26/09/2007

André Nahum: Juifs de France: la tentation assimilation

 

  C'est un vibrant plaidoyer (Editions de Passy, Paris, 2007) en faveur de la pérennité de la religion et du peuple juifs que nous offre l'auteur de ce sympathique petit ouvrage, André Nahum qui, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, est l'une des plus hautes figures du judaïsme parisien, animateur talentueux d'une émission très écoutée sur Radio-Judaïques FM (Bande FM 94.8)

  A l'aide d'exemples vécus ou directement rapportés, se fondant sur des statistiques fiables émanant de sources diverses mais bien informées, Monsieur Nahum montre avec talent que le judaïsme est menacé dans sa survie par plusieurs facteurs: l'absence d'une transmission moderne des valeurs juives nécessairement universelles, la fermeture du rabbinat orthodoxe au judaïsme libéral, le refus d'admettre dans la communauté religieuse les enfants issus d'unions exogamiques et enfin la paucité de la population juive dans le monde.

  L'auteur signale aussi un surprenant zèle convertisseur émanant de certains milieux catholiques qui pratiquent ce que le regretté Grand Rabbin JAcob Kaplan avait jadis appelé le «pillage des âmes»… L'auteur n'en revendique pas moins pour autant un authentique dialogue judéo-chrétien, respectueux des différences et des obédiences, pratiquant l'ouverture à l'autre, tout en restant fidèle à sa propre tradition religieuse. Il narre avec tant d'émotion le drame de Sarah et de son grand-père Meyer…

 En fait, il montre bien que l'identité juive est compatible avec la culture européenne, dans la mesure où cette dernière, réconciliée avec elle-même, accepte l'apostolat juif du monothéisme éthique et du messianisme. En d'autres termes, l'acceptation sans réserve du Décalogue, charte irremplaçable de l'humanité civilisée.
 

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Le Budget de la France: retour aux réalités

 

 

  Même à New York, le Président Sarkozy n'a pu s'empêcher de parler de la politique intériieure française, et notamment du budget. Il écarte d'un revers de main l'idée de rigueur et d'austérité. Pour lui, il faut délivrer l'énergie créatrice française du carcan dans lequel elle était emprisonnée. Ceci dopera la croissance qui réduira le chômage, stimulera l'activité laquelle ramènera plus de recettes dans les caisses de l'Etat.

  Le raisonnement ne manquera pas de séduire et l'on appréciera certainement une nouvelle fois le volontarisme du chef de l'Etat. Il faut aussi tenir compte du déficit, de la dette publique et surtout de la nature des Française, rétifs à toute réforme. Et j'oublie le dérapage de la sécurité sociale…

 En fait, lles différents gouvernement qui se sont succédé depuis le début des années 70 n'ont pas assez communiqué sur la disparition, sans espoir de rtour des trente glorieuses et de leur prospérité économique. On ne peut plus entretenir un si grand corps de fonctionnaires qui obère de manière sinupportable le dudget de l'Etat. On ne peut plus, sans discernement aucun, assurer une telle protection sociale… Du temps de François Mitterand, un ministre communiste avait bien dit que la santé n'a pas de prix mais qu'elle a un coût… Cette phrase est toujours d'actualité.
 

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Niclolas Sarkozy devant l'ONU

 

  Le président Sarkozy a imprimé son style à la diplomatie française. Accompagné de plusieurs de ses ministres, dont Bernard Kouchner, M. Sarkozy a tenu un discours ferme à l'endroit de l'Iran et donné du souffle à une diplomation française un peu surannée. La référence au New Deal de Roosevelt a beaucoup plu aux Américains qui parlent désormais de french revolution.

