27/05/2007

Sur une tribune parue dans LE MONDE du 25 mai en page 20



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Dans sa rubrique «Débats», le Monde du vendredi 25 mai 2007 publie en page 20 une fort intéressante tribune de M. Hussein AGHA, enseignant à l’Université d’Oxford. Ce texte s’intitule, Irak, que le bourbier demeure. Cette prise de position appelle de ma part quelques observations que voici:

a) contrairement à une opinion trop répandue, l’US Army n’est pas vraiment embourbée en Irak et sans remporter, à proprement parler, d’éclatante victoire, marque chaque jour des points qui ne manqueront pas, dans un avenir relativement proche de faire le départ entre le chaos acttuel et un nouvel Irak
b) On oublie souvent que, maintes décennies après la disparition de la colonisation et la liquidation de ses séquelles, les Etats Unis occupent tout un état arabo-musulman, et pas n’importe lequel. Il s’agit de Bagdad, capitale du pays le plus avancé, le plus riche et le plus puissant militairement, jadis. Or, quoi qu’on en dise, les pertes américaines sont relativement peu élevées quand on pense que l’entrée dans la capitale et sa conquête se sont faites presque sans combats. En effet, le haut commandement irakien ayant refusé de se battre après avoir été approché par les Américains. C’eût été, par exemple, une autre paire de manches, si la redoutable Garde républicaine, si choyée par le régime, avait livré autre chose qu’un baroud d’honneur ! L’une des filles de Saddam savait ce qu’elle disait en affirmant que son père n’avait pas placé sa confiance dans les hommes qu’il fallait…
c) Les attentats qui font rage dans le triangle sunnite ou dans les quartiers chiites de la capitale irakienne s’expliquent par une simple guerre civile… rien n’est pire que la guerre civile, mais il faut bien tenir compte du fait que le conflit a changé de nature. Si l’on admet ce postulat en sa créance, on peut alors se poser la question suivante : que peut faire une armée nationale ou une troupe d’occupation si les citoyens, retenus par une règle de fer pendant près de quatre décennies, décident d’en découdre les uns avec les autres ?
d) Enfin, le jeu des voisins, proches ou lointains, de l’Irak : vu la nature de ces régimes, tous, excepté Israël, n’ont pas vraiment intérêt à un départ rapide des Américains. Partant, ils ne prient pas vraiment chaque jour pour leur victoire, sachant que victoire rimerait alors avec départ. Un départ qui les laisseraient seuls face à leurs problèmes graves, c’est-à-dire dans un douloureux tête-à-tête avec les oppositions internes, les terroristes d’al-Quaida, ou, pire encore, l’Iran et la Syrie.

Sans se risquer à des prophéties qui ne se réaliseront pas, on peut penser que les historiens de notre époque émettront sûrement un jugement plus nuancé sur l’intervention américaine : avoir débarrassé la région d’un dictateur sanguinaire et redonné au peuple irakien martyr la démocratie et la liberté. En attendant, qu’il ait enfin la paix.

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26/05/2007

Israël, la Palestine et le Liban



Le Moyen orient ne connaîtra donc jamais le repos. Nous n'osons même plus parler de paix, tant cet horizon paraît lointain. Alors que les missiles kassam pleuvent sur la petite ville de Sedérot et que la'armée d'Israël riposte avec vigueur, les Libanais se voient une nouvelle fois confrontée à des troubles graves qui, comme par enchantement, éclatent au moment où l'affaire du tribunal international entre dans sa phase ultime.

Que faudrit-il faire pour que cette région du monde qui a offert à l'humanité le monothéisme éthique et le sentiment religieux en général (Ernest Renan) connaisse enfin la paix?

Comment faire admettre l'existence de l'Etat d'Israël à ses voisins? Comment expliquer que le développement et le progrès peuvent tenir lieu de bien d'autres choses et offrir une nouvelle conception de l'univers?

Il fuadrait alors reprendre la fameuse idée de Henry Kissinger qui parlait de «percée conceptuelle», expliquer aux gens qui se haïssent qu'il existe quelque chose au-delà de la haine et de la guerre. Que le développement et le progrès de l'humanité sont aussi infinis que la perfectibilité de l'homme.

