saura s'y prendre autrement. Mais examinons la mentalité du Français qui, décidément, refuse obstinément de changer…

  Certaines équations, notamment mathématiques, devraient pourtant s'imposer à tous: plus de bénéficiaires et de moins en moins de côtisants! Et l'Etat, condamné a éponger les cinq millirads d'Euros chaque année afin de remettre à flots les régimes spéciaux des retraites.

 Il serait souhaitable qu'une telle attitude change enfin; quand j'étais professeur à l'Université de Heidelberg, mes étudiants s'étonnaient de me voir arrivé à l'heure, en dépit de la paralysie des transports. Et je me souviens qu'ils me demandaient avec ironie: Wieso, Herr Professor, wie sind Sie hergelaufen? (comment avez vous fait pour venir? En courant?) Ou encore, ils appelaient la France non plus Fran kreich mais Streikland. Nous méritons mieux…
 

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16/10/2007

L'ADN encore et toujours

 

  Soyons bien clairs et évitons enfin la langue de bois. Que cherchent le gouvernement, la majorité et l'opinion publique qui soutiennent l'amendement ADN en France? La régulation sévère de l'immigration et l'inversion des flux migratoires. AU fond, on a recours à cette mesure qui rappelle de mauvais souvenirs, mais en réalité rien n'est plus étranger à l'esprit française que ces mesures génétiques d'un utre âge… Comme le disait un ancien premier ministre de gauche: la France, patrie des droits de l'homme, ne peut accueillir sur son territoire toute la misère du monde

  Mais le gouvernement est tenu par les promesses de la compagne électorale et surtout par la pression de l'opinion publique qui ne veut plus d'immmigrés. Ce n'est pas le moment de s'interroger sur le bien-fondé ou le mal fondé d'une telle revendication, mais l'opinion publique réagirait fort mal sir le gouvernement cédait sur ce point.

  Rappelons aussi que l'inexistence ou le manque de fiabilité de l'état civil dans tant de pays d'Afrique, fournisseurs des plus gros contingents de migrants, ne facilite pas les choses. Il y a environ deux décennies, constatant le déréglement entraîné par le regroupement familial, l'opinion s'était émue des pratiques polygamiques de certains migrants dont la famille, au grand complet, pouvait dépasser els 20 ou 25 personnes… Comment les loger? Comment les éduquer? Comment les soigner?

  C'est cela le fond du problème. Et rien d'autre. Je me demande, pour ma part, comment se fera l'application de cette loi si elle était définitivement votée… Et je rappelle (car l'arbre cache parfois la forêt) que c'est une loi sur l'immigration…

 On ne répétera jamais assez qu'il faut aider l'Afrique et les pays émergents à organiser une vie meilleure chez eux, ne pas piller leurs richesses, ne pas les priver de leurs élites, même formées chez nous, ne pas leur vendre trop d'armes et instaurer enfin un ordre éthique international.

 Cette conclusion pourrait faire sourire, mais prenons garde: le XXIe siècle sera éthique ou ne sera pas.
 

08:25 Publié dans Philo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook