28/04/2007

Le second tour des élections présidentielles en France



Un bref survol de la situation sur l’échiquier politique français, à la suite du premier tour de élections présidentielles, s’impose. Trois personnalités, arrivées en tête, s’imposent par leurs résultats et de leur affrontement ou de leur entente dépendra l’orientation du futur locataire de l’Elysée.
Nicolas Sarkozy apparaît, en toute objectivité et sans le moindre esprit partisan, comme le grand vainqueur, celui qui a, selon toute vraisemblance, le plus de chances de l’emporter. Il bénéficie d’une triple adhésion : avec le parti qui l’a désigné et qui le suit sans murmure, avec son programme avec lequel il est en parfaite osmose et qu’il retouche, à sa guise, de manière conséquente et logique et enfin, avec son comité de campagne, dirigé par un excellent préfet, M. Claude Guéant.
Ségolène Royal a fait preuve de beaucoup de courage et de détermination, elle est parvenue, contre toute attente, à s’imposer aux militants du PS mais sans pouvoir compter sur l’adhésion profonde et sincère de l’appareil de son parti. Les tiraillements qui ont émaillé sa campagne le prouvent. Elle est tout de même parvenue à un score honorable malgré de lourds handicapas et aussi en dépit d’un monde politique peu charitable avec les femmes. Les flottements, voire les contradictions que relève la presse nationale ou internationale, contribuent à créer un flou et une incertitude qui pourraient se révéler très préjudiciables…
François Bayrou qui, tout en ayant remporté un grand succès personnel, peine à imposer ses vues lesquelles consistent à faire ce que Jean-Pierre Chevénement avait tenté en 2002, tournebouler le système politique hexagonal. C’est-à-dire rompre définitivement avec le bi-partisme droite / gauche et introduire un système qui dépendrait du centre. La campagne, à la fois forte et intelligente qu’il a menée durant de longs mois a fini par porter ses fruits, même s’il n’a pas été retenu au second tour. Ce qui semble poser problème à ses électeurs, tiendrait plutôt au système d’alliance qu’il est tenté de suivre… Sera-t-il suivi par ses électeurs ? Serait-il écouté par ses députés qui ont l’œil fixé sur les prochaines législatives et rejoignent en masse le panache du président de l’UMP ? Autant de questions auxquelles il lui faudra trouver la bonne réponse, faute de quoi tout serait compromis…
Reste Nicolas Sarkozy qui a déjà capitalisé plus de 30% des voix et qui a vu, plus vite que les autres, que le danger était de revoir le FN «cannibaliser» les élections et refaire le large score de 2002. Le président de l’UMP a donc, sans se renier, attiré vers lui ce million de Français qui avaient été sensibles au discours sécuritaire … Sa constance et son sincérité ont, selon les sondages, convaincu les français.
Aux électeurs de décider le 6 mai.

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21/04/2007

Le Pape Benoît XVI, Nicolas Sarkozy et l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne



On aura sûrement remarqué la publication récente d'un livre sur Jésus par le pape Benoît XVI. On aura aussi noté la dernière inetrview de Jean-Marie Le Pen à un grand journal israélien où il s'appesantit sur les «origines juives» de Nicolas Sarkozy (et ceci, après avoir bien mis en avant, il y a quelques jours, ses origines hongroises…). A cela s'ajoute le triple assassinat en Turquie de trois employés chrétiens d'une mission protestante…
Il n'existe pas, de prime abord, de relation profonde entre ces trois faits, mais à u regarder de plus près, on ne peut s'empêcher de constater que la religion s'invite une nouvelle fois dans la campagne électorale, mais aussi qu'elle s'inscrit dans le fameux débat sur les racines judéo-chrétiennes de l'Europe…
Il y a quelque semaines, le nouveau Président (allemand) du Parlement européen de Strasbourg avait lancé une invitation au Pape Benoït XVI: ce fut, selon moi, une bonne initiative. Ce pape, demeuré un universitaire dans l'âme, est à même d'inflléchir le rôle du facteur religieux dans la vie publique. Par son savoir, son érudition, mais aussi ses convictions, il est en mesure de transformer la vision que le grand public a de l'influence de la religion: de négative, destructrice, fanatique, les religions doivent devenir pacifiques, humanistes, fondatrices d'identité et formatrices d'opinion… L'Europe, elle-même, ne saurait oublier ses racines judéo-chrétiennes, faute de quoi elle errerait d'un pôle à l'autre, sans savoir où elle va ni d'où elle vient.
Johann Gottfried Herder, grand érudit du XVIIIe siècle mais aussi ministre luthérien ouvert sur les croyances et la culture des autres, avait prédit qu'un jour on ne demanderait plus à personne s'il est juif ou européen… Apparemment, Herder n'est pas encore le livre de chevet de tous ceux qui veulent diriger la France…
M-R.H


Quant à la Turquie, le chemin de l'intégration au sein de l'Europe semble encore très long et ce n'est pas le sang des martyrs qui va rendre sa candidature plus belle et plus attaryante. Bien au contraire…

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17/04/2007


De la campgane électorale en France…

De toutes parts, des voix s'élèvent pour protester contre le niveau de cette campgane présidentielle qui n'en finit pas. Tout le monde la trouve soit trop longue, soit manquant de relief. Les torts sont tout de même partagés: d'un côté les candidats surfent sur tout ce qui bouhe (on l'a vu avec les indemnités de départ du co-président d'EADS), de l'autre, les journalistes ne prêtent attention qu'aux petites phrases, laissant de côté les vrais discours-programmes, lorsque ceux-ci existent…

Il y a aussi le rôle des sondages qui, par exemple, nous gavent de résultats du second tour alors que nous ne sommes guère fixés sur qui sera effectivement encors dans la course le 6 mai.

Enfin, il y a cet immense espoir qui semble animer tout le corps électoral. Mais la question qui se pose et que personne ne pose afin de ne pas démoraliser les citoyens, est celle-ci: que pourra faire le / la futur (e) président (e) dans un espace européen de plus en plus réglementé et dans une économie de plus en plus mondialisée? Que pourra-t-il/ elle dire à ceux dont les usines fermeront ou délocaliseront en Chine ou en Inde ou, tout près de nous, au Maroc ou en Tunisie?

Nous sommes un vieux et grand pays, riche de sa culture et de sa civilisation, mais nous n'avons pas encore pris la mesure des changements intervenus chez nous ou à nos portes. A nos portes, cela signifie désormais, la Chine, l'Inde, le Brésil et tant d'autres.

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08/04/2007

La Bible et l'histoire



BLOG LA BIBLE ET L’HISTOIRE

LA LECTURE CAPTIVANTE ET ATTENTIVE DE L’ENTRETIEN DU PERE JEAN-MICHEL BOFFET, DIRECTEUR DE L’ECOLE BIBLIQUE DE JERUSALEM, SUR L’INTELLIGENCE DE LA BIBLE, PARU DANS LE MONDEEN DATE DES 8/9 AVRIL, M’INSPIRE QUELQUES REFLEXIONS, EN CES TEMPS DE MONTEE DE L’INTEGRISME ET DE DIVORCE CROISSANT ENTRE LA SCIENCE ET L’HISTOIRE D’UNE PART, ET LA FOI ET LA TRADITION RELIGIEUSE, D’AUTRE PART.
EN CETTE PERIODE DE TREVE PASCALE OU, PAR LES HASARDS DU CALENDRIER LITURGIQUE, JUIFS ET CHRETIENS CELEBRENT, A LEUR FAÇON, LA FETE DE PESSAH ET DE PAQUE, IL EST BON DE DONNER UN PEU D’AMPLEUR A L’ACTUALITE RELIGIEUSE. LE PERE BOFFET EST UN EMINENT BIBLISTE QUI NE SACRIFIE NULLEMENT LA CRITIQUE A L’ADHESION RELIGIEUSE ET DONNE DU PROBLEME POSE UNE PRESENTATION SATISFIASANTE. NOUS AIMERIONS, EN QUELQUES LIGNES ESQUISSER UN TABLEAU PLUS GLOBAL INCLUANT A LA FOIS LA TRADITION JUIVE ET LA TRADITION CHRETIENNE.
LA BIBLE, PRESENTEE COMME UN DOCUMENT REVELE, MERITE UNE APPROCHE PLUS CIRCONSTANCIEE QUE CELLE GENERALEMENT ADOPTEE PAR LES MINISTRES NAIFS DU CULTE CHRETIEN ET JUIF. L’EXEGESE JUIVE ANCIENNE, C’EST-A-DIRE LA LITTERATURE TALMUDIQUE ET MIDRACHQIUE QUI REMONTE JUSQU'A L’AN 1200 DE NOTRE ERE, FUT PARFAITEMENT CONSCIENTE DES PROBLEMES POSES PAR UN TEXTE AUSSI COMPOSITE QUE LES VINGT-QUATRE LIVRES DU CANON BIBLIQUE. CES SOURCES JUIVES ANCIENNES NE SE FAISAIENT GUERE D’ILLUSION SUR LE POLYSEMANTISME DU VERBE DIVIN, SUR SA POLYSEMIE, DONC SON INFINITUDE DE SENS, MAIS CONSCIENTE DES LIMITES DE L’INTELLECT HUMAIN ET DE L’IMPERITIE DE L’ECRASANTE MAJORITE DE L’ESPECE HUMAINE, NE DEVOILE JAMAIS LE FIN MOT DES CHOSES… ELLE SE CONTENTE DE DIRE QUE L’ECRITURE A OBSCURCI, OCCULTE LES CHOSES POUR NOUS (SATAM LEKHA HA-KATUV…) C’EST CE QU’ELLE DECLARE PAR EXEMPLE LORS DE SON EXEGESE DU RECIT DE LA CREATION DE L’UNIVERS, RECONNAISSANT IMPLICITEMENT QUE DE TELS MYSTERES NE SAURAIENT ETRE ACCESSIBLES A L’ESPRIT HUMAIN. AUTRE EXEMPLE : QUAND ELLE COMPARE LES VISIONS D’ISAÏE ET D’EZECHIEL CONCERNANT LE CHAR DIVIN, LA TRADITION JUIVE DONNE UNE EXPLICATION QUI N’EN ET PAS UNE : L’UN DES DEUX PROPHETES ETAIT UN CITADIN HABITUE A VOIR DEFILER LE CORTEGE ROYALE ALORS QUE L’AUTRE ETAIT UN CAMPAGNARD QUI RESTE INTERDIT ET EBLOUI SUR LES BORDS DE LA ROUTE, VOYANT UN TEL SPECTAVLE POUR LA PREMIERE FOIS…
JUSQU’ICI, NOUS AVONS ABORDE LES THEOPHANIES, QUID, A PRESENT, DES PASSAGES NARRATIFS, DES RECITS QUE LA BIBLE DONNE DE PERSONNAGES AYANT REELLEMENT EXISTE ? EN D’AUTRES TERMES, LA BIBLE EST-ELLE UN LIVRE D’HISTOIRE ? LA ENCORE, LES RABBINS, TANT CEUX DE L’ANTIQUITE QUE CEUX DU MOYEN AGE SE SONT BIEN RENDUS COMPTE QUE LA BIBLE N’ETAIT PAS UN LIVRE D’HISTOIRE, A LA CHRONOLOGIE RIGOUREUSEMENT EXACTE… VOYONS LE LIVRE DE LA GENESE QUI COMPTE PAS MOINS DE 50 CHAPITRES… ET QUI APPLIQUE TANT A ABRAHAM QU’A SON FILS ISAAC LES MEMES PERIPETIES, NOTAMMENT LE RAPT DE L’EPOUSE PAR LE ROPI ABIMELECH… LA TRADITION JUIVE, NE POUVANT PAS PARLER COMME NOUS DE L’HYPOTHESE DOCUMENTAIRE, NI DE LA REUNION DE SOURCES DIFFERENTES (YAHWISTES ET ELOHISTES) OPTE POUR UNE EXPLICATION ETHICO-PSYCHOLOGIQUE : CE QUE VIVENT LES PERES DOIT SERVIR DE SIGNAL ET DE MISE EN GARDE A LEURS FILS… LA ENCORE, LA TRADITION, CONSCIENTE DU PROBLEME, NE FAIT QUE L’EFFLEURER. AUTRE EXEMPLE : LE PARCOURS D’ISMAËL DANS CE MEME LIVRE FLUCTUE ENTRE, AU MOINS, TROIS VERSIONS : D’ABORD, AGAR, ENCEINTE, S’ENFUIT ET L’ANGE LUI ORDONNE DE REVENIR CHEZ SA