Excès d'optimisme? Naïveté? Peut-être… On reçoit le lointain écho du cri de désespoir du vieux prophète hébraïque du VIe siècle: shalom, shalom, we-eyn shalom. La paix! la paix, Mais il n'y a pas de paix.



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Le nucléaire iranien


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Le comportement de l’actuel directeur de l’AIEA, l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, ne laisse pas d’étonner, voire même d’inquiéter. Même la France, qui a jusqu’ici temporisé, hausse le ton et demande des explications. Comment peut-on, alors qu’on est chargé de contrôler le nucléaire iranien, proposer d’en prendre son parti et proclamer urbi et orbi qu’on devrait s’en accommoder et permettre à ce pays de développer son avance dans un domaine aussi sensible ?

Le directeur de l’Agence a très certainement eu connaissance des propos irresponsables du président iranien concernant Israël et l’Holocauste et doit savoir à quand s’en tenir si, par malheur, un tel régime parvenait à se doter de l’arme nucléaire.

On en vient à se demander si parfois, le choc des civilisations n’est pas en train de prendre le pas sur le dialogue des cultures. Je veux dire par là que les différents pays, appelés à parler entre eux, ne placent pas toujours derrière les mêmes mots les mêmes concepts. En d’autres termes, ils ne disent pas la même chose. Comment s’entendre (au propre comme au figuré) si l’on n’entend pas les mêmes choses ? Comment expliquer à un président qu’on ne peut pas proclamer sa volonté de rayer un pays de la carte ? En soi et à elle seule, une telle déclaration est déjà «hénaurme»… Et pourtant, son auteur persiste et signe.

Il convient donc d’œuvrer sérieusement et sans langue de bois à une homogénéisation des cultures, tout en respectant les spécificités de chacun. Mais il faut se souvenir que la Culture universelle transcende toute les cultures nationales ou religieuses qui n’en sont que des sous-produits…

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25/05/2007

Victoire du Président BUSH



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La récente victoire du Président des Etats Unis face à un Congrès à majorité démocrate nous révèle un Georges Walker BUSH bien plus pugnace et ferme qu’il n’y paraissait. Ce vote favorable qui a permis de débloquer les crédits militaires marque probablement un tournant non seulement dans la guerre sur le terrain mais aussi dans le cœur des citoyens américains. On se souvient d’un célèbre éditorial de Jean-Jacques Servan-Schreiber dans l’Express où ce dernier expliquait la victoire du Vietcong en partie grâce un point de propagande marqué à l’intérieur des USA : les communistes avaient réussi, grâce à une communication très habile : avoir réussi à introduire la haine et la peur de la guerre dans le cœur même de la jeunesse américaine…
Le Président BUSH a peut-être réussi l’opération inverse : insérer dans la pensée des citoyens des USA que la guerre d’Irak vaut la peine d’être conduite et qu’elle se soldera par la défaite finale du terrorisme d’al-Quaida…
Même cette perspective optimiste laisse néanmoins bien des questions sans réponse :

a) pourquoi donc les stratèges américains n’ont-ils pas pensé au jour d’après (the day after ?)
b) Pourquoi ont-il permis à l’éphémère gouverneur de l’Irak, Paul Bremer, de dissoudre d’un trait de plume l’armée irakienne, mettant sur le pavé des dizaines de milliers d’hommes aguerris et amers, prêts à se venger de l’occupant en proposant leurs services au plus offrant ?
c) Quand on voit tous ces attentats, ces voitures piégées, ces bombes télécommandées qui explosent au bord des routes, on peut se demander pour quelle raison l’US army ne remonte pas les filières ? Après tout, il y a nécessairement des ateliers et des entrepôts où sont montées de telles voitures, où sont entraînés tous ces kamikazes : comment se fait-il que ces réseaux ne soient pas vraiment inquiétés, alors que la CIA, le FBI et d’autres services moins connus, opèrent sur place ?