  Il est indubitable que le précédent président n'avait plus suffisamment d'énergie pour adapter la diplomatie française aux nouvelles réalités mondiales. Certes, son succdesseur ne s'écarte pas des grandes positions frnçaçises de manière significative. C'est dans la forme que le changement est nettement perceptible: des accents lyriques, parfois émouvants, des appels solennels, une mise en garde sans équivoque à l'Iran, un appel aux Nations Unies pour que l'Oganisation veille à une meilleure répartition des richesses mondiales et à un plus juste accès à l'eau potable, aux énergies, aux soins et à l'éducation…

  Enfin, c'est le consensus entre la France et les USA qu'il convient aussi de souligner. Jamais un président fraçais n'était allé aussi loin dans de telles retrouvailles avec les USA. Ce n'est pas nécessairement un mal. Loin de là.
 

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24/09/2007

La France et l'équilibre budgétaire

 

  La France pourra-t-elle tenir son engagement vis-à-vis de l'Europe et ramener son déficit à un niveau acceptable pour l'Union? On peut se poser la question, surtout après les interventions du Président Trichet de la BCE et celles -renouvelées ce matin- du Premier Ministre François Fillon…

  Nul ne niera les louables efforts du président et du gouvernement pour réveiller le pays mais il faut bien reconnaître que le mal français (déficits accumulés, refus de la réforme, inadaptation des récettes et des dépenses) est profondément enraciné dans les mentalités…

  Il serait peut-être sage d'amorcer graduellement des réformes en instaurant une phase intermédiaire pour permettre à ceux qui sont encore en activité de prendre leur retraite.

 Un trop grand choc provoquerait une forte réaction. Ce n'est pas ce dont la France a besoin.
 

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23/09/2007

La déclaration de Monsieur François Fillon

 

 

    Je suis à la tête d'un Etat en faillite… Voici une déclaration qui a l'avantage de la clarté! Pourquoi avoir fait une telle déclaration? Probablement pour administrer un électrochoc à la France profonde qui ne souhaite pas renouer avec les grèves de l'automne de 1995, lorsque le premier ministre de l'époque Alain Juppé avait tenté de réformer les régimes spéciaux des retraites…

   Ce qui frappe, c'est le caractère inattendu de cette réaction du premier ministre, lequel nous avait habitués à plus de discrétion. Est-ce le prélude à un chanement dans la politique de communication de Matignon? Est-ce une façon d'annoncer un imminent plan de rigueur? Nous ne tardrons pas à être fixés.
 

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20/09/2007

La presse française joue à se faire peur…

 

  Ainsi donc, tous les ingrédients seraient réunis ou en voie de l'être pour donner une situation aussi explosive, au plan social, qu'elle le fut en hiver 1995 sous Alain Juppé, alors Premier Ministre! Nous serions menacés par l'effet 95, énoncent nos commentateurs politique, immédiatement repris par tous les seconds couteaux de la presse écrite ou télévisuelle.

  C'est oublier que plus de 70% des Français ont trop souffert de ces grèves à répétition, de ces occupations d'usine, de ces barrages sur les routes, dès qu'une mesure un tant soit peu impopulaire, est prise.

  La modernisation de la France et de ses rapports sociaux, c'est aussi cela. REmettre de l'ordre, c'est bien gérer. IL faut combattre le chômage, combattre l'immigration clandestine, réuler le regroupement familial, être comptable des dedniers de l'Etat.

  Autant de réformes que le nouveau pouvoir souhaite mencer à bien dans des délais raisonnables. Dans la mesure où les règles du dialogue social sont respectées, qui pourrait le lui reprocher?

  C'est peut-être aussi la fin ( cette fois ci pour de bon) de l'Etat providence à la française, d'un modèle social, certes, incomparable mais tout aussi ingérable…
 

   

 

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19/09/2007

Nicolas Sarkozy et la refondation du dialogue social

 

  Peut-on réformer la France? Doit-on réformer la France? A l'évidence, oui, si l'on a bien perçu le message du discours prononcé hier par le Président de la Répubplique. C'est à une véritable refondation que se livre Nicolas Sarkozy qui a bien compris la nécessité d'aller vite, de bousculer un peu les partenaires sociaux, de faire maigrir la fonction publique en la payant mieux, en une phrase, de forcer la France à être enfin en accord avec son temps.