MAITRESSE ; ENSUITE, ELLE EST CHASSEE AVEC SON FILS ET, PLEURANT DANS UN DESERT INHOSPITALIER, ELLE ENTEND L’ANGE LUI DIRE DE SE RESAISIR ET DE BIEN S’OCCUPER DE SON FILS… ENFIN, LORS DES FUNERAILLES DU PATRIARCHE ABRAHAM, ON LIT QU’ISMAËL VIVAIT TOUJOURS, DEPUIS CE TEMPS LA, AUPRES DE SON PERE… LE RECIT EST DONC, MANIFESTEMENT COMPOSITE ET LE SCRIBE ETAIT VICTIME DE DIPLOPIE, C’EST-A-DIRE QU’IL REGARDAIT PLUS D’UNE SOURCE A LA FOIS… D’OU DES ASPERITES NON ARRONDIES DE LA VERSION FINALE… ET JE LAISSE DE COTE LES PASSAGES OU, APRES AVOIR DEROULE PAR LE MENU LA VIE D’ABRAHAM, ON EPROUVE LE BESOIN DE RESUMER EN UN SEUL VERSET TOUS LES GRANDS MOMENTS DE SON EXISTENCE… COMME SI ON NOUS LE PRESENTAIT POUR LA PREMIERE FOIS.
CONSCIENTE DE TOUT CELA, LA TRADITION A ERIGE UN PRINCIPE SELON LEQUEL, IL N’Y A DANS LA BIBLE NI AVANT NI APRES, NI ANTERIORITE NI POSTERIORITE. IL EST EVIDENT QUE CETTE REPONSE N’EST QU’UN PIS ALLER, CHERCHANT A OBVIER AUX CRITIQUES QUI N’ONT PAS DU MANQUER CONTRE L’INCONSISTANCE HISTORIQUE (REELLE OU SUPPOSEE) DE LA BIBLE. CETTE BRILLANTE TROUVAILLE APOLOGETIQUE ETAIT A DOUBLE TRANCHANT, CAR ELLE POUVAIT PORTER GRAVEMENT ATTEINTE A L’HISTORICITE DES PERSONNAGES BIBLIQUES DANS LEUR ENSEMBLE. IL FALLAIT DON EN FAIRE UN USAGE CIRCONSPECT. MAIS L’ENSEIGNEMENT PRINCIPAL EST QUE LA BIBLE RENONCE A TOUTE CHRONOLOGIE EXACTE ET FIABLE…
TOUTEFOIS, POUR LES JUIFS COMME POUR LES CHRETIENS, CELA N’ENLEVAIT RIEN A LA SACRALITE DU TEXTE NI A LA VALEUR DE L’HISTOIRE SAINTE DANS LE SEUL DOMAINE OU ELLE ENTEND FAIRE VALOIR SES PRETENTIONS, CELUI DE LA PIETE : ON BROSSE DES PERSONNAGES, ON RELATE DES EVENEMENTS AFIN QUE LE LECTEUR DEVOT S’INSPIRE DE SI HAUTS EXEMPLES. UN THEOLOGIEN AUSSI HABILE QUE HUGUES DE SAINT-VICTOR N’ECRIVAIT-IL PAS QUE L’ECRITURE GRANDIT AVEC SES LECTEURS… IL INVITAIT DONC A ENRICHIR A BRODER SUR CE TEXTE DE BASE. DE LEUR COTE, LES SAGES DU TALMUD AVAIENT SPECIFIE QUE LA TORA A SOIXANTE-DIX ASPECTS OU SENS… CE NOMBRE, A L’EPOQUE, ETAIT EMBLEMATIQUE.
IL EST EVIDENT, PAR CONSEQUENT, QUE MEME LES THEOLOGIENS, LES PLUS ECLAIRES, EVIDEMMENT, SAVAIENT QUE LA BIBLE N’EST PAS UN DOCUMENT REVELE D’UNE SEULE PIECE MAIS CONSTITUE, EN REALITE, UNE LITTERATURE NEE A DIFFERENTES EPOQUES, REFLETANT AUSSI LES PREOCCUPATIONS DE L’AGE DE SA REDACTION ET DES DIFFERENTES EPOQUES DE SA REVISION… NULLE TRACE DE L’IDEE MESSIANIQUE DANS L’EXODE NI LE LEVITIQUE ALORS QUE DANS LA LITTERATURE PROPHETIQUE DU MILIEU DU VIIIE SIECLE, SE PROFILE NETTEMENT LA MAJESTUEUSE FIGURE DU REDEMPTEUR DE L’HUMANITE, LE FILS DE DAVID.
ERNEST RENAN SE GAUSSE, DES SON JEUNE AGE, DE BOSSUET QUI S’EXTASIE DANS SON DISCOURS DE L’HISTOIRE UNIVERSELLE SUR LES TALENTS DIVINATOIRES DU LIVRE D’ISAÏE (CH. 44) QUI CITE CYRUS DEUX CENTS ANS AVANT SA NAISSANCE ! BOSSUET, DANS SA PIETE, NE POUVAIT IMAGINER (COMME CHATEAUBRIAND, D’AILLEURS) QU’A PARTIR DU CHAPITRE 40, ON A AFFAIRE A UN AUTRE PMROPHETE QUE L’ON NOMME, PAR COMMIODITE LE DEUTERO-ISAÏE…
PENSONS AUSSI A L’ŒUVRE DE CE COURAGEUX ORATORIEN RICHARD SIMON, HISTOIRE CRITIQUE DE L’ANCIEN TESTAMENT… ON LE VOIT AISEMENT, IL Y A DIFFERENTS TYPES ET MODES DE LECTURE DE LA BIBLE, QU’ELLE SOIT JUIVE OU CHRETIENNE. LES TEXTES CANONIQUES HEBRAÏQUES FURENT VRAIMENT FIXES VERS LE VIIE SIECLE ET PROBLAMENT ENCORE AMENDES A LA FIN DU VIE, A L’OCCASION DU RETOUR DES EXILES DE BABYLONE… ON LE VOIT LA PAROLE DU SEIGNEUR EST LOIN D’ETRE UNIVOQUE ; LA BIBLE N’EST PAS COULEE, UNE FOIS POUR TOUTES, DANS UN INTOUCHABLE MOULE DE BRONZE, COMME LE PENSAIT NAIVEMENT BOSSUET.