Autant de questions dont il faut se préoccuper. La victoire est à ce prix et nul n’a l’éternité devant soi…

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18/05/2007

Le style SARKOZY



Il y a tout juste une petite trentaine d’années, lorsqu’un Jacques CHIRAC triomphant donnait, au cours d’un congrès du Rassemblement Pour la République (RPR), la parole, pour un court instant, à un jeune homme, gauche et à la voix mal assurée, il ne se doutait guère que ce militant, tout juste sorti de l’adolescence, lui succéderait un jour et l’expulserait sans ménagement du pouvoir… Pour expliquer ce curieux mouvement de balancier dont l’histoire politique semble avoir le secret, certains diront qu’il existe une justice immanente et qui use à l’égard des hommes de la même mesure qu’ils ont utilisée pour les autres…

Ce qui vient de se passer est une véritablement révolution copernicienne de la vie publique : en quelques heures, en quelques jours, le nouveau président de la République vient de pousser son ancien mentor dans les oubliettes de l’Histoire ; ce dernier, qui incarnait hier encore la solidité et la pérennité (apparentes) du pouvoir en place, a pris, en si peu de temps, un terrible «coup de vieux». Aujourd’hui, tout le monde, les radions, les télévisions, les journaux, les blogs, tous, absolument tous changent de ton et font précéder le nom de Nicolas SARKOSY de son titre de président. Plus personne n’évoque l’ancien titulaire du poste qui était une figure incontournable de la politique française depuis quatre décennies.… Sans même parler de la rivale socialiste dont la mention semble introuvable, y compris dans la presse de gauche.

Le philosophe trouverait ici une occasion rêvée d’exercer son ingéniosité sur la nature ingrate et oublieuse de l’homme, la fugacité du pouvoir ici-bas, l’inconstance et la poursuite effrénée du pouvoir et de ses avantages…

Mais un dernier mot aussi, d’espoir et d’optimisme : le nouveau Président semble décidé à agir au plus vite : dès ce vendredi 18 mai il part pour Toulouse, et à son retour il présidera le tout premier conseil des ministres, nommés à peine quelques heures plus tôt. Auparavant, ou dans l’intervalle, les ministères auront changé de locataires… Gageons qu’à ce rythme la France aura changé de visage en quelques mois. Et surtout, aussi, de mentalité : il faut enfin comprendre que les trente glorieuses sont mortes et ne ressusciteront pas, que l’Etat providence à la française appartient à une époque révolue et que le pays et ses habitants doivent désormais se faire à leur nouvel environnement. C’est peut-être cela aussi le style Sarkozy : arracher la France à sa douce léthargie.

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13/05/2007

Nicolas Sarkozy et la mentalité française


D'entrée de jeu, le nouveau Président de la République, a insisté sur ses origines immigrées: il a, dès les premières heures de son élection, rappelé que la France lui a tout donné et qu'il entendait, lui aussi, tout lui rendre. Sauf erreur de ma part, c'est bien la première fois que nous avons un président de la république dans cette situation.
Ceci explique peut-être le syle de l'homme et sa façon de procéder. Je fais assurément allusion aux vacances écourtées du Président élu sur un yacht à Malte. Qu'y a-t-il de choquant là-dedans? Dans l'héxagone, nous avons toujours caché les avoirs et la fortune de nos grands dirgeants, comme si le legs sévérement égalitariste de la Révolution française nous interdisait de le faire. Avocat, M. Sarkosy n'a jamais été fonctionnaire, n'est pas sorti du moule de l'ENA ou d'un autre grand institut où l'on formate les élites dirigeantes françaises.
C'est dire que le nouveau Président aura beaucoup à faire, lui qui veut changer le pays.Or, un tel programme revient à transformer la mentalité des habitants. C'est un pari périlleux mais Ô combien exaltant! Le meilleur de tous les Français, le général de Gaulle s'y était essayé et chacun, aujourd'hui, est libre d'apprécier, à sa guise, les limites ou l'étendue de son succès.
Le nouveau Président est en train de mieux mesurer les fameuses pesanteurs sociologiques dont ses prédécesseurs ont parlé; mais nul doute qu'il ne renoncera pas aisèment. Nous lui souhaitons bonne chance dans cette courageuse entreprise de rénovation de la France