  J'ai eu l'occasion, il y a une quizaine de jours de participer à un déjeuner qui réunissait les membres d'une importante délégation d'un grand pays européen, en visite officielle à Paris. Leur responsable m'a confié  en aparté que la France ne pourrait plus atteindre ses objectifs en dehors du cadre européen. En clair, que la France n'avait plus les moyens de faire cavalier seul, qu'elle devait tenir compte des réalités et ne plus rêver de je ne sais quelle exception française. Donc plus d'écart par rapport à la limite du défici natioanl, plus d'exception à la règle…

  Nicolas Sarkozy ne l'a pas seulement compris, il traduit cette prise de conscience dans les faits. Mais aura-t-il les mains libres? Il faut le souhaiter pour le bien de la France et des Français. Mais ce sont les prochaines semaines qui nous le diront.
 

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La France, l'ADN et le regroupement familial

 

   On dit souvent qu'on n'arrête pas le progrès. Mais le progrès doit avoir une orientation, une direction. Il doit préserver la dignité humaine… Nous voulons parler des tests ADN auxquels seront censés se soumettre ceux et celles qui souhaitent s'installer en France à la faveur du regroupement familial.

   Dans tous les cas de figure, il convient de se garder des tabous idéologiques et de considérer la réalité dans son ensemble: s'il paraît quelque peu déplacé d'en venir à de tels tests (qui, en soi, n'ont rien de dégradant) il convient de rappeler que la préoccupation du gouvernement français est d'inverser les flux migratoires et de remettre de l'odre dans l'application d'une mesure qui se voulait une marque d'humanité (permettre à des travaillerus étrangers de vivre dans leur cadre familial) mais qui fut dévoyée et qui a donné lieu à tant d'abus. Le souci du gouvernement est donc légitime

  Les pays dont les citoyens sont concernés sont honorables et leurs cndaidats à l'émigration méritent d'être traités avec dignité. Mais les papiers délivrés ne sont pas toujours fiables et les mœurs sur place ne correpondent pas toujours à nos critères européens: il y a les familles nombreuses, la polygamie et surtout la nécessité d'avoir des logements convenables et les ressources pour subvenir aux besoins de telles familles… Or, les conditions pour cela sont de plus en plus dificiles à réunir.

   En fait, le pays ne peut plus accueillir et intégrer à un rythme soutenu des gens qui sont de plus en plus nombreux. Il nous faut le dire et le reconnaître, tout en continuant d'aider, par d'autres moyens, des hommes et des femmes qui méritent notre respect et notre sympathie.

 

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18/09/2007

 

   Cette semaine, le président Sarkozy devrait prononcer au moins trois discours et peut-même donner une interview à la télévision! Quand on pense au rythme de son prédécesseur, on croit rêver tant le vertige est grand!

  Comment expliquer cette boulimie? Nicolas Sarkozy a longtemps rongé son frein au cours des dernières années Chirac et il a pu, aux différents postes quil a occupés, mesurer ce qui lui est apparu comme des insuffisances notoires de son prédécesseur. Lequel rentrait sagement dans son palais chaque fois qu'une réforme, pourtant nécessaire, faisait des vagues. On l'enterrait purement et simplement. Mais alors on achetait la paix sociale au prix d'un retard croissant de la France et d'un creusement alarmant de ses déficits…

  Le vécu et le penser des hommes nous éclairent souvent sur leur leur façon d'agir: Jacques Chirac fut traumatisé par mai 68 et l'hiver 95, deux événementsd qui n'impressionnent pas le président Sarkozy. Et c'est heureux.

  Il y a aussi une constante de la politique française: le pays étant naturellement rétif aux réformes, il faut les faire vite et passer le reste du temps à les asseoir, à les faire accepter par l'opinion.
 

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Les réformes en France

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