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07/04/2007

D'une semaine à l'autre



BLOG

EN FRANCE :

ON PEUT DIRE, SANS CRAINTE D’ETRE DEMENTI PAR LES FAITS, QUE LA COMPAGNE PRESIDENTIELLE EXERCE CHEZ NOUS UNE FONCTION EMINEMMENT ABSORBANTE… ELLE N’EPARGNE AUCUN SUJET OU, POUR PARAPHRASER UNE CITATION DEVENUE CELEBRE, RIEN DE CE QUI EST FRANÇAIS NE LUI DEMEURE ETRANGER…
LE DEBAT SUR L’IDENTITE NATIONALE REFAIT PERIDOIQUEMENT SURFACE SANS JAMAIS ETRE TRAITE EN PROFONDEUR, EN RAISON MEME DE L’OUTIL JOURNLAISTIQUE QUI LUI SERT (OU EST CENSE LUI SERVIR) DE SUPPORT ET DE VECTEUR. C’EST POURTANT UN THEME MAJEUR : QUI FAIT PARTIE DE LA NATION FRANÇAISE, QUI VEUT EN FAIRE PARTIE ET QUI DOIT EN FAIRE PARTIE ? A TOUTES CES QUESTIONS, IL N’Y A PAS DE REPONSE STEREOTYPEE, SI CE N’EST QUE LA NATION NE SAURAIT SE DEFINIR EXCLUSIVEMENT NI PAR LA LANGUE (LA SUISSE EN PARLE TROIS) NI PAR LA RELIGION (LA SUISSE ET L’ALLEMAGNE ABRITENT A LA FOIS DES PROTESTANTS ET DES CATHOLIQUES) NI PAR L’ETHNIE (IL SUFFIT DE VOIR LES DIFFERENTES VAGUES D’IMMIGRATION DANS CES DIFFERENTS PAYS) : EN FAIT, LA NATION EST UN LIEN SPIRITUEL, UNE VOLONTE DE VIVRE ET D’ŒUVRER ENSEMBLE A LA REALISATION D’UN PROJET COMMUN. C’EST LA FOI EN DES VALEURS COMMUNES.
MAIS CELA, C’EST LA NATION, L’IDENTITE NATIONALE SE CONCENTRE, ELLE, SUR LES ATTRIBUTS DE CETTE NOTION. ET LA, LES CHOSES SE COMPLIQUENT, CAR TOUTE DEFINITION DE L’IDENTITE NATIONALE CONTIENT CE QUE L’ON VEUT ET APPROCUVE ET CE QU’ON LE REJETTE ET DESAPPROUVE. D’OU LES PROBLEMES.
ESPERONS QUE DANS CETTE RECHERCHE, LES VALEURS DE LA REPUBLIQUE SE CONCILIERONT AVEC CELLES DE LA NATION.