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Le Président BUSH et la guerre d'Irak



Selon toute vraisemblance, le Président Georges W. Bush a de nouveau quelques problèmes avec la majorité démocrate du Congrès. Et le différend porte une fois de plus sur l'engagement des forces armées US en Irak.
On peut cormprendre l'émoi des parlementaires démocrates qui ne poeuvent enregistrer, sans réagir, un nombre croissant de victimes, jeunes G.I. d'à peine 20 ans! Mais ce qu'on ne dit pas assez, c'est que la nature de l'engagement des USA en Irak a entièrelment changé: le terrorisme, en tant que tel, n'a plus qu'une intensité résiduelle, ce sont désormais les factions irakiennes qui, aidées ou non par des pays riverains intéressés par la décomposition de leur grand voisin, attisent les conflits.
Le président Bush a été fondé de dire au premier Ministre irakien Nouri al-Maliki que la patience des USA n'était pas sans limites et qu'il fallait que les partis politiques d'Irak parviennent enfin à un consensus stable qui prendrait en compte les intérêts mais aussi la sécurité des différentes composantes de la mosaïque irakienne. Même s'il y avait sur place deux fois plus de soldats US, cela ne changerait pas radicalement les données du problème.
La vraie question, la plus angoissante qui soit, est bien celle-ci: les Irakiens veulent -ils avancer unis vers l'avenir ou souhaitent-ils une partition de facto de leur pays, une sorte de confédération aux liens lâches et où chaque communauté serait maîtresse de son destin? Là se situe le vrai problème.
On pourrait effectivement dire que les Américains n'auraient jamais dû ouvrir la boite de Pandore, mais alors qui l'aurait fait? Imagine-t-on le dictateur irakien haranguant les foules à Bagdad et menaçant les décmoraties occidentales et les monrachies du Golfe des pires sanctions? Oublie-t-on que cet homme avait tiré des Scuds sur Israël alors que ce pays s'était tenu à l'écart de la première guerre du Golfe?
Ce que nous n'admettons plus, et cela est absolument compréhensible, ce sont les victimes, les morts et les blessés. Et nous nous inclinons respectuseusement devant toutes les victimes innocentes et leurs familles. Mais comment faire respecter le droit et installer la démocratie autrement que par la force? C'est un vieux débat qui demeure si actuel…

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Tony BLAIR, un véritbale homme d'Etat



Tony BLAIR, un véritable homme d’Etat…

C’est avec un petit pincement de cœur que l’on voit partir un homme d’une si grande qualité. Arrivé si jeune au pouvoir, ayant dirigé pendant toute une décennie un pays aussi glorieux que la Grande Bretagne (il a lui-même dit la plus grande nation de la terre) il laisse un pays transformé de fond en comble : bien qu’issu d’un bord politique opposé à celui de la Dame de fer, Me Thatcher, il a dynamisé l’économie, mis de l’ordre dans les finances publiques et allégé la bureaucratie au point que plus de 200.000 français sont allés tenter leur chance outre-Manche, quelque peu découragés par l’administration tatillonne et rigide de l’Hexagone. Les commentateurs sont nombreux à considérer que son seul impair a été de suivre le Président Georges W. Bush et de s’impliquer, à leurs yeux, de façon inconsidérée, dans le bourbier irakien. Cette opinion ne résiste pas à la critique, ni même à l’examen. La Grande Bretagne se devait de suivre son allié américain pour libérer le peuple irakien des chaînes d’un tyran dont le régime sanguinaire se serait encore plus illustré dans l’horreur si on l’avait laissé faire… Les forces de la coalition ont désarmé le terrorisme d’al_Quaida en Irak mais ne peuvent pas grand chose contre les factions irakiennes qui se livrent une guerre sans merci. Comment lutter contre une guerre civile dans un pays dont certains gouvernants eux-mêmes (pas tous, cependant) arment et encouragent des milices ? Comment expliquer aux Chiites et aux Sunnites qu’il est temps de déposer les armes, de rebâtir enfin leur pays sous les ailes protectrices de la démocratie ? L’Histoire, apaisée et objective, rendra, une fois retombées les passions, un jugement plus nuancé et portera cela aussi au crédit de Tony Blair.

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10/05/2007

Nicolas SARKOZY, président de la République




Nicolas Sarkozy président élu de la République française…

Il est assurément trop tôt pour juger ou simplement préjuger de l’action effective d’un homme qui n’est pas encore entré en fonctions mais dont les moindres faits et gestes (ses vacances écourtées, notamment) sont guettés, épiés, voire dénoncés… Cette attitude, limitée à un bord politique spécifique, montre que la France n’a pas vraiment changé et que le nouveau président aura beaucoup à faire pour moderniser la France.

Depuis des décennies, ce pays a porté à sa tête des hommes qui avaient été formés dans le cadre très strict, les grandes écoles françaises, à savoir l’ENA, la Fondation des Sciences Politiques etc… Il s’est enfin donné pour chef un homme issu des professions libérales. On ne pourra pas rétorquer que François Mitterrand était lui aussi avocat car son horizon idéologique était tout autre. Partant, il ne pouvait pas mettre en application des idées si peu acceptables aux yeux de la socio-culture française.

Nous devons nous attendre à des mutations profondes dans la société et l’économie françaises. Faut-il s’en inquiéter ? Pas nécessairement car les changements visent à dynamiser ce pays qui ne parvient plus à défendre ses positions en Europe et dans le reste du monde. Un rajeunissement des cadres, une réjuvénation des fonctions politiques, des plus modestes aux plus élevées, devraient installer solidement ce que tous appellent de leurs vœux, une réforme en profondeur de la mentalité française : retrouver le goût du risque, d’entreprendre et de gagner.

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04/05/2007

Débat télévisé de la campagne présidentielle

La fin de la campagne présidentielle en France

L’apogée de cette campagne présidentielle fut atteint incontestablement le mercredi soir 3 mai entre 21 heures et 23h 40 au cours de l’affrontement d’une rare intensité entre Madame Ségolène ROYAL et Monsieur Nicolas SARKOZY. Tous les observateurs relèvent unanimement l’âpreté des débats. Il est très malaisé de départager les deux controversistes car les partisans des deux bords crient victoire et affichent une confiance certaine dans les résultats du dimanche 6 mai.
Nos observations porteront donc sur l’utilité, la forme et les symboles d’un tel débat :
a) la France continue de se reconnaître dans cette sorte de grandes messes où deux candidats s’affrontent dans l’espoir de faire basculer le vote en leur faveur ou de rallier les indécis. On sait aujourd’hui que tel n’est pas le cas. Les prévisions exprimées auprès des organismes de sondages ont peu bougé.
b) Cet type d’affrontement n’éclaire pas vraiment les électeurs qui savant que la masse de sujets à aborder ne permettra pas d’éclairer le choix des électeurs car les candidats sont soumis à une très rude épreuve. Il suffit de relever les quelques erreurs ou imprécisions des deux controversistes pour s’en rendre compte.
c) Quant au symbole, la forme à laquelle les Français sont le plus attachés, qu’ils en soient ou non conscients, c’est cet affrontement guache/droite, justement dénoncé par le candidat centriste, qu’il conviendrait de dépasser. C’est un clivage stérile : on ne peut gouverner une moitié de la France contre l’autre moitié.

En réalité, c’est toute notre culture politique qu’il faudrait revoir. La France n’est peut-être pas encore entrée dans l’ère de la post-modernité ; elle continue de favoriser une sorte d’information-spectacle (et ce débat en était un), au lieu de donner un peu plus la parole aux gens simples… Ce changement est peut-être imminent : la mentalité propre, la culture politique de Nicolas Sarkozy, et aussi celle de Ségolène Royal, nous assurent au moins d’une chose : après le 6 mai on ne fera plus de la politique comme avant. La page sera tournée et la France réalisera que l’avenir appartient plus aux gestionnaires qu’aux visionnaires.





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