COMME A CHAQUE PRINCIPALE CONSULTATION ELECTORALE, LE DEBAT PORTE SUR L’ENA (ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION) VERITABLE SEPRENT DE MER QUI CATALYSE SUR ELLE AUTANT DE VERITES QUE DE PHANTASMES… LE MONDE ( DATE DU 5 AVRIL, PAGE 10) EN PARLE JUSTEMENT TANDIS QUE LE MEME JOURNAL PUBLIE UNE INTERVIEX DE M. ROGER FAUROUX, ANCIEN MINISTRE ET ANCIEN DIRECTEUR DE CETTE ECOLE.
IL MILITE ENF AVEUR D’UNE REFORME ET D’UN RENOUVEAU DE CETTE ECOLE, REMETTANT EN QUESTION LE TRONC COMMUN DE CERTAINS CURSUS : UN DIPLOMATE, SOULIGNE-T-IL, NE REQUIERT PAS LA MEME FORMATION QU’UN PREFET… IL TORD LE COU A CERTAINS PREJUGES ET RAPPELLE QUE SI L’ON METTAIT TOUS LES ENARQUES A LA RETRAITE, LA FRANCE NE FONCTIONNERAIT PLUS. EN FAIT, CE QUI MANQUE AUX ENARQUES (QUI ONT, SELON MLOI, UNE EXCELLENTE FORMATION, PAR AILLEURS), C’EST L’ACCUEIL D’AUTRES PENSEES, D’AUTRES SCHEMAS MORPHO-GENETIQUES, D’AUTRES APPROCHES… DANS LE MONDE MULTIPOLAIRE QUI EST DESORMAIS LE NOTRE, OU LA RELIGION PREND DE PLUS EN PLUS DE PLACE, NOS ELITES NE COMPRENNENT PAS COMMENT GERER LE PHENOMENE RELIGIEUX, ALORS QUE L’ALLEMAGNE ET LA GRANDE BRETAGNE (QUI N’ONT EU NI EDIT DE NANTES NI SA REVOCATION) SAVENT QUE L’HISTOIRE NATIONALE PEUT SE CONSTRUIRE AUTOUR DE PLUSIEURS CONFESSIONS.

A L’ETRANGE :

CETTE SEMAINE ENCORE, CE QUI RETIENT MON ATTENTION, N’EST AUTRE QUE LE PROCHE ORIENT, AVEC NOTAMMENT LE DANGEREUX PRECEDENT DES MARINS BRITANNIQUES ACCUSES –A TORT-, D’AVOIR VIOLE L’INTEGRITE MARITME DE L’IRAN. C’EST UN JEU DANGEREUX AUQUEL SE SONT LIVRES LES PARTISANS DE LA LIGNE DURE A TEHERAN : L’HISTOIRE ENSEIGNE QUE L’ON NE PROVOQUE JAMAIS IMPUNEMENT LA GRANDE BRETAGNE ET QUE CELLE-CI, DU HAUT DE SA NOBLE TRADITION MARTIME, N’OUBLIE NI NE PARDONNE JAMAIS LES OFFENSES ET LES HUMILIATIONS…
IL Y EUT CERTAINEMENT DE FORTES PRESSIONS INTERNES SUR L’EXECUTIF IRANIEN POUR OBTENIR LA LIBERATION AUSSI RAPIDE QU’INATTENDUE DES MARINS : PUISANT DANS L’INEPUISABALE TRESOR DE LA DIALECTIQUE PERSANE ET DE SON INGENIOSITE DIPLOMATIQUE, L’ACTUEL PRESIDENT A CHERCHE A TRANSFORMER UNE CAPITULATION EN GESTE MAGANIME DE CLEMENCE ET D’APAISEMENT. A DES HOMMES D’UNE MARINE DE GUERRE ETRANGERE, ARRAISONNES SOUS LA MENACE DES ARMES, IL EST ALLE JUSQU'A FAIRE DISTRIBUER DES CADEAUX AUX CAPTIFS AVANT LEUR LIBERATION… C’EST PEUT-ETRE BIEN VU SUR LE PLAN INTERIEUR MAIS POUR L’AVENIR, ET SUR LE PLAN DIPLOMATIQUE, CELA RISQUE D’ETRE UNE ERREUR LOURDE DE CONSEQUENCES. QUE LES BRITANNIQUES ET LES AMERICAINS CHERCHENT A TESTER LE DISPOSITIF IRANIEN AUX FRONTIERES IRANIENNE ET SYRIENNE DE L’IRAK N’ETONNERA PERSONNE. LE MONDE EN DATE DU 5 AVRIL L’A BIEN COMPRIS. LOIN DE PASSER POUR UNE HEROS, DEFENSEUR DE LA DIGNITE ET DE L’INTEGRITE DE SON PAYS, LE CHEF DES DURS A TEHERAN NE FAIT QUE RENFORCER SON ISOLEMENT A L’INTERIEUR COMME A L’EXTERIEUR.

LE SECOND VOLET DE CETTE CRISE SE TROUVE ASSUREMENT DANS CETTE ETERNELLE POMME DE DISCORE QU’EST LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN, VOIRE ISRAELO-ARABE : SI LE ROI ABDALLAH D’ARABIE SAOUDITE A REMIS SON PLAN DE PAIX SUR PIED, C’EST, CERTES, POUR REGLER UN CONFLIT QUI N’A QUE TROP DURE, MAIS C’EST, AVANT TOUT POUR LIMITER L’INTERVENTIONNISME IRANIEN DANS LA REGION. SI L’ON MET LE HAMAS AU PAS ET SI LA PALESTINE VIT EN PAIX AUX COTES DE L’ETAT D’ISRAEL, LA SYRIE SE VERRA CONTRAINTE DE CHANGER DE POLITIQUE ENVERS ISRAEL ET ENVERS LE LIBAN, PRIVANT AINSI L’IRAN DE TOUT PRETEXTE A UNE PRESENCE SUBVERSIVE DANS LA REGION…
CE SONT PROBABLEMENT LES ARRIERE-PENSEES DE LA DIPLOMATIE AMERICAINES QUI EXPLIQUENT AUSSI LE REVIREMENT D’EHOUD OLMERT LEQUEL S’EST RAVISE ET A DECOUVERT AU PLAN SAOUDIEN DES QUALITES QUI NE LUI ETAIENT PAS APPRUES PRECEDEMMENT. AU POINT DE SE DECLARER PRET A PARTICIPER A UN SOMMET ARABE…
LE MONDE DU 7 AVRIL S’INTERROIGE AUSSI LE SENS A DONNER A LA TOURNEE DE MADAME NANCY PELOSI DANS LA REGION, Y COMPRIS A DAMAS. LA QUESTION QUJI SE POSE EST CELLE-CI : PEUT-ON TRANSFORMER DE TELS REGIMES PAR LE DIALOGUE ET LA DIPLOMATIE ? S’IL Y AVAIT UNE REELLE VOLONTE POLITIQUE, EN UNE NUIT, L’APPREIL MILITARO-POLICIER SYRIEN RENDRAIT HERMETIQUES LES FRONTIERES AVEC LE LIBAN ET L’IRAK, ASSECHANT POUR LONGTEMPS L’APPROVIIONNEMENT DES TERRORISTES EN HOMMES ET EN MAERIEL. MAIS QUI A RAISON ? CELA, L’AVENIR SEUL PEUT NOUS LE DIRE, MEME SI L’ON SAIT QUE LES MEMES CAUSES PRODUISENT LES MEMES CONSEQUENCES.

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02/04/2007

Un manque de confiance


Bonjour, désormais je ferai part de mes réflexions en fin de semaine, sous forme d’un bloc-notes, et en mettant l’accent sur les événements nationaux et internationaux qui m’auront le plus impressionnés en France et à l’étranger :

En France :
C'est malheureusement les incidents graves qui se sont déroulés à la gare du nord qui retiennent mon attention et qui, éclipsant tous les autres (chômage, profanation de tombes, grève du port de Marseille, campagne présidentielle, etc…) se sont, comme on dit aujourd’hui, invités dans les discours des prétendants les plus crédibles à l’Elysée.
Comment un simple contrôle de voyageurs a-t-il pu dégénérer en une mini émeute dans l’une de nos gares les plus importantes et les mieux surveillées ? Est-ce à dire que la paix civile et la sécurité dans notre capitale sont à la merci du moindre incident, susceptible, de mettre le feu aux poudres, au propre comme au figuré ? De tels constats donnent de notre pays une image déplorable et suscite, en Europe même, des commentaires de moins en moins flatteurs sur le pays.
Mais qu’en est-il au fond ? Un voyageur, d’origine africaine est arrêté sans titre valable de transport par deux contrôleurs qui font leur travail. Selon toute vraisemblance, le voyageurs en situation irrégulière (vis-à-vis de la RATP) oppose une résistance lorsqu’il est conduit dans un local de la gare, provoquant ainsi la réaction des contrôleurs qui appellent les policiers et les gendarmes de la gare à la rescousse. Des badauds s’attroupent et réclament à hauts cris qu’on libère sur le champ l’homme retenu.… tels sont les faits bruts.
Certes, l’usage de la force n’est jamais aimable, mais un tel incident montre, s’il en était encore besoin, que nous sommes constamment à la merci du moindre incident qui peut dégénérer en bataille rangée entre les forces de l’ordre et des bandes de casseurs, prêts à en découdre avec les policiers.
La leçon à en tirer, c’est que nous ne sommes pas encore parvenus à restaurer la confiance entre les deux côtés du périphérique qui est devenu, au fil des ans, un véritable mur de Paris comme jadis le mur de Berlin. C’est un mur qui est solidement installé dans les esprits même s’il demeure invisible…

A l’étranger :
La réunion de la Ligue Arabe à Riad revêt, cette fois-ci, une importance particulière : le grand problème, celui qui ne fut jamais clairement mentionné mais qui a constamment hanté l’esprit des participants et singulièrement celui des organisateurs et du président des séances, le roi Abdallah, est assurément l’Iran. Les Saoudiens, eux-mêmes menacés de déstabilisation de plus en plus violente par le terrorisme d’al-Qaida, ont procédé à quelques constats :
a) l’Egypte, ancienne puissance régionale, le pays musulman le plus peuplé de la région et militairement le plus fort, est englué dans des troubles intérieurs et paralysé par la succession ouverte de son président. Porté à bout de bras par les USA, l’Egypte n’a plus les moyens de peser aussi fort qu’auparavant sur l’avenir ou simplement le devenir de la région.
b) L’Irak s’enfonce, hélas, dans une guerre civile dont la nature confessionnelle semble autoriser même les attentats les plus inconcevables, les attaques de mosquées et les tueries dont sont victimes les fidèles en oraison.
c) Les suites du conflit libano-israélien, déclenché par le Hezbollah pro-iranien qui paralysent le gouvernement légal de ce pays et rendent impuissante sa majorité parlementaire : le meilleur exemple est la présence d’une double délégation libanaise à Riad…
d) La Syrie qui redoute toujours la mise sur pied d’un tribunal international qui risque bien de la mettre en accusation devant le monde entier suite au drame qui a entouré la mort de l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri.
e) et enfin, la guerre larvée entre Israël et la Palestine qui ne peut qu’aggraver les tensions régionales.

Le dénominateur commun de toutes ces mini-crises est évidemment l’Iran qui est parvenu à s’immiscer au Liban, à devenir l’alliée de la Syrie dont le régime baassiste laïc devrait pourtant lui inspirer plus de distance, et à développer des capacités nucléaires dont l’ONU se méfie au point de voter coup sur coup deux motions, dont la dernière fut adoptée à l’unanimité et prévoit des sanctions plus dures.

L’Arabie Saoudite, monarchie pétrolière alliée aux USA, véritable coffre-fort de la région, ne pourra jamais accepter un Iran doté d’armes nucléaires, car cela reviendrait à la satelliser comme tous les autres pays du Golfe et la réduirait à néant sur plan diplomatique. Sur le plan religieux, ce serait encore pire car cela équivaudrait à un renforcement sans égal de l’arc chi’ite. En, Irak, un Iran, dote de l’arme nucléaire, soutiendrait durablement la guérilla de certains chi’ites en délicatesse avec l’actuel gouvernement de M. Nouri al-Maliki… Enfin, au sein de l’OPEP, il suffirait que l’Iran tousse pour que tous s’enrhument. Et au Liban, ceci conforterait la position du Hezbollah qui, contrairement aux apparences, a été sérieusement malmené par les troupes israéliennes durant l’été 2006…

L’activisme diplomatique saoudien s’explique par cette multiple prise de conscience et devrait être pris au sérieux par les Israéliens. Une fin de non recevoir de leur part serait une erreur car elle renforcerait les jusqu’auboutismes et servirait les visées d’un Iran pris dans un jeu très dangereux. Le roi Abdallah est très conscient de ces jeux dangereux et sait que même l’avenir de son pays risque de se jouer en Israël, en Palestine, au Liban ou en Irak. Car si les Américains ne règlent aucun des conflits dont ils paraissent être les arbitres potentiels, c’est la région entière qui s’embrasera et nul ne sait à qui les Iraniens s’en prendront s’ils se sentent menacés. Et on ne dit rien de la réaction des Israéliens ou de leur initiative en cas de danger…

Il faut donc louer l’initiative saoudienne même si ce qu’elle offre de prime abord n’est qu’une base de discussion, comme disent les diplomates. Car qui peut croire qu’Israël reviendrait aux frontières de 1967 (lesquelles avaient provoqué la guerre) ou autoriseraient le retour des réfugiés chez lui ? L’aspect positif, c’est qu’un sommet de la Ligue Arabe propose, de façon entièrement décomplexée, la reconnaissance et la sécurité pour Israël. Ce ne sera pas simple, mais dans le vie rien n’est simple